Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps.

Je n'ai pas fini de rattrapé mon retard de publication. Néanmoins, je suis passé temporairement à 1 texte. Je pourrais passé à 2 textes demain, tout dépendra de mon avance d'aujourd'hui.


Mot du jour : Lune

Pour Shinji, Rinnosuke était prêt à décrocher la lune, même si ce dernier lui demandait une simple requête : éviter à tout prix l'expulsion. C'était uniquement à cette promesse qu'il avait pu prendre à part Hozumi, sans son intervention. Néanmoins, la vision d'inquiétude de son amant hantait son esprit.

Le lendemain du baiser, Rinnosuke avait attiré le coupable sur le toit. Ils étaient hors de vue des curieux pour permettre au timide de parler. Malgré tout, Rinnosuke ne voulut pas prononcer le moindre mot, au risque d'insulter l'adolescent lui faisant face.

Pourtant, Hozumi comprenait tout ce qu'il avait sur le cœur, quand ses yeux s'étaient baissés sur ses poings serrés. Il s'était mis à rire de folie, une main sur ses cheveux, avant de s'arrêter et porter son attention vers lui.

— Alors. Le petit macaque te la dit, au final ?

Rinnosuke le fusilla du regard. En le voyant ainsi, Hozumi recula d'un pas, en se protégeant de ses mains.

— D'accord. D'accord. Ce n'est pas un singe. Mais avoue, c'est comme s'il l'était.

Hozumi eut à nouveau son sourire narquois. Cela irrita Rinnosuke qui s'approcha promptement vers lui. Il agrippa fermement son bras et l'obligea à le plaquer contre le mur avec son corps. Son cœur vacillait entre ses pulsions et la promesse. Son ex-compagnon semblait lire dans ses pensées. C'était parfait. Il n'avait pas envie de prononcer un seul mot.

— Franchement, je ne sais pas ce que tu trouves chez lui. Quand je vous vois, j'ai la sensation que tu recherches encore notre amitié, Rinnosuke. Il n'est qu'un substitut, une vulgaire copie.

La colère retourna le ventre de l'adolescent. L'espace d'un instant, il voulut l'étrangler, quand il posa son bras au travers de la gorge. La simple pression provoqua un rictus de douleur chez son camarade de classe. Il l'observa longuement avant de desserrer son emprise.

— S'il doit avoir un substitut, c'est toi, Arai.

— Oh. Tu finis par me reparler, Rinno…

— C'est Mitobe, recorrige, Rinnosuke. Tu as perdu le droit ce jour-là, quand tu as révélé mon homosexualité.

Hozumi ravala sa salive. Puis, il baissa ses yeux, attristé.

— Si tu avais écouté jusqu'au bout, tu aurais su toi aussi, annonça-t-il, faiblement. Je veux te récupérer, Rinnosuke, quitte à vous séparer tous les deux. Et tu ne pourras rien y changer.

Rinnosuke se mordit la lèvre inférieure. Cependant, il savait d'Hozumi était dans le faux. Il resserra son bras contre la gorge de son prisonnier.

— Tu as tort. C'est toi qui ne changeras rien. Ne t'approche plus de Shinji. Laisse-le tranquille. Sinon, cette fois-ci, même lui ne pourra plus m'arrêter. Tu m'as bien compris.

Hozumi acquiesça. Rinnosuke le lâcha et s'éloigna de lui.

— Rinnosuke. Je t'aime encore.

L'adolescent se retourna vers lui. Dans ses yeux, il espérait lui faire comprendre que tout était fini.

Hozumi tomba à genoux.