Hellooooo

Guest : sur le tapis rouge ? Et Miky alors ? Ton idée me plaît beaucoup, ne serait-ce que pour imaginer la tête d'Edward ahah

Piran : Coucou ! Ouiiii, Bella a un petit caractère bien à elle, je ne sais pas d'où elle tient ça ! ahah J'aime ménager un peu de suspens, mais promis, je n'ai pas survendu ce chapitre, c'est mon préféré toute fic confondue hihi

Catbl2014 : le quotidien mouvementé ? Je connais ça aussi et compatis entièrement hihihi Oooh je suis contente que tu apprécies le déroulement de l'histoire ! La consécration de leur couple ? Baaaah et je fais quoi de ma dernière dizaine de chapitres ? Hein ahahah (Jasper? je l'adooore ! hihi )

Momo6 : j'avoue que le chapitre précédent était bien calme ! maiiiis il faut bien un peu de calme avant de tout ficher en l'air ! 0:-) On est d'accord, Bella a un tout petit peu oublié qu'Edward avait besoin de tout contrôler... c'est ce qui arrive quand on veut être trop gentil ! hihi

Lau : Hiiii je te confirme qu'Edward va beaucoup l'aimer sur scène ahahah Pourquoi une tempête ? mais parce que sinon c'est trop calme ! j'ai une réputation à tenir moi ! *-*

Maintenant installez-vous confortablement, petite boisson chaude dans les mains, quelle soit infusée, chocolatée ou caféinée, un petit plaid sur les épaules et appréciez...

Ca fait des moiiiiiiis que j'attends vos reviews sur CE chapitre !

Chapitre 37

Angela, dans une ravissante robe longue et vaporeuse couleur crème nous rejoignit dans l'après-midi, en compagnie de ses parents. Les présentations furent rapides puisque Isabella et Alice étaient toujours enfermées comme si la star avait besoin d'être autant... retravaillée. Ma sœur n'avait-elle pas compris qu'Isabella n'avait pas besoin de tout cela et que plus elle était naturelle et plus elle était magnifique ?

Jasper et moi avions fait appel au room service pour avoir de quoi grignoter avant de partir au Microsolft Theater et nous eûmes le temps de faire connaissance avec les parents Weber avant que mes propres parents n'arrivent des studios Universal, des étoiles pleins les yeux. Alice et Isabella durent entendre les éclats de voix puisqu'elles nous rejoignirent au salon.

Ma sœur avait enfilé une robe marron étrangement assortie aux lourds rideaux qui semblaient tomber du plafond de chaque côté des baies vitrées de notre suite, la soie côtoyait la dentelle de manière harmonieuse. Elle était magnifique et j'étais fier d'être son frère.

Elle vit nos tenues à tous et hocha la tête, fière des décisions qu'elle avait prises pour nous, elle avait même choisi comment habiller la famille Weber, le tout aux frais d'Isabella. Cette dernière avait quitté la magnifique robe rouge pour laquelle il avait fallu notre avis pour s'emmitoufler dans un des épais peignoirs de l'hôtel qui dévoilait ses jambes. Alice avait longuement travaillé les cheveux de la jeune femme jusqu'à créer un chignon savamment structuré, quelques mèches s'en échappaient et avait été bouclées pour former des anglaises.

Ma sœur lui avait créé un smoky eyes bleu foncé et noir qui allait bien à ma star préférée mais qui n'était pas assez naturel à mes yeux. En revanche, son teint et ses lèvres avaient été très légèrement retouchés et j'appréciais ça.

Alice prit place à côté de Jasper alors qu'Isabella se laissa tomber sur le fauteuil entre les deux canapés, juste à ma gauche, me laissant tout le loisir d'observer ses pieds nus dont elle avait coloré les ongles de ses orteils en une teinte bleue nuit.

- Rho comme vous êtes tous beaux !

- C'est pour toi qu'on est tous aussi bien apprêté !

