Coucou mes beautés !
Bouuuh dernier chapitre avant la reprise du boulot... j'ai pas enviiiie ! Heureusement, avec ce chapitre on va franchir un nouveau cap et dépasser les 400 reviews... J'en reviens toujours pas de votre engouement pour cette fic ! Vous êtes des amours !
En parlant de fic... je crois déjà avoir parlé de celle en cours d'écriture... Je voulais commencer à la poster début Septembre, lorsque tout le monde sera rentré de vacances mais heuuu disons que j'ai pris beaucouuup de retard dans l'écriture ahahah et comme je veux avoir de l'avance avant de poster bin je sais pas quand est-ce que vous aurez le premier chapitre ahah
Anna 2112 : Aaah je suis super contente de lire ça ! *-* Celui-ci pourrait te plaire aussi alors :)
Guest : Oui ? ahah
Lau : J'avoue, les parents Swan , je ne les aime pas non plus lol mais si, au final, je n'ai pas été trop dure avec eux ! ^^ cette fic, c'est de la guimauve XD OOH faire semblant pour mieux évincer, c'est beau ça ! J'adooore ! Quant aux filles d'Emmett... j'avoue que Bella et Edward seront trop occupés pour qu'on puisse se pencher sur les filles :-P
Catbl2014 : J'aime surprendre... même si à chaque fois je me demande si vous n'êtes pas trop déçues ahah On est d'accord, tout rapprochement est bon à prendre XD et puis.. il était temps XDXD
Momo 6 : J'adore l'idée de l'entourloupe *-* Genre c'est le placard à balai ahahah Tu verras ;) dans deux semaines on en reparlera :D Promis, promis, promis, Eddy ne va pas trop souffrir à cause du contrat. Je comprends que ca fasse perdre des points à bella, mais moi ça m'a beaucoup fait rire, cette histoire de "faire semblant ":-)
Aujourd'hui, un peu de douceur... *-*
(rhooo je deviens trop gentille avec eux... vous trouvez pas ?)
Chapitre 29
Retourner dans le salon était assez étrange. Le goût des lèvres d'Isabella sur ma bouche me faisait perdre toute possibilité de réflexion : j'étais devenu un véritable pantin. J'espérais juste que les parents McCarty ne partiraient jamais.
Je remplis les cinq flûtes de champagne et tentais de ne pas croiser le regard d'Emmett qui tentait -autant que possible!- de réfréner un fou rire. Je savais que si nous nous regardions, il éclaterait de rire et vendrait la mèche !
Je distribuais les verres avant de me rasseoir. Renée reprit aussitôt son interrogatoire :
- Et vous sortez ensemble depuis quand ?
Je me dépêchais de répondre avant Isabella :
- Et bien, je suis tombé amoureux de votre fille très vite après le début de mon contrat, dès qu'elle a abaissé ses barrières en fait. Pourtant les choses ne se sont pas faites aussi rapidement que cela.
- Ah non ?
Je continuais à raconter l'histoire que j'aurais aimé vivre avec ma coloc :
- Et bien oui, comme votre fille est mon employeur, c'était un peu délicat et je n'osais pas me lancer et puis tout a basculé il y a quelques mois, fis-je en regardant Isabella dans les yeux.
- Ah oui ? A quelle occasion ? Demanda sa mère, captivée, avide de détails.
- Hum ? Je détournais à regret mon regard des yeux de sa fille : les choses ont changé le soir de l'anniversaire de Daddy Yankee. Tout a dérapé ce soir-là et le fait que je travaille pour votre fille n'est plus un problème. Je suis juste encore plus protecteur maintenant.
Je saisis la main d'Isabella en terminant ma phrase et me rendis compte que ses joues avaient pris une jolie teinte rosée. Je portai sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser.
Hey ! Il fallait être crédible !
Mais Isabella me surprit en changeant ses appuis sur l'assise du canapé pour venir m'embrasser, ses lèvres aussi légères qu'une plume.
