C'est le coeur lourd et l'âme en peine que je vous poste l'épilogue de cette fic...

Cinquante chapitres, 728 reviews à ce jour, 142 followers et 90 favorites. Plus de 90 000 vues... Merci d'avoir été aussi fidèle !

Quasiment un an à vous offrir cette fiction, un an d'un réel bonheur. Les filles, vous avez fait vivre cette fic. A la base, je ne l'aimais même pas. Je l'ai juste écrite parce que certaines scènes revenaient sans cesse à mon esprit et qu'il fallait que je m'en débarrasse, et vous... vous vous avez été au rendez-vous ! Et vous m'avez fait aimer cette fic !

Vous avez détesté puis adoré la plupart des persos, moi aussi vous m'avez détestée puis pardonnée, vous m'avez fait des teams Bella et des teams Edward, vous m'avez maudite, menacée... Vous être vraiment, sincèrement géniales !

Je vous aime tellement !

J'espère sincèrement qu'au fil des chapitres, je n'ai oublié aucune review et ai répondu à chacune d'entre vous :)

Momo 6 : Coucou toi ! Merci beaucoup pour tes reviews régulières et pleines de vie :) J'espère que cet épilogue te plaira :) Je ne sais pas si Bella remontera dans ton estime, mais tu as toujours soutenu Edward et il te remercie ! *-*

Anna 2112 : OOOH merci beaucoup *-* Je suis vraiment contente que cette fiction de plaise ;) Edward et Bella te remercient ! *-* Et oui, voici l'épilogue, moi aussi ça me rend triste ^^ même si je l'aime bien cet épilogue :) Pour ce qui est d'une autre fiction, j'en parle à la fin ;)

Lau : Coucou ! *-* Je suis contente que le mariage te plaise ! :D Et ouiiii elle est venue ! Je pouvais pas faire un truc de 50 chapitres et faire une fin sadique lol en temps que lectrice je n'aimerais pas ça hihi Je comprends tout à fait le paradoxe ! Je suis dans le même état ! lol je suis contente de poster l'épilogue parce qu'il me plait beaucoup mais en même temps c'est très très dure de clore cette histoire ! ahah

Marinou 95 : Coucouuuu :) Ouiiii ils se sont enfin retrouvés ! XD Je peux être sadique mais pas assez pour le pas les aider à se retrouver ahahah ! Moi aussi je suis triste que ce soit terminé... :( oooooh merci beaucoup beaucoup *-* ça me fait hyper plaisir de lire ça ! *-* pour ce qui est de la prochaine fic j'en parlerai à la fin de l'épilogue ;) Quant à finir mes fics... moi aussi je déteste m'emballer sur une histoire et constater qu'il n'y a pas de fin ! ahah

Pour 800 calories hihi (je vais tenter d'expliquer sans spoiler d'éventuelles futures lectruces ^^) alors le titre lol à la base je devais largement accentuer son régime alimentaire mais au final je suis un peu partie dans d'autres délires XD visiblement, même si j'ai été un peu dure avec mes persos, ça t'a plu, j'en suis contente :) Je suis bien contente que la petite surprise de la fin de la fic ait fait son petit effet ! XD Sa réaction (celle qui t'a posé problème) est -je crois- expliquée dans l'épilogue. Elle doit reconstruire toute sa vie maintenant et c'est un peu flippant pour elle... ;) Désolée, si j'explique plus yaura pas de suspens pour les autres ahahah Les OS... mouahahah oui je devais les faire, mais j'ai pas le temps XD

Pour AES : Hey c'est un de mes tous premiers textes XD on voit l'évolution depuis ^^ mais je l'aime bien et il me rappelle mon propre stage en maternité ! ahah

Bises à toi

Bien évidemment et avant que je n'oublie, les filles, je vous souhaite une excellente année 2019 pleine de nouvelles fictions passionnantes ! *-*

Epilogue

Les ingés son et lumières étaient en stress, la pression à son comble et tension à son paroxysme.

La chaîne Lifetime s'apprêtait à produire en direct sa plus grosse émission depuis des années, des records d'audience étaient prévues, rendant tout les employés nerveux.

Maria Stanson avait été désignée par le directeur de la chaîne ainsi que le directeur des programmes pour présenter le show. Elle ne se sentait pas prête, elle n'était habituée qu'aux duplex et à la faible attention qu'on lui accordait la plupart du temps. Seulement ce soir-là, il ne s'agissait pas d'interviewer au pied levé une star qui défilait et qui n'attendait qu'une seule chose : le champagne à volonté.

