Coucou à tous, voici un petit OS fiction qui se passe pendant la discussion avant le procès d'isabelle. Le lieu n'est pas le loft de Magnus.
Enjoy
Aku Cinta Kamu
Tout était calme à mon réveil. Lorsque j'ouvris les yeux, je me demandais ou je me trouvais. Petit à petit, je discernais un canapé, un beau bureau en acajou, un petit bar privé ou trônaient divers alcools et des baffles de musique.
Ok tout va bien, je suis dans mon bureau au-dessus du pandémonium. C'est tellement rare que je dorme ici. Et surtout pourquoi suis-je par terre ? Ou sont mes fringues ? Un éclair me passait devant les yeux pensant à ce sublime veston en brocart vert que j'affectionne beaucoup et que je ne voyais plus du tout. Pourquoi suis-je nu ? bon sang qu'est ce qui s'est passé. J'avais pas mal de questions qui se bousculaient dans ma tête et en 400 ans d'existence c'est bien la première fois qu'il m'arrive une merde pareille si je peux utiliser cette expression. Tout d'un coup un flash traversa mon esprit.
Alec !
Alec était avec moi et il n'y avait plus personne. Ou pouvait-il donc se cacher ? J'avais beau tout regarder, je ne trouvais pas ses vêtements. Son jeans, son t shirt troué, sa veste en cuir, tout était manquant. Mon cœur se serra un peu plus.
J'essayai de reprendre mes esprits. Il avait simplement dû se réveiller plus tôt et partir. Après tout, c'était logique vu ce qui s'était passé. Mais d'habitude c'est moi qui pars en catimini et pas l'inverse. Combien de personne ne se sont pas vues retrouvées le seul le matin parce que je disparaissais par un portail. Ça fait mal en fait d'être celui abandonné.
Comment tout cela était arrivé ?
Hier soir, alors que j'étais entrain de faire des commandes pour le weekend, Alec était venu me voir dans le but de me demander de l'aide pour sa sœur. En effet, la femme avec laquelle il devait se marier avait intenté un procès à la propre sœur de ce pauvre Alexander. Et tout ça pour quoi, pour des conneries de lois de chasseurs d'ombre. Bien évidemment j'avais compris de suite qu'il s'agissait de manigance pour obtenir la coupe mortelle. Seulement j'avais déjà été rejeté, je n'allais pas encore me jeter dans la gueule du loup.
« Magnus, je suis venu demander quelque chose pour ma sœur, elle veut que tu sois son avocat pour le procès »
Je connaissais bien les lois moi aussi et je savais très bien que je pouvais entrer dans les failles de ces dictats. Je le toisais, me moquant de sa « fiancée », de la « justice des chasseurs d'ombres » et mes paroles le touchaient même s'il restait de marbre. Je distinguais des petites flammes de colères du fond de ses grands yeux bleus surtout quand je lui ai parlé du prix. Je le voulais LUI. Et même que je le prendrais gratuitement. Tout son corps était tendu et à voir son visage cramoisi je compris qu'il n'avait pas l'intention d'en rester là.
« Non, demande moi autre chose »
Je sentais que ces paroles étaient encore l'œuvre de la lignée Lightwood. Bon sang, je détestais cette famille plus que tout sur cette terre. Certains démons arrivaient à trouver grâce à mes yeux par rapport à ces m'as-tu vu de shadowhunters
« hum, je ne sais pas, je dois trouver le bon prix, qu'est tu prêt a sacrifier pour sauver ta petite sœur chérie ? Ton arc et tes flèches ? qu'en penses tu ? »
Je m'étais rapproché de lui. Nous étions si proche l'un de l'autre.
« Oui... marché... »
Je ne le laissais pas finir sa phrase et je l'embrassais tendrement sur la bouche. Il fut si surpris qu'il ouvrît la bouche pour me crier dessus. Ouvrir sa bouche pendant un baiser quelle bonne idée, j'en profitais pour approfondir cet échange tout en refermant mes bras autour de lui. D'abord hésitant, il se colla brusquement à moi comme si j'étais une bouée dans un océan déchaîné. Lui qui ne voulait pas s'offrir à moi, il avait subitement changé d'avis. Son corps était parcouru de frissons, je ressentais e courant électrique au travers de son corps. Forcément ma magie me permet de sentir le feeling des gens. Mon désir ne faisait qu'augmenter. Allait-il se laisser aller et vraiment 'offrir à moi ? En tout cas moi je n'en pouvais plus. Il fallait que je découvre son corps. Je me décollais de ses lèvres et plongea vers son cou. Je traçais par de petits baiser la rune qui y était tracée. Comme je le savais, les runes sont des zones érogènes et qui permettent la relaxation. Il se sentait bien dans mes bras. Je n'en voulais pas plus, juste lui.
J'avais en tête des milliers de choses que je désirais lui faire découvrir mais il me repoussa d'un coup sec et vif. Il rouvrit les yeux et me regarda d'un air décidé
« Magnus…, non on ne peut pas…. Tu comprends ? »
Je le regardais, les yeux encore brillants de désir, sans saisir le sens de sa phrase. Il essayait de me dire quelque chose mais apparemment ça restait coincé dans sa gorge. Je décidais de lui pardonner de gâcher ce moment intense et repris mes esprits.
« Alec, je peux comprendre si tu veux. Tu n'as qu'as accepter le paiement de ton arc et de tes flèches, après ne reviens plus me voir, c'est tout ce que je te demande. Je ne peux pas vivre proche de toi alors que tu gâches ta vie. D'ailleurs je pense déménager. Je sais que je ne serai pas capable… oublies veux-tu… »
Ma phrase mourut dans ma bouche, je voulais lui dire que je ne pouvais pas vivre sans lui, que ma vie n'avait aucun sens. J'ai été frappé par le coup de foudre et c'est vraiment dommage qu'il ne fût pas partagé comme je le pensais. Je voulais partir de cette pièce, sortir prendre l'air, me mettre une cuite, pleurer et m'en aller.
Seulement je sentais sur moi un regard donné avec insistance. Alec réfléchissait et soudain son visage fut plus lumineux
« Je n'ai pas dit que je ne voulais pas mais que je ne pouvais pas… »
Je m'arrêtais soudain dans ma lancée vers la porte, il m'avait dit qu'il voulait. Alors tout n'était pas perdu…peut-être finalement avait-il des sentiments pour moi. Mais alors, pourquoi cette résistance ? J'osais une supposition.
« C'est à cause de Lydia ? tu ne peux pas annuler ce mariage pour ne pas entacher le nom de ta famille ? tu ne veux pas la faire souffrir ? »
Mon explication sembla le perturber, il secoua la tête comme pour dire non et partit dans un grand éclat de rire.
« Môsieur je suis censé avoir la connaissance de l'être humain car Freud me considérait en tant que tel, je t'annonce que tu te plantes complètement. Non mais tu crois vraiment qu'après ce qui vient de se passer je pense à mon Lydia. Quand tu as dit que tu me voulais, je savais que je voulais stopper le mariage. Je voulais juste voir si tu respectais mes choix et c'est le cas. Je pense simplement que tu es…et que moi je ne suis pas…, enfin tu vois... »
La franchement, j'étais complètement perdu. Quel brol complet. Il dut le lire sur mon visage et prenant une grande inspiration, il m'annonça d'une traite et rapidement
« Je vais tout te dire. C'est que je sais qu'en matière de …sexe…tu as pas mal d'expérience alors que moi…moi je n'en ai aucune. Je ne veux pas te décevoir, je ne veux pas être un mauvais amant. Je ne veux pas que tu ne prennes pas ton plaisir. Imagine l'horreur si je m'y prends comme un manche… »
Se rendant compte de ses paroles, il se stoppa pour devenir rouge pivoine. Il faut dire qu'en parlant de manche, le mien recommençait à faire des siennes. J'avais envie de lui, de lui faire l'amour là tout de suite. Alec paraissait si fragile qu'il en devenait sexy.
« Alexander, n'aie aucune crainte, laisse-toi guider par tes envies et ton plaisir. Tu dois être détendu et tu verras que tout se passera bien. Tu es quand même avec le plus grand sorcier de Brooklyn, ce n'est pas rien quand même. »
Mon argumentation devait être convaincante car il fit sortir un petit rire de ses jolies lèvres et se jeta sur moi. Nous tombâmes par terre. Et même si selon lui il n'avait aucune expérience, je commençais sérieusement à douter de sa sincérité. Qu'est-ce qu'il était doué ! Je ne voulais pas le brusquer alors je retins mes caresses, je le laissais faire. Mais c'était très difficile et je compris d'après ses soupirs que j'avais intérêt de passer à l'action. Je l'avais caressé, j'avais tracé le contour de ses runes et puis nous avions fait l'amour, toute la nuit durant avec tendresse, beaucoup de tendresse et d'amour.