- Mise à part deux trois petites choses, je ne regrette rien de cette soirée, fit-elle doucement mais suffisamment fortement pour que ses parents puissent entendre. Etait-ce la fin de la soirée qu'elle aurait aimé changer ? Ce moment où elle s'était éloignée de moi pour vomir dans l'évier ? Moi, si je devais changer une seule chose de ce jour-là, ce serait celle-ci.
- Vous êtes tellement mignons tous les deux ! Fit Renée en donnant un coup de coude dans les côtes de son mari qui s'ennuyait visiblement. Il grogna à peine, faisant comprendre à chacun de nous qu'il serait prêt à donner son foie pour être ailleurs. Ce fut Emmett qui répondit :
- Oh que oui, ils sont mignons, les deux tourtereaux ! A se demander pourquoi est-ce qu'ils ne font pas les tapis rouges ensemble !
Traître !
- Parce que tu as décidé de faire un gosse à ta femme et que tu m'as lâché ! Répliqua Isabella avec amertume. Edward est donc, et avant toute chose, mon garde du corps et tu sais aussi bien que lui que si Edward était à mes côtés sur un tapis rouge, il n'aurait pas de recul pour surveiller ce qui s'y passe !
- Oh c'est pour ça ! Je pensais que ça avait un rapport avec Mike !
Ai-je déjà dit que ce mec était un traître ?
Je commençais à réviser mon jugement sur lui : comment osait-il chercher à briser cette incroyable bulle dans laquelle Isabella et moi formions un couple ?
- Qui est Mike ? Demanda Renée dont les yeux naviguaient entre Emmett, Isabella et moi.
- Mike est mon ex, je l'ai quitté au moment où Edward est entré dans ma vie, simplement nous n'avons pas ébruité notre rupture pour que mon histoire avec Eddy reste secrète.
- Oh très bien ! Très bien ! Je suis impatiente d'être à nouveau grand-mère !
Sous la surprise, je recrachais mon champagne par le nez alors qu'Isabella rit franchement en tapotant mon genou :
- T'inquiète pas, on y travaille ardemment !
Je m'agitais nerveusement sur le canapé : je ne m'étais pas attendu à ce qu'Isabella joue autant le jeu devant sa famille, quitte à parler d'une vie sexuelle que nous n'avions pas... Elle se rapprocha de moi jusqu'à poser sa tête sur mon épaule, je déplaçais mon bras pour que nous soyons mieux installés et le reposais derrière son dos, ma main sur sa hanche opposée. J'avais pleinement conscience que je devais profiter de la situation, qu'elle ne durerait pas, que malgré toutes les prières que je pourrais faire, les McCarty ne resteraient pas indéfiniment à Seattle et Isabella allait recommencer à me vouvoyer, à m'appeler "Cullen" et ne reviendrait jamais aussi facilement entre mes bras.
J'embrassais alors le sommet de sa tête avant qu'elle ne se décale pour lever son visage vers moi, plantant ses yeux dans les miens. J'ignorais ce que j'arrivais à lire en eux, j'ignorais ce qu'elle tentait silencieusement de me faire comprendre, mais profitais de la situation pour déposer mes lèvres sur les siennes. Ce fut bien plus doux et tendre que le premier baiser que je lui avais donné dans la cuisine. Ce fut aussi plus court, elle reprit sa place et je serrais un peu plus fermement mon bras autour d'elle.
Nous restâmes un long moment ainsi, à goûter les amuse-bouches cuisinés par ma fausse-petite-amie et seul Charlie ne participait pas à la conversation. Nous avions tenté à tour de rôle de l'inclure, sauf Isabella, mais rien n'y fit. Quand il se donnait la peine de répondre, c'était par onomatopées et rien de plus.
- Au fait, j'ai évoqué l'anniversaire de Daddy Yankee tout à l'heure, mais vous savez que votre fille a chanté sur scène avec lui ? C'était un grand moment ! Elle a vraiment du talent ! Fis-je en tentant de faire comprendre -ne serait-ce qu'à Renée !- que sa fille avait un grand potentiel dans l'univers de la musique, mais ce n'eut pas l'effet escompté, la mère d'Isabella hocha à peine la tête avant de demander à son fils :
- Alors Jade et Ambre, l'idée vous vient d'où ?