Non, Maria devait assumer, et assurer, deux heures de direct. Sans perdre le fil, restant concentrée sur tout ce qu'il se passait sur son plateau, tout en faisant attention à ce que le rythme de la soirée reste soutenu, au risque de perdre des téléspectateurs malgré l'importance que revêtait l'émission.

Elle savait que chacun, chez soi, était déjà installé en pyjama devant son écran, une bière ou une infusion à la main, de quoi grignoter à portée.

Maria avait conscience que tous les États-Unis et d'autres pays anglophones auraient les yeux rivés sur elle et ça la rendait nauséeuse. Elle ne dormait quasiment plus depuis que le plus haut chef de la chaîne l'avait convoquée dans son bureau, des semaines plus tôt pour l'avertir que ce serait elle qui animerait le fameux programme dont tout le monde parlait dans les bureaux.

Cela avait attiré sur elle la jalousie de ses collègues, mais ils ne comprenaient pas qu'elle n'avait pas eu le choix et que si elle l'avait eu, elle aurait refusé. Son médecin avait dû lui prescrire des cachets pour qu'elle puisse dormir mais ils ne faisaient que l'empêcher d'entendre son réveil sonner au matin, et ne facilitait même pas ses endormissements. Elle mettait toujours des heures à tourner dans son lit, imaginant les pires scénarios avant de tomber de sommeil au moment où le soleil commençait à se lever.

Maria stressait. Beaucoup.

Elle savait que ce show était plus digne de Jessica Stanley que d'elle-même mais la jeune femme s'était faite renvoyer quelque temps auparavent. Certaines stars, et Isabella Swan avait été la première d'entre elles, s'étaient plaintes de l'incompétence de son ancienne collègue lors des duplex. A mesure que les mécontentements étaient montées aux oreilles du directeur, celui-ci avait dû faire un choix et avait formulé celui de se séparer de sa jeune employée.

Maria avait été désolée pour elle, d'autant qu'elle savait qu'elle était plus compétente que ce qu'elle laissait voir et comprenait parfaitement que le stress et la pression peuvent faire perdre ses moyens à n'importe qui. C'était ce qu'elle appréhendait le plus pour sa soirée. Sa carrière pourrait se faire comme elle pourrait se défaire...

- Antenne dans dix minutes ! Hurla un des régisseurs sur le plateau.

Maria, assise derrière un bureau, sur le plateau, face au public qui avait dû payer cher leur place, se mit à trembler. Elle savait que les invités de l'émission étaient en coulisse, prêt à entrer sur le plateau dès qu'ils auraient le signal, après le début de la retransmission en direct et elle se demandait ce qu'elle faisait là...

Elle connaissait professionnellement chacun d'entre eux, sachant à quel point ils étaient tous talentueux et se demandait une fois de plus pourquoi elle.

Bien évidemment, elle avait conscience d'être celle qui avait obtenu le plus gros scoop de la chaîne le jour où Isabella Swan avait confié à son micro qu'elle mettait un terme à sa carrière, mais tout le monde savait que si Maria avait eu l'information, c'était uniquement parce que la star de la chanson avait décidé qu'il était temps d'informer ses fans, elle l'aurait fait avec n'importe quel autre journaliste. Mais ça avait été Maria qui s'était retrouvée à la Première mondiale de 50 Nuances de Grey, uniquement parce que Stanley avait brisé un de ses talons en chemin et ne voulait pas assurer le show sans deux chaussures parfaites. Maria avait été alors la seule journaliste à être rapidement mobilisable.

Ce jour-là, elle s'était fait une réelle place au sein de la chaîne.

- Antenne dans cinq minutes !

Elle but une petite borgée d'eau à même le goulot de la bouteille qui reposait à ses pieds, hors du champ de vision des caméras.

Isabella Swan avait cette capacité incroyable de faire et défaire une carrière en un battement de paupières et c'était pour cela que la jeune journaliste la vénèrait : pas seulement pour sa musique et son talent mais pour sa capacité à influer sur tous les domaines artistiques.

Maria ne vit ni les minutes ni les secondes défiler. Elle ne prêta pas attention à la maquilleuse qui donna un dernier coup de pinceau sur son nez de sorte à ce que sa peau ne brille pas sous la lumière, ni à la coiffeuse qui replaça une mèche derrière son oreille. Elle fut ramenée à la réalité par l'homme bourru qui faisait le décompte :

- A l'antenne dans 5, 4, 3, 2, 1...

