Coucou, vous ayant un peu torturé avec amnésie, un petit OS mignon et humoristique pour me faire rattraper. Je vous adore
Enjoy
L'école, quelle galère
Alec mit ses mains dans ses poches attendant silencieusement devant les grandes grilles de son école.
Une fois de plus, il était arrivé en avance ... Enfin bon, au moins, il pourrait profiter de la salle comme bon lui semble. Il avait évité l'arrivée des autres étudiants, ainsi que l'heure de pointe des voitures et du gros concierge qui lui aurait encore proposer l'un de ses infâmes gâteaux.
Oui, ça valait le coup d'attendre un petit peu.
Enfin, le gardien ouvrit le grand portail en fer forgé, laissant aux rares élèves en avance le loisir d'admirer la haute école de stylisme d'Idris.
Chaque étudiant qui se trouvaient dans cette école avaient une chance folle par la réputation des cours et aussi pour la sa sévérité concernant les admissions.
Néanmoins, avec un taux de réussite supérieur à la moyenne au BAC dans son option sur la mode et une collection de tunique Bollywood à couper le souffle, Alec n'avait eu aucun problème à se faire une place dans cette école.
Sans oublier qu'il avait eu un excellent mentor.
Pénétrant dans le bâtiment, il se dirigea vers les grands ateliers et pris place sur une des grandes tables de dessins afin d'y sortir ses croquis. Les scrutant, il redessina un peu l'ourler d'un des costumes style victorien, et le haut d'un bustier d'une robe de cocktail. Il n'y avait plus qu'à attendre le reste des élèves et le professeur principal afin que les travaux pratiques puissent commencer.
Certaines têtes familières passèrent enfin l'embrasure de la porte, et adressèrent un grand sourire au jeune homme brun. Celui-ci se leva et les salua un par un.
Lydia, une jeune fille blonde au caractère fort, se jeta dans ses bras, apparemment surexcitée :
« Alec, mon grand, tu ne devineras jamais ! », s'écriait-elle.
« Euh ... que se passe-t-il ? », demanda le jeune homme, innocemment.
« Je suppose que tu n'es pas allé voir le tableau ce matin ... »
Alec fronça son sourcil droit et adressa à la blonde un air blasé
« Bien sûr que non. Je n'y vais jamais, tu le sais bien pourtant »
La jeune femme soupira, puis déclara avec un grand sourire :
« Nous allons avoir un nouveau professeur de stylisme ! L'ancien a pris sa retraite ! »
Le visage d'Alec se renfrogna un petit peu plus, sous le visage étonné de Lydia.
Si elle savait ...
Soudain, la sonnerie retentit dans le bâtiment, et tous les autres élèves, encore à l'extérieur, se pressèrent vers leurs salles respectives.
Et un homme entra dans la salle où se trouvaient Alec et Lydia.
Beaucoup retinrent leurs souffles, tandis que le jeune homme déglutissait difficilement :
L'homme en question observait ses nouveaux élèves avec un sourire des plus charmeurs. Ses yeux, d'un ambre presque aussi pur que de l'or, balayaient les rangs, tandis qu'il se passait une main dans ses cheveux, eux aussi ébène qui étaient zébrés de mèches assorties à ses yeux.
Et d'une voix belle et grave, il déclara :
« Bonjour à tous, je suis Magnus Bane, votre nouveau professeur de stylisme. »
Simple et court mais terriblement efficace. Les garçons qui fréquentaient le cours étaient scotchés de voir l'assistant de Karl Lagerfeld en personne tandis que les jeunes filles roucoulaient devant ce bellâtre au teint matte et aux origines asiatique. Alec lui se décomposait mais essayait de le cacher, le rouge lui montait aux joues
Quand, comme lui, on a un penchant pour les hommes, on ne peut tout simplement pas rester de marbre face à celui-ci. Soit Magnus vous répugne par son excentricité, soit il vous fait craquer surtout vêtu d'un costume cintré noir, d'une chemise blanche rehaussée d'un gilet gris sans manche. Seule sa cravate était de mauve éclatante avec des reflets irisés roses.
