Holaaaaa

Est-ce que vous aussi vous êtes impatientes d'être en week-end ? Personnellement, chui KO

Lau : Quoiii ? Edward et bella qui ont des soucis de communication ? ahahah On est d'accord, edward pouvait pas deviner. Maiiiiis Bella voulait juste bien faire ! (parce qu'elle est trop gentille ma bella *-* ahahahah)

Lau bis XD : j'ai réussi à les faire parler, mes deux zozos ahahah

OOOOOOH c'est adorable ce que tu me dis ! Et c'est vrai que tu as raison, j'ai regardé touuuus les téléfilms de Noel l'hiver dernier et c'est vrai que c'était bien cliché ahah et pour autant j'étais scotchée sur les trois quarts ahah

Merci beaucoup beaucoup*-*

Nana 001 : ooh je suis contente ! *-* eeeeet la soirée n'est pas finie ! hihi

Momo 6 : hihi c'est grâce à vous toutes, vous avez explosé mon compteur de commentaires XD il fallait bien que je te remercie ^^ la famille Cullen n'est pas encore partie hihi on va les garder avec nous encore quelques chapitres :-P Bella était tellement concentrée sur le fait qu'edward puisse passer un bon week-end qu'elle n'a pas pensé au fait que ca puisse se retourner contre elle :-/

Ouiii hourraaaaa ils se sont enfin parlés ! ahahah

Piran : OOOh merciiii *-* oui c'est assez surprenant comme nombre de reviews hihi je m'y fais toujours pas XD

ouiiii ptit rapprochement ! j'ai été gentille ! :)

Je vous souhaite une bonne lecture :P

Chapitre 36

-Vous voulez faire quoi maintenant ?

-Han, Hollywood Boulevard ! Alice sautilla sur la banquette de la limousine.

-Yeah ! Garrett, le Walk of Fame ! Fit Isabella en se retournant pour parler à mon suppléant pour le week-end avant d'actionner la fermeture de la vitre teintée qui nous séparait de lui. La limousine commença à s'éloigner de Santa Monica Baie pour s'insérer dans la circulation dense du centre-ville.

-C'est quoi le programme pour la journée de demain ?

-Et bien je kidnappe Alice pour… et bien pour les trois quarts de la journée. Pour vous, j'ai des places pour les studios Universal en VIP : ça peut être un moyen de passer une journée sympa.

-Et voir les décors de Jurassic Parc ? Fit mon père avec une fébrilité que je ne lui connaissais pas.

-C'est ça !

-Oh ça serait fantastique !

-Bien ! Alors qui partira aux studios ?

Mon père leva sa main avec précipitation et la cogna contre le plafond de la limousine, on put tous entendre ses phalanges craquer.

-Oh Carlisle, est-ce que ça va ? Paniqua Isabella, ses yeux écarquillés.

-Oui, oui. Rit-il en secouant brièvement sa main pour dissiper la douleur. Tout ça pour dire que moi je suis partant ! Esmée, chérie ?

-Moi je te suivrais où que tu ailles mon amour !

-Ok donc deux personnes, Jasper tu voudras les accompagner ?

-Moi -fit mon beau-frère- je resterai avec Eddy, on va devoir se parler tous les deux.

J'haussai un sourcil sous la surprise alors qu'Isabella portait son attention sur moi :

-Tu comptes faire quoi demain ?

-Je reste avec toi !

-Bon ben deux places pour les studios, très bien !

La limousine ralentit doucement et un regard au travers des fenêtres nous appris que nous venions d'arriver le long de Hollywood Boulevard. Le trottoir gris moucheté particulièrement éclairé par les lampadaires présentait de manière régulière les fameuses étoiles roses dédicacées aux stars de cinéma. Une foule conséquente de badauds allait et venait sur l'avenue de sorte à ce que circuler parmi eux allait être épique.