- Et ça me touche vraiment ! Déclara Isabella en joignant sincèrement ses mains sur sa poitrine. Elle était à fleur de peau alors qu'elle avait, objectivement, toutes les chances de remporter les deux prix pour lesquels elle était nominée.

Par la suite, elle se fit silencieuse, passant son temps à jouer nerveusement avec ses doigts, son regard perdu dans le vague, alors que les conversations allaient bon train : Alice énumérait toutes les stars qu'elle espérait croiser au cours de la soirée alors que Jasper et ma mère tentaient vainement de la canaliser.

Mon regard dévia sur Isabella qui était éteinte et un peu trop pâle malgré le blush appliqué par ma sœur. Je tendis ma main jusqu'à effleurer son genou par-dessus le peignoir :

-Est-ce que ça va ?

Elle sursauta avant de me faire une grimace :

- Suis moi !

Elle se leva gracieusement avant de se saisir de mon poignet et de me traîner jusque dans notre chambre. Elle prit soin de bien fermer la porte derrière elle et mon esprit se tortura aussitôt, se demandant ce qu'elle voulait. Je pris soin de ne pas regarder le lit dont les draps étaient toujours défaits.

Isabella interrompit mes pensées d'une toute petite voix :

-Je suis vraiment désolée tu sais. -Elle observait attentivement sa manucure et semblait si fragile que j'avais juste envie de la prendre entre mes bras pour ne jamais la relâcher.

- De quoi tu parles ?

- De ton anniversaire ! S'exclama-t-elle en relevant la tête avec ferveur. J'aurais voulu faire quelque chose de spécial pour toi et au lieu de ça... Sa main désigna vaguement la chambre de l'hôtel et je ne tins plus, je franchis le peu d'espace qui nous séparait avant de la serrer entre mes bras. Les siens passèrent instantanément autour de mon cou alors que son menton trouva sa place sur mon épaule.

- Dis pas ça, tu as fait venir toute ma famille à L.A., tu as organisé notre virée d'hier soir, tu t'es occupée d'organiser pleins d'activités pour mes proches, et tu trouves franchement que tu n'as rien fait ?

- Et toi, aujourd'hui, qu'est-ce que tu as, hein ?

Je me reculais légèrement de sorte à pouvoir ancrer mes yeux dans les siens :

- J'ai ma famille et ma patronne réunies au même endroit, et c'est le plus beau cadeau !

Elle haussa les yeux au plafond. Une chose était sûre : elle ne se rendait pas compte à quel point j'étais amoureux d'elle !

- Et en plus, je suis d'une humeur massacrante.

- C'est normal ça, c'est une grosse soirée pour ta carrière. C'est logique que tu sois tendue ! Je serais un imbécile si je t'en voulais pour ça.

Elle hocha discrètement la tête avant de reposer son menton sur mon épaule. Mes bras se firent plus fermes autour de sa taille alors que ses doigts jouaient négligemment avec mes cheveux sur ma nuque.

- Edward ?

- Hum ?

- Il se passera quoi si je gagne rien ce soir ?

- Et bien en rentrera à l'hôtel et on fera livrer un maximum de pizzas, Alice hallucinera quand elle verra l'appétit que tu as. On passera tous une bonne soirée et je te répèterai inlassablement à quel point tu as été formidable sur scène et à quel point j'ai aimé tes chaussures avec les lanières.

Son petit corps fut secoué par un rire.

- Est-ce que je peux te poser une question ? En sachant que c'est incroyablement égoïste.

- Tu as bien le droit d'être égoïste pour une fois, d'autant plus lors d'un jour comme celui-là.

Elle se recula quelque peu pour plonger à nouveau ses yeux dans les miens.

- Est-ce que tu m'aimeras encore, si je ne gagne rien ?

Je sentis un large sourire étirer mes lèvres. J'avais un sourire idiot, je le savais, mais je ne m'en souciai pas.

