Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.
Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps.
Je n'ai pas fini de rattrapé mon retard de publication. Néanmoins, je passe temporairement à 1 texte aujourd'hui, car le temps m'a manqué. Il se peut également que ça dure encore demain.
Mot du jour : Kyrie
L'espace d'un instant, Rinnosuke crut mal entendre quand Shinji annonça le baiser. Shun le réconfortait en supposant que ce n'était pas si grave que ça. Or, les bafouillages du garçon en larme le confrontèrent à la dure réalité. Hozumi avait facilement brisé Shinji dans son amour propre.
Le poing serrait, Rinnosuke se retenait de joindre Hozumi pour le frapper. Il comptait provoquer un kyrie de supplication jusqu'à la satisfaction. Néanmoins, quand il sentit la main tremblante de Shinji, il abandonna son idée première. Il posa sa main sur son épaule.
— Koganei. Si tu as été forcé de l'embrasser, on peut en parler aux professeurs. Ils pourront intervenir, tu sais.
Shinji refusa l'idée du garçon aux regards d'aigle.
Rinnosuke lisait l'impuissance de Shun dans ses yeux. Il lui tapota le bras pour attirer son attention. Il lui montra la montre pour l'informer de leur retard.
— Je… On ne peut pas le laisser comme ça, se lamenta Shun. Il faudrait au moins l'emmener à l'infirmerie.
Rinnosuke acquiesça. Il se porta volontaire pour le guider lui-même là-bas. Par habitude, Shun comprit les pensées de son camarade de club. Il les laissa tout seuls et Rinnosuke soutint Shinji jusqu'à l'infirmerie.
En pénétrant dans la pièce, il ne vit personne et installa sa moitié dans le lit. Puis, il caressa langoureusement les cheveux bruns du garçon. Ensuite, il déposa un baiser sur la joue.
Ce geste affectueux infecta Shinji. Il constata à nouveau ses larmes avant de détourner le regard. Le fait de voir son dos lui brisa le cœur. Il s'en voulait de l'avoir abandonné à son sort, car il avait été en colère l'espace d'un instant.
— Pardonne-moi, Shinji. J'ai été un idiot de m'être comporté ainsi, annonça Rinnosuke.
Shinji eut un spasme de surprise, mais il ne bougea pas.
— Non. C'est de ma faute. Tu m'avais dit de rester loin d'Arai, mais je ne t'ai pas écouté, répondit faiblement Shinji. Si tu veux rompre, je comprendrais… Mais s'il te plaît, ne me repousse pas.
Un grognement fit trembler les murs. Rinnosuke respira fortement, après avoir déclaré « Jamais ». Shinji vibré de tout son être, après cette frayeur. Ses yeux s'humidifièrent de nouveau. Cela faisait mal à Rinnosuke de le voir ainsi. Il se baissa pour l'entourer de ses bras. Puis, un souffle chaud, il lui révéla ces mots :
— Jamais je ne me séparais de toi. Ton cœur ne m'a jamais trahi.
À nouveau, Shinji pleura à chaudes larmes. Il se serra contre lui, à la recherche d'un pilier pour le soutenir. Rinnosuke lui apporta son soutien. Il déposa de multitudes baisers tendres sur son cou. Puis, il laissa Shinji sombrer de sommeil.
L'heure n'était pas de lui révéler l'origine des agissements d'Hozumi. Il allait avoir une conversation avec lui.
