Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps. De nouveau, je vous publié 2 textes pour rattraper mon retard.


Mot du jour : Méli-mélo

Depuis ce jour-là, Hozumi maintenait une certaine distance entre lui et Shinji. Rinnosuke ne l'avait jamais laissé seul. Pourtant, il ne lui a toujours pas raconté ce qui s'était passé ni la raison de l'acte d'Hozumi. Le reste du dossier avançait également sans le moindre accroc, comme si tout était un rêve. Shinji commençait à s'en vouloir du méli-mélo provoqué par sa fausse rupture avec sa moitié.

Le jour où le groupe devait rendre le document, le poids orchestré par la mésentente se retirait lentement à fur et à mesure de l'exposé. Aucun de leur camarade de classe ne se serait douté qu'un conflit avait éclaté en eux. Durant la partie auquel il devait lire, Shinji constatait qu'Hozumi ne cessait d'observer son petit-copain. Sa voix faillit s'enrailler en comprenant impeccablement les vrais sentiments de ce dernier. Dès qu'il avait fini, Koganei s'était tu. Il se concentrait autant qu'il pouvait pour éviter qu'on remarque son mal l'aise.

Au repas du midi, après l'heure, Shinji prit le bras de Rinnosuke. Il détourna le regard par jalousie.

— Mitobe. Ça te va, si on mange à l'extérieur, aujourd'hui ?

Rinnosuke l'observa avec surprise. Puis, il s'empara son panier-repas. Shinji le suivit et jeta un coup d'œil vers Hozumi. Le rictus colérique de sa part provoqua un sursaut de sa part.

Comme il faisait assez frais, le duo s'installait dans les escaliers menant au toit. Shinji garda une certaine distance sans s'en rendre compte. Il le remarqua qu'à l'instant où Rinnosuke s'approcha de lui et le colla de toute sa hauteur. Son geste tendre le détendit et il ferma les yeux.

L'ambiance poussa Shinji à lever la tête dans sa direction. Son action provoqua le baiser de son petit-copain. Ses doigts lâchèrent les baguettes avant de le prendre, le désir ardent de ne faire qu'un avec lui. Ce désir se transmit dans sa moitié, car il finit par libérer ses lèvres pour lui mordiller le cou. Ses mains se baladèrent sur son corps avant de trouver une ouverture vers la chair.

Shinji frémit au contact de la froideur de ses mains, et, l'espace d'un instant, il eut un peu peur d'aller plus loin. Rinnosuke le comprit et remit ses affaires.

De nouveau, Shinji se sentait coupable. Il commençait à craindre de l'avoir blessé une nouvelle fois. Malgré tout, la chaleur de son étreinte le rassura. Puis, Rinnosuke sortit un papier de sa poche, mal à l'aise. Il le lui donna tout en signant d'attendre avant de le lire.

Shinji redouta le pire.