Définitivement, elle s'en fichait de la carrière de sa fille ! Pourtant rien que de savoir que sa fille était à la tête des charts depuis cinq ans pourrait la rendre fière, mais non. Je n'écoutais même pas la réponse d'Emmett et serrai un peu plus mon bras autour d'Isabella pour lui montrer tout mon soutien.
- Tu m'aides à débarrasser ?
- Bien sûr !
Isabella et moi fîmes plusieurs aller-retours pour tout retirer de la table basse, entassant tout sur le bar. Alors que je faisais le dernier voyage pour ramener un plat de verrines vides et qu'Isabella était en train de poser le plat de sa dinde sur le travertin, je profitais de la situation pour me placer derrière elle, posant mes mains sur le plan de travail, de chaque côté de son corps. Sans trop réfléchir aux conséquences, je me collai à elle.
- Hum tu sais, en cherchant bien, je dois pouvoir trouver le numéro de Quentin Tarantino.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Parce que je trouve que tu as un très bon jeu d'acteur ! Fit-elle en riant.
Je ne sus plus où me mettre et sentis mes joues chauffer. Je cachais mon visage dans ses cheveux, mes lèvres contre la peau de son cou, même si nous faisions face à un mur et que personne n'aurait pu me voir rougir comme un adolescent timide.
Ma bouche contre sa peau fine, je répondis la seule chose que je trouvais à dire :
- Hey, j'essaie juste d'aider moi !
- Oui et tu sembles y mettre tout ton cœur !
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ! Je suis professionnel !
Je me saisis d'une pile de cinq assiettes sorties en amont et l'amenais sur la table à manger quand Isabella me claqua la fesse droite du revers de sa main dans un éclat de rire. Je me retournais, choqué, mais ça la fit rire encore plus !
Nous passâmes tous à table et le moins que je puisse dire était qu'Isabella faisait à manger aussi bien qu'elle chantait ! Heureusement, elle avait des soucis avec les quantités et avait tellement cuisiné que l'on aurait pu accueillir à table une équipe entière de footballeurs à l'appétit identique à celui d'Emmett : même lui était calé à la fin du plat principal !
J'avais été plus malin que lui et avais gardé de la place dans mon estomac pour le dessert que je savais être un gâteau au chocolat ! Et heureusement pour moi parce que ça m'avait permis de profiter de chaque bouchée de ce qui était un moelleux avec un cœur coulant au caramel au beurre salé !
Je ne savais pas comment, mais il fallait à tout prix que je réussisse à épouser cette femme !
Le repas avait été plutôt agréable mais Charlie n'avait pas desserré ses mâchoires, même lorsqu'Emmett et moi avions lancé la conversation sur le baseball alors que je savais qu'il en était fan. Au moins, en gardant le silence, ça lui évitait d'être verbalement aussi désagréable que sa femme qui refusait ostensiblement de parler de la réussite de sa fille et déviait à chaque fois la conversation.
Nous prenions passivement un café, tous repus et fatigués d'avoir autant -et aussi bien !- mangé, quand Renée lâcha une bombe :
- Bon, ben on repasse chez Emmett prendre nos valises et on arrive.
- Hein ? Fit Isabella en laissant s'échapper la petite cuillère qui lui servait à remuer nerveusement son café sans sucre.
- Ben oui, on va pas dormir chez Emmett, ce sont ses dernières nuits paisibles, alors on va le laisser tranquille et puis il me semble que tu as une chambre d'ami, non ?
- Si, mais enfin bon, c'est pas un hôtel ici tu sais, je travaille moi.
- Oui, tu chantes, je le sais ça ! On partira tôt demain, vers 11 heures pour visiter la ville et on reviendra juste le soir pour manger et hop on prendra un vol, je te demande pas la lune hein !
Je sentis Isabella fulminer et me demandai comment allait se terminer cette conversation. Autant je voulais qu'ils restent avec nous pour que nous puissions continuer à jouer la comédie, autant voir que la présence de ses parents était désagréable pour Isabella me donnait envie de les sortir de chez nous à renfort de coups de pieds !
- Très bien, mais comptez pas sur nous demain matin pour préparer votre petit déjeuner ou vous faire visiter la ville.
