J'AI MON ANNÉE !
(J'aime le hurler à qui veut l'entendre. Parce que j'ai bien galéré à l'obtenir, cette année.)
Cette information à part, je souhaite vous avertir de quelques petites choses : Cet OS est identique au précédent. S'il m'avait fortement plu lorsque j'ai fini la première version du OS, je me suis rendu compte, après de nombreuses lectures et les examens passé, qu'il manquait pas mal d'informations, des petits riens pour donner plus de profondeur au récit : il était loin d'être aussi complet que je le voulais. Alors je l'ai réécrit, de quoi allonger quelques petites choses et de vous le présenter comme je le voyais réellement. L'histoire ne change pas, c'est juste la manière de l'écrire qui a changé.
Si je laisse l'ancienne version, c'est que les deux me plaisent, et je ne veux vous présentez les deux (
Bonne lecture, des cookies et des licornes !
Partition
(ver. 2.0)
Avec une grimace non dissimulée, Sorrento raccroche. L'annonce de leur agent de liaison américain ne lui plait guère, et elle ne plaira pas non plus à son ami et patron, Julian Solo. Avec le temps, le flûtiste embauché de temps à autre en tant que garde du corps et secrétaire, a appris à définir les bonnes annonces, des passables et carrément mauvaises. Celle-ci se positionnait entre les deux dernières options.
_ Votre réunion d'après-demain est annulée.
_ Raisons ?
_ Tony Stark est porté disparu.
Le visage de Julian Solo, empereur maritime aussi bien imagé que réel, se fripa de mécontentement.
_ Il a fait quoi encore ?
Histoire de ne pas sortir une excuse de « il a été enlevé par un vaisseau extra-terrestre qui est retourné dans l'espace l'instant d'après », l'autrichien préfère allumer la télé, qui ressemble plus à home cinéma (en même temps, dans un palace, tout est démesuré – Oui, il l'avoue. Bien qu'il vive aux côtés d'un milliardaire, il ne parvenait pas à s'habituer toujours pas à cette richesse démesurée).
Les nouvelles envahissent la pièce ainsi que les images qui tournent en boucle depuis le début d'après-midi dans le monde entier.
Le visage de Julian se fripe de mécontentement. Le multimilliardaire, empereur des Mers en bien des formes se redresse de toute sa hauteur.
_ Prends le premier train pour Drumnadrochit.
_ Comment ?
_ Nous allons nous changer les idées auprès de ma petite Nessy. En plus, du château d'Urquhart, la vue du lac est magnifique.
_ Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, Julian. Il est tard, et je doute qu'un hôtel soit encore ouvert à cette heure.
L'héritier de la famille Solo balaya tous les possibles arguments d'un geste de main, sa veste fièrement posée sur ses épaules et un pied en dehors de sa suite impériale. Sorrento serra les dents. L'autrichien détestait quand son ami et patron jouait les sales gosses capricieux.
Enfin, qu'est-ce qui pouvait se passer aussi ? En pleine nuit, dans une gare déserte ?
Julian Solo pouvait être prétentieux, despotique, égocentrique, et tout un tas d'autres tas de qualificatifs peu flatteurs. Il était du genre à vouloir inonder la Terre entière pour emmerder Athéna aussi. En revanche, il n'était pas du genre à s'attirer les fureurs des extraterrestres.
Sorrento n'avait jamais eu aussi tort.
Sorrento retient sa respiration un long moment, l'angoisse marquant les traits de son visage habituellement calme et impassible en toutes circonstances.
Le jeune homme ne put s'empêcher de pousser un long soupir de soulagement quand une pulsation forte et vivace vibra sous la pulpe de ses doigts.
Julian Solo était vivant. Ce ne serait pas l'anarchie médiatique, ni le déclenchement d'une possible guerre divine entre le sanctuaire marin et le sanctuaire d'Athéna.
Pour preuve, la plaie béante se refermait doucement grâce au cosmos de Poséidon.
Dire que la Sirène avait répété à son supérieur, que le tourisme nocturne était une mauvaise idée, et ce, même pour voir son célèbre monstre marin chéri ! Nessy ne les avait pas vus depuis quelques années. Elle aurait très bien pu attendre sans problème quelques heures en plus.
