Bonjour mes lectrices préférées !

Momo 6 : peut-etre que cette fois les pensées de Bella te plairont ;) Moi aussi je suis persuadée qu'edward a fait le bon choix maiiiiis ce sont des nulos tous les deux hihi

Piran : Coucou :) Oui je sais, Edward qui pleure ça fait bizarre ^^ maiiis j'ai appris il y a peu que les hommes aussi savent pleurer alors ya pas de raison lol Bella fait de la place dans sa vie, c'est déjà un bon début :)

Laau : t'inquiète, il n'y a pas de soucis :) Non non, ça ne vient pas de toi mais de mon côté sadique ! Personnellement, j'ai beaucoup aimé prendre plusieurs chapitres pour les AMA's, uniquement pour faire durer le suspsens vis à vis du depart d'edward ;) Je comprends tout à fait que tu aies pu décrocher à cause de cela cependant ;)

oooh merci *-* Je suis contente de t'avoir fait apprécier Miky ! hihi Promis je ne ferai pas trop grossir notre Edward ahahah Moi aussi je suis satisfaite qu'il soit parti ! C'est bien d'être un employé, hein, mais arrivé un moment il faut arreter les betises XD Il voulait que Bella s'impliquent dans leur relation et c'est le meilleur moyen de savoir si elle eprouve des sentiments ou non :)

Jorja Smith, je ne connaissais pas du tout du tout. Je viens d'écouter Tomorrow. Je suis soufflée tellement ça ressemble effectivement à Bella ! Dommage que j'ai la flemme de retoucher cette fic sinon je l'aurais intégrée *-* Merci beaucoup pour ce partage *-*

Hey ! J'ai posté en temps et en heure :p

Au fait... Bella te semble être une "très très belle femme" ? C'est rigolo ça parce que je ne me suis jamais trop posé la question en fait. Je la fais jouer sur le côté "cocooning" et hyper classe mais j'ai jamais cherché au dela hihi

Merci beaucoup pour ta longue review :)

Raontage de life : cette nuit, parce que je n'ai pas vraiment dormi lol je me suis retrouvée devant les AMA's *-* je me suis tapée un délire à 4 heures du matin hihihi et bin c'est pas Bella qui a gagné XD

Une fois de plus , les paroles ne sont pas les miennes, même si j'ai dû les modifier un peu de sorte à coller à l'histoire.

PS : Rendez-vous dimanche sur Unlikely Love pour savoir qui est la méchante folle hystérique ! Surprises au rendez-vous !

Chapitre 45

L'annonce avait été... fracassante !

Mike et moi avions passé notre temps à écumer les sites people pour lire les différentes hypothèses expliquant notre rupture et nous avions trouvé de tout : des querelles au sujet du délai de nos fiançailles, un désir d'enfant inassouvi, une tromperie… Tout le monde s'en donnait à cœur joie mais personne n'avait évoqué une possible homosexualité.

Nous avions bien rigolé, installés sur mon canapé devant pizzas et défilés de mode diffusés à la télé.

A force de surfer sur le Web, j'avais enfin pris le temps de trier mes emails. Bien évidemment, je n'avais absolument pas reçu de félicitations de la part de mes parents, concernant ma victoire aux Awards mais n'en attendais pas. Je n'attendais plus rien d'eux et avais enfin réussi à tourner cette page. En revanche, nombreuses avaient été les personnes à m'avoir contactée à la suite de la cérémonie.

The Voice USA m'avait contactée afin de me proposer de participer à la prochaine saison. Malgré la présence de Adam Levine sur le programme, les dates et le lieu de tournage ne m'arrangeraient pas. Quitter mon appartement, même temporairement, pour m'installer à Los Angeles n'était pas dans mes projets, surtout avec la pression du prochain album.

J'avais tout de même pris le temps de la réflexion, lancer des carrières, sortir de jeunes artistes de l'ombre était quelque chose de merveilleux dans cette profession, mais il s'agissait là de ne propulser sur le devant de la scène qu'une seule personne parmi des milliers et ça je ne le supporterais pas.