- On n'en demandait pas tant ! Tu connais des sites sympas à visiter ?
Mais sinon elle ne comptait pas sur nous pour leur faire visiter la ville, hein !
- Il y a une super croisière à faire à partir de l'embarcadère !
Je souriais au souvenir de notre propre croisière quand Isabella chuchota à mon oreille :
- Avec un peu de chance, une orque va perforer la coque de leur bateau et ils vont couler !
- Moi j'aime bien quand tes parents sont là ! Fis-je en riant avant de l'embrasser furtivement sur les lèvres. Elle se recula en rigolant à son tour avant de me frapper l'épaule du revers de sa main.
- Très bien, alors à tout de suite ! Fit Renée avant de se lever de sa chaise en reposant sa serviette sur la table.
Charlie se leva à son tour, puis Emmett, qui, lui, fut plus chaleureux et serra sa sœur dans ses bras en lui murmurant quelque chose qui la fit rire à l'oreille. Vint mon tour d'être pris dans ses bras, il chuchota à mon oreille également :
- T'as conscience que si mes parents dorment dans ta chambre, ça veut dire que tu vas dormir avec ma sœur ?
Il se recula aussitôt, sans me laisser le temps de prendre la mesure de ce que nous nous apprêtions à faire. Nous avions déjà dormi ensemble, après votre sortie au spa, mais nous n'avions alors pas passé la soirée à nous embrasser, cette fois, ça allait être bizarre.
Aussitôt la porte de l'appartement refermée sur les membres de sa famille, Isabella se mit à courir jusqu'à l'étage en criant un "dépêche-toi !". Sans trop comprendre pourquoi il le fallait, je traversai l'appartement en courant, et montai les marches quatre à quatre pour la rejoindre... dans ma chambre. Elle était déjà en train de retirer ma housse de couette. Les choses devenaient concrètes : ses parents allaient dormir dans mon lit et moi dans celui d'Isabella !
Je l'aidais à changer les draps dans un silence agréable. Nous ne reparlions pas de nos baisers ni de la proximité que nous avions vécue un peu plus tôt mais le silence était paisible, pas tendu du tout, même si nous travaillions en vitesse et que nos gestes étaient désordonnés. Elle déposa mes draps à même le sol de sa chambre avant de sortir de son dressing de quoi refaire le lit.
Une fois fait, nous nous dépêchâmes de vider mon dressing puis toutes mes affaires qui traînaient dans la salle de bain.
Nous déplacions mes derniers flacons jusque dans la chambre d'Isabella quand la sonnerie de l'ascenseur se fit entendre.
- Installe toi, je les fais entrer.
- Tu es sûre ?
- Oui, oui, ils ne peuvent pas me faire plus de mal qu'ils ne m'en ont déjà fait. Déclara-t-elle en me faisant un clin d'œil.
C'est censé me rassurer, ça ?
En tout cas, ça me fit penser à quelque chose dont je n'avais pas parlé plus tôt avec Isabella et j'avais alors une question à lui poser.
J'ouvris délicatement la porte de sa chambre pour entendre les voix au rez-de-chaussée et reconnus celle de sa mère (son père devait être toujours aussi muet et taciturne !) confirmant ainsi qu'il n'y ait pas de menace dans l'appartement et profitai de la diversion pour passer mon pyjama. Je marquai un temps d'arrêt, le t-shirt dans les mains, pour finalement choisir de ne pas le porter : quitte à ce que la nuit soit bizarre, autant jouer le jeu jusqu'au bout !
Vêtu de mon pantalon de pyjama, je m'allongeais sur son lit et posai mes mains à l'arrière de ma tête, fixant le plafond avec ce que je savais être un sourire niais sur les lèvres.
J'entendis Isabella guider ses parents jusque dans ma chambre avant de leur souhaiter une bonne nuit et de me rejoindre.
- J'espère sincèrement que leur bateau va couler au milieu de nul part ! Ou qu'ils iront sur la Seattle Great Wheel et que leur nacelle s'effondrera ! S'exclama-t-elle avant de poser ses yeux sur moi et d'hausser un sourcil. Tu jubiles toi, non ?