- Je t'aimerai quoi qu'il arrive, pour toujours.

Sa main glissa de ma nuque jusqu'à ma mâchoire pour venir caresser ma joue pas rasée.

- Et... -Sa voix n'était qu'un chuchotis mal assuré et tremblotant- est-ce que je peux faire quelque chose de terriblement égoïste ?

- Tu as fait se déplacer toute ma famille, alors oui, tu peux te permettre ce que tu veux.

Elle me fit un maigre sourire avant de lever légèrement la tête. Son souffle effleurait ma peau et ma bouche s'entrouvrit. Son pouce caressa ma joue et j'ignorais si c'était une bonne chose que je ne me sois pas rasé. Elle pressa son petit corps contre le mien et ses lèvres frôlèrent les miennes, doucement, tendrement, légères comme une plume. Isabella se recula un peu pour ancrer son regard au mien avant de plonger à nouveau sur ma bouche avec urgence. Ses doigts s'agrippèrent à mes cheveux et les tirèrent légèrement, suffisamment pour me faire grogner contre ses lèvres qui s'écartèrent pour laisser sa langue venir quémander un accès à la mienne. Elles se trouvèrent, se caressèrent et bataillaient l'une contre l'autre.

Ce n'était pas aussi doux que ce que j'avais pu imaginer, c'était... torride, sauvage. Si je n'avais pas eu autant peur que ma sœur ne nous étripe pour avoir froissé mon costume et décoiffé Isabella, je l'aurais renversée sur le lit défait.

Nous nous reculâmes après quelques instants, nos fronts collés l'un contre l'autre. Ses yeux brillaient et j'étais persuadé que les miens en faisaient de même.

- Je suis désolée, murmura-t-elle.

- Pas moi ! Contrais-je en glissant une de mes mains le long de sa colonne vertébrale, par-dessus le peignoir trop épais de l'hôtel.

- Je sais pas ce que ça voulait dire...

- Et si on disait que c'était juste mon cadeau d'anniversaire ?

Elle me sourit et hocha la tête avant de souffler :

- Et un porte-bonheur pour ce soir ?

- Et un porte-bonheur pour ce soir !

Elle reposa son menton sur mon épaule alors que mon nez frôlait son cou, s'imprégnant de son parfum.

- Il faut que j'aille me préparer...

- Quoi, tu n'y vas pas comme ça ? Fis-je en tentant sans succès de réprimer un sourire.

- Alice me tuerait et... elle me fait peur ! Confessa-t-elle en grimaçant. En tout cas, -elle s'éloigna de moi et le froid m'envahit- elle a fait du très bon travail avec toi, j'aime beaucoup !

Ma sœur m'avait imposé un costume violet... Jamais de ma vie je n'aurais pensé qu'un smoking de cette couleur puisse exister, à part peut-être pour défiler lors d'une gay-pride, mais elle avait osé et m'avait frappé l'épaule de revers de sa main quand j'avais grimacé en voyant le tissu. Même si la teinte était foncée et élégante, elle n'en restait pas moins... violette !

Ma surprise avait été totale lorsque j'avais fini de batailler avec les différentes pièces du costume pour me regarder dans un des miroirs de la suite : je m'étais alors juré de ne plus jamais douter de ma sœur ! Oui c'était violet mais ça m'allait tellement bien...

Ma chemise était blanche alors que ma cravate et mon gilet étaient noirs, et faisaient ressortir ma veste dont la coupe m'allait impeccablement. J'ignorais comment Alice avait pu avoir mes mensurations, mais le smoking me mettait incroyablement en avant.

- J'ai eu interdiction de me raser, c'est une bonne chose ou pas ? -Isabella me fit un large sourire avant de poser quelques millisecondes ses lèvres sur les miennes.

- Oh que oui ! Elle quitta la pièce dans un éclat de rire.

...