Le chauffeur de salle fit son travail et le public se mit à gronder pour témoigner sa joie.

Maria inspira profondément avant de fixer la caméra dont le voyant à côté de la lentille s'alluma d'une lumière rouge qu'elle connaissait bien.

- Chers téléspectateurs, bienvenue sur Lifetime ! Cela fait bien longtemps que vous attendiez cette soirée et la voilà enfin. Vous avez probablement de nombreuses questions au sujet d'Isabella Swan, -et vous n'êtes pas les seuls !- et c'est ensemble que nous tenterons d'y répondre.

La journaliste regarda la caméra numéro 2, celle placée face à elle.

- En effet, je ne vous l'apprends pas, aujourd'hui cela fait cinq ans qu'Isabella Swan a disparu de nos radars, depuis la fin de la tournée promotionnelle du film 50 Nuances de Grey. Alors que certains parlent de décès lors d'un crash d'avion, d'autres évoquent la possibilité qu'elle oeuvre toujours dans l'ombre pour soutenir les jeunes artistes. Toujours est-il que personne ne sait ce qui est vrai ou non, c'est pourquoi nous avons invité ce soir ses anciens plus proches collaborateurs. Je vous prie de bien vouloir accueillir Mike Newton, Tanya Dénali, Alice Cullen, Angela Weber, Jacob Black ainsi que Quill et Embry Ateara.

Les invités du plateau entrèrent dans l'ordre où ils furent nommés et étaient bruyamment acclamés. Pas besoin de chauffeur de salle pour ça. Ils saluèrent les caméras ainsi que le public avant de serrer la main de la journaliste qui s'était déplacée de derrière son bureau pour accueillir chacun des arrivants.

Tout le monde prit place alors que les acclamations peinaient à perdre de leur intensité. Maria s'assit sur son siège, séparée du reste du plateau par son bureau alors que ses convives prenaient place sur le canapé face caméra ainsi que les fauteuils installés pour l'occasion, de sorte à répondre au nombre de personnalités qui était plus important de d'ordinaire. Ils s'étaient assis dans l'ordre de leur arrivée, Mike était donc le plus proche de la journaliste.

- Merci à vous tous d'avoir répondu à l'invitation !

- Oh merci à vous de nous avoir proposé de venir ! Sourit Angela en penchant légèrement son buste pour s'adresser à Maria. La configuration du plateau était pratique, sauf en cas de nombreux invités, et ça, personne n'y avait pensé. Le canapé et les fauteuils étaient légèrement de biais, de sorte à ce que les invités ne soient pas tout à fait face au bureau, ni tout à fait de profil.

Angela Weber avait l'air à l'aise face caméra, et ce n'était pas qu'une impression ! Elle avait fait de gros progrès depuis qu'Isabella l'avait poussée sur la scène, lors des American Music Awards. Le succès de son premier album, judicieusement appelé Passation, lui avait valu un disque de platine. Ni elle, ni Isabella ne s'étaient attendues à une telle réussite. Bien évidemment, la jeune novice s'était cachée derrière le fait que si son album s'était si bien vendu, c'était parce que le nom de la super-star était inscrit sur la pochette.

Cependant, les milliers de fans présents lors des concerts qu'elle avait donnés pour assurer la promotion du disque, alors qu'Isabella n'était pas à ses côtés, avaient été la preuve que les gens se déplaçaient pour elle principalement. C'est au moment où Angela avait fait cette constatation qu'elle avait commencé à prendre confiance en elle.

Rapidement, un deuxième album avait été mis en route, avec l'aide précieuse de Jacob, Quill et Embry. Ils se retrouvaient dans les appartements des uns et des autres, à s'asseoir par terre, partitions en mains et tentaient de composer quelque chose à la hauteur des compositions d'Isabella, sans pour autant la plagier. Il leur avait fallu des mois pour réussir à écrire le premier morceau puis les suivants étaient arrivés plus naturellement.

Elle avait sorti son nouvel album à la façon d'Isabella, en passant uniquement par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille, et ça avait fonctionné. La deuxième tournée s'était aussi bien passée que la première.

Le troisième album était en cours d'ébauche, toujours en collaboration avec Jacob, Quill et Embry. Ils visaient l'international.

- Voilà déjà cinq années qu'Isabella Swan a disparu des radars, comment vivez vous sans elle ?

- Je sais pas ce qu'il en est des autres, mais moi je mange moins bien depuis ! Ricana Mike.

