Coucou les filles !

J'ai cru comprendre que le chapitre précédent avait fait son petit effet ahahah *-*

Guest : J'avoue, j'aime bien quand mes persos boivent trop, c'est toujours une porte ouverte à pleins de choses hihi

Piran : Coucou ! Miiike ahahah je suis contente si j'ai réussi à te le faire apprécier un peu plus :D Contente également que ce soit une véritable surprise :) En ce qui concerne la fin de chapitre sadique, tu seras surement comblée cette fois-ci :D

Chech : Félicitations ! ahahah tu peux etre fière de toi ! C'est toujours un plaisir de lire à quel point cette fic vous plait ! *-*

Momo6 : ahahahah *-* surpriiiise ! (avec l'accent anglais, parce que c'est plus marrant !) Promis, ils n'ont rien oublié ! (sinon c'est pas rigolo XDXD) ahah Mike arrive !

Lau : J'avoue, Mike gay, c'était un peu facile hihi mais hey surprise ! ^^ je suis contente que mon esprit bizarre te plaise mouahahah naaan ça peut pas etre si simple que ça, sinon c'est pas drole ! ahaha

Mdrrr le second message ! XD j'ai beaucoup ri ! Oui, j'ai vraiment fait des parents pourris à Bella ! (bon j'ai déjà fait pire, mais tout de même ^^) C'était trop marrant de monter tous les coups contre edward ! ahah du doliprane au faux crac-crac avec mike, moi je me suis bien marrée XD

c'est génial ça comme reprise ! *-*

Catbl2014 : oooh *-* Promis juré, Edward ne prendra pas 20 chapitres pour se déclarer ! ahahah Je suis contente que le chapitre précédent t'ait plu ! :D bises!

Bon... maintenant...

Mission vous faire aimer Mike, suite et fin XDXD

(PS: je viens de voir que c'est un tout petit chapitre :-/ mais il en vaut la peine ! ahah)

Chapitre 33

Mon cœur avait changé de place. Sans que je ne sache comment ni quand, au lieu d'être bien placé au chaud dans mon thorax, il avait bougé jusque dans mon crâne et battait lourdement. Chaque battement se répercutait dans mes tempes de manière douloureuse et irrémédiable.

Je mis quelques -trop longs- instants à comprendre où j'étais. Ce fut le ronronnement sourd des moteurs de filtres qui m'éclaira : la batterie d'Isabella.

Je savais que j'avais une chance inestimable de me trouver là, mais n'avais pas le cœur à en profiter. En fait, mon cœur n'était pas dans mon crâne, il était au bord de mes lèvres !

Je tentai péniblement d'ouvrir les yeux mais ma première vision fut celle de notre dernière bouteille vide couchée sur le sol ainsi que nos deux verres à pied. Je ravalaispéniblement la bile qui s'était soudainement frayé un chemin jusqu'à mes lèvres et refermais mes paupières, tentant de chasser ardemment la nausée qui me submergeait.

Je me rappelais m'être fait la réflexion que boire autant n'était pas une bonne idée et que je le regretterai le lendemain, j'aurais dû m'écouter. Aucune des confessions d'Isabella ne valait une telle gueule de bois ni un tel réveil !

Une fois les remontées acides dissipées, j'ouvris à nouveau mes paupières après avoir pris soin de tourner la tête pour ne pas revisualiser les vestiges de notre cuite. Mes yeux se posèrent sur Isabella. La tête profondément enfouie dans le pouf, les cheveux emmêlés et éparpillés à la façon des branchages constituant un nid d'oiseau, elle avait la bouche entrouverte et un léger ronflement s'en échappait.

J'étais en train de me dire que c'était la vision la plus adorable que j'avais eu d'elle quand je me rappelai de tout ce qui avait été dit la veille. Incontestablement, ma cuite en valait la peine : Isabella était célibataire et Newton gay ! Ces informations étaient inestimables et je pourrais revivre des centaines de gueules de bois pour savoir ça !

Ne restait qu'à franchir la dernière barrière : celle professionnelle.

Je laissais mon regard parcourir encore et encore les traits fins de son visage, m'attardant sur ses lèvres roses et fines que je savais avoir un goût sucré dont je ne pourrais jamais me lasser. Mon esprit s'attarda à nous imaginer bras dessus, bras dessous, posant face aux journalistes, sur un tapis rouge, affichant au grand jour l'existence de notre couple. Je l'imaginais déjà en train de poser ses lèvres sur les miennes devant les objectifs.