Aussi, j'avais refusé la proposition.

Certaines, plutôt indécentes, m'étaient parvenues à la suite de l'annonce de ma rupture et c'était ce que j'avais appréhendé. Ramón en avait même profité pour se rappeler à mon bon souvenir… J'avais dû, avec toute la diplomatie dont j'étais capable, lui signifier que je n'étais pas intéressée tout en ménageant sa susceptibilité alors que nous étions sur le point de dévoiler notre chanson au public.

D'autres offres étaient tombées : certains avaient parlé de duos, d'autres m'avaient demandé de composer quelque chose. On m'avait même envoyé des partitions en me demandant si j'étais intéressée par l'idée de poser ma voix dessus.

Avec l'album qui n'était toujours pas terminé et qui devait être plus que parfait, je n'avais pas tout à fait la tête à travailler sur leur offre.

En revanche, une avait particulièrement retenue mon attention. Créer la bande originale d'un film, alors en post production, voué au succès. Les délais étaient courts car le film était sur le point de sortir sur les écrans, seulement le réalisateur avait eu du mal à arrêter son choix sur l'interprète. Je comptais m'intéresser à cette offre une fois l'album bouclé même si le mail datait alors d'un mois. L'auteur du message avait certainement déjà trouvé quelqu'un d'autre, étant donné que je n'avais toujours pas fait suite, mais le film, adaptation d'un livre à grand succès, était tellement original et osé que le projet m'intéressait.

Mes fans allaient être choqués de ma participation, si je décrochais le contrat, et c'était ce que je cherchais.

Marquer les esprits….

Mais avant cela, il fallait que je termine l'album. C'est pourquoi Angela était debout dans le studio d'enregistrement, face au micro, les yeux sur son porte-partition.

Je l'avais prévenue du fait que Unlikely Love ne serait pas sur l'album, c'était mon morceau à moi, il signifiait bien trop de choses à mes yeux pour que j'accepte qu'il soit sur le prochain album. A la place, j'avais composé dans l'urgence deux nouveaux morceaux dont Angela ne savait encore rien. Ni les notes ni les paroles. C'est pourquoi j'avais écrit quelque chose de simple et de facilement interprétable, parce que je voulais qu'elle en saisisse la portée au moment même où elle l'interprèterait, principalement pour éviter qu'elle ne mène un interrogatoire mais aussi de sorte à ce que mes micros puissent saisir de véritables émotions.

J'avais dû écrire les deux morceaux dans la précipitation, parce que le départ d'Edward avait changé bien ses choses. Je n'avais même pas demandé à mes musiciens de s'occuper de la partie instrumentale, le délai était trop court, je m'en étais donc occupée rapidement via Musique Assistée par Ordinateur.

Lorsque j'avais quitté la Meyer Reccords, mes principaux investissements financiers avaient concernés l'informatique : ma table de mixage, l'ordinateur qui y était relié ainsi qu'un séquenceur MIDI. Tout cela me permettait de pouvoir jouer moi-même mes partitions, depuis ma salle de mixage, sans autre instrument que l'informatique. Le logiciel avec lequel je travaillais, Cubase, me permettait de jouer électroniquement avec plus d'un millier d'instruments sans que personne ne s'en rende compte.

En temps normal, je préférais compter sur Jacob, Quill et Embry, ils me permettaient d'avoir un œil -et surtout une oreille- objectifs sur mes compos, jugeant et critiquant avec franchise au besoin. A force d'avoir la tête sur mes partitions, il m'arrivait d'en perdre le fil et de plus être totalement objective sur ce que je produisais, les garçons m'étaient donc indispensables.

Mais j'avais été prise par le temps. Le départ d'Edward m'avait fait retirer Unlikely Love de l'album et j'avais dû produire quelque chose rapidement. L'inspiration m'avait alors fait écrire non pas une mais deux chansons de substitution. J'avais des choses à transmettre à Edward, à lui faire savoir…

Je tapais un coup sur le miroir sans tain, signifiant à Angela que j'étais prête à enregistrer. Elle se saisit de la bouteille d'eau posée sur le porte-partition et but une gorgée avant de la refermer et d'aligner les trois feuilles de partition noircies au crayon.