Sa vie n'avait pas changé au moment où son amie avait mis fin à sa carrière mais quand ils avaient décidé de mettre un terme officiel à leur relation. Dès lors, il n'avait plus eu de raison de se rendre chez elle, et ça avait énormément impacté sa vie.

Mike avait cru, dans un premier temps, que ça serait mauvais pour son image mais s'était vite repris. L'image et l'opinion que les gens avaient de lui étaient les seules choses qui lui avaient permis de se nourrir pendant des mois, des années même, alors qu'aucun producteur ne voulait travailler avec lui à cause de cette image de gendre idéal que la première saga dans laquelle il avait joué lui était restée collée à la peau.

Cependant, cela n'avait en rien affecté son image, contrairement à ce qu'il avait cru. Son travail avec Steven Soderbergh s'était magnifiquement bien passé, il venait juste de finir la tournée promotionnelle du dernier opus de la saga. Professionnellement, tout était parfait pour Mike. Il avait même signé un contrat pour son prochain film. De l'espionnage, ce qu'il souhaitait depuis le début de sa carrière, dix ans auparavant.

Sentimentalement, la déclaration de sa séparation avait eu des retombées que ni lui ni la star de la musique n'avaient soupçonnées. La principale retombée inattendue s'appelait Sam. Son garde du corps. Bien entendu, il n'avait jamais cru que le couple que Mike formait avec Isabella était véritable mais respectait suffisamment l'homme pour qui il travaillait et sa carrière pour rester en retrait, d'autant plus qu'il savait que Mike éprouvait des sentiments pour Edward Cullen. Mais tout avait changé quand Mike avait appris qu'Edward était hétéro et amoureux d'Isabella. Sam avait aussitôt démisionné et s'était lancé, Mike et lui allaient fêter leur cinq années en tant que couple et trois en tant que mariés.

Tout le monde rit et chacun y alla de son anecdote.

- Je trouve ça impressionnant de voir que chaque personne sur ce plateau a vu sa carrière décoller grâce à Bella. Fit Jacob, les yeux dans le vague.

Avant de rencontrer Isabella, neuf ans plus tôt, il n'était rien ni personne. Il avait rejoint Seattle un peu par hasard, parce que les villes où les musiciens se font vraiment connaitre étaient trop chères pour lui. Il faisait la tournée des bars, guitare à la main et tentait de subsister comme cela. C'est ainsi qu'il avait rencontré celle qui deviendrait en l'espace de cinq ans l'artiste favori, élue aux AMAs, alors qu'elle servait maladroitement des bières.

Ils avaient improsivé un boeuf, quelques minutes avant la fermeture du bar et ne s'étaient jamais quittés. Même lorsqu'elle avait signé avec la Meyer Reccords, paroles et composition clé en main, elle avait continué à le voir régulièrement, lui demandant son avis en permanence sur tel ou tel arrangement.

En quittant la Meyer, avec l'argent qui lui restait après avoir payé les indémnités de rupture de contrat, Isabella l'avait embauché comme musicien, lui conférant un droit de regard sur les prochaines partitions.

La carrière de Jacob avait alors décollé. Il pouvait pour la première fois vivre pleinement de sa passion. Il lui devait tellement qu'il lui était arrivé de confondre reconnaissance et amour et avait à quelques reprises tenté de vivre quelque chose avec la jeune femme, mais c'était avant qu'elle ne lui brise le nez. Avant qu'Angela Weber ne soit greffée au projet Passation. Le coup de foudre avait été immédiat et réciproque. Ils avaient profité de l'enregistrement de l'album pour faire connaissance mais avaient préféré attendre la sortie officielle de leur projet sur la toile avant d'envisager de réels projets à deux.

Ils avaient voulu prendre leur temps et commençaient doucement à organiser leur mariage pour l'été suivant. Jacob mourrait d'envie de devenir père mais comptait profiter pleinement de sa future femme avant cela.

- Si vous deviez remercier Isabella Swan pour une seule chose, laquelle serait-elle ?

Bien évidemment, tous pensèrent à leur carrière ou à leur vie sentimentale mais comme toujours, Tanya Dénali ne fit rien comme tout le monde :

- Moi je la remercierais pour m'avoir fait rencontrer Daddy Yankee !

Après le tournage du clip de Despacito, Tanya avait recontacté le chanteur de reggaeton dans l'espoir d'avoir une ouverture avec lui, mais c'était peine perdue. Le portoricain n'avait d'yeux que pour la star internationale, et sa femme...

