Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps.


Mot du jour : Révélé

En fin d'après-midi, on sonna chez les Koganei. Shinji se sentait beaucoup mieux, mais il descendait tout même à son rythme. Il ouvrit la porte et vit son camarade de classe. Ce n'était pas la joie, mais il l'avait invité en lui demandant de ne rien dire à Rinnosuke.

— Tu veux quoi, le morpion ? questionna Hozumi, de mauvais poil.

— Rentre, ça ne sera pas long.

Hozumi hésita deux secondes, avant d'exécuter l'ordre. Il le suivit jusqu'à la chambre silencieusement et s'installa près de la table basse. Quelques semaines auparavant, il s'était assis au même endroit.

Sur son visage, Shinji lisait son impatience de quitter les lieux au plus vite. Il sut qu'il ne lui fera rien. Pour sa part, il se plaça sur son lit, car il ressentait encore un peu de la douleur.

— Je suis désolé de te faire venir ici, c'est parce que j'avais envie de parler, commença Shinji. Rinnosuke m'a révélé votre histoire d'amour au collège. Vous sortez jusqu'à ce que vous rompez après ta trahison.

Hozumi claqua la langue. Il se releva brièvement.

— Rinnosuke est amoureux de moi à présent et je l'aime en retour.

— Si tu veux te pavaner, tu n'as pas besoin de le faire, rétorqua sèchement Hozumi. Rinnosuke a été clair avec moi. Je n'ai pas envie de mourir et tu m'insupportes.

Shinji baissa les yeux par culpabilité.

De nouveau, Hozumi claqua la langue. Puis, il s'approcha de lui. Il bouscula Shinji en arrière et le surplomba de tout son corps, le visage à quelques mètres de lui.

— Tu sais quoi ? Je m'en fous vraiment de ce qu'il peut penser. Si je ne peux pas l'avoir, il en serait de même pour toi, déclara Hozumi. J'imagine que j'avais eu raison dans un sens, si tu es sali par un autre, tu te sentiras coupable au point de rompre, marmonna-t-il à l'oreille.

La peur s'immisça dans Shinji et il se débattit pour se libérer. De peur qu'Hozumi mît sa menace en exécution, il chercha une solution. Son cœur battit à tout rompre.

— Hozumi. Arrête ! Supplia Shinji, tandis que son tee-shirt était remonté. Si tu le fais. Tu vas aussi te briser !

À la suite de ses mots, Hozumi se figea.

Shinji, le souffle haletant le fixa, le défiant de reprendre son agression. À un moment, il sentait un spasme contre son poignet emprisonné. Puis, leurs regards se plongèrent l'un dans l'autre.

— Comment peux-tu en être si sûr. Tu ne me connais pas, annonça Hozumi avec dégoût.

— Car si tu voulais vraiment me briser, tu l'aurais déjà fait. Mais aussi, tu l'aurais fait dans ta chambre, ce samedi-là, répondit sereinement Shinji.

Hozumi se mordit la lèvre, désappointé. Tout son corps tremblait de rage, mais il finit par libérer sa victime.

— Tu sais Hozumi. Je trouve qu'on se ressemble tous les deux, reprit Shinji. Quand j'ai vu tes yeux pour la première fois, j'ai tout compris et j'en étais jaloux. Pourtant, j'ai remarqué autre chose à l'intérieur. Tu n'as jamais trahi Rinnosuke et on sait tous les deux à tel point qu'il peut être borné.

Les larmes s'échappaient d'Hozumi à chacun de ses mots. La compassion du brun apaisait la douleur de l'ex-petit copain. Ce dernier pleura longuement, avant l'arrivée bruyante de la grande-sœur. Hozumi préféra quitter la maison pour sauver le peu de dignité qui lui restait. Néanmois, il avait promis d'arrêter de s'en prendre à lui.

— J'imagine que Mitobe ne me parlera plus jamais, s'apitoya Hozumi.

— On laissera le temps passé et on réessayera, rassura Shinji. Je sais qu'il t'aime bien malgré tout.

— Comment peux-tu le savoir.

— Parce que Rinnosuke te regardait avec beaucoup de compassion quand tu es venu te proposer.

Hozumi le regarda. Puis, il détourna le regard en fuyant l'affirmation de son camarade de classe.