- Plutôt oui ! Fis-je en éclatant de rire. Bon j'aurais préféré qu'ils soient un peu plus agréables que ça, mais oui, la situation m'amuse plutôt bien !
- Soit ! S'exclama-t-elle en se dirigeant vers sa salle de bain sans me prêter un regard de plus mais sans que le sourire qu'elle affichait ne s'en aille.
Oh ! Oh !
Finalement, peut-être que j'aurais dû mettre un t-shirt ou au moins jubiler un peu plus discrètement. J'ignorais ce qui allait me tomber sur le coin de la tête, mais je m'attendais au pire. Et effectivement, quelques minutes plus tard, elle ressortit vêtue d'une nuisette qui s'arrêtait à mi-cuisses, rouge carmin. Une bande de dentelle s'étalait de chaque côté, dévoilant subtilement le fait qu'elle ne portait aucun sous-vêtement.
Nom de Dieu, j'aurais pas dû commencer !
Elle avait relâché son chignon et la masse épaisse de ses cheveux retombait en désordre sur la naissance de sa poitrine, lui donnant un côté sauvage tout à fait sexy.
J'étais perdu et très inconfortable.
- On est deux à jubiler maintenant ! Fit-elle en éclatant de rire. Le côté glamour partit en fumée quand elle se laissa tomber sur le matelas comme un phoque sur le sable. C'est ce que j'aimais par-dessus tout chez cette femme, elle avait beau être une des personnes les plus influentes au monde, elle savait rester tellement naturelle et... elle-même !
Je ne pus m'empêcher de la fixer du regard, un sourire idiot sur les lèvres.
- Tu sais, si tu veux que tes parents pensent que l'on sort ensemble, on devrait...
- Lancer un film porno et monter le son à fond !
Mon sourire idiot se transforma en un rire bruyant qui secoua le matelas. M'imaginer regarder un film à caractère pornographique avec Isabella tout en devant rester stoïque était la pire des tortures pour moi !
- Au moins, ça devrait dérider ton père !
Son rire se fit aussi sonore que le mien, puis, sans arrêter de rigoler, elle s'agita jusqu'à réussir à se faufiler sous la couette, utilisant ses jambes fuselées et finement sculptées par de nombreuses heures de sport pour déplacer les draps et réussir à se faxer dessous. Moi, moins classe, me contorsionnais comme un asticot sur un hameçon.
Ainsi installés bien au chaud, je n'eus pas le courage de lui poser la question qui m'était venue à l'esprit alors qu'elle s'occupait de ses parents : je ne voulais pas gâcher ce moment, ceci étant, je ne trouvais rien à dire et un silence paisible s'installa. La lune éclairait faiblement la pièce, lui conférant une atmosphère romantique, ce n'était pas le moment de tout faire voler en éclat en parlant de ses parents.
- Tourne toi. Murmura-t-elle.
- Hein ?
- Tourne toi.
Je ne compris pas vraiment ce qu'elle attendait de moi mais me plaçai de sorte à lui tourner le dos pour faire face à la porte de sa salle de bain. Cela sembla être ce dont elle avait besoin, puisqu'aussitôt sa main effleura mon dos jusqu'à ce que ses doigts se positionnent sur mon tatouage pour en retracer chaque ligne d'une douceur infinie.
Elle sembla ne pas se lasser de passer la pulpe de ses doigts encore et encore, un nombre incalculable de fois, sur chaque trait, dans un sens puis dans l'autre. J'avais l'impression d'être caressé par de nombreuses plumes délicates, j'aurais pu ronronner mais le sommeil me submergea alors qu'Isabella me caressait l'épaule sans fin, comme si nous étions temporairement installés dans une bulle hors du temps et des conséquences.
Ce fut le réveil d'Isabella, à cinq heures et quart, qui nous réveilla pour notre footing quotidien.
- Huuum, fit la voix toute ensommeillée d'Isabella dans mon dos, faites que ce ne soit qu'un cauchemar !