Il avait été invité sur le plateau de Lifetime mais avait dû décliner, son mariage battait de l'aile depuis des années et il s'était enfin décidé à mettre en place tout ce qui était humainement possible afin de raviver la flamme. Sa femme était alors devenue sa seule priorité, mettant au second plan sa carrière.

La vie sentimentale de Tanya Dénali n'était pas mieux. En fait, elle était inexistante. La photographe avait mis de côté cet aspect de sa vie, se contentant d'un Jack Russel qui devait l'accompagner partout où elle se rendait, et préférait se focaliser sur sa carrière. Le travail qu'elle avait fourni auprès d'Isabella lui avait valu le titre de photographe officiel du magazine Vogue. Elle voyageait depuis aux quatre coins du monde et avait un emploi du temps surbooké qui ne lui laissait pas le loisir de trouver un homme avec qui se poser et tenter de construire quelque chose, mais elle avait son travail et c'est tout ce qui comptait à ses yeux.

La soirée défila, les minutes s'égrenaient et Maria commença à s'inquiéter de n'avoir pu leur extirper que des anecdotes, rien de croustillant ni aucune nouvelle de la star.

Etait-elle seulement encore en vie ? Ses amis en savaient-ils quelque chose ? Maria, désespérée de voir son audimat changer de chaîne, lança une perche peu subtile :

-Quill, j'ai appris que vous vous étiez marié il y a quelques mois, Isabella comptait-elle parmi les invités ?

-Et bien, pas tout à fait.

Oui, Quill venait de se marier. Au cours d'une séance de dédicace, aux côtés d'Angela, Jacob et son frère, il avait signé un énième album de manière aussi impersonnelle que les cent vingt trois fois précédentes. Il commençait à avoir mal au poignet et le bruit ambiant qui régnait à l'intérieur de l'immense magasin de musique lui donnait mal à la tête. Cependant, Quill tentait de rester courtois et se força à lever les yeux de son stylo pour remercier son fan d'avoir fait le déplacement.

Jamais le jeune indien n'aurait imaginé tomber ainsi sur Leah Clearwater, son amour de jeunesse, celle avec qui il avait grandi à l'intérieur d'une réserve indienne coupée du monde extérieur, celle qui avait été tout pour lui.

Il répugnait le fait que son histoire d'amour soit si mielleuse mais la vérité était qu'il n'en changerait les faits pour rien au monde. Même la séparation de quinze ans qu'ils avaient subi à cause du déménagement de la famille de la jeune femme avait participé à consolider leur amour.

-Si elle avait été invitée, elle ne serait pas venue ! Renchérit Embry, faisant rire les invités sur le plateau.

Maria trépignait sur sa chaise. Pour quelle raison Isabella Swan ne serait-elle pas venue ? La possibilité que la jeune artiste soit effectivement décédée planait toujours dans son esprit, même si elle tentait de se convaincre que les proches de la chanteuse n'en auraient pas ri, même s'ils auraient eu le temps de faire le deuil de leur amie.

Embry, quant à lui n'avait pas aussi bien réussi que les autres invités. Bien sûr, il composait avec le deux autres musiciens et Angela, partait en tournée à travers les États-Unis et avait la chance de pouvoir vivre de sa passion mais il était arrivé à un tournant de sa vie où il avait besoin d'autre chose que de la musique. Il se sentait déraciné de ses origines, avait le mal du pays.

Travailler en vase -quasi- clos avec des gens heureux en couple n'aidait en rien ce sentiment de solitude qui l'habitait.

Pour autant, il n'était pas tombé dans les travers du métier et n'enfouissait pas sa mélancolie dans des substances chimiques qui amoindriraient ses performances musicales et sociales, mais il y pensait depuis quelques temps déjà.

Le départ d'Isabella l'avait profondément marqué, elle qui avait été si forte après son agression, un véritable modèle pour tous, se réfugiant dans le travail et nulle autre substance que la caféine, était partie, laissant le jeune homme seul avec ses propres problèmes et aucun modèle à suivre.

Il allait mal mais ne savait à qui se confier. Ses proches étaient tous si heureux qu'il n'osait aborder avec eux ce qui le rongeait de l'intérieur.

L'émission touchait à sa fin et Maria, même si elle avait passé un bon moment et n'avait pas laissé le rythme du programme faiblir, avait conscience de n'avoir pu apporter aucun détail aux téléspectateurs et anticipait déjà les remontrances auxquelles elle allait avoir droit, une fois les caméras éteintes.