Je lançai la bande instrumentale et Angela compta les notes puis les mesures avant de commencer. La voix emplit la pièce.

« J'ai décroché ma belle étoile
Comme firmament de tes journées
J'ai découvert ton torse nu
Pour recouvrir mes mains gelées
J'ai laissé mon château en feu
Pour apaiser ta solitude
J'ai rendu mon frère malheureux
Mais gagné toute ta gratitude

Alors, promets-moi de ne jamais me quitter quoiqu'il arrive
De ne pas changer de rive à part si j'viens avec toi
Alors, saches que si tu t'en vas
Je seras à la dérive
Et j'irai mourir au pied de la porte de chez toi

Je t'aime comme je n'ai jamais aimé
Comme je n'ai jamais rêvé
Comme si je voyais enfin ce qu'est l'amour avec toi
Je t'aime comme je n'ai jamais osé
Comme je n'ai jamais aimé
Comme si tu avais toujours été présent avec moi

J'ai parcouru la terre entière sans rien trouver de plus puissant
J'ai les jambes qui me tiennent à peine
Mais mon cœur est fort et persistant
J'ai frappé à la porte d'un roi pour aller prendre de tes nouvelles
Il m'a dit certain, aucun trésor,
n'est plus beau que celui qui t'émerveille

Alors, promets-moi de ne jamais me quitter quoiqu'il arrive
De ne pas changer de rive à part si j'viens avec toi
Alors, saches que si tu t'en vas
Je seras à la dérive
Et j'irai mourir au pied de la porte de chez toi

Je t'aime comme je n'ai jamais aimé
Comme je n'ai jamais rêvé
Comme si je voyais enfin ce qu'est l'amour avec toi
Je t'aime comme je n'ai jamais osé
Comme je n'ai jamais aimé
Comme si tu avais toujours été présent avec moi.
»

Elle termina la chanson en haussant un sourcil et fixait son reflet dans le miroir, cherchant vainement à croiser mon regard. Sa voix avait fini faible, chuchotée, cassée et c'était exactement ce que j'avais cherché à obtenir.

Je tapais deux coups contre le miroir, signifiant que je validais ce que je venais d'entendre. Ceci étant, son sourcil resta arqué, démontrant qu'elle ne s'interrogeait pas sur le rendu de son travail mais sur les paroles en elles-mêmes.

J'allais y avoir droit à son interrogatoire...

Pour autant elle ne dit rien de plus et but une nouvelle gorgée d'eau. Elle fit rouler la tête sur ses épaules avant de s'éclaircir la gorge.

Le regard sur le miroir face à elle, Angela leva un pouce en pinçant ses lèvres, me demandant silencieusement si elle pouvait enchaîner avec le second morceau. Je frappais un coup sur le miroir et elle entama le dernier morceau qui composait l'album.

« Je crois que j'étais bien trop lâche
Pour lui dire adieu les yeux dans les yeux
Partie sans même prendre bagage
Pensant faire ce qui était mieux
Je fais toujours ce même rêve
Je me vois remonter le temps
Revenir à nos plus belles balades
Tous les deux sur les quais les yeux vers l'horizon

Il m'a aimée de tout son amour, de tout son cœur
Il m'a donné tout ce qu'il avait quand je n'étais rien
Qu'est-ce que j'ai donné en retour
Je n'lui ai causé que du chagrin
Lui qui ne rêvait que d'amour
J'avais son cœur entre les mains

Des souvenirs au goût amer
Caressent mes doutes les plus sensibles
Sachant que mes actes d'hier restent à jamais irréversibles
Je sais que je n'étais pas pour lui
Pourquoi me manquerait-il autant
J'y repense à me rendre malade
Et toutes les nuit j'espère retrouver la raison