J'avais espéré un autre réveil que le fait de l'entendre prier pour que je ne sois pas là ! J'aurais voulu que le matelas s'ouvre et m'engouffre pour ne jamais en sortir et ne pas affronter la déception dans son regard ! Bien sûr qu'elle ne voulait pas avoir dormi avec moi mais avec son Mike-chéri-d'amour !
Pour la première fois depuis que je travaillais pour elle, je me rendis compte que j'allais devoir être présent le jour de leur mariage, ne serait-ce que comme garde du corps et j'eus aussitôt l'impression qu'un parpaing venait de tomber sur mon estomac. Il allait vraiment falloir que je démissionne avant de me retrouver à ses côtés dans sa magnifique robe de mariée, suspendue au bras de Newton !
Isabella passa son bras autour de moi jusqu'à ce que la paume de sa main se place sur mon estomac et que son petit corps se fonde contre le mien.
- Je suppose que si tu es là, ça veut dire que j'ai pas rêvé et que mes parents sont bien là...
- Tu appréhendais d'avoir effectivement dormi avec moi ou que tes parents soient bel et bien là ? Demandais-je avec anxiété en fixant la porte de la salle de bain.
- Mes parents, espèce de banane ! C'est pas la première fois que je dors avec toi !
Le parpaing se transforma en poussière et fut balayé par la brise.
Je me positionnais autant que possible sur le dos et Isabella se recula quelques secondes pour faciliter mon mouvement avant de placer sa tête sur mon épaule, sa main se retrouva sur mon torse et ses doigts jouaient avec les quelques poils qui avaient réussi à pousser entre mes pectoraux.
- J'ai pas envie d'aller courir !
- T'as qu'à fermer ta porte à clé et tes parents croiront qu'on est parti bosser à l'extérieur ! De toute façon, je crois qu'ils s'en fichent un peu.
- Mouais, je crois aussi ! Elle eut un faible rire. Vivement qu'ils partent de là !
Mes doigts caressaient son bras de haut en bas alors que je cherchais quoi répondre, mais elle ne me laissa pas le temps de réfléchir :
- J'espère sincèrement ne pas être une mère aussi odieuse avec mes propres enfants !
- Vous prévoyez de faire des enfants pour quand, avec Mike ?
Isabella changea de position pour prendre appui sur son coude et me surplomber. Elle ancra ses yeux dans les miens et ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais se ravisa avant de se laisser tomber sur le matelas et se frotter les yeux :
- J'en sais rien. Faut déjà qu'on réussisse à gérer le mariage et aucun de nous n'est pressé, alors un bébé... Et puis Em' vient d'avoir les filles alors on va attendre de voir ce que c'est réellement qu'avoir un enfant et on avisera plus tard, enfin je pense, enfin je sais pas. Bref. Et toi, t'as déjà pensé avoir des enfants ?
Oui ! Et ils auront tes yeux !
- Et bien, tu sais, avec ma carrière c'était un peu compliqué de me projeter : j'étais dans le désert, je risquais ma vie quasiment tous les jours et imaginer une routine avec un enfant c'était... pas vraiment faisable quoi.
- Et maintenant ?
Je me rendis compte que j'avais répondu en fixant le plafond : tout pour ne pas la regarder elle et ne pas me trahir mais j'ancrais finalement mes yeux dans les siens :
- Je crois qu'une fois de plus je fais passer ma carrière avant mon propre bonheur, même si elle y contribue.
- J'ai l'impression de te voler ta vie.
- Oh non ! Crois moi, c'est toi qui m'a rendu à la vie ! J'ai véritablement recommencé à vivre quand je suis arrivé ici.
Ses yeux s'embuèrent instantanément et elle se releva comme si le matelas l'avait brulée :
- Allez, on va courir !
Un petit extrait du prochain chapitre ? Oooh je sens que vous allez m'en vouloir XD
"Je la suivais de près alors qu'elle se dirigeait vers le couloir de l'entrée. Sa main qui tenait la bouteille saisit maladroitement son verre à pied de sorte à ce que sa main libre puisse se poser sur sa gorge et c'est alors qu'elle continuait de marcher après avoir dépassé la salle de mixage que je compris ce qu'elle voulait me montrer : la salle secrète !
[...]
Ma mâchoire sembla se décrocher."