-Si vous aviez un message à faire passer à Isabella, ce serait lequel ?

-Merci ! Répondit Alice du tac-au-tac. Autant elle n'a pas influencé ma vie sentimentale autant je lui dois tout le reste. Sans elle, ma carrière ne serait pas ce qu'elle est et ma famille non plus. Alors oui, si je n'avais qu'une seule chose à lui dire, ce serait merci !

Effectivement, Isabella n'avait aucunement interféré dans la relation qu'entretenaient Alice et son mari, mais tout ce qu'il était arrivé de positif dans la famille Cullen était dû à l'artiste. Alice était désormais connue et reconnue dans le monde entier, les gens se battaient à coups de milliers de dollars pour pouvoir profiter de son talent lors d'un shooting ou d'un gala. Son emploi du temps était plein à craquer mais elle aimait ça. Même Jasper était content que sa femme ait beaucoup de travail : il avait promis le jour de son mariage d'aimer Alice et ses excentricités, quoi qu'il arrive, mais la vérité était que les vivre au quotidien était… épuisant, alors il avait appris à apprécier les absences de sa femme, pour mieux la retrouver à son retour.

Jasper avait ouvert son cabinet de psychologue dans un centre liant paramédical et médecines douces, travaillant aux côtés d'un haptothérapeute, une naturopathe, un acupuncteur ainsi que d'un hypnotiseur. Grâce à eux cinq, le cabinet tournait merveilleusement bien, attirant chaque mois de nouveaux clients.

Bien évidemment, ce n'était pas tous les jours facile, Jasper se devait de garder de la distance avec ses patients, sans empatir entièrement avec eux, tout en les écoutant et les poussant à ses poser les bonnes questions qui les aideraient à prendre de bonnes décisions.

Lui ne devait absolument rien à Isabella mais ce n'était pas le cas de son beau-frère.

Avant de commencer à travailler pour l'artiste, Edward avait perdu le sens de sa vie, n'agissant que par mécanisme, vivant sans réellement savoir pourquoi. Tout avait pris un sens le jour où il avait emménagé chez elle. Il avait trouvé un moyen de se sentir utile, une raison de se lever le matin.

Isabella ne lui avait pas seulement donné un travail, elle lui avait donné envie d'avancer, de faire des projets, avoir un avenir.

Il avait découvert ce qu'était l'amour et l'envie de se battre pour le bonheur de quelqu'un .

Il avait eu peur lorsqu'il avait retrouvé Isabella, lors de la soirée du mariage de sa sœur, peur que l'artiste doive repartir rapidement : Cleveland, Denver, St Louis… il lui restait alors tellement de dates à honorer. La jeune femme était effectivement repartie le lendemain matin, après avoir dansé toute la soirée, après avoir profité de la présence de la famille Cullen toute la nuit. Elle avait rejoint Cleveland aux côtés de Tyler qui avait été des plus discrets lors du mariage et Edward avait prié tous les dieux auxquels il ne croyait pas afin de ne pas devoir attendre à nouveau cinq mois pour retrouver la jeune femme.

Ce qu'il ignorait était qu'elle avait déjà réservé ses billets d'avion pour pouvoir faire l'aller-retour à Chicago après chaque avant première.

Isabella avait fini la tournée promotionnelle avec des cernes dont les maquilleuses se souviendraient longtemps, mais elle était heureuse, vraiment, réellement et pour la première fois de sa vie.

La tournée américaine terminée, elle avait demandé à Edward s'il voulait la rejoindre à Seattle, le temps d'organiser un déménagement. Gérer la quantité de poissons qu'elle possédait n'était pas une mince affaire, elle avait dû contacter Grant, le directeur de l'aquarium municipal qui avait accepté avec plaisir d'accueillir les pensionnaires de la star. Il faut dire qu'elle avait un panel de poissons qui ferait pâlir n'importe quel aquariophile !

C'était à contre cœur qu'elle avait décidé de quitter son appartement mais elle voulait déménager, quitter sa tour d'ivoire hyper protégée et s'installer officiellement avec Edward.

Ils avaient cherché puis trouver une magnifique villa, à la Barbade, vue mer sur l'océan turquoise. En visitant pour la première fois ce qui allait devenir leur logement, Isabella s'était fait la réflexion que même Daddy Yankee en serait jaloux.

Bien sûr, la Barbade c'était loin de Chicago et Seattle, ils s'étaient quelque peu coupés du reste de leur famille mais les chambres d'amis ne manquaient pas dans la villa.