La cérémonie avait été riche en surprises et en rebondissements et c'est épuisés que nous avions rejoint l'hôtel. Angela et ses parents étaient repartis de leurs côtés, logeant dans un autre établissement.

- Alors, des projets à venir Isabella ? Demanda mon père alors que nous pénétrâmes dans la suite.

- Dormir ! Je suis vannée ! Trop d'émotions pour moi ce soir !

- Ouais, pareil pour moi ! S'exclama ma sœur qui avait enfin arrêté de sautiller dans tous les sens.

Isabella éclata de rire avant de passer son bras autour de ses épaules et d'embrasser le sommet de son crâne :

- Un conseil, attends demain matin avant de rallumer ton téléphone parce que tu vas être harcelée de commandes. Fini le temps libre pour toi ma belle !

- Ouais ben je vais faire une grâce mat' avant que ça ne soit plus possible pour moi !

- Tu as tout compris, bienvenue dans mon monde !

Elles rirent une fois de plus avant que chacun ne se sépare pour aller se coucher : la nuit était déjà bien entamée et la journée avait été longue.

Isabella et moi entrâmes dans notre chambre et elle déposa au sol son sac qui contenait toutes les affaires dont elle avait eu besoin dans les vestiaires.

- J'espère que tu as passé une bonne soirée. Fit-elle en se laissant tomber sur le ventre sur le lit qui avait été refait durant notre absence. Elle n'avait enlevé ni la très petite robe rouge qu'elle n'avait plus quittée depuis son interprétation de Side to Side, ni ses chaussures à lanières qui allaient agrémenter un grand nombre de mes rêves.

- Excellente ! C'était probablement le meilleur de mes anniversaires !

Malgré son visage enfouit dans la literie et ses cheveux qui barraient son visage, j'aperçus qu'elle haussait un sourcil :

- Probablement ?

- J'ai peut-être été un peu jaloux à quelques reprises, confessais-je en m'allongeant à ses côtés, sans avoir quitté mon costume, ni mes chaussures : je n'en n'avais plus la force.

- Hum... Je pense savoir de quoi tu parles ! Elle rit à mes dépends mais je ne pus lui en vouloir tellement son rire était cristallin et chaleureux. Ça te rassure si je te dis que tu es le seul homme que j'ai embrassé de la soirée ?

Je dégageais délicatement les quelques mèches qui m'empêchaient d'admirer son visage pour découvrir qu'elle arborait un large sourire.

- J'espère bien que j'étais le seul à fêter mon anniversaire.

- J'en sais rien... tout ce que je peux dire c'est que s'il y en avait eu d'autres, ils auraient juste eu une poignée de main !

- Tant mieux pour moi. Mon regard partit sur le plafond alors que je passais mes mains derrière ma tête. Peut-être que je peux avoir un nouveau cadeau...

Mes lèvres s'étirèrent dans un demi sourire.

- Eddy, il est cinq heures du mat', ton anniversaire est déjà fini !

- Hey ! Fis-je semblant d'être vexé. Mes doigts s'ancrèrent dans ses hanches pour la chatouiller et elle éclata de rire. Je perdais tout professionnalisme mais Garrett n'était-il pas présent lors de ce séjour pour permettre cela ?

- Traître ! Hurla-t-elle en riant, tentant de se retourner sur le dos pour se défendre. La pauvre oubliait que malgré son entraînement sportif, elle ne faisait pas le poids contre moi. C'est ainsi qu'elle se retrouva les poignets maintenus au-dessus de sa tête, mon corps écrasant partiellement le mien.

- Et maintenant, Mademoiselle Swan ?

- Bien ! Elle leva les yeux, l'air blasé en tentant de réprimer un sourire. Embrasse-moi et laisse-moi tranquille.

- Dit comme ça, ça me fait pas envie ! La taquinais-je en reprenant ma place à ses côtés, mes mains à nouveau sous ma tête.