Voilà ce dont je me souvenais. Pour ce qui s'est passé ensuite je me rappelais surtout d'une sensation de bien-être total, de la chaleur de son corps et de son sourire irrésistible quand il s'était endormi dans mes bras. J'avais passé un long moment à le regarder dormir jusqu'à ce que Morphée m'attire dans ses bras.
Et maintenant, il n'était plus là.
Je priais pour qu'il ne soit pas retourné dans sa famille comme le gentil garçon qu'il devait être. Je voulais qu'il sache qu'il était mon amour, pas une sauterie d'une nuit. Je priais qu'il ne soit pas parti pour une raison idiote.
Je commençais à me rhabiller, après tout, les employés pouvaient débarquer à tout moment, le matin est un des moments les plus chaud de la journée entre les comptes de la soirée, le nettoyage de la salle, les tâches à distribuer, bref un beau moment de pure folie. J'en étais à boutonner ma chemise quand on frappa à ma porte. Heureusement mon pantalon était déjà à sa place. Ce devait être Leila, mon assistante et si je ne répondais pas tout de suite ça allait barder. Les fées ne sont pas très sympas mais bon son physique attire pas mal de monde, faut le reconnaitre.
« Oui un instant ! »
J'avais essayé de reprendre le ton du grand sorcier que j'étais mais apparemment ça n'eut pas l'effet attendu puisque j'entendis la porte s'ouvrir.
« Eh bien ! tu n'as pas l'air très en forme Magnus »
Cette voix qui sonnait tendrement à mes oreilles c'était celle de mon Alexander.
« Alec…tu… est-ce que… et pourquoi tu… »
« Doucement on se calme Monsieur le sorcier qui a 400 ans d'existence. Tout va bien Magnus, je sais à quoi tu penses et tu te trompes sur toute la ligne. JE vais bien, J'AI adoré à un niveau extrêmement intense la nuit passée et JE suis sorti chercher le petit déjeuner pour le passer en amoureux ici. J'AI envoyé une lettre de feu pour annuler le mariage qui n'était qu'une mascarade »
Je soupirais de soulagement. Il semblait aller bien mais je ne savais pas ce que je devais lui dire à présent. Il me regardait d'un air tendre comme si pour lui tout était évident. J'oubliais parfois qu'il n'était qu'un jeune chasseur d'ombre avec un gros besoin d'amour. Toujours rejeté à cause de son homosexualité, il avait préféré s'occuper de sa famille et du boulot plutôt que prendre soin de lui-même. Soudain mes doutes reprirent de plus belle. Et si je n'étais pas à la hauteur, et s'il m'idéalisait, s'il finissait par se rendre compte de qui je suis vraiment ! je suis un épicurien qui vit de beuverie et qui n'est qu'un salaud de première. J'avais en plus trahi à promesse, ne pas coucher avec un très jeune homme et encore moins un chasseur d'ombre. A cette pensée je me détestais encore plus que d'habitude. Je fermais les yeux en espérant que lorsque je les rouvrirais rien de tout cela ne se serait passé. Je comptais mentalement jusqu'à trois et j'ouvris les yeux.
Il me souriait toujours. Il planta son regard dans le mien afin de me calmer.
« Tu vas arrêter de te torturer l'esprit mon cher Magnus. Tu crois quoi ? Que je ne suis pas assez mûr pour faire mes propres choix et prendre mes propres décisions. Tu veux quoi ? Que l'on s'arrête ? Parce que je suis le fils de tes ennemis ? Parce que je suis trop jeune ? j'ai annulé mon mariage pour toi sorcier. C'est toi qui m'a dit que j'avais déloqué quelque chose en toi ? Tu as oublié ? Que veux-tu Magnus dit le moi sincèrement ! »
Il avait dit tout ça d'une seule traite comme s'il y avait réfléchit toute la nuit. Il était si sûr de lui, si adulte en cet instant, je l'admirais cet ange brun aux yeux bleus, je le trouvais tellement beau avec cet air sérieux accroché à son visage que je lui avouais mon secret si bien gardé.
« Aku Cinta Kamu Alexander ! Cela signifie je t'aime en indonésien et pour nous le prononcer c'est que notre amour est pur et véritable ».
Il me prit dans ses bras, m'embrassa tendrement et me regarda de ses yeux océans
« Aku Cinta Kamu Magnus Bane »
FIN
Je suis en congé jusque lundi donc la parution de la suite des fictions en cours, c'est pour la semaine prochaine.
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Merci
Ariane