Edward et Isabella avaient cherché un projet professionnel commun et avaient eu du mal à trouver, jusqu'au matin où Edward s'était réveillé en sursaut, transpirant, la respiration erratique.

-Je sais ! S'était-il écrié alors qu'Isabella dormait profondément. Il l'avait réveillée sans douceur et s'était ensuivit de longs mois de plans, conception, contrats.

Edward avait eu une idée qui alliait leur passion pour la musique et celle de la jeune femme pour l'aquariophilie, pour le plus grand bonheur de la star.

Le jeune couple s'était mis à la recherche d'un partenariat avec quelqu'un de compétent et avait exposé leur projet, ne serait-ce que pour voir la tête des gens quand l'idée leur était exposée. Bien évidemment, c'était original et peut-être un peu étrange, mais ça ressemblait tellement à la relation qu'entretenaient Edward et Isabella qu'ils étaient prêts à aller jusqu'au bout de la conception. Et puis, on ne pouvait pas refuser quelque chose à Isabella Swan qui savait si bien signer des chèques…

C'est ainsi que quelques mois après le réveil tonitruant d'Edward fut commercialisé le premier piano aqueux*. C'était Isabella qui avait trouvé le nom et en avait ri pendant des jours. Edward et elle avaient fait fabriquer un piano droit en bois, érable et acajou, sommaire, un peu banal mis à part le coffrage qui renfermait les cordes et les marteaux. Le côté situé au dessus du clavier était totalement ouvert et laissait place à un aquarium d'une trentaine de litres, tout en longueur, pas vraiment large, au travers duquel on pouvait voir chacune des cordes.

Isabella s'était assurée que le minimum requis pour la suivie des poissons était présent : filtre, oxygénation, absence de colle ou de brisure de verre… et la construction avait été lancée, sous traitée par une entreprise allemande.

Le couple s'était alors lassé du projet, revendant les droits a qui les voulait. Pour autant, le couple ne s'ennuyait pas, ils savaient profiter de la plage également des cocktails à l'ombre de parasol mais ne savaient juste pas vraiment ce qu'ils voulaient faire professionnellement.

Isabella avait composé quelques morceaux, allongée sur un transat au soleil, pendant qu'Edward faisait des brasses dans la piscine, pour Angela et avait aidé quelques jeunes talents qu'elle avait su repérer mais rien de plus.

C'est elle qui avait eu leur seconde idée, moins compliquée à mettre en place, un peu moins étrange, mais quand même un peu. Ils avait racheté un stand à pizza sur la plage, ça ne payait pas de mine, ça tenait à peine debout mais c'était là et à eux. Ils avaient investi beaucoup de temps et un peu d'argent pour en faire quelque chose, façon foodtruck immobile. Personne n'était choqué ou hystérique en voyant Isabella Swan en train de vendre une part de pizza, c'était tellement inattendu que les gens ne la reconnaissaient pas et si c'était le cas, alors ils s'y étaient vite habitués.

Les invités de Maria Stanson savaient tout cela mais ils savaient plus que tout à quel point le couple tenait à sa tranquillité, ils avaient alors passé leur soirée à dévier les conversations. Aucun d'entre eux ne révéla qu'Edward rêvait d'être père -de toute façon, personne ne savait qu'Isabella Swan entretenait une liaison avec le frère de son ancienne styliste !- alors qu'Isabella n'était pas encore prête. Ce n'était pas une source de tension entre eux, pas encore, mais l'idée se faisait de plus en plus tenace dans la tête du jeune homme.

Aucun des invités ne révéla que le couple s'était marié en cachette l'été précédent, les pieds nus dans le sable. Personne n'avait été invité, pas même les parents d'Edward ou Emmett, mais le couple était ainsi, secret, discret. Leurs proches avaient été informés de l'union simplement en recevant une photo, celle de deux mains unies, chacune portant une alliance sur l'annulaire, le sable en arrière plan.

Ils avaient tous saisi, compris : Edward et Isabella étaient heureux et ça allait durer encore longtemps.

*l'idée du piano aqueux a été empruntée au salon Musicora, en Mai dernier

Et voilàààà :( c'est fini :(

Ca me fait tout bizarre...