Alice n'attendit pas que Garrett ait fait le tour de la limousine pour ouvrir la portière et se précipiter dehors. Elle fut rapidement suivie par Jasper puis mes parents. Je sortis à mon tour de l'habitacle, me laissant être surpris par la chaleur de l'atmosphère, et tendis galamment ma main pour aider Isabella à s'extraire du véhicule mais ma prise resta suspendue dans le vide.

Je passai ma tête à l'intérieur de la limousine pour voir que la jeune femme n'avait pas bougé d'un millimètre. Je compris instantanément qu'il y avait trop de monde pour elle et qu'elle était en train d'hyper ventiler.

-Hey, on vous laisse faire le tour de l'avenue : il fait trop chaud pour nous dehors !

Je me glissai à nouveau sur la banquette mais fus surpris que voir que mes proches firent de même. Jasper me coula un regard entendu et je me dis que la journée en tête à tête avec lui le lendemain allait être particulièrement longue. Alice expliqua pourquoi ils nous avaient rejoint :

-En fait, moi je prendrais bien une glace !

-Pareil ! Renchérit ma mère !

Personne ne fut dupe, ils avaient bien remarqué qu'Isabella avait eu un blocage et celle-ci avait compris que ça n'avait pas été discret. Cependant rien ne fut dit à part les consignes pour Garrett :

-On file chez Amorino à Beverly Hills. Vous verrez leurs glaces sont délicieuses !

Cette fois, le trajet fut particulièrement silencieux sans être tendu pour autant, chacun observait la ville qui s'étendait au travers des vitres. Mes doigts se faufilèrent sur la banquette jusqu'à se mêler à ceux d'Isabella. Même si elle n'eut pas de mouvement de recul -au contraire, sa prise était ferme- je n'osai pas croiser son regard et me focalisai sur les lumières nocturnes de la citée des anges.

Rapidement, la limousine sortit du centre-ville pour s'enfoncer dans la banlieue proche jusqu'à stopper devant une devanture basique, faite de baies vitrées et de structures métalliques noires. L'enseigne, sur un fond de couleur cappuccino, était accrochée au-dessus d'un auvent rétracté et le tout avait l'air convivial et accueillant.

Cette fois, personne n'eut de soucis pour sortir, l'attrait de la glace ayant motivé tout le monde. C'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous les sept installés autour d'une table, répartis sur deux blanquettes confortables en cuir et Isabella juchée sur un tabouret au bout de la table.

Il y avait peu de clients, ce qui nous facilitait les choses : Isabella ne cherchait même pas à être discrète et à passer inaperçue. L'ambiance était agréable et à part la présence de Garrett, tout était parfait. J'aimais profondément voir mes mondes réunis ainsi, d'autant que chacun semblait extrêmement bien s'entendre.

Lorsque le personnel de la boutique reconnut Isabella, ils se pressèrent pour prendre notre commande qui arriva bien vite. A part Isabella qui avait préféré prendre une salade de fruits estivale, nous avions tous opté pour leurs célèbres cônes à la renommée mondiale : les différents parfums de glace étaient agencés sous la forme d'une rosace particulièrement appétissante et colorée.

Alice ne put résister à l'envie de photographier sa rose pour en faire profiter tous ses followers, ce qui donna une idée à Isabella qui enjamba le dossier de la banquette de sorte à se retrouver aux côtés de ma sœur, nous obligeant Jasper et moi à nous déplacer le temps de quelques secondes.

-Tu prêtes ? Implora-t-elle en tendant la main vers ma glace mangue-coco. Je fis semblant de bouder en la lui tendant.

Elle dégaina son téléphone et pencha sa tête vers Alice, de sorte à ce qu'elles prennent la pose et donna un coup de langue à mon sorbet au moment où elle se photographia. Elles prirent plusieurs selfies avant de pianoter avec frénésie sur leur portable de sorte à poster les clichés sur les réseaux sociaux. Être une star ne s'improvisait pas, visiblement.

