Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.
Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps.
Suite à un soucis personnel, je n'ai pu publié entre le 4 et le 11 septembre. Cependant, je posterais 2 textes par jour jusqu'à rattraper mon retard.
Mot du jour : Gant
Jouer les intermédiaires était difficile, Shinji s'en rendaiit compte au visage de sa moitié. Cela faisait bien dix minutes qu'il se tenait devant lui, le regard sombre et fulminant. À force d'attendre la tempête venir, Shinji ne savait plus comment reprendre le fil de la conversation. Malgré tout, Shinji espérait toujours d'aider Hozumi et Rinnosuke à renouer le dialogue.
— Tu sais. Je te comprends. Tu ne veux pas lui pardonner pour ses erreurs du passé, mais je pense qu'il est sincère en disant de vouloir changer, reprit Shinji. Laisse-lui une petite chance.
Les yeux rageurs de Rinnosuke se posèrent sur lui, implacables. Shinji ravala sa salive, en cherchant un moyen de désamorcer la bombe. Prendre des gants avec lui ne marchait pas, il le savait parfaitement. C'était pour cette raison qu'il cherchait à le raisonner. Or, tous ces mots ne parvenaient pas à se frayer un chemin dans son cœur.
Shinji se sentait blesser à mesure qu'un mur invisible s'érigeait entre lui et Rinnosuke. Il baissa la tête, meurtri. Au fur et à mesure du temps passé, des doutes s'immisçaient en lui, redoutant une séparation. Après tout, il n'avait pas écouté sa mise en garde.
Soudain, Rinnosuke se leva de son siège. Il montra une certaine indifférence en ses sentiments et sa présence. Sans prévenir, il quitta la salle de classe.
Shinji voulut se relever pour le poursuivre. Cependant, son corps refusa de répondre. Il restait un moment, figé, sans comprendre ce qui se passait. C'était la première fois, depuis la naissance de leur amitié, puis de l'amour, que Rinnosuke se murait dans son silence.
Conscient que son couple était en péril, Shinji finissait par s'effondrer contre son pupitre. La tristesse s'emparait de lui. Néanmoins, il ne parvenait pas à verser une larme. Il resta immobile, comme anesthésié par le choc de ce départ.
Une main se posa sur son épaule.
Shinji crut que Rinnosuke était revenu.
Il leva la tête et vit Hozumi à ses côtés, l'air inquiet.
L'adolescent fut déçu.
— Koganei, tout va bien ?
Le questionnement de son nouvel ami fut comme un coup de poignard. Les larmes s'écharpèrent de ses yeux sans qu'il puisse s'arrêter. Hozumi se plaça devant lui, d'une main réconfortante. Puis, son attention se porta vers les élèves assistant à la scène.
— Koganei. Suis-moi, ordonna Hozumi.
L'adolescent aida Shinji à se relever. Il l'obligea à le suivre, cachant au mieux l'état de son camarade de classe. Il l'emporta avec lui vers un coin tranquille, loin de tout regard.