J'aimais profondément la voir ainsi, détendue et joueuse. Je découvrais une nouvelle facette de sa personnalité.

- Han ! S'insurgea-t-elle se redressant avant de poser ses avant-bras sur mon torse, son visage à quelques centimètres du mien. Et là ? Sa voix se fit soudainement plus suave. Est-ce que tu veux m'embrasser ?

- Toujours !

Ses lèvres se firent douces et retenues sur les miennes. Je savais que nous n'irons pas plus loin, mais je m'en fichais, ça m'allait très bien. Je n'avais pas l'intention de pousser les choses tant que ses idées n'étaient pas claires et j'avais conscience qu'il allait lui falloir du temps pour me faire de la place dans sa vie, en attendant je prenais tout ce qu'elle avait à me donner.

Elle se recula et je passais mes doigts sur sa joue.

- Okay, c'était mon plus bel anniversaire !

- Tant mieux !

Elle me sourit avant de poser sa tête sur mon épaule. Nous nous endormîmes ainsi, encore vêtus, ses chaussures à lanières toujours à ses pieds.

...

La lumière du jour filtrait à travers mes paupières et je m'étirai lascivement sous les draps, le parfum de jasmin emplissant mes narines. Je me tournais sur le côté pour étreindre ma star préférée mais ne trouvais qu'une place vide et une literie froide.

J'ouvris les yeux dans un sursaut avant de scanner la pièce pour ne la voir nulle part. Mon regard se posa à côté de la porte donnant sur le salon pour découvrir que le sac qu'elle avait déposé en arrivant la veille avait disparu.

Je sortis du lit d'un bond et déboulai dans le salon pour trouver mes parents, Alice et Jasper assis autour de la table basse, le visage fermé. Ma sœur ne fit aucun commentaire sur le fait que j'avais dormi dans mon smoking et qu'il avait perdu de sa superbe en étant ainsi froissé, je sus alors que quelque chose n'allait pas.

Sans un mot, Alice me tendit une enveloppe fermée dont je m'emparai aussitôt, la tension m'assaillant. "Edward" était inscrit sur le papier et je reconnus aussitôt l'écriture d'Isabella. Un regard circulaire m'apprit que Garrett n'était pas dans le salon mais que la porte de sa chambre était ouverte.

C'est quoi ce bazar ?

Je me laissai tomber sur le canapé au côté de ma mère et décachetai l'enveloppe, la boule au ventre.

"Edward.

Je sais que tu ne vas pas aimer ce qui va suivre, et je suis bien contente d'avoir l'opportunité de t'expliquer ceci par écrit et pas de vive voix.

Dans la nuit, j'ai reçu un appel de Daddy Yankee -j'ai dû prendre sur moi pour ne pas hurler alors que tu dormais !- il a regardé la cérémonie d'hier en direct et figures toi qu'il a fait appel à moi pour l'enregistrement de son prochain hit !

Est-ce que tu te rends compte, Edward ?

Pas moi, nom de Dieu ! Tu me verrais... je suis en train de trembler, ce qui ne facilite pas l'écriture de cette lettre !

Bref, je suis en train de réaliser mon rêve là !

J'aurais aimé t'avoir à mes côtés mais voilà... Je sais que tu ne comprendras pas mon choix, et je ne te le demande pas, mais je préfère te laisser profiter de ta famille : c'est ton anniversaire (oui bon plus vraiment mais ne chipotons pas !) et ils sont venus exprès pour toi, je ne pouvais pas te demander de les laisser pour m'accompagner. Je suis donc partie avec Garrett, tu as déjà dû recevoir son CV sur ta boite mail parce que je sais que tu ne dois pas vraiment apprécier qu'il soit seul avec moi sans que tu ne sois là pour veillez sur lui et moi en même temps !

Je préfère ne pas te dire où je rejoins Daddy Yankee parce que je sais aussi que tu serais capable de prendre l'avion pour me rejoindre, et même si ça me toucherait, ça ne serait pas sérieux !