Une fois leur shooting improvisé terminé, elle lécha une dernière fois ma glace avant de me la rendre à regret : elle ne pouvait pas se permettre de faire plus que goûter une glace à la veille d'une cérémonie aussi capitale que celle des American Music Awards. Dommage qu'elle ne puisse pas se rendre compte à quel point elle était parfaite même avec une dose de sucre dans le sang... Elle quitta notre banquette en se hissant sur le dossier et passa de l'autre côté afin de rejoindre son tabouret de sorte à ce que tout le monde soit installé le plus confortablement possible.

-Je voulais vous remercier pour ce que vous faites pour mes enfants !

-Hum ? Répondit Isabella, la bouche pleine de papaye.

-Que ce soit pour Eddy ou Aly' c'est formidable. Je ne les ai jamais vus aussi heureux que depuis qu'ils travaillent pour vous.

Isabella déglutit bruyamment et j'étais persuadé que l'image mentale qu'Alice avait construite de la jeune femme en prenait un coup. Il me tardait de voir ma soeur observer sa star préférée en train de manger une pizza !

-Vous savez, je n'ai pas fait grand-chose. C'est une connaissance de mon frère qui m'a présenté votre fils et c'est son CV qui m'a fait l'engager, quant à Alice, c'est Edward qui a fait sa pub. Moi je fais que signer les chèques, hein !

-Ne soyez pas modeste ! Vous choyez mon fils comme s'il était de votre famille et vous faites une publicité phénoménale à Aly' !

-Et bien je fais la pub que les créations d'Alice méritent quant à Edward… -Elle pencha par-dessus la table jusqu'à poser sa main sur mon épaule et commença à rire de ce qu'elle s'apprêtait à dire : c'est vrai que je le considère comme mon second frère !

Je la fusillai des yeux, non pas parce que j'étais blessé mais parce que je savais parfaitement qu'elle venait de dire ça uniquement à cause de la conversation que nous avions eu dans la nacelle au-dessus de l'océan Pacifique.

-Je reste persuadée qu'une autre célébrité n'aurait pas été aussi bienveillante avec mes bébés.

Isabella fit la moue, gênée, et fit tourner les derniers morceaux de fruits dans sa coupelle avec sa petite cuillère.

Sans surprise, nos glaces furent rapidement englouties, de même que la salade de fruits d'Isabella, et nous nous mîmes en route pour l'hôtel : la nuit était déjà bien avancée et promettait déjà d'être particulièrement courte.

Mon réveil sonna trop fort et trop tôt.

Isabella avait fait des folies lorsqu'elle avait réservé la chambre d'hôtel. La porte d'entrée donnait sur un immense salon décoré de blanc écru et ponctué, grâce aux rideaux et à quelques coussins répartis sur deux canapés disposés l'un en face de l'autre, de touches marron chocolat. C'était à la fois épuré et distingué, sans en faire trop. D'immenses baies vitrées donnaient sur une terrasse avec vue mer.

Sur la gauche comme sur la droite se trouvaient deux grandes chambres avec salle de bain privative. Il y avait eu toute une conversation lors de notre arrivée, la veille, concernant la quatrième chambre : bien évidemment une d'entre elles avait été attribuée à mes parents, une autre à Alice et Jasper. Une autre pour Isabella, et il ne restait plus que Garrett et moi à placer pour les deux nuits suivantes. Le problème était qu'il n'y avait qu'un lit double dans chacune des chambres.

Isabella avait alors placé son bras sur mon épaule :

-Plusieurs choix s'offrent à toi : ou tu dors sur un des canapés dans le salon, mais je ne suis pas certaine qu'ils se déplient, ou tu dors avec Garrett -Elle avait sournoisement appuyé le "avec"- ou l'un de vous deux dort avec moi….

-Et bien je crois que je vais dormir avec toi ! J'avais répondu un peu trop vite, faisant rire tout le monde.

-Oui comme… comme un frère, hein Eddy ! Cette fois ce fut Isabella qui fit rire tout le monde.