Il m'a aimée de tout son amour, de tout son cœur
Il m'a donné tout ce qu'il avait quand je n'étais rien
Qu'est-ce que j'ai donné en retour
Je n'lui ai causé que du chagrin
Lui qui ne rêvait que d'amour
J'avais son cœur entre les mains

Je l'ai revu deux ans plus tard
J'ai compris qu'il était trop tard
Dans ses yeux cette lumière qui brille
il m'a dit faire ce même rêve
Se voyant remonter le temps
Revenir à nos plus belle balades
Espérant que j'revienne un jour à la maison

Il m'a aimée de tout son amour, de tout son cœur
Il m'a donné tout ce qu'il avait quand je n'étais rien
Qu'est-ce que j'ai donné en retour
Je n'lui ai causé que du chagrin
Lui qui ne rêvait que d'amour
J'avais son cœur entre les mains
»

Une fois de plus, Angela haussa un sourcil dans ma direction, le temps d'une vraie conversation s'annonçait. Je frappai à trois reprises sur le miroir afin de lui signifier que le morceau n'était pas parfait et que nous avions encore un peu de travail à fournir mais elle rangeait déjà les partitions pour me pouvoir me joindre…

Sur une colline, à Chicago

Un mois et demi que j'avais quitté Seattle. J'avais petit à petit reprit contact avec la réalité, réinstaurant une douche quotidienne à ma routine, au grand soulagement d'Alice qui avait vite cessé de me traiter comme elle le faisait avec ses amies lors d'une peine de cœur.

Elle était passée de la sœur attentionnée pleine de délicatesse à un petit diable sans pitié. Je n'avais donc pas eu d'autre choix que de me reprendre en main.

Je n'avais pas à cœur de chercher un nouvel emploi, ça serait comme tirer un trait définitif sur mon travail à Seattle, sur Isabella, rendre les choses concrètes et je n'étais pas prêt pour ça.

Un profond soupir m'échappa, attirant l'attention de mon père affairé avec la cafetière. Il se détourna de la machine pour me faire face, prenant appui sur le plan de travail de la cuisine derrière lui et croisa ses bras sur son torse.

-Qu'est-ce qui t'arrive, fils ?

-A ton avis ?

Il récupéra sa tasse qui venait tout juste d'être remplie par la machine.

-Tu as eu des nouvelles d'elle ?

-Aucune ! Lâchais-je avant de laisser tomber ma tête sur mes avant-bras, croisés sur l'îlot central.

-Tu l'as contactée au moins ?

-Non !

-Alors pourquoi est-ce que tu te plains de ne pas avoir de nouvelle ?

-Y'a aucun rapport !

-Bien sûr que si : tu veux des nouvelles mais tu n'en prends pas.

Je relevais la tête précipitamment, me donnant un bref tournis.

-Je lui ai laissé une lettre ! La moindre des choses aurait été qu'elle y réponde !

-Arrête Edward, tu te doutes bien que si elle ne t'a pas appelé c'est qu'elle a trop de travail.

-Ou qu'elle est trop fâchée pour dire quoi que ce soit.

-Ou qu'elle-même attend de tes nouvelles. Cesse de te tourmenter et appelle la !

-Non !

-Et pourquoi pas ?

-Parce que ce serait trop facile !

La bombe était lâchée, mon père allait enfin saisir que son fils était un abruti. J'allais voir la déception se dessiner sur ses traits et je regrettais déjà les mots qui venaient de franchir mes lèvres.

-Comme ça trop facile ? Pour qui ?

-Laisse tomber.

-Ne me dis pas que c'est une espèce de compétition entre vous !

-Ben jte dis rien alors !

-Edward ! On ne t'a pas élevé comme ça !

-Ça n'a rien à voir avec votre éducation ! C'est juste que c'est à son tour de prendre contact avec moi…

-Alors c'est une question d'ego ?