Le silence revint dans la salle lorsque leur nouveau professeur frappa sur le tableau avec la grande règle métallique
Immédiatement, son sourire séducteur repris sa place et il déclara :
« Bien, nous allons reprendre là où vous en étiez : Veuillez-vous placez chacun derrière un plan de travail, et allez chercher votre matériel pour le patronage, la découpe et la couture. Les machines sont à dispositions derrières quand vous serez à l'étable d'assemblage. Je veux que vous réalisiez aujourd'hui la robe de cocktail demandée par votre ancien professeur.
Alec, habitué à rester en retrait, élu domicile sur la table la plus éloignée. Il avait toujours travaillé de cette façon et il ne comptait pas changer ses habitues
Le début se passa dans le calme. Les tissus étaient choisis avec soins, le papier de soie était déroulé afin de découper les patrons en fonction des différents modèles. Magnus arrivait à gagner facilement la confiance des étudiants en se montrant ferme quand il y avait une erreur pour un choix de tissu ou de type de couture mais aussi très enjoué en voyant les croquis magnifiques qu'il avait devant les yeux.
C'est alors que deux soleils vinrent se poser dans la yeux azur d'Alec, qui prit soudainement une teinte rouge pivoine. Ses yeux semblaient le transpercer de toutes parts tant ils étaient ... intenses !
« Avez-vous une question, monsieur ... »
« Lightwood, Alec Lightwood » répondit-il tout en tâchant de regarder ses notes.
« Bien, avez-vous une question, Alexander ? »
Le brun se sentit frémir lorsque l'asiatique prononça son prénom . Avait-il rêvé ou il l'avait dit avec une intonation particulièrement ... suave ? en plus il n'avait pas utilisé son diminutif. La poisse.
Il serra les dents tout en se demandant pourquoi les Dieux l'avaient-ils fait gay ?
« Du tout monsieur. Vous devez-vous tromper., » répondit-il néanmoins.
« Bien. Je pense que nous pouvons commencer ? »
Les élèves s'établirent alors sur chacune des grandes tables, déroulant des mètres et des mètres de soieries et autres cotonnades afin de faire de donner vie à leurs créations par l'assemblage sur mannequin rigide. Alec lui restait toujours sur la table de travail la plus éloignée son attention était portée exclusivement sur cette robe au bustier en brocart lie de vin aux incrustations dorées.
Une demi-heure passa, et le jeune Lightwood remarqua malgré lui qu'il était terriblement en avance par rapport à ses autres camarades. Il avait toujours eu une grande réflexion accompagné d'une solide logique, il terminait donc relativement avant les autres. Pour lui ce n'était pas ces étapes simples, le plus difficile, était de trouver les idées à déposer sur papier. Surtout qu'il recherchait toujours la perfection. La réalisation, il maitrisait puisqu'il faisait régulièrement des tenues pour les membres de sa famille.
Soudain, il sentit deux bras glisser le long de sa taille pour venir se poser sur la table !
« Alors, où en êtes-vous ? »
Les yeux bleus d'Alec s'agrandirent tandis qu'il reconnaissait la voix de son professeur. Plus rouge qu'il ne le devrait, et terriblement mal à l'aise quant à la proximité de leurs deux corps, le noiraud répondit rapidement :
« Je vais tracer les coutures et puis épingler sur le mannequin afin de faire le surfilage. C'est grâce à cela que je verrai si je dois refaire des pinces sur le modèle du bustier ou si je peux le laisser tel quel »
« Oh, vous êtes terriblement en avance ! Etes-vous sur de n'avoir brûler aucune étape ? », demanda l'asiatique, glissant malencontreusement son visage dans le creux du cou d'Alexander.
Le jeune étudiant sentit alors le souffle du styliste contre sa peau, et il commença à défaillir. Il ne put se retenir qu'en agrippant fermement la table et en se mordant les lèvres ... Bordel, il fallait que cet enfoiré cesse ça tout de suite.
« Alors ? », redemanda la voix grave du professeur, tandis qu'il appuyait son corps contre celui du jeune Lightwood qui se retrouvait bloqué entre la table et son enseignant.
Celui-ci, déjà rouge, ne pus s'empêcher d'afficher une teinte encore plus foncée, et répondit difficilement :
« Je suis certain d'avoir fait mon travail correctement. Cependant, je vous demanderais d'arrêter cela immédiatement, s'il vous plait ... »
« Oh ... Oh pardon, excusez-moi ! Je ne m'en étais pas rendu compte !
Il se redressa alors aussitôt, et traversa l'allée pour voir ses autres élèves.
Le brun lui lança un regard noir.
Il ne s'en était pas rendu compte ?
Mon œil.
Durant toute la fin de journée, Alec n'entendit parler que de Magnus Bane.
Lydia en était folle : et hop, on parlait de ses magnifiques yeux dorés, et hop après on se demandait quelle était la marque de son shampoing, et hop comment faisait-il pour se maquiller à la perfection et hop étais ce lui qui cousait ses propres tenues ?
Une véritable hystérique.
Le jeune homme aux yeux azur se hâtait dans la rue : plus loin il serait de la FAC, mieux il se porterait.
Et il avait un compte à régler.
A peine eu-t-il franchit la porte de son appartement, il se rua vers le salon et balança son carnet de croquis sur le canapé.
Carnet qui atterrit dans le visage d'un homme.
Magnus Bane.
« ESPECE D ABRUTI EXCENTRIQUE ! s'écria Alec, en colère, Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans la phrase : on fait semblant que l'on ne se connait pas, on ne se touche pas et on ne parle pas à l'autre en dehors des cours ?! »
« J'ai tout respecté à la lettre ! », se défendit le brun, « j'ai fait semblant de ne pas te connaitre, je ne t'ai pas parler en dehors des cours, ce qui d'ailleurs fut terriblement dur, et ... »
« ET, tu m'as touché ! »
« Erreur ! », s'exclama Magnus. « Je dirais plutôt que je me suis penché sur ton travail et voir la robe de Clary pour sa fête de fiançailles avec Jace. Elle se doit d'être parfaite, ce n'est pas tous les jours que l'on se fiance ! »
Alec ferma les yeux tandis qu'il se mettait une main sur le front. Mais qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter un petit ami pareil ?!
« J'aurais dû refuser quand tu m'as dit que tu avais trouvé un boulot à l'école de stylisme ... ça m'aurait évité bien des ennuis », murmura-t-il.
Soudain, deux bras musclés vinrent lui enserrer la taille, et il ne put s'empêcher de se coller un peu plus contre le corps de son amant.
Magnus embrassa le front de son petit ami, puis déclara :
« Dit pas ça, je vais finir par m'en vouloir ... »
L'étudiant le regarda, sceptique, puis soupira une énième fois.
Jamais il n'arriverait à avoir le dernier mot avec cet imbécile.
Imbécile qui venait de fourrer son nez dans son cou, faisant frémir Alexander qui se recula rapidement :
« Arrête ça ! »
« Oh, si on ne peut même plus s'amuser ... » grommela Bane mécontent.
« Non, ce que je veux dire c'est que tu m'as fait exactement la MEME chose ce matin. Tu SAIS que cet endroit est sensible ! Tu as vraiment eu un comportement stupide ! Et si quelqu'un nous avait vu ? Qu'est-ce qu'on aurait fa... »
Il ne put finir sa phrase, car le brun déposa un baiser brûlant sur ses lèvres, tout en le faisant basculer sur le canapé.
Et tandis qu'il mordillait ardemment le cou de son compagnon le faisant gémir de plaisir, il dit :
« Les cours de stylisme vont devenir vachement plus intéressant maintenant que je suis là, tu ne trouves pas ? »
« A condition que tu me fasses l'amour un jour dans cette grande salle. Je t'aime Magnus »
« Je t'aime aussi Alexander »
Le professeur éteignit la lumière, leur laissant les lumières de la ville scintiller à l'intérieur du Loft alors qu'un baiser passionné s'échangeait entre les deux hommes.
Fin
Le prochain sera sans duite celui ou Alec va vouloir rendre jaloux Magnus et que malheureusement ça ne va pas très bien se passer ou celui sur le pari raté d'Alec et le gage de Magnus.
Bisous
Arianne