J'avais donc passé ma nuit avec elle mais avais été bien trop fatigué pour savourer simplement la situation. Même le bruit des vaguelettes au pied de l'hôtel ne m'avait pas empêché de dormir.

J'ouvris un œil pour découvrir qu'Isabella avait déjà quitté le lit, sa place était froide. Je m'extirpai difficilement des draps pour arriver dans le salon en pyjama et échevelé. Ma surprise fut complète lorsque je tombai sur les trois femmes de ma vie emmitouflées dans des peignoirs moelleux et visiblement confortables. Leurs cheveux étaient emprisonnés dans des serviettes de toilettes torsadées mais le plus surprenant était leur visage recouvert d'une matière blanchâtre et épaisse.

Elles avaient toutes les trois posé leurs pieds sur la table basse face à elles et leurs orteils étaient prisonniers de ces fameux séparateurs qu'Isabella sortait à chaque pédicure. Alice et ma mère avaient un verre de smoothie à la main alors qu'Isabella se contentait d'une bouteille d'eau.

- Joyeux anniversaire Edward ! Crièrent-elles simultanément avec un grand sourire malgré leur masque facial.

- Merci ! Grommelais-je, engourdi par le sommeil.

-Déjà levé ?

-Mouais, grommelais-je en frottant ma nuque : c'est le réveil.

-T'aurais dû dormir Edward, ça va être un peu long pour toi aujourd'hui, fit ma coloc en pinçant ses lèvres.

-T'es pas crédible avec ton truc sur le visage ! Râlais-je en me laissant tomber dans le canapé qui leur faisait face.

-Je peux te faire le même si tu veux, ça sera ton cadeau ! Ses yeux pétillèrent et j'aurais pris peur si j'avais été un peu plus réveillé.

-Non, non ça va aller. Je vais juste attendre que ce soit l'heure de partir au théâtre.

-On décolle juste dans douze heures…

-Ça me va très bien !

Elle me tendit la carte du room service ainsi que le téléphone de la suite afin que je commande mon petit déjeuner alors qu'elle entama sa manucure.

Garrett, Jasper et mon père me rejoignirent assez rapidement avant de me souhaiter, à leur tour, un joyeux anniversaire et nous prîmes notre petit déjeuner entre gars, malgré l'odeur des vernis à ongles. Les femmes retirèrent leur masque et mes parents nous quittèrent tôt dans la matinée pour avoir le temps de visiter l'intégralité des studio Universal et Garrett, dans le souci de ne déranger personne, retourna dans sa chambre.

Plus le temps passait et plus Isabella se refermait comme une coquille. Même si elle cherchait à le cacher, il était évident à mes yeux que le stress était en train de la ronger.

-Bon nous on va faire les essayages et tout plein de trucs de filles alors on vous laisse, hein ! Fit soudainement Alice en se levant d'un bond du canapé en tapant dans ses mains. Elle était en train de réaliser le rêve de sa vie : apprêter Isabella Swan pour une cérémonie. J'étais pas sûr que la star ait conscience de ce qu'elle avait proposé à ma sœur.

Isabella se leva et précéda Alice pour se rendre dans la chambre de cette dernière en retirant la serviette qui emprisonnait ses cheveux qui tombèrent en une masse lourde et humide dans son dos. Alice, elle, attendit que sa nouvelle amie ne quitte la pièce pour s'adresser à moi :

-Tu peux me rendre un service ?

-Dis toujours !

-Quoi que tu aies prévu, ne te rases pas !

-Hein ? Mais je peux pas aller aux Awards comme ça ! -Mes doigts passèrent sur mes joues et mon menton pour constater le désastre qu'Alice voulait que je garde -Ca fait au moins trois jours que j'ai pas pu me raser !

-C'est bien pour ça que tu dois pas y toucher ! Crois moi, tu me remercieras !