Mes pensées furent interrompues par la sonnerie de l'ascenseur. Je dus me faire violence pour me lever, quitter l'écrin réconfortant du pouf, activant une migraine fulgurante, et grommelais en quittant la batterie d'Isabella tout en tentant de ne pas réveiller celle-ci. Une fois dans le salon, mon regard parcourut la pièce, à la recherche du boîtier afin de laisser monter l'ascenseur.

L'équipe de nettoyage avait dû passer durant la nuit, comme elle en avait l'habitude, et je me fis la réflexion que je devais peut-être trouver un moyen de les remercier pour leur efficacité, au moins leur prouver que j'appréciais le travail qu'ils fournissaient tous.

Je dus tourner la tête trop vite et mon estomac se contracta violemment. Je me forçai alors à respirer par le nez, tentant de refluer la bile qui cherchait à se frayer un chemin jusqu'à la dalle de béton sous mes pieds.

Mes yeux se posèrent sur le travertin de la cuisine sur lequel trônait la petite boîte en plastique. Je m'en saisis avant de prêter attention à la télé pour voir qui arrivait. Alors que je savais Isabella célibataire, j'espérais voir le visage de ses parents afin de recommencer notre cinéma, regoûter à ses lèvres, retrouver la complicité que nous avions alors eue. Mais ma surprise fut totale en voyant le visiteur.

Newton.

A la lumière des révélations de Isabella, je ne savais plus quelle attitude adopter avec lui. Le fait qu'il soit gay n'était pas un problème pour moi, jusque-là la seule chose que j'avais à lui reprocher était d'être un petit ami pitoyable. Mais au final ce n'était même pas son petit ami, juste un excellent acteur. Toute mon opinion sur lui était à revoir, tout ce qu'il avait cherché à faire était de sécuriser Isabella tout en essayant de cacher un petit détail. Je ne pourrais pas lui en vouloir pour cela.

J'autorisai la montée de l'élévateur et déverrouillai la porte d'entrée avant de faire couler le café, et pris deux comprimés de paracétamol en l'attendant : j'avais vraiment mal au crâne. Un ouragan siégeait à l'intérieur. Si j'arrivais à ne pas vomir avant la fin de la journée ça relèverait d'un miracle.

L'ascenseur s'ouvrit dans un ding et j'entendis ses pas cheminer jusqu'à moi. Sans vraiment que je sache pourquoi, mon corps se tendit et ma respiration se bloqua. A en croire Isabella, cela faisait des semaines, même quelques mois, qu'il était amoureux de moi, et ça, je ne savais pas comment le gérer.

Ceci étant, il arriva dans le salon tout aussi naturel qu'en temps normal, bien qu'aucun sac vide ni aucun emballage de chocolats n'était dans ses mains.

- Salut Eddy !

- Salut Mike ! J'étais effectivement mal à l'aise. Devais-je mettre directement les pieds dans le plat, lui avouer qu'Isabella avait un peu trop parlé la veille ou devais-je faire comme si de rien était ? Je n'eus pas à me poser la question trop longtemps :

- Alors comme ça t'es hétéro ?

- Ben ouais...

- Et ben mon vieux, on n'aurait pas deviné !

- C'est ce que j'ai cru comprendre. Je suis vraiment désolé de la confusion mec, sincèrement. Je n'aurais jamais pensé être ton genre et quelque part, je suis assez flatté d'être le tien !

- Clairement, oui tu es plutôt à mon goût ! - Ses yeux parcoururent mon corps sans qu'il ne s'en cache et, alors que j'aurais pu me sentir outragé ou quelque chose dans ce genre, j'éclatai de rire.

- J'avoue que je trouvais que vous formiez un couple assez bizarre.

- Bell's est une femme géniale, mais il lui manque un truc pour me plaire.

Mike s'installa sur un des tabourets, laissant le bar nous séparer, alors que ma mâchoire se décrocha : Isabella était parfaite et rien ne lui manquait pour pouvoir combler de bonheur n'importe quoi. Ceci étant, Mike haussa les sourcils et je compris où il voulait en venir. C'est un pénis qu'il manquait à Isabella pour lui plaire ! Définitivement, il n'était plus une menace à mes yeux.

- Je me trompe ou elle a tout pour te plaire ?

- De quoi tu parles ? Fis-je innocemment en posant une tasse de café face à lui avant de m'appuyer sur le plan de travail derrière moi, ma propre tasse entre mes mains. Je soufflais nerveusement sur le liquide qui, je l'espérais, allait m'aider à affronter la journée.

- Eddy, de nous deux, l'acteur c'est moi, pas toi. Maintenant que je sais de quel bord tu es, je vois clair dans ton jeu, très clair !

- Je sais pas de quoi tu parles ! Je sirotai mon breuvage en espérant qu'il change de sujet.