Tout en assurant la sûreté de la réincarnation de Poséidon, Sorrento surveille du coin de l'œil le combat incongru, entre des hommes et des êtres venus d'ailleurs, presque sortit tout droit d'un jeu vidéo, si ce n'est des Enfers –Hadès et les spectres de ce dernier lui pardonnent ce blasphème.
Le mieux à faire serait de ne pas intervenir et rester auprès de la réincarnation divine pour s'assurer de son rétablissement après tout, dès lors que commun des mortels ne croyait plus en aucun dieu (qu'il soit grecque, nordique, égyptiens et bien d'autres encore), attirer son attention n'apportait jamais rien de bon. Or d'un autre côté, rester caché et attendre que tout se passe, reviendrait à laisser l'agression de son Seigneur impuni et entacherait son honneur de Général des Mers.
Laisser cette action impunie était inimaginable.
Sorrento avait déjà failli à son Seigneur une fois. Cela ne se reproduira pas une seconde fois.
Sans un bruit, il ouvrit son étui.
De ce simple geste, il enfreignait sans nul doute tout un tas de traités ennuyeux mis en place au cours de ces dernières années par Athéna, Hadès, et Poséidon, sous l'aval de Zeus.
Mais qu'y pouvait la Sirène ? Son Écaille l'avait choisi pour protéger et défendre celui qui porterait en lui l'âme du Dieu des Mers. Peu importe les traités, sa mission première dominait le reste. Les détails seront pour plus tard.
Toujours sans bruit, il sortit sa flûte traversière, cet instrument dont Sorrento ne se séparait jamais. Pour des raisons évidentes ; sa flûte lui était bien utile après tout, en ce moment même.
D'une caresse de cosmos, il prévient son Écaille de ne le rejoindre que si ses adversaires seront en mesure de parer son attaque. Il en doute fort, mais l'autrichien ne veut prendre aucun risque. Ces créatures étaient pourvues d'intelligence et de conscience. Qu'ils ne soient pas humains ne les dispensaient pas d'avoir un cerveau. Ces aliens ne survivront pas.
Amenant la flûte à ses lèvres tout en se redressant pour s'avancer sur le champ de bataille qu'était devenue cette petite gare d'Écosse, il entama les premières notes.
Focalisé sur ses adversaires, Sorrento occulta les autres présences.
À sa grande satisfaction, les aliens ne tardent pas à tituber dès les premiers sons.
Comme bon nombres d'humains et de marins avant elle, la femelle cherche à se boucher les oreilles. La fourbe. Elle aurait pu avoir une petite chance, rien qu'une, si la mélodie n'atteignait pas directement le cerveau.
Les deux êtres tombent bien vite à genoux. À leurs cris, il devine que les fées ont commencé à voler autour d'eux pour grignoter leur conscience les hallucinations provoquant plus de douleur que d'apaisement. Enfin, en toute vérité, il les influence les hallucinations de son cosmos, histoire de faire souffrir ses adversaires toujours un peu plus.
Ces créatures n'ont juste pas besoin d'être au courant.
S'il prenait un malin plaisir à les faire souffrir ?
Étrangement, oui. Les cris qu'il entend lui offrent une douce satisfaction et l'irrépressible envie de faire poursuivre ce supplice. Au moins ses adversaires regretteront de s'en être pris par inadvertance au Seigneur des Mers.
Sans compter que c'est avec contentement que l'autrichien se rend compte que les cris de ses victimes venues d'ailleurs s'accordent à merveille avec sa mélodie mortelle.
Interpréter sa fidèle et tendre Dead End Symphony lui avait manqué. Sorrento se rend compte à quel point il a oublié jusqu'à la douceur des notes, un paradoxe vis-à-vis des souffrances que ces mêmes notes octroient à ceux visés par son écoute, une fois qu'elles sont portées et mélangées à son cosmos. De son souhait, et de la résistance de ses victimes, la mort pouvait être lente et douloureuse, ou bien rapide et indolore.