Elle rejoignit sa chambre en sautillant et s'y enferma pour un long moment. J'haussai un sourcil en me tournant vers Jasper qui haussa les épaules :

- Je la côtoie tous les jours et malgré ça je ne la comprends toujours pas !

- Et moi j'ai passé vingt ans de ma vie avec elle et c'est toujours un mystère pour moi !

Nous rîmes tous les deux en nous affalant un peu plus confortablement dans les canapés avant d'allumer l'écran plat suspendu sur le même pan de mur que la porte d'entrée. Après avoir longuement zappé, nous finîmes sur une chaîne people -et c'était assez étrange pour nous deux de regarder cela alors qu'Alice n'était pas dans la pièce pour nous y forcer- qui parlait non-stop des Music Awards. C'était un événement incontournable dans le monde du showbiz, encore plus dans celui de la musique, et personne ne voulait rater la moindre information. Les journalistes parlaient des précédents vainqueurs, des personnes qui seraient présentes le soir même, leur actualité et toutes ces choses...

J'avais bien conscience que Jasper était resté à l'hôtel parce qu'il voulait me parler mais je redoutais tellement le sujet que je préférais me plonger dans le monde des ragots, jusqu'à ce que le sujet des journalistes soit Isabella... Son dernier album, le prochain, ses futures fiançailles avec Mike... Un sourire étira mes lèvres en songeant aux nœuds à l'estomac que m'avait causé ce mariage qui n'aurait jamais lieu.

- Eddyroudoudou... Jasper attira mon attention des clichés d'Isabella qui défilaient sur l'écran, cette femme était vraiment splendide !

- Non mais sincèrement, il vient d'où ce surnom ?

- Je sais pas il m'est venu à l'esprit au moment où je t'ai vu au resto !

- Alors oublie le !

- A une condition !

Je me redressai avant de le fixer. Nous y étions, cette fameuse conversation que je ne voulais pas avoir. Qu'avait-il à me dire sur Isabella ? Allait-il me conseiller de prendre mes distances ?

- J'ai un truc à te demander.

- Oui, j'avais bien compris, lance toi maintenant parce que j'en peux plus d'attendre.

Ne pas savoir était en train de me tuer !

- Je voudrais demander ta sœur en mariage. Chuchota-t-il non pas de peur qu'Alice, de l'autre côté du salon, enfermée dans sa chambre d'où on pouvait distinguer une musique bien trop forte, ne puisse l'entendre, mais plus par peur de ma réaction.

- C'est pour ça que t'as pas voulu sortir ?

- Ben ouais, quoi d'autre ?

- Rien ! Je me rallongeais sur le canapé, soulagé. Ca fait quelques mois qu'Alice m'a parlé de la possibilité que tu la demandes en mariage, et crois moi, je suis super heureux pour vous ! C'est pour quand cette demande ?

- A la base je voulais faire ça le jour de sa remise de diplôme, mais j'en peux plus d'attendre. Je pense que je ne tiendrais pas aussi longtemps. J'ai failli faire ça hier soir dans la grande roue, mais je voulais pouvoir t'en parler avant. Bref, je sais pas vraiment quand, mais ça va plus tarder.

- Sache que je suis de tout cœur avec toi, et Alice va être folle de joie... enfin encore plus que d'habitude, hein !

- Ouais, faudra que je prévois des boules quies !

- Oh que oui !

La pression retomba pour nous deux et nous fixâmes à nouveau l'écran où il était toujours question d'Isabella.

- Et toi ?

- Quoi moi ?

- Ça donne quoi avec Isabella ? C'est marrant de vous voir agir tous les deux, vous semblez particulièrement proches ! En tout cas, plus que ce à quoi je m'étais attendu !

- Tu sais que je suis tenu au secret professionnel et que je ne peux rien te dire !

- Tu sais que moi aussi ! Tu peux me confier ce que tu veux, personne n'en saura rien : ni Isabella, ni Alice, même sous la torture !