- Ca devait pas te plaire de croire que Bell's et moi étions ensemble...

Euphémisme !

- Qu'est-ce que ça peut me faire ? Elle n'est qu'un job pour moi !

- C'est ça oui, un job que tu prends très à cœur alors !

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Et bien je vois les choses sous un angle différent maintenant, la croisière à Noël par exemple... C'est pas le genre de chose que l'on offre innocemment à son patron !

- Sauf si on cherche seulement son bonheur.

- Justement !

C'était un peu gênant d'aborder ce sujet avec quelqu'un qui avait été amoureux de moi pendant aussi longtemps, et qui l'était probablement encore.

- Peut-être... -la pointe de ma chaussette balaya le béton ciré alors que je cherchais la formulation adéquate de ma phrase- peut-être qu'elle est juste parfaite à mes yeux.

- Ah ! Jle savais ! Oui, bon, ça fait juste quelques heures que je l'ai compris et des mois que je me plante à ton sujet, mais quand même ! Je suis trop fort !

Ses yeux pétillaient comme s'il venait de gagner la cagnotte d'un jeu concours télévisuel de culture générale. Finalement, j'aimais bien ce gars. Il poursuivit son interrogatoire :

- Pourquoi tu lui dis pas ?

- C'est ma boss !

- Et alors ?

- Et alors c'est pas possible ! Je suis son garde du corps, Mike, pas son chauffeur ou le mec qui fait les poussières chez elle. Si il se passe quoi que ce soit entre elle et moi et que sa vie est mise en danger, je ne serais pas lucide dans ma conduite, je ferais les mauvais choix et certains sont morts pour bien moins que cela !

Il fit une moue dubitative, signe qu'il réfléchissait à ce que je venais de dire, mais je savais que j'avais parfaitement raison. C'était pourquoi il fallait que je démissionne, qu'Isabella ait un nouveau garde du corps, que je me trouve un emploi -histoire de ne pas être à ses crochets- et que je me déclare. Je ne pourrais pas le faire tant que ça se serait pas fait.

- Mais tu l'aimes ?

Je ne pris même pas une seconde pour répondre à sa question :

- Bien sûr que oui ! Bon sang, si tu savais à quel point ! Je visualise déjà sa robe de mariée, le visage de nos enfants. J'ignore où nous vivrons, mais je sais déjà qu'on fera des barbecues les dimanches et qu'on fera de longues balades sur la plage en famille. On sera heureux Mike, oh que oui je rendrai Isabella heureuse !

- Mariage, bébés, maison et barbec, hein ?

- La totale, mec ! Si c'est ce qu'elle veut !

- Et depuis quand ?

- Heuuu, je pris quelques secondes pour repenser à tout ce que nous avions vécu ensemble : je crois que ça date du week-end à Chicago qu'elle m'a payé. Elle me plaisait avant, mais mon envie d'avoir plus date de là.

Finalement, c'était plutôt agréable de pouvoir parler avec lui ! Son sourire s'agrandit alors que ses yeux dévièrent sur ma gauche, vers l'ouverture de la cuisine sur le couloir de l'entrée. Je suivis son regard pour tomber sur une Isabella aux cheveux emmêlés et aux vêtements froissés. Des cernes violacées avaient trouvé leur place sous ses yeux alors vides, vitreux et injectés de sang. Ce qui me perturba bien plus que ses prunelles fut son teint incroyablement pâle.

Qu'avait-elle entendu ? Depuis quand était-elle là ?

- Le... le taxis arrive dans dix minutes. Fit sa voix, bien plus rauque que d'ordinaire.

- Quel taxi ?

- Celui pour l'aéroport. On part pour L.A.

J'avais oublié ça...

Elle rejoignit les escaliers en passant du côté du salon, côté Mike, plutôt que de longer la cuisine et s'approcher de moi. Je venais de gâcher les quelques chances que j'avais de la séduire.

- Dis-moi qu'elle n'a rien entendu ! Fis-je à Mike une fois Isabella suffisamment éloignée.

- Je pourrais te le dire mais j'aime pas mentir !

- Dit le mec qui se pointe à chaque fois chez nous avec des cadeaux vides...

- Hey, c'est pas un mensonge ça, Bell's sait très bien que c'est vide !

- Sauf la première fois que je t'ai vu et que tu t'es ramené avec une boîte à gâteaux ! Je m'en rappelle parce que je me suis dit que tu étais un abruti !

Mike éclata de rire.

- Ouais... Elle sait que c'est juste pour les éventuels photographes en bas, histoire que notre couple soit crédible. Bref, Bell's a entendu toute ta déclaration ! Mariage, bébés, maison et barbecue inclus !

- Et tu m'as pas fait taire ?