J'aimerais sincèrement que tu profites de tes proches, profitez-en pour faire le Walk of Fame maintenant que je ne suis plus là pour contrecarrer vos plans ! Dans ta boite mail tu trouveras aussi le CV de votre chauffeur pour la fin de votre séjour, William, il m'a été chaudement recommandé par Sam mais je t'avoue que je n'ai pas eu le temps de le rencontrer, tout se fait un peu trop rapidement, j'en ai le tournis.

Bref, je ne devrais pas en avoir pour plus d'une semaine, profite de ton week-end avec tes proches, on se retrouve à Seattle.

Ne m'en veux pas trop, s'il te plaît. C'est Daddy Yankee et je peux pas refuser un single avec lui, ça serait un suicide professionnel !

Je t'embrasse.

Bella.

PS : Tu trouveras ton véritable cadeau dans notre salon.

La lettre glissa de mes mains pour tomber lentement au sol.

- Qu'est-ce qu'elle dit ? Alice était incroyablement pâle, une ride précoce barrait son front.

- Je crois que c'est secret.

Elle n'en fit pas cas et se saisit de la lettre. Je ne l'en empêchais pas : je n'en avais pas la force. Bien sûr, ce n'était que l'histoire d'une semaine à la suite de laquelle elle allait me revenir, mais elle avait préféré partir avec Garrett plutôt que moi. Elle allait réaliser son rêve, le projet professionnel qui était le plus important à ses yeux et pas un instant elle ne s'était dit que j'aurais préféré être avec elle plutôt qu'à L.A. pour regarder un fichu trottoir avec des étoiles !

Je me sentais... trahi. Vexé.

Alice paraphrasa la lettre pour mes proches mais je ne l'écoutais pas. Isabella était partie avec Garrett... J'avais beau savoir qu'il n'y avait pas de risque pour qu'elle cherche à avoir une quelconque relation avec lui, je n'avais pas confiance pour autant. Et c'était sans parler de Daddy Yankee... Saurait-elle rester professionnelle avec lui ? Je savais qu'elle était prête à faire beaucoup de choses pour chanter avec lui, mais où se trouvait sa limite ? Je ne pouvais m'empêcher de repenser à la fois où ils s'étaient retrouvés tous les deux sur scène, visiblement ce n'était pas le genre d'homme auquel on pouvait dire non et il semblait bien le savoir.

Qu'allait-il réellement se passer entre eux ? Isabella saurait-elle garder ses distances ? Garrett oserait-il stopper les choses si besoin ?

Pire que trahi ou vexé, j'étais jaloux... à en crever...

Mes proches décidèrent de ne pas se laisser abattre et de partir visiter la ville, je n'eus pas d'autre choix que de les suivre. Le mode pilote automatique s'était mis en route et je n'étais libre d'aucune décision, je ne faisais que suivre le mouvement en ruminant.

Il avait été convenu que les Weber se joindraient à nous pour parcourir L.A., le fameux William au volant de la limousine. J'avais appris qu'Isabella et Garrett avaient pris une voiture banalisée pour rejoindre l'aéroport et ça ne m'avait fait ni chaud ni froid. Alice m'avait dissuadé de chercher sur les réseaux sociaux où se trouvait Daddy Yankee et même si je savais qu'elle avait raison, je lui en voulais.

J'en voulais à tout le monde, même à Angela qui tenta à plusieurs reprises de me faire comprendre qu'Isabella ne faisait que réaliser son rêve et serait bien plus disposée à entretenir une liaison une fois que ce rêve serait accompli.

J'avais eu envie de lui demander où était le rapport, d'autant plus qu'elle était censée ignorer que la liaison avec Mike n'était que du vent, mais je me tus, ne souhaitant pas que le nom de la star (de ma star !) ne franchisse mes lèvres. Sa traîtrise était aussi douloureuse que la balle d'un sniper !