Je fixai Jasper, cherchant ce que je pourrais ou non lui dire...

- Elle a surpris une conversation...

- Quel genre de conversation ?

- Le genre que j'aurais préféré qu'elle n'entende pas...

Comment lui parler de notre matinée de la veille sans impliquer Mike et leurs fiançailles qui n'auraient jamais lieu ?

- Je parlais avec quelqu'un dont tu ne sauras rien -oui comme ça c'était clair et je savais qu'il était assez intelligent pour savoir que si je ne lui en parlais pas c'était pour une bonne raison- et j'ai confié des choses qui la concernaient elle.

- Et elle a entendu des brides ou...

- Elle a tout entendu, ça m'a été confirmé.

- Ok. Et tu disais quoi ? Que c'était la pire patronne du monde ?

- Plutôt que j'étais raide dingue amoureux d'elle depuis des mois et que je voulais l'épouser, lui faire des gosses et tout...

- T'as pas dit ça ?

- Si, si...

- Et elle a dit quoi ?

Elle avait dit quoi ? ah oui...

- Qu'elle avait pas le temps d'y réfléchir.

- Sérieusement ?

- Ouais !

- C'est moche !

- Je sais !

Quelques secondes s'écoulèrent avant que Jasper ne change de sujet :

- Je sais que tu es sous secret professionnel, mais je me trompe si je dis qu'elle a déjà croisé un fan malintentionné et que depuis elle a développé une certaine aversion pour la foule ?

Il ferait un excellent psychologue !

- Tu sais très bien que je ne peux pas te répondre...

- Sache juste que si j'ai raison, il faudrait qu'elle se fasse suivre si ce n'est pas déjà le cas.

Ça me plaisait énormément de voir qu'il se faisait du souci pour la femme que j'aimais alors qu'il venait tout juste de la rencontrer.

- T'inquiète. Lui dis-je en lui faisant un clin d'œil. Autant je n'avais rien le droit de dire, autant je pouvais le laisser faire les déductions qu'il voulait.

Nous fûmes interrompus par Alice qui sortit précipitamment de la chambre, la musique hurlait fortement alors que la porte resta ouverte :

- Les gars on a besoin de vous !

- Oui chérie ?

- Il nous faut votre avis de mâles !

- Quelque chose ne va pas avec tes robes ?

Alice avait fait le pari d'amener les robes pour la soirée sans les avoir préalablement montrées à Isabella, c'était prendre le risque qu'elle les refuse au dernier moment !

- On a un souci... de taille je dirai. Je ne vous influence pas mais dites-nous ce que vous en pensez.

Au moment où elle termina sa phrase, Isabella sortit de la chambre. Ses cheveux étaient lâchés et formaient cette masse épaisse et floue que j'appréciais tant. Je savais qu'Alice allait les travailler et je le regrettais déjà parce qu'elle était terriblement... sexy ainsi. Son corps magnifique, svelte et attrayant était à peine recouvert d'une splendide robe bustier rouge écarlate. Le tissu était tellement moulant qu'aucune place n'était laissée à l'imagination et irisé de sorte à réfléchir la moindre lumière qui rencontrait la robe. Elle s'arrêtait à mi-cuisse, dévoilant des jambes infiniment longues et fines qui se terminaient par deux chaussures ouvertes, vertigineuses et réhaussées par de légères plateformes. Des lanières s'entrecroisaient depuis ses talons jusqu'au haut de ses chevilles.

Seigneur, faites qu'elle garde ses chaussures tout au long de sa vie !

Soudainement, je me sentis ridicule à être toujours en pyjama vautré dans le canapé mais Isabella ne s'en soucia nullement : elle traversa le salon à grandes enjambées avant de monter d'un mouvement fluide sur la table basse, sans se préoccuper des reliefs de notre petit déjeuner :

- Votre avis !

- Tu es parfaite ! Sortit tout seul, sans que je ne prenne le temps de réfléchir. Isabella me fusilla d'un regard froid.