Des deux extraterrestres, c'est le mâle qui est le premier à ne plus bouger, les pupilles révulsées, dilatées, gorgées de sang.
La femelle a trouvé la force de lui lancer sa lance. Elle n'aurait pas attenté à la vie de Julian, et par conséquent, à la vie du Seigneur Poséidon, il aurait pris le temps de la féliciter, avant de prolonger son agonie. Mais Sorrento n'est plus d'humeur joueuse il ne peut rester indéfiniment loin de son maître. La Sirène se contente juste d'éviter l'arme d'un pas sur le côté et de jouer les dernières notes.
À son tour, la femelle décède.
_ Puisse vos âmes trouver le repos aux Enfers. murmure-t-il bien bas
_ Putain, mais t'es qui toi ? s'écria l'humain aux ailes mécaniques
Oh. Le commun des mortels ! réalise-t-il soudain.
Il les avait occultés entièrement de son esprit afin de se concentrer sur la vengeance du Seigneur des Mers.
Doucement, il se tourne vers eux, prêt à utiliser de nouveau sa flûte.
Du moment qu'ils ne s'en prennent pas à leur tour à Julian, Sorrento ne les attaquera pas et ne les tuera pas. Histoire que ça ne fasse pas tâche sur son CV et que ça évite à la fois la paperasse avec Athéna et les remontrances de ses collègues. (De toute façon, se dit une toute petite voix dans son esprit, ce sont les Chevaliers qui auraient dû intervenir. Ce sont eux les protecteurs de la Terre, pas moi.)
_ Sorrento de la Sirène, L'un des sept Généraux des Mers de Poséidon.
_ Pardon ? C'est quoi cette histoire, encore ? C'était quoi, ça ? Comment tu-
_ Je vais être clair avec vous, avant que vous n'alliez plus loin. Je ne suis pas intervenu pour vous sauver, ni vous protéger. Votre vie n'est qu'insignifiante par rapport à celle de l'homme que je protège. Je ne suis pas votre ennemi, et je ne suis pas là pour vous causer des ennuis. Je ne suis ni un optimisé, ni un mutant, ni un héros. Je ne suis pas le premier, ni le dernier et je ne suis pas le seul. Et encore une fois, que ce soit moi, ou mes confrères, tant que vous ne vous en prenez pas à nous, nous ne serons pas vos ennemis. Quant à votre dernière question, non, je ne vous assisterai pas dans votre prochain combat. Athéna ne m'en laissera pas le droit. Ce seront à ses hommes de vous porter assistance.
Sur ses belles paroles claires, nettes et précises, Sorrento décide qu'il est temps pour lui de rejoindre son maître, s'assurer de sa bonne santé, reposer son arme dans son étui et rentrer à l'hôtel, prendre un bon bain chaud et oublier cette histoire.
Or, il est bien connu que le commun des mortels est plus borné qu'un âne.
La fille aux cheveux de feu, la Sorcière Rouge que les médias n'apprécient que peu depuis 2016, le retient avec son pouvoir écarlate, presque semblable aux chaînes d'Andromède.
_ On aurait quelques questions avant que vous ne partiez.
Percevant cette attaque comme celle de trop, son Écaille le rejoint l'instant d'après.
Petit hoquet de stupeur de la part de son auditoire et possiblement futures victimes un petit hoquet dont Sorrento se délecte avec un petit rictus au coin des lèvres. L'autrichien ne s'étonne même pas de leur surprise ; il est prêt à les entendre parler de Tony Stark, de l'armure du milliardaire et des brevets que ce dernier a déposé. Il se serait plus à leur expliquer que sa chère robe dorée datait de plusieurs millénaires, surement créée durant l'Âge d'Or et qu'elle agissait selon sa volonté propre, comme celle de ces confrères, les Armures des Chevaliers d'Athéna ou encore les Surplis des spectres d'Hadès. L'adolescent pouvait en nommer encore affilié à d'autres divinités, et pas uniquement grecques.
Sorrento pourrait aussi se dégager d'une pression de cosmos et les anéantir l'instant suivant.