C'est maussade et esseulé que je pris la direction de l'aéroport ce soir-là. Angela était repartie quelques heures avant moi et le vol de mes proches n'était prévu que le lendemain matin. Sur le trajet, William m'avertit que le jet privé d'Isabella avait été affrété spécialement pour moi, et cela me tordit l'estomac. Comment pouvait-elle être suffisamment adorable pour me prêter son avion mais tellement hypocrite qu'elle avait préféré partir sans moi ?

Le vol fut incroyablement long, William étant resté à Los Angeles -non pas que je lui aurais fait la conversation de toute façon...- et je l'occupais en fixant la merveilleuse photo qu'Alice avait eu la bonne idée de prendre, juste avant que l'on ne parte pour la cérémonie : Isabella était à mon bras et s'était forcée à sourire. Même si, sur le cliché, elle était tendue et que ses yeux ne pétillaient pas, elle était ravissante dans la robe que ma sœur lui avait confectionnée, d'un bleu roi qui contrastait merveilleusement bien avec la blancheur de sa peau, son décolleté était doucement souligné. Ses manches pagodes, longues et transparentes couvraient quasiment ses petites mains. Une rosace constituée de centaine de strass argentés soulignait sa hanche délicate, sur son côté gauche.

Elle avait été divine et j'étais plus qu'heureux qu'elle ait été immortalisée à mes côtés. Nous formions un très joli couple, même s'il n'avait rien de réel.

Un taxi me déposa au pied de notre bâtiment, sur la quatrième avenue et, même si je savais qu'elle était alors aux côtés du chanteur de reggaeton à faire probablement des choses dont j'aimerais ne jamais rien savoir, une petite étincelle s'alluma dans mon esprit, espérant qu'elle soit déjà rentrée à l'appartement, que tout cela était fini et qu'elle était en train de m'attendre, sirotant une boisson depuis le canapé.

Mais la porte s'ouvrit sur un appartement vide. Seul le bruit du moteur de la pompe de l'aquarium des méduses se faisait entendre. Mon cœur se fendilla un peu plus en une multitude de morceaux.

Elle m'avait parlé d'un cadeau qui m'attendait à l'appartement et il était là, sous mes yeux. Mon Steinway et Sons. Mon piano. Elle l'avait fait venir depuis Chicago. Pour moi.

Des larmes s'échappèrent de mes yeux sans prévenir. Je fixai mon instrument alors que la bonne voie à suivre s'imposa à moi. Je sortis mon téléphone de ma poche et pianotais rapidement un numéro que je connaissais par cœur depuis le temps.

Mon interlocuteur décrocha à la seconde sonnerie.

- Emmett, j'ai besoin d'un service !

0:-)

Je vais vous aider pour les reviews...

1 - Quoiiiii Crazybells nous gonfle avec sa cérémonie pendant des semaines et finalement pas un mot dessus ? Est-ce qu'au moins Bella a gagné quelque chose ?

2 - Ce moment de tendresse ultime... *-* Crazybells se transforme en guimauve...

3 - Bella qui se barre en pleine nuit ? C'est une garce ou est-ce qu'on la comprend ?

4 - Eddy qui rentre tout seul à l'appart... :-(

5 - Le coup de fil d'Edward à Emmett... Bon, si Crazybells termine son chapitre dessus, c'est que c'est important, non ? En même temps elle est tellement cheloue qu'elle fait du suspens avec des trucs qui n'en valent pas la peine alors est-ce qu'il faut vraiment que l'on se creuse la cervelle avec ce coup de fil...

Avez-vous aimé ce chapitre autant que moi ? 0:-)

Puis-je annoncer une sacréééée surprise pour vendredi prochain ? Je peux pas teaser (sinon c'est pas drôle !) maiiiiis... piouuuuf vous savez pas ce qui vous attend ! *-*

Bon vendredi et un magnifique week-end à tous ! :-*