- Et objectivement ?

Je m'assis droitement sur le canapé, m'appuyant sur le dossier, sans la lâcher des yeux, même si ceux-ci se fixaient plus sur ses jambes -et ses pieds !- que sur la robe.

- Je vois pas ce qui dérange, fit Jasper, tentant de désamorcer un hypothétique conflit naissant.

- Ah oui ? Demanda Isabella en se retournant vivement vers lui. J'eus peur qu'elle ne perde l'équilibre, juchée sur ses hauts talons, mais elle semblait particulièrement à l'aise.

- Dis-moi plutôt à quel moment tu vas porter cette robe.

- Ah ! Un début de réflexion intelligente ! -Je ne me vexai pas, je savais qu'elle était particulièrement tendue et ne pouvais pas lui en vouloir.- C'est pour interpréter Side to Side.

- Ok. Du coup, je trouve la tenue adaptée, les chaussures magnifiques. Personnellement j'adorerais que tu gardes tes cheveux comme ça pour chanter mais je sais que ça ne sera pas le cas.

- Oh, Eddy, on s'en fiche de tout ça. La robe ? T'en pense quoi ?

Elle descendit de la table basse pour rejoindre rapidement Alice et se saisir de son téléphone portable pour pianoter dessus jusqu'à trouver sa propre chanson dans la playlist de ma sœur, mettre en route le morceau qu'elle allait chanter dans la soirée avant de jeter le téléphone sur le canapé sur lequel j'étais installé et remonter sur la table.

La musique puis les paroles emplirent l'air alors que les pieds d'Isabella bougeaient déjà en rythme sur le bois. Je savais qu'elle était capable de danser avec les chaussures les plus hautes jamais créées, au pire, si elles lui faisaient mal elle pouvait toujours les retirer, ce n'était donc pas ça le problème. J'essayais de la visualiser sur scène, et ça fit tilt.

- C'est à cause de la longueur de la robe ?

- Ah ! Firent les jeunes femmes simultanément, mais Isabella fit taire ma sœur en pointant son index vers elle : Attends, il a rien dit.

- Edward, c'est quoi le problème, c'est trop court ou pas assez ?

Je revisualisais la façon qu'avait Isabella de danser sur scène aux côtés de Daddy Yankee, lorsque sa carrière était concernée de près.

- Je sais pas qui je vais vexer en répondant, mais je pense qu'il faudrait raccourcir un peu le bas.

- Ah tu vois ! Même ton frère le dit ! Alors maintenant fais le parce que je te paie pour ça ! -Isabella, sur les nerfs, commença à ouvrir la glissière sur son côté droit sans se soucier que l'on puisse la voir à moitié nue.

- Mais Bella, n'oublie pas que tu ne porteras pas de sous-vêtements !

- Bien sûr que si et c'est pour ça que tu vas me faire le plaisir de raccourcir cette robe !

Les deux jeunes femmes retournèrent dans la chambre alors qu'Isabella n'attendit pas d'être hors de vue pour retirer la robe et apparaître dans de ravissants sous vêtement noirs en dentelle.

Jasper, les yeux écarquillés, se tourna vers moi, choqué par la scène qui venait de se dérouler devant nous :

- Se mettre dans cet état pour quelques centimètres de plus ou de moins, c'est bien un truc de gonzesse ça, hein !

Personnellement, j'adoooooore la scène de la robe XD

N'est-ce pas trop mignon ? N'est-ce pas trop mignon ? Trop calme ? Et je fais quoi quand c'est trop calme ?

Tempète sur L.A. prévue vendredi prochain ! *-*

je vais pas teaser le prochain chapitre parce qu'il s'y passe trop de choses et que je ne saurais pas quoi vous faire lire mais sachez d'avance que le prochain est mon préféré *-* et ça fait des moiiiiiiiiiis que j'attends vos reviews dessus. ahah

bisous :-*