Ok, finalement je n'appréciais toujours pas ce gars !

- Pour que tu continues à lui tourner autour indéfiniment ? Non mon gars, il est temps qu'elle sache ce que tu ressens et qu'elle fasse avec. Si tu ne lui dis rien, elle le devinera pas ! Tu sais, dans sa tête y'a que des partitions et encore des partitions, elle prendrait pas deux secondes pour se poser les bonnes questions ! La preuve, elle n'a même pas compris que Jacob lui tournait réellement autour.

- Tu veux que je te remercie ? -J'ignorais si je devais lui casser les dents ou lui faire un énorme câlin !

- Oh, tu le feras le jour où vous officialiserez ça ! Maintenant bouges tes fesses, t'as un avion à prendre !

Ah oui...

Entre la naissance des jumelles, la visite des parents d'Isabella et notre cuite dans la batterie, j'avais totalement occulté notre virée à L.A. pour les American Music Awards. Isabella était en lice pour le prix de l'artiste latino favori de l'année, même si -à part ses compositions- rien chez elle n'était latino, mais également -et surtout !- elle concourait pour le titre de l'artiste de l'année, la consécration ultime !

Elle avait beau tenter de me le cacher -la visite impromptue de ses parents aidant grandement- je savais que cette cérémonie la tendait. J'avais tendance à croire que c'était la perspective de recevoir un prix -et pas des moindres !- ou de ne pas l'avoir, vis à vis de la pression que ses parents avaient mis sur ses épaules, cette reconnaissance qu'elle cherchait sans cesse de leur part, et à part cette hypothèse, je ne voyais aucune autre raison qui aurait fait qu'elle puisse être autant tendue.

Bien sûr, il fallait la connaître pour discerner les signes, mais après quelques mois en sa compagnie, je savais que l'appréhension la gagnait.

Je savais qu'elle devait remettre un prix, en duo avec une autre star mais n'avais aucune information sur cela. Ni qui l'accompagnait sur la scène, ni quelle catégorie est-ce qu'elle allait récompenser. Tout ce que je savais était que la sécurité allait y être maximale. Des dizaines et d'autres dizaines de vigiles avaient été mobilisées, parmi les meilleurs des Etats-Unis, chacun validé unanimement par les gardes du corps officiels des chanteurs présents. Ce devait être un travail titanesque pour les organisateurs, mais pour mes collègues, pour moi, c'était une bonne nouvelle : une tension en moins même si la présence d'autant de membres de la sécurité n'était pas un gage de tranquillité.

Je montais au pas de course les escaliers afin de boucler ma valise et stoppais brusquement dans le couloir. Nous avions rapatrié toutes mes affaires lors de l'arrivée des parents McCarty et elles étaient toujours dans sa chambre.

J'aurais dû faire mes bagages en temps et en heure...

Isabella avait assisté à ma confession face à Mike, elle savait tout ce que j'éprouvais, tout ce que je voulais. Mariage, bébés, maison et barbecue. Contrairement à ce que pourrait penser Mike, c'était pire que tout. Comment pourrais-je l'accoster, lui parler, ne serait-ce que vivre normalement à ses côtés alors qu'elle savait ça ? Notre vie allait-elle continuer de s'écouler lentement, comme c'était le cas jusque-là ? Pouvait-elle faire comme si de rien n'était ? Ou bien... Peut-être pouvions nous...

Isabella avait là l'occasion de se dévoiler à moi si c'était ce qu'elle souhaitait, l'occasion était toute trouvée, la balle était dans son camp. Une balle qui pouvait ou rebondir ou continuer de rouler longuement et passivement.

Je frappais doucement à la porte de sa chambre et, n'entendant pas de réponse, je l'ouvris lentement pour trouver une Isabella affairée dans son dressing. Elle baragouinait toute seule, et même en tendant l'oreille, je ne parvins pas à distinguer quoi que ce soit.

- Je viens faire ma valise, j'espère que je ne dérange pas !

- Non, non, on bougera tes affaires en rentrant. J'avoue que je n'y ai pas pensé plus tôt.

- Moi non plus : il s'est passé tellement de choses dernièrement...

Elle recula de sa penderie où s'alignaient quelques-unes de ses plus belles robes et fixa ses yeux indéchiffrables sur moi. J'ignorais totalement ce qu'il en était d'elle et moi et ce ne fut pas son regard qui put m'aiguiller. Sans être froid pour autant, il était distant, vide de toute émotion. Finalement, il y avait fort à parier qu'elle allait faire comme à chaque fois que nous nous étions rapprochés : l'ignorer.

Alors ce Mike ?

Chapitre prochain : L.A. ! *-*