Il n'en a pas eu le temps de décider de l'un ou de l'autre. Un portail s'ouvre en catastrophe sur sa droite. Kanon en sort, en tenue d'entraînement, recouvert de poussières et d'égratignures. Peu présentable pour une rencontre officielle, mais en toute honnêteté, depuis que son collègue s'est amusé à manipuler leur dieu, Sorrento éprouve toujours une joie immense et incontrôlable de mettre le Dragon des Mers dans des situations catastrophiques.
Sans grande surprise, le déplacement de son Écaille en dehors du Sanctuaire Marin et d'une zone autorisé a averti le Sanctuaire d'Athéna., en mettant en péril le traité numéro 12. (À moins que ce soit le traité numéro 35. Sorrento n'en n'était plus très sûr à ce stade.)
La Sirène n'aura pas à envoyer d'autres âmes dans le Royaume d'Hadès. Les Juges pourront lui en être reconnaissants.
_ Stop ! Stop ! Putain ! Sorrento, qu'est-ce que tu fous, là ?
_ Dragon des Mers. salua-t-il imperturbable aux commentaires des Avengers, Tu as pris ton temps.
_ Il sort d'où lui ? tempêta une nouvelle fois l'homme aux ailes métalliques, le fameux Falcon
De cette remarque, Kanon remarqua la présence de l'assistance, qui sans trop de pression, les tenait tous deux en joue. Le chevalier est bien loin d'en être émut. Ils se déplacent à la vitesse de la lumière, éviter quelques balles ne seraient pas problématique. Ce groupe d'hommes, même entraînés et optimisés ne pourrait rien contre eux, et encore mois contre un dieu comme Poséidon.
En revanche, ce qui l'agace hautement (et une petite veine apparaît bien vite sur son visage) c'est justement, la présence de ce petit groupe que Sorrento caractérise « d'humains lambda ».
Le second chevalier des Gémeaux retient un gémissement de colère et de désespoir gronder dans sa gorge. Grâce à sa compatibilité avec une Écaille en plus de l'armure de son frère lui a valu d'être nommé ambassadeurs entre le Sanctuaire d'Athéna et celui Marin, lorsque Hadès consentit à les faire revenir. Un poste qui est loin d'enchanter le concerné. Kanon ne rechigne pas aux responsabilités, cependant, du fait des nombreuses tensions entre les deux Sanctuaires autrefois ennemis, il peut-être dur de gérer toutes les situations. Surtout quand il y a un éclat involontaire d'un camp ou l'autre dans un endroit défendu par un traité. Un peu comme en ce moment. Face à un groupe.
Il allait encore passer sa journée à remplir des papiers pour donner des explications bidons à pourquoi des humains ont été retrouvé morts, le cerveau en bouillit et d'autres connu des médias, amnésiques de quelques heures.
C'était définitif, cet aspect de son travail, Kanon haïssait.
_ Devant témoins, Sorrento. Devant témoins ! Tu as tué des gens et enfiler ton Écaille devant témoins. Tu pouvais pas, je sais pas moi, enfiler ton Écaille dans un coin, à l'abri des regards comme une ruelle sombre ou sur un toit et te retenir de tuer des gens ?
_ Je n'ai pas tué le moindre humain, Dragon des Mers.
_ Parce que maintenant, tu t'amuses à jouer ta Dead End Symphony pour torturer des insectes, et les atomes qui nous entourent ?
Sorrento regarde son collègue avec un certain dédain, avant de lui adresser un sourire presque sarcastique.
_ Excuse-moi. C'est vrai que tu ne peux pas être au courant ! J'avais oublié qu'au Sanctuaire, la télé ne passe pas.
Une seconde veine apparaît à côté de la première et Kanon se pince l'arête du nez, et murmure dans un mantra « reste calme, reste calme, reste calme ». Il inspire puis expire un long moment.
Les yeux fermés pour ne pas voir la satisfaction dans les yeux de son collègue, il reprendre d'une voix un peu plus posée :
_ J'ai été trop brutal. J'aurai dû d'abord te demander ce que tu fais en présence des Avengers, des gens compétents, qui ont arrêtés par le passé, une invasion extraterrestres et une invasion de robots. Des gens compétents donc, qui doivent être surement parti à la recherche de leur ami disparu dans l'espace.