Les yeux de mon père s'écarquillèrent. Il venait d'appuyer là où ça faisait mal. Bien sûr que c'était une question d'ego : j'étais celui qui était parti, je ne pouvais donc pas revenir en rampant vers elle, je ne pouvais pas l'appeler pour prendre de ses nouvelles… De quoi aurais-je l'air sinon, mise à part un amoureux au cœur brisé ?

Jasper arriva à la villa, détournant notre attention et me sauvant de cet interrogatoire. Il avait l'air hagard, les cheveux en bataille et les vêtements froissés. Depuis quelques jours, il était distant et passait de moins en moins de temps avec nous, ce qui n'était absolument pas dans ses habitudes.

Jasper, qui était le calme incarné, habituellement capable d'apaiser mon électrique de sœur en un seul regard était incroyablement nerveux, triturant sans même s'en rendre compte la manche de sa veste.

-Hey, ça va mec ? T'as pas l'air bien ! Lui demandais-je alors qu'il venait de se hisser sur un tabouret voisin du mien.

Mon père s'occupa aussitôt à lui faire couler un café, comme si Jasper n'était pas déjà suffisamment tendu, alors que celui-ci posa ses yeux sur moi, comme s'il était surpris de me voir dans la cuisine. Ou comme si je venais de dire une absurdité.

-Ouais, ouais, ça va, beaucoup de travail en ce moment, c'est tout.

-Okay…

Je savais ce que c'était que ne pas vouloir s'étaler sur les sujets épineux. Je ne comptais plus le nombre de fois où Alice avait tenté vainement de mener un interrogatoire sur la vie aux côtés d'Isabella : est-ce qu'elle vivait en appartement ou dans une villa ? Est-ce qu'elle avait une piscine, un chien, un perroquet ? Est-ce qu'elle mangeait bio et équitable, des graines germées et du tofu ?

Bref, j'avais été à bonne école avec ma sœur, comme si mes missions top secret n'avaient pas été suffisantes.

Mon père déposa la tasse fumante sur le comptoir et ouvrit la bouche, visiblement pas prêt à lâcher l'affaire mais un bruit tonitruant à l'étage se fit entendre, nous faisant stupidement lever la tête vers le plafond, comme si nous étions tous les trois dotés de rayons X…

Ma sœur dévala les escaliers comme une furie et nous n'eûmes aucun doute sur le fait que c'était elle qui avait provoqué ce bazar à l'étage. Elle se mit à hurler alors que ses chaussons roses à paillettes entraient bruyamment en contact avec les marches de l'escalier.

Comment un poids plume comme elle peut faire autant de boucan ?

-La Grande Prêtresse a publié ! La Grande Prêtresse a publié !

Alice arriva dans la cuisine en courant jusqu'à s'allonger à moitié sur l'îlot central de sorte à ce que chacun d'entre nous puisse apercevoir l'écran de sa tablette numérique sur laquelle ses doigts étaient recroquevillés.

Aucun doute n'était possible sur l'identité de la Grande Prêtresse, Isabella avait déserté les réseaux sociaux depuis qu'elle avait mis en ligne son interprétation de Mad World.

Par la suite, bien évidemment, il y avait eu son interview lors de la soirée à l'Egyptian. Alice avait été étonnamment furieuse contre moi, me reprochant le célibat de sa star préférée, me criant dessus le fait que maintenant que son histoire avec Mike était terminée, j'étais censé être son successeur, seulement j'étais dans l'incapacité de lui expliquer qu'Isabella était déjà célibataire bien avant que je ne commence à travailler pour elle.

Pour autant, je ne pouvais m'empêcher de me demander si mon départ de Seattle avait un rapport avec l'officialisation de leur rupture.

Mon angle de vue sur la tablette de ma sœur n'était pas optimal et je pus seulement apercevoir qu'elle avait publié un selfie pris à l'aide d'une perche avec ses musiciens et Angela, dans son studio d'enregistrement mais je n'avais pas la possibilité de lire le texte qui allait avec et préférai sortir mon propre téléphone pour voir sa nouvelle publication.

Je lançai la page Facebook avant d'aller sur son mur. Isabella, magnifique et rayonnante malgré des joues toujours un peu plus creusées, apparue au premier plan, la tête d'Angela sur son épaule gauche. Jacob, Quill et Embry se tenaient à l'arrière-plan, Jacob au centre et de face, entouré des deux autres musiciens, de profil. Ils avaient tous les trois croisés leurs bras sur leur torse dans une position qui contrastait grandement avec leurs traits déformés par un rire.

La photo était accompagnée d'une légende :

« À force de rires, de larmes et de travail acharné, Angela Weber, Jacob, Quill, Embry et moi-même sommes heureux de vous annoncer la sortie d'un tout nouvel album sur toutes les plateformes de téléchargement, composé par mes soins, instrumentalisé par les musiciens les plus patients que je connaisse et interprété par la talentueuse Angela.

Nous attendons fébrilement vos retours.

Bonne écoute à vous et à tout bientôt ! »

-Non mais c'est quoi cette histoire ? Hurla ma sœur au moment où elle termina sa lecture.

Elle me fusilla du regard alors que ses doigts pianotaient d'eux même sur sa tablette jusqu'à trouver l'album en ligne.

-Tu étais au courant de ça ? Tu savais que ce serait cette pimbêche de Weber qui interprèterait l'album ?

-Angela n'est pas une pimbêche, et tu le sais…. Fut ma seule réponse : bien sûr que non je ne savais pas que ce serait Angela derrière le micro. Isabella avait travaillé tellement dur sur cet album que je ne comprenais pas ce qui avait bien pu se passer pour qu'un tel revirement se produise. J'avais été conscient que la jeune femme avait été bien plus présente à l'appartement dans les derniers temps, je savais qu'il se préparait quelque chose dont Isabella refusait de me parler mais de là à imaginer une pareille chose…

-Oh, une autre publication de la Grande Prêtresse ! Sursauta ma sœur, semblant reprendre contenance.

Je rafraîchis aussitôt la page, curieux du fait qu'elle ait publié deux choses à la fois.

Alice joignit ses mains sous son menton en levant les yeux au ciel, mimant une prière :

-Faites que ce soit un démenti ! Faites que ce soit un démenti !

De toute évidence, Alice n'appréciait clairement pas que ce ne soit pas Isabella derrière le micro…

Une nouvelle photo s'afficha sur mon écran, et cette fois ce fut moi qui étais mécontent. Isabella dont la peau était magnifiquement bronzée, et Daddy Yankee, caché derrière une large paire de lunettes de soleil, prenaient la pause sur une plage de sable blanc, une eau turquoise s'étendait derrière eux. Il avait passé son bras autour des hanches de ma star préférée alors que celle-ci semblait rire à gorge déployée.

La jalousie enserra ses larges mains autour de mon cœur jusqu'à le broyer.

A regret, je lus la légende qui surplombait la photo.

« Comme vous en a si intelligemment informés Jessica Stanley, lors de son interview si brillamment menée, Daddy Yankee et moi-même avons l'immense honneur de partager avec vous notre magnifique collaboration.

Merci à toi pour cette opportunité en or ! »

-Oooh ! Silence absolue dans la salle, je veux attendre ça ! S'exclama Alice en trépignant, le temps qu'elle trouve le duo en ligne.

Ma mère entra dans la cuisine à ce moment-là, emmitouflée dans sa robe de chambre, les plis de son coussin transférés sur sa joue.

-Il se passe quoi par ici ?

-La Grande Prêtresse est parmi nous ! Pépia ma sœur alors qu'elle s'apprêtait à nous faire entendre le fameux duo qui avait tout déclenché entre Isabella et moi.

-Comment ça ?

-Écoute moi ça !

Mais au moment où Alice allait lancer la lecture, Jasper la coupa dans son élan :

-Attends chérie, j'ai une question à poser avant que tu lances le clip.

-Oh Jazzou, je t'aime, mais tu crois sincèrement que ta question est plus importante qu'Isabella ?

On en parle de cet album ?

Bisous les filles !