Ho ! Ho ! Ho !

Joyeux Noël ! XD

Certaines ont pensé avoir le droit à un petit chapitre sous le sapin mais ça aurait voulu dire poster l'épilogue aujourd'hui et je ne suis pas prête pour ça !

Vous l'aurez compris, aujourd'hui c'est le dernier chapitre :( :(

Momo 6 : Personnellement, en tant que lectrice, ça me chagrinerait de lire 50 chapitres (et donc en 50 semaines,quasi un an !) pour une fin qui n'est pas heureuse ^^ J'ignore si Bella va remonter dans ton estime hihi

Lau : Et quelle bombe ! XD Et non, la promo ne passera pas aujourd'hui par Chicago, ça serait trop facile ! ahah Je te souhaite une bonne lecture :D

Anna 2112 : OOh crois moi, moi non plus je ne veux pas terminer cette fiction ! Je suis dessus depuis bien trop longtemps ! hihi Déjà, je te souhaite un très joyeux anniversaire avec un peu de retard :)

Tu sais, j'ai lu ta review le matin du 25 Decembre et ça a été un merveilleux cadeau *-* j'ai été très très touchée par tout ce que tu m'as écrit ! Merci infiniment, je suis contente que cette fic te plaise :)

Marinou 95 : Ouiii bien sûr que Bella parlait d'Edward ahah Je peux être vilaine mais pas à ce point hihi Comme tu as pu le voir, pas de chapitre pour Noël, ça aurait précipité la fin et je ne suis toujours pas prête pour ça XD

Je suis tes commentaires sur 800 calories, comme tu écris en Guest je ne peux te répondre qu'ici ;) je te préviens de suite, même si tu dois déjà t'en douter, c'est un peu moins facile à lire que The Only Easy Day ^^

Bises à toi et bonne lecture :-*

Chapitre 49

Ma mère arriva dans le narthex et hocha la tête vers mon père, signal silencieux lui demandant de commencer à diffuser la Marche Nuptiale. Les premières notes furent relayées simultanément par la dizaine de haut-parleurs Bluetooth que nous avions réussi à réquisitionner.

La musique emplit le bâtiment de pierres, anachronisme parfait et saisissant, quand la technologie se lie à l'architecture du siècle dernier…

Jasper, à ma droite, se tendit un peu plus à l'instant où mon père commença à bouger pour se placer au centre de l'extrémité de l'allée centrale, prêt à prendre le bras de ma sœur pour l'accompagner jusqu'à son gendre.

Alice apparut de derrière un des piliers de la bâtisse, somptueuse et élégante. La robe, de forme sirène, épousait à merveille les quelques formes de son corps qui lui restaient malgré le régime draconien qu'elle s'était efforcée de suivre afin d'être la plus belle pour son mariage.

Bien évidemment, comme de trop nombreuses femmes, elle n'avait pas compris qu'elle était magnifique même sans ses feuilles de laitue à volonté.

Sa robe s'évasait à partir de ses genoux en une superposition gracieuse de dentelle finement travaillées. Des volutes couleur parme habillaient le bustier, soulignant ainsi son corps frêle. Cependant, Alice avait tellement bien dessiné puis créé sa robe qu'elle semblait alors avoir gagné une dizaine de centimètres durant les préparatifs.

Ses cheveux partaient dans tous les sens, comme à leur habitude, et étaient surmonté d'un fin diadème argenté.

Ma sœur arborait un sourire éblouissant que je ne lui avais jamais vu, même le jour de sa première rencontre avec Isabella.

-Voilà pourquoi je l'épouse, glissa Jasper à mon oreille. Peu importe à quel point elle peut être excessive dans de très nombreux domaines, elle reste juste merveilleuse à mes yeux !

Mes paupières papillonnèrent rapidement de sorte à chasser les larmes qui menaçaient de s'échapper.

Je vais quand même pas pleurer de joie… si ?

Alice, radieuse, passa sa main sur l'avant-bras de notre père et commença sa procession jusqu'au chœur de l'église. A mesure qu'elle avançait sur le rythme de la musique, elle saluait ses invités qui avaient fait le déplacement pour célébrer avec nous ce jour particulier.

Je ne pus empêcher mon regard de scruter l'assemblée à la recherche de la seule femme que j'avais vraiment envie de voir, mais elle n'était nulle part. Jusqu'au dernier moment j'avais imaginé qu'elle arriverait le plus discrètement possible et trouverait une place assise en faisant attention à ne pas être reconnue, Tyler à ses côtés. Mais non.

Au lieu de trouver Isabella, mes yeux se posèrent sur ma mère qui remontait la nef, par le bas-côté, profitant du fait que tous les regards soient braqués sur Alice pour passer inaperçue. Ma mère se faufila jusqu'à prendre place au premier rang et je lui adressai un clin d'œil avant de reporter mon attention sur ma sœur.

J'étais tellement fier d'elle ! Elle avait si bien réussi sa vie ! Elle n'était pas encore diplômée que les commandes pleuvaient déjà, du monde entier, pour les plus grandes personnalités. Bien sûr, Isabella et mon travail à ses côtés n'y étaient pas étranger mais comme l'avait déjà formulé ma star préférée : tout cela ne serait pas arrivé sans le talent d'Alice, et ça, elle ne le devait qu'à elle-même.

Si j'étais parfaitement honnête avec moi-même, je devais avouer que j'éprouvais une pointe de jalousie envers ma cadette : elle avait si bien réussi alors que moi je n'étais plus rien. Je n'avais toujours pas postulé pour un emploi, ne trouvant que des offres de vigile pour des grandes enseignes et ça me brisait le cœur de retomber là-dedans.

Je prévoyais d'entrer en contact avec la société qui employait Sam et Tyler mais elle était basée à Seattle et je n'arrivais pas à m'imaginer aussi près d'Isabella et aussi loin en même temps…

Alice arriva au pied de l'autel et elle embrassa affectueusement la joue de notre père avant de se tourner face à Jasper pendant que notre père, incroyablement ému, rejoignait le premier banc des invités aux côtés de notre mère.

Les deux futurs mariés se sourirent avant de faire face au pasteur. Mon regard s'égara jusqu'à tomber sur Anna Kendrick qui semblait être en train de me dévorer du regard. Ma peau se piqueta de chair de poule alors que le témoin de ma sœur me faisait penser à Tanya Dénali, la prédatrice sexuelle…

Je détournais rapidement le regard et me focalisais sur la cérémonie. C'était un peu long à mon goût mais le sourire d'Alice ne perdit pas de son éclat une seule seconde et c'est tout ce qui m'importait.

Seule l'absence d'Isabella ternissait la journée. Le pasteur parlait engagement, fidélité, réciprocité et tout ce que je voulais était de pouvoir plonger mon regard dans celui de mon ancienne colocataire, à ce moment précis, et lui prouver que je voulais la même chose avec elle.

Les vœux furent prononcés, moment chargé de larmes, d'émotions et de voix chevrotantes. Les alliances furent échangées, ma seule participation active lors de la cérémonie fut de remettre à Jazz la bague destinée à l'annulaire d'Alice.

Le pasteur les déclara mari et femme et les invités applaudirent aussitôt, se levant de leur siège. Alice fondit en larmes alors que la bouche de Jasper écrasa la sienne, déclenchant ainsi quelques rires.

Tout s'enchaîna ensuite rapidement : les convives sortirent de la bâtisse dans un désordre relatif et commencèrent à former une haie d'honneur à la sortie de l'église. L'idée des bulles de savon soufflées à la sortie des mariés avait été abandonnée car Alice avait trop peur d'abîmer le tissu de sa robe et remplacée par des pétales de roses.

Les jeunes enfants de la famille de Jasper, dont les têtes étaient bel et bien surmontées de couronne de fleurs étaient en charge de distribuer, à l'extérieur, à chaque invité, des poignées de pétales de sorte à saluer la sortie des mariés.

Anna Kendrick et moi étions les derniers à sortir avant les stars de la journée et nous fermâmes la haie d'honneur, sur le parvis de l'église.

Quelques invités étaient placés au bout de la formation, appareil reflex et polaroïd en main, prêt à immortaliser cet instant. Les flashs crépitèrent au moment où Alice et Jazz franchirent les lourdes portes en bois, un sourire éblouissant étirait leurs lèvres. Les pétales de roses blanches s'envolèrent à mesure que les jeunes mariés s'avançaient, des rires et des acclamations se firent entendre alors que les yeux de ma sœur pétillèrent. Elle ne savait plus où regarder entre les membres de sa famille, ses amis et les pétales qui virevoltaient en tous sens. Elle était telle un enfant au matin de Noël qui ne sait où poser son regard.

Le cortège tout entier progressa le long de West Deming Place jusqu'à atteindre le Lincoln Park. La vue dégagée sur les buildings du centre-ville était magnifiquement sublimée par le beau temps, assurant aux mariés de splendides photos. Tout le monde se prit rapidement pour un photographe amateur, dégainant autant des appareils semi pro que des téléphones portables, chacun voulait tenter de faire la plus belle photo du jeune couple, les faisant parfois poser devant la végétation, parfois avec la vue sur les gratte-ciels mais la plupart faisait en sorte d'avoir le lac Michigan en arrière-plan pour tenter de faire le meilleur cliché, celui qui serait le préféré des mariés, probablement agrandi, encadré et accroché au mur de leur futur salon.

Pour ma part, je préférai observer ma sœur en train de profiter de toute l'attention qui était posée sur elle.

- On a enfin le temps de faire plus ample connaissance ! Fit une voix dans mon dos.

Je me retournais en sursautant, choqué d'avoir perdu tous les réflexes acquis lors de mes années parmi les Seals pour tomber nez à nez avec celle que j'aurais aimé éviter : Anna Kendrick.

- Tu cherches pas à prendre une photo des mariés ? J'ai entendu dire qu'un concours avait lieu...

Je ne mentais pas, Alice avait fait courir le bruit qu'elle offrirait une veste taillée sur mesure à celui ou celle qui prendrait le meilleur cliché.

- Disons que je vise un meilleur prix !

- Ah oui ? Fis-je laconique en cherchant du regard une échappatoire, seulement elle l'interpréta autrement et posa sa main sur mon avant-bras.

Oh oui, elle ressemblait un peu trop à Tanya !

Mon estomac se contracta violemment : une seule femme avait le droit de me toucher et elle avait préféré se pavaner avec Jamie Dornan plutôt que nous honorer de sa présence.

- Je dois te laisser, on m'appelle !

Je fuis lâchement la jeune femme en me dirigeant prestement vers ma mère alors en grande conversation avec une de ses lointaines tantes.

-Sauvez moi de Kendrick, par pitié ! Clamai-je en arrivant à leur hauteur, suscitant un haussement de sourcils de la part de la septuagénaire et un sourire tendre de celle de ma mère.

La fourbe répondit :

-Tu as tort chéri, je suis certaine que Anna est une fille adorable !

-Oui ben elle me fait peur ! Argumentais-je avec mon air le plus puéril.

Mon attention se détourna et je ne sus si elles avaient continué à me parler. Le soleil commençait doucement à décliner et le père de Jasper, un vieil homme moustachu et bourru fit porter sa voix suffisamment fort pour que la totalité des invités l'entende malgré leur dispersion autour des mariés : il était temps de nous diriger vers nos voitures afin de rejoindre le lieu de la réception où la soirée se déroulerait.

Nous remontâmes West Deming Place en sens inverse jusqu'à regagner nos véhicules, pour ma part je montai dans la BMW de mon père (j'avais pu mettre assez d'argent de côté en travaillant pour Isabella pour m'acheter une voiture d'occasion mais pour autant je n'en avais pas l'intention. Ma vie était comme en suspens, attendant je ne sais quoi pour recommencer à se dérouler passivement sous mes yeux) jusqu'au Palmer House.

Alice, de par sa toute nouvelle notoriété, s'était vu offrir la location de deux salons par l'hôtel lui-même qui faisait partie de la chaîne Hilton. Ma sœur était déjà suffisamment réputée pour qu'une simple photo d'elle prise à un endroit précis consiste en une publicité non négligeable. N'étaient aux frais des jeunes mariés que les consommations et le repas.

Le cortège de voitures remonta sans discrétion North LaSalle Drive jusqu'au Palmer où une quantité de voituriers prirent en charge nos véhicules afin de les stationner dans un parking souterrain. Tout cela ressemblait fort à ce que j'avais vécu à Seattle et me rendait nostalgique.

Une douzaine de majordomes nous attendait à l'entrée du bâtiment de sorte à nous guider jusqu'au premier salon où serait servi l'apéritif. J'avais beau avoir été habitué aux plus grandes salles de réception de l'Etat de Washington, rien n'aurait pu me préparer à la décoration plus que luxueuse du Palmer. Les couloirs n'étaient que marbres et mosaïques jusqu'à ce que l'on nous invite à pénétrer dans une salle encore plus ostentatoire.

Le marbre vert bouteille du sol se mariait à merveille avec le gris des murs où la couleur claire des nombreuses colonnes tranchait avec le sombre. Une mosaïque représentant un enchevêtrement de volutes se trouvait au centre de la pièce, au sol, alors que mes yeux étaient attirés par des moulures colorés qui soulignaient le plafond cathédral et tentaient de camoufler les caméras de sécurité dispatchées tous les deux mètres.

Deux bars en bois marqueté se trouvaient face à face et les barmen se tenaient prêt à servir n'importe quelle commande. En fait, tout le personnel de l'hôtel était en poste, en cas de besoin. Pour la première fois, je me rendis compte qu'Alice n'était plus seulement ma petite sœur mais bel et bien une célébrité.

Une douce musique était diffusée en fond sonore, un opéra peut-être, c'était plutôt impersonnel et il me tardait que les choses deviennent moins formelles. Pour autant, l'ambiance était bonne et je voyais les tout jeunes mariés passer de groupes en groupes de sorte à saluer tout le monde et montrer à chacun à quel point leurs alliances avaient été finement travaillées.

Des serveurs passaient sans relâche parmi nous, proposant petits fours et coupes de champagne.

Pour la première fois de la journée, je ne réussis pas à profiter pleinement de la fête, préférant rester en retrait, laissant mon regard scanner encore et encore la foule. Etait-ce la présence des caméras ou le fait que l'on soit si nombreux dans un espace si restreint mais j'étais soudainement nerveux et ne réussis pas à me détendre.

Ma nuque semblait être comme piquetée par une multitude d'aiguilles alors que mon rythme cardiaque accéléra.

Une coupe de champagne à la main, faisant semblant de me fondre dans la masse, comme Sam me l'avait appris lors de ma première soirée en tant que garde du corps, au Méridian, j'attendais juste que l'on change de pièce et que la soirée progresse.

Après de trop longs moments, une porte au fond de la salle s'ouvrit, nous invitant à passer dans la salle de réception.

Il était temps...

Les jeunes mariés ouvrirent le passage, entrant en premier dans la pièce dont quelques notes de piano s'échappaient.

Alors que je progressais parmi la foule qui formait déjà un entonnoir pour passer la porte, mon sang se glaça.

Ces notes...

Les siennes...

La BO qu'elle avait écrite quelques mois plus tôt alors que Jasper lui avait demandé d'interpréter quelque chose pour l'ouverture du bal...

Etait-il possible que...

Une chose était sûre : les notes n'étaient pas celles d'une bande enregistrée, elles étaient jouées en live.

Tous mes doutes s'envolèrent quand une voix -cette voix- se superposa au piano et qu'Alice se mit à crier, hystérique.

Je perdis tout mon sang froid et commençai à jouer des épaules pour changer plus rapidement de pièce.

Elle était là, à quelques mètres. Elle était venue. Elle jouait pour Alice...

Mes yeux me donnaient l'impression d'être en train de brûler et menaçaient de laisser échapper un flot de larmes.

Cinq mois que je ne l'avais pas vue et elle était là, juste ...

Elle commença à chanter et il me sembla que mes poumons se remplirent de l'air pour la première fois depuis mon départ de Seattle.

Après avoir négligemment poussé la moitié des membres de ma famille et des invités du mariage sans une once de culpabilité, je pénétrai dans le second salon sans même prendre la peine d'observer la décoration.

La seule chose à laquelle je prêtais attention était de rai de lumière projeté par un des spots sur la scène.

Isabella était là, souriante, magnifique, émue, le regard ancré à celui d'Alice, elle jouait et interprétait Crazy in Love, le morceau avec lequel elle avait décidé de mettre un terme à sa carrière.

Elle était là, assise sur le banc de mon Steinway, ses doigts survolant les touches de mon clavier. La plus belle vision que je n'ai jamais eue.

Elle était là, portant la robe longue, noire, dorée et dentelée qu'Alice lui avait confectionnée pour le réveillon de nouvel an au Xtadium. Ses cheveux étaient lâches et tombaient en cascade dans son dos.

Elle était là, ses talons à lanières aux pieds.

Elle était là, tellement magnifique...

Elle était là et je n'arrivais plus à respirer.

Elle était là et je voulais pleurer.

Je l'avais pourtant déjà vue jouer sur mon Steinway, sur la vidéo sur laquelle elle avait joué Mad World, mais la voir en vrai, ses doigts courant sur mon clavier était la vision la plus sensuelle que je n'avais jamais eue.

Isabella entama son refrain en se saisissant du micro et en se levant pour se positionner sur le devant de l'estrade, laissant mon clavier à un pianiste professionnel qui avait, jusque-là, patienté discrètement en retrait.

Son regard ne quitta pas celui de ma sœur et même si j'en étais jaloux, j'étais profondément heureux qu'Isabella ait fait le déplacement pour faire la surprise à Alice. Jamais je ne pourrais assez la remercier pour cela.

Ma sœur trépignait, hurlait, pleurait et riait en même temps alors que mon beau-frère s'était placé derrière elle et étreignait sa taille, sa tête reposant sur l'épaule d'Alice.

Tous les invités étaient alors réunis dans la pièce et certains avaient la même réaction que ma sœur : notre collaboration avec Isabella avait été passée sous silence et beaucoup ignoraient à quel point nous pouvions être proches, c'était donc pour eux une véritable surprise de voir la star internationale parmi nous, mais elle ne prêta attention à personne d'autre qu'à ma sœur et elles étaient magnifiques à voir ainsi.

Un éclair de lucidité traversa mon esprit et je priais pour qu'Isabella ne mette pas les pieds chez mes parents, sinon elle finirait forcément par entrer dans la chambre d'Alice et verrait alors à quel point ma sœur était barrée, avec tous les posters d'elle accrochés aux murs...

La chanson se termina, un DJ prit le relai et commença son set alors que le pianiste quitta le banc de mon Steinway et retourna dans l'ombre. Isabella reposa son micro sur un pied avant de sauter de l'estrade malgré ses talons et Alice et elle se coururent dans les bras l'une de l'autre avant de s'étreindre fermement.

Elles se chuchotèrent à l'oreille, rirent, se sourirent comme deux sœurs jumelles séparées depuis de longues années. J'étais trop loin d'elles pour saisir ce qu'elles se disaient mais les voir ainsi remplissait mon cœur de joie. Et de jalousie aussi... J'aurais donné un rein et mon foie pour être celui vers qui Isabella avait couru.

- Va la voir.

- Hein ? Surpris, je me retournais pour faire face à mon père qui avait gardé sa coupe de champagne à la main.

- Va la voir, au moins pour la remercier d'être venue pour Alice. C'est un bon moyen d'entamer la conversation, non ?

- Elles parlent ensemble, je vais pas les interrompre...

- Tu attends ce moment depuis des mois et on ne sait pas combien de temps Isabella va rester, alors lance toi ! D'autant plus qu'elle va probablement être bientôt assaillie de fans, alors jette toi à l'eau !

Mon père s'éloigna aussi rapidement qu'il était venu et je reportais mon regard sur Isabella et décidais de suivre son conseil : nous ne savions pas jusque quand elle serait avec nous, des heures, des jours... Plus ? Moins ?

Je traversais la salle, nerveux, tremblant, cherchant à formuler mentalement quoi lui dire afin de bredouiller le moins possible face à elle...

Alice me repéra du coin de l'œil et étreignit ma star préférée brièvement avant de s'éloigner, laissant une Isabella qui ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Je tapotais son épaule alors qu'elle me tournait le dos et elle fit volte-face brusquement.

Le temps se suspendit alors que nos regards se connectèrent.

Avant de la connaitre, je n'avais jamais été particulièrement fleur bleue ni romantique mais la revoir me chamboula profondément. J'oubliai momentanément tout ce que j'aurais pu lui dire et eus juste l'envie d'écraser mes lèvres sur les siennes, avant de lui crier dessus pour ne pas avoir donné de ses nouvelles.

- Salut. Fit-elle d'une voix timide.

Je ne m'étais pas particulièrement attendu à ce que l'artiste favori de l'année, celle qui avait enchaîné les plus grandes salles de spectacles, les plus grands tapis rouges, celle qui avait tourné un clip érotique, soit timide avec moi.

- Salut. Ma voix était tout aussi faible que la sienne, aussi peu assurée. Je ne m'attendais pas à te voir ici.

En fait, je l'avais souhaité pendant des semaines mais plus la journée s'était écoulée et plus je m'étais fait une raison.

- Et bien je n'ai appris qu'hier soir que je pourrais être présente. J'ai même pas eu le temps de prévenir Alice ou Jasper, j'ai juste pu faire venir ton piano et rien d'autre.

Je ris en déviant mon regard de ses yeux pour fixer mon piano.

- Lui non plus je ne m'attendais pas à le voir ici.

- Il a plus sa place à Chicago qu'à Seattle.

Sa phrase brisa un peu plus mon cœur. J'avais aimé le savoir chez elle, sous ses doigts.

- Il semblerait que tu t'en sois bien occupée.

- Il m'a particulièrement porté chance.

- Tant mieux.

La conversation tournait en rond, autour du sujet qui nous importait réellement. Je voyais du coin de l'œil mes parents ainsi que les jeunes mariés nous observer, attendant qu'il se passe quelque chose de concret.

- Tu sais, Edward... Elle laissa sa phrase en suspens et je plongeais à nouveau mes yeux dans les siens.

- Hum ?

- J'ai voulu prendre de tes nouvelles, savoir ce que tu devenais, mais j'ai été débordée...

Elle passa nerveusement sa main dans ses cheveux, les ébouriffant un peu plus. Pour ma part, je n'avais rien de plus à dire, ça avait été à elle de me contacter et je n'en démordrais pas, même si c'était stupide et qu'une simple histoire d'égo.

- Est-ce que tu vas bien ? Me demanda-t-elle. Ses yeux se firent tout de suite plus humides que ce à quoi j'aurais pu m'attendre et je laissais tomber les quelques barrières bancales que j'avais tenté d'ériger.

- Tu m'as manqué.

- Toi aussi ! Elle avait répondu du tac au tac. L'atmosphère était tendue entre nous, pas dans l'attente d'une querelle mais dans celle d'un geste, d'une ouverture, qui ne venait pas.

Sa main se serra autour de mes doigts sans que je ne l'aie vu se déplacer. Le voilà le geste que j'attendais, elle venait de faire le premier pas, celui que j'attendais depuis des mois, il me restait à faire le reste... Elle venait de mouiller son orteil dans le grand bain, il ne me restait qu'à nous faire tomber à l'eau.

- Toute la question est de savoir si tu comptes rester...

Elle ouvrit la bouche, bée, et prit quelques secondes de trop avant de répondre.

- J'ai la promo à terminer, encore quelques semaines à passer de villes en villes...

- Tu pars quand ?

- Demain matin pour Cleveland. J'ai déjà lâché l'équipe pour venir aujourd'hui, je pourrais pas faire mieux.

- C'est déjà beaucoup. Alice semble très heureuse de te voir.

- Oui. Tu aurais vu sa tête quand elle m'a vue !

Nous étions tous les deux face à face, statiques au milieu de la salle tamisée, entourés des convives, comme deux adolescents qui ne savent pas s'y prendre.

- Et toi ?

- Quoi moi ?

- Tu es content de me voir ?

Je me visualisai montant l'échelle pour atteindre le plongeoir à dix mètres de haut, me placer sur le tremplin avant d'étirer mon cou en faisant tourner ma tête sur mes épaules, tressauter sur place avant de sauter enfin dans le bassin olympique.

Mes lèvres heurtèrent brusquement les siennes sans ménagement ni douceur.

Un petit avis à laisser ? 0:-)

Bisous à vous, les filles. Profitez bien des fêtes, de vos proches, vos amis, vos cojoints.

Dites leur que vous les aimez,

Aimez la vie, le champagne et le chocolat !

Ps : on se retrouve vendredi prochain pour l'épilogue :(