(La moue vexée de Sorrento de s'apercevoir que si, le Sanctuaire d'Athéna était au courant des dernières nouvelles médiatiques valait son pesant d'or.)
_ Donc vous nous connaissez. assume la Sorcière Rouge
_ N'importe qui vous connait, médiatiquement parlant. Sans vous manquez de respect, reprend Kanon d'une voix un peu moins sarcastique
Il n'avait rien de diplomate, pourtant, Athéna, cette déesse qu'il devait protéger et chérir l'avait tout de même nommé ambassadeur envers et contre tout. Parfois, juste parfois, Kanon ose se demander (et blasphémer par la même occasion) pour savoir si Athéna est une idiote finit ou juste une déesse qui sait punir ses Chevaliers sur le long terme.
_ Donc. Avant toute chose, Sorrento, que faisais-tu ici ? Parce que je croyais que Julian devait rester à Edimbourg ?
_ Julian voulait faire une visite surprise à Nessy, à cette heure, oui. On a été attaqué. J'ai répliqué. Les cadavres sont derrière-moi, ils n'ont rien d'humain.
Kanon regarde derrière l'épaule de son compagnon d'arme, avisant du regard les deux cadavres avec une petite grimace - sérieusement ? Qu'étaient donc ces monstres ?
_ Okay. Au moins Athéna ne nous fera pas la peau. Pouvez-vous me confirmer qu'il a bien été attaqué et que c'est pour ça qu'il a répliqué ?
Les quelques Avengers présent d'abord silencieux, ne comprenant pas directement que le jeune homme sorti d'un portail dimensionnel (ou du moins, supposaient-ils que c'était un portal dimensionnel) s'adresse à eux :
_ Attaqués, nous ne savons pas. Dans le feu de l'action, nous n'avons même pas vu qu'il y avait des civils. Il a bien surgit de nulle part pour s'occuper d'eux.
_ Bien. Merci pour vos réponses. (une inspiration tout en levant la tête vers le plafond détruit) Sorrento, tu as dit que Julian voulait voir Nessy. Passons ses caprices habituels mais, peux-tu m'expliquer où est Julian en ce moment présent ?
_ Comme si tu avais besoin que je te le dise de moi-même, Dragon des Mers.
Kanon encaisse une nouvelle fois, histoire de ne pas exploser.
Mais effectivement, il n'avait pas besoin que Sorrento lui indique où se trouvait leur Seigneur à tous deux. Dès qu'il était arrivé ici, il avait senti le cosmos de Poséidon s'afférant à se soigner, plus loin, proche des décombres. Julian n'est pas en dessous, dans le cas contraire, l'autrichien ne serait pas là. C'est pour ça qu'il ressent plus la présence de Poséidon que Julian. Dès qu'il fallait protéger son hôte, Poséidon réagissait dans la seconde, ce qui est une preuve irréfutable que si Sorrento a agi, c'était bien en légitime défense. (La paperasse ne sera donc pas trop longue.)
La question n'était pas vraiment pour lui. Il a bien remarqué que les regards intrigués du groupe des Vengeurs. Trois d'entre eux cherchent du regard le fameux « Julian ». Kanon n'est guère peu attaché à Poséidon, il est plus fidèle à Athéna. Pourtant, il ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour le dieu des Mers.
Dans un énième soupire, le chevalier occupant également la place de marina passa une main lasse dans ses cheveux réunis en une queue de cheval.
_ Va le chercher, je m'occupe du reste. S'il-te-plait. rajoute-t-il du bout des lèvres, histoire que Sorrento ne lui fasse pas d'histoire
À sa grande surprise, la Sirène s'y oblige sans remarque quelconque. Il se dégage sans soucis des liens rougeâtres qui le retenaient jusqu'à présent. La Sorcière Rouge a un moment de surprise tout en se tendant par la suite de méfiance, prête à recommencer.
Kanon lève la main, un signe simple pour tenter d'apaiser les deux camps.
_ J'ai trois possibilités vous concernant. La première, je vous tue. Elle ne me plaît pas, donc tant que vous ,e nous attaquez pas, on va vite l'oublier. La seconde, je vous efface la mémoire des dernières heures. La troisième, même si ça me faire pas mal de paperasse, vous me racontez ce qu'il se passe avec les extra-terrestres et on peut vous filez un coup de main. Sorrento, veux-tu bien congédier ton Écaille, tant qu'on y est ?
Sorrento ne répond pas. Il retire sa robe, mais ne la congédie pas. L'Écaille de la Sirène reste au côté de son porteur, dans une lueur moqueuse. Kanon en roule les yeux, sans pour autant s'offusquer.
_ Quelle option choisissez-vous ? Entre la deux et la trois, puisque nous allons faire comme si la première n'existe pas.
_ Tu ne vas pas donner le quota quotidien d'âmes à juger pour ton cher Rhadamanthe ?
_ Bordel de merde ! Vous avez quoi avec Rhadamanthe ? Y a rien entre moi et Mono sourcil ! explose Kanon les veines pulsantes le long de son visage
Sorrento lui répond d'un sourire carnassier. Et le second Gémeau se retient au possible de ne pas envoyer son collègue rancunier dans une autre dimension. Ce ferait tâche sur son CV et encore plus de paperasse à rendre à Shion et Athéna.
Ecumant de rage, il se retourne vers le groupe des Avengers, qui oui, n'en mènent pas large. Après tout, un type sort de nulle part, tue des extraterrestres en interprétant une musique à la flûte traversière, un second homme arrive d'un claquement de doigt et les deux s'engueulent. Un ensemble fort crédible.
_ Mes excuses. Donc où en-
_ Quelle aide pouvez-vous nous fournir ? coupe immédiatement celui qui doit être le chef
_ Qu'est-ce que vous savez ? rétorque dans la seconde Kanon, bras croisés sur la poitrine
Son interlocuteur fronce les sourcils, méfiant et surprit de la question.
_ Comment puis-je savoir ce dont vous avez besoin, si vous ne me dites pas ce qu'il se passe ? Des extraterrestres nous attaquent ? Ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière. Mais cette fois, qu'est-ce qui me ferait craindre, que la Terre est menacée ?
_ Et nous, que peut-on avoir à disposition comme arme contre une armée d'extra-terrestres.
_ Oh. Nous ne mettrons pas à disposition des armes. Athéna a interdit l'utilisation des armes. Enfin… ça dépend. Entre l'arc du Sagittaire, les armes de la Balance, les chaînes d'Andromède, sans parler de Persée, Caméléon et Cerbère, entre autres… Mais bon, ce sont des armes que vous ne pourrez pas utiliser, un peu comme le marteau de votre pote Thor, parce que vous n'en êtes pas dignes et vous n'avez pas un pet de cosmos en vous. Ce que l'on pourra « mettre à votre disposition », ce sont des hommes dépassant vos capacités physiques et psychiques. Nous avons tous une spécificité particulière. Ces hommes déchirent la Terre et les Cieux de leurs poings. J'en fais partie.
Kanon se penche sur le sol, pour prendre un débris avec l'intention de réaliser le petit tour de passe-passe que chaque chevalier montrer aux apprentis. Il le jeta en l'air, pour le rattraper en plein vol et le réduire en poussière dans sa paume la seconde suivante. D'un mouvement de tête, il invite le groupe à regarder à l'endroit où se trouve Sorrento.
À la place des débris, un tas de poussière. Casser des briques n'étaient pas juste un moyen de passer le temps, mais aussi s'assurer que rien ne vienne troubler le repos du Seigneur Poséidon (car Sorrento ne voudrait jamais avouer qu'en ce moment même il essayait juste de rendre les paroles de Kanon crédibles). Si aucun des Avengers ne réagit à la présence de Julian, c'est que la Sirène se tient devant son visage de manière stratégique. Autant ne pas se disperser dans les révélations.
Kanon attira de nouveau leur attention pour lancer une pierre en l'air, et apparaitre la nanoseconde plus tard, derrière eux, les prenant tous par surprise.
_ La plupart ne dépasse pas la vitesse du son, les meilleurs dépassent la vitesse de la lumière. J'en fais partie.
Le Gémeaux réapparaît de nouveau en face d'eux.
_ Je sers la déesse Athéna, déesse de la guerre, de la sagesse et protectrice de la Terre. À ses ordres, quatre-vingt-huit Chevaliers, chacun représentant les quatre-vingt-huit constellations. À leur tête, les chevaliers d'or. Ils sont aussi puissants que des demi-dieux, tous réunis, ils peuvent créer un soleil. Je remplace mon frère, Chevalier d'Or des Gémeaux. Sachez que je suis une petite « exception », car je sers également Poséidon, dieu des Océans, comme Sorrento. Vos océans tiennent grâce à ses sept Généraux. Quant au maintien du cercle de la vie, Hadès est entouré de cent huit spectres, représentants des étoiles démoniaques. Les liens diplomatiques sont encore fragiles avec les Enfers, mais s'ils acceptent de prêter mains fortes, vous aurez quelques morts-vivants immortels et en pleine possession de leurs moyens pour vous soutenir. Il n'y a bien d'autres, mais je ne vais pas passer la nuit à les énumérer. Maintenant, tant que vous ne me répondez pas sur ce qu'il se passe, je n'aurais que d'autre chose que de vous effacer la mémoire. Alors je vais le répéter une nouvelle fois : quelle option, choisissez-vous ?
_ Si vous souhaitez un soutien contre la menace qui pèse sur votre planète, je vous conseille la troisième option. intervient Sorrento, Une telle occasion ne se reproduira pas.
Du groupe du commun des mortels, il n'y en a qu'une qui ne cherche pas à se concerter avec les autres. C'est celle aux cheveux courts, délavée pour avoir une petite teinte blonde, presque blond vénitien. La Veuve Noire sort finalement les crocs. D'un pas aussi décidé que son regard perçant, elle s'avance vers Kanon et pointe du doigt la pierre orangée qui loge dans le front de l'être humanoïde.
_ Thanos arrive. Il veut récupérer les Pierres d'Infinités. Voilà, ce qu'il se passe.
Les deux Marinas se regardent.
C'est une certitude à présent : Athéna participera à cette guère. Ils ignorent qui est Thanos, mais ce n'est un secret pour aucun serviteur des dieux : si une âme assez puissante s'emparent des Pierre d'infinité, l'avenir de l'univers ne sera plus jamais comme avant. Personne ne saurait dire en quoi, mais les conséquences seraient encore plus désastreuses qui si Hadès chercherait à s'emparer de la Terre, ce ne serait qu'un petit joueur.
_ À te voir prendre tout ton temps pour établir un plan est inquiétant, Dragon des Mers, grogne une voix sortie d'outre-tombe
Kanon et Sorrento se raidissent immédiatement, se tournent vers la même personne pour s'agenouiller dans sa direction, recouvert de leur Scale, casque sous le bras.
_ Seigneur Poséidon. disent-ils d'une même voix
_ Julian Solo ? questionne plutôt la Veuve Noire
_ Mes excuses gente dame, Julian est momentanément indisponible pour cause de blessures.
Il tire sur la veste de son costard trempée de sang, montrant sans complexe à son assistance, la partie de son torse encore ouverte, qui se reconstitue de seconde en seconde. Un spectacle dont les Avengers préfèrent détourner le regard : voir des poumons fonctionner n'était que peu appréciable. Poséidon s'en moque.
_ Kanon, amène ses gens au Sanctuaire d'Athéna, ils seront plus à même de lui expliquer la situation dans les moindre détails, et de donner refuge à cette pierre.
_ Bien, Seigneur Poséidon.
_ Sorrento, je te confie la gérance du Sanctuaire Marin et des troupes.
_ Vous ne rentrez pas ?
_ Je vais en Olympe ma chère Sirène. Chronos acceptera d'annuler les effets de la pierre du temps et Zeus de rendre impuissante celle du pouvoir. Et nous sommes au printemps, Perséphone* est sur l'Olympe. Si Hadès est buté, son épouse ne refusera pas d'arracher l'âme qui se trouve dans la pierre de l'âme. Stopper les puissances des pierres n'est que temporaire, alors occupez-vous tous de tuer Thanos au plus vite. Vous n'aurez qu'une chance sur plus de quatorze millions. Toute l'aide sera nécessaire. Rassemblez vos troupes Avengers, les miennes vous prêtes déjà mains fortes.
_ Je-euh… et bien… merci infiniment, monsieur. cru bon d'ajouter l'ancienne icône nationale de l'Amérique
Poséidon hocha la tête, un petit sourire amusé collé aux lèvres, avant de disparaître.
Les deux marinas se relevèrent.
_ Tu me déposes au Sanctuaire ?
_ Je ne suis pas un taxi, Sorrento.
_ Tu emmènes ces gens, tu peux me prendre avec. Je rentre par le Cap Sounion.
Kanon rechigna, pour la forme. Il n'était pas en mesure de refuser du fait de son étiquette d'ambassadeur.
_ Bon, je vous préviens pour que vous ne soyez pas choqués, mais vos joujous électroniques ne fonctionneront plus. Et on ne va pas retourner dans le passé, c'est juste le mode de vie qui est identique à celui de la Grèce antique. C'est par là.
Sans forcer les Avengers, Kanon entraîne dans un passage qu'il vient d'ouvrir sous leurs pieds. D'un pas, ils quittent une gare d'Écosse pour se retrouver sous le soleil de plomb de la Grèce, au beau milieu d'une arène, où plusieurs personnes s'arrêtent de tout mouvement ou discussion pour les regarder de haut en bas.
Ce jour n'est pas juste exceptionnel parce que de simples humains ont reçu l'autorisation d'Athéna pour traverser les douze maisons du Zodiaque afin de s'entretenir avec elle. Il n'est pas juste exceptionnel parce qu'un marina était là.
Il est exceptionnel parce que, pour la première fois depuis la chute de l'Âge d'Or, humain et dieu vont travailler main dans la main pour un objectif commun.
(Il n'est pas assez exceptionnel pour que Kanon évite la case administration papier, Athéna ne voulant pas passer au numérique.)
Tout-tout petit Omake.
*(Car chacun sait que Kanon aime faire les long discours et aime interrompre celui des autres) :
_ Perséphone ? chuchote très bas Kanon, Qui est Perséphone ?
_ La déesse des saisons, enfin ! Fille de Zeus et Déméter, demi-sœur d'Athéna, nièce de Poséidon, épouse d'Hadès. Tu connais tes classiques au moins ?
_ Attends, attends, je crois avoir mal compris. Depuis quand Hadès est marié ?!
Sorrento se résout à utiliser sa chère flûte non comme instrument, mais comme batte de baseball sur le haut du crâne de son collègue, crachant un « crétin finit » dans un soupir presque désespéré. Afin d'éviter toute colère de son dieu, Sorrento redonna à ce dernier toute sa concentration.
En espérant que cette version ait tout aussi plu que la précédente !
Des petits détails comme Nessy me sont venus plus tard, et je vois bien Poséidon avoir une petite écaille du même ordre que Thétis, pour le monstre du Lock Ness, parce que « pourquoi pas ? » Faire intervenir Poséidon m'est apparu comme une solution si je me décide à faire une suite il fallait bien quelqu'un pour bouger et préparer les troupes.
Si suite il y a, les Avengers seront beaucoup plus présents. Si vous vous demandez pourquoi je les voulais effacés, c'est juste pour mettre en évidence que Marinas, comme Chevaliers pourraient très bien se charger seuls de la menace de Thanos et même sans le Titan Fou, il serait facile pour le serviteur d'un dieu de les neutraliser.
Hmm ? Comment Poséidon sait qu'il n'y a qu'une chance sur les 14 000 000 et quelques de vaincre Thanos ? Huhu~… secret !
À la prochaine !