Merci encore d'avoir été là durant toute cette fic. Je tiens à remercier particulièrement Mazelle Fanny , Lolo-la-furie et Gwen Who qui ont été particulièrement présentes pour moi cette année *-*

Maintenant on va aborder un sujet moins sympa... la prochaine fic ! ahahahah

En fait... j'ai pris un megaaaa retard sur la prochaine... bin oui, ya eu la canicule (et il faisait bien trop chaud pour supporter un ordi sur les genoux !) une vie sentimentale tumultueuse (mouahahahah) et le retour du froid (ecrire avec les doits gelés c'est pas facile non plus, hein ! )... bref je n'ai pas assez d'avance sur la prochaine pour la poster maintenant, sinon je devrais poster en week-end sur deux et je ne pense pas que ça vous plairait lol ou (pire !) je ne pourrais pas poster de manière régulière.

Je préfère donc prendre un peu de temps. Croyez moi, ça va en valoir le coup *-*

Je peux vous donner d'ores et déjà quelques infos :D Déjà, je pense à commencer à poster en Mars (oui, je suis gentille je ne vous fait pas attendre ultra longtemps! )(du coup n'hesitez pas à me mettre en alerte :-P), elle s'appelera Jean, Sweat et Baskets. Je vous fais des chapitres megaaaaas longs ! (c'est pourquoi ça me prend beaucoup de temps ! ) avec un POV externe (*-*).

Gwen Who m'a dit il n'y a pas longtemps que j'aimais travailler sur les tabous, et bien on sera en plein dedans ! *-* (ah oui et le rating sera M)

Bon et j'ai une ébauche de prologue pour vous... (bon j'ai craché ça hier soir à l'arrache, c'est susceptible d'être un peu modifié XD)

Dites vous que c'est votre cadeau de Noel :-P

Jean, Sweat et Baskets

La ville de Baltimore, Maryland, était particulièrement déserte cette nuit-là.

L'atmosphère iodée était rendue particulièrement lourde par la pluie drue, torrentielle, qui s'abattait déjà depuis plusieurs heures. Les caniveaux s'étaient transformés en véritables cours d'eau alors que les bouches d'égouts débordaient de toute cette eau abondante. Les quais de la ville portuaire étaient submergés.

La nuit commençait lentement à toucher son terme alors que la circulation sur les routes était encore quasiment inexistante, fait rare dans cette grande ville. L'obscurité n'était entravé que par des lampadaires et quelques feux éparses de voitures. Même la lune se cachait. La ville était aussi hostile que la visibilité était nulle.

La température était loin d'être clémente, bien en-dessous des normales saisonnières du mois de Mars. Le vent était fort, puissant, en provenance de l'océan.

Aucun piéton ne risquait un pied dehors à cause de la météo fort peu favorable ainsi que la nuit noire. Aucun sauf un.

Sa démarche était claudicante et hasardeuse. L'unique piéton de Baltimore savait où il comptait se rendre mais ignorait où ses pieds le guidaient. Il connaissait les rues qui entouraient son logement mais n'était pas réellement habitué à se déplacer sans transport en commun. Son téléphone n'avait plus de batterie et ne pouvait plus lui indiquer son chemin.

Pour autant, il n'était pas vraiment perdu, tout du moins géographiquement.

Sa jambe le lançait au point qu'il se demandait si son fémur n'avait pas été fracturé.

Ses côtes étaient tellement douloureuses qu'il grimaçait à chaque inspiration et se forçait à exercer de petits mouvements respiratoires.

Une de ses arcades sourcilières ainsi que sa lèvre supérieure étaient ouverts et un filet de sang s'échappait de ses plaies. La pluie diluait l'hémoglobine et maculait de rouge écarlate sa chemise imprégnée d'eau.

Son corps était constellé de bleus sous ses vêtements.

A mesure qu'il traversait la ville, la réalité, sa réalité, prenait tout son sens dans son esprit, bien qu'il n'arrivait pas à prendre la peine mesure de ce qu'il venait de vivre.

Le soleil commençait à peiner à se faire une place au travers des nuages sombres quand il finit de traverser la ville et arriva à destination.

Il tremblait de la tête aux pieds sans pouvoir en déterminer la raison exacte. L'appréhension, la peur et le froid devaient avoir un rôle majeur à jouer.

La porte de la résidence était mal fermée, le piéton en profita pour se faufiler à l'intérieur. La différence de température le fit frissonner, accentuant -si cela était encore possible- ses douleurs.

Il monta péniblement les deux étages qui le séparaient de sa destination et frappa à coups secs sur la porte.

Il n'eut pas à attendre longtemps avant qu'elle ne s'ouvre.

-Mec… j'ai besoin d'aide…

Du coup... je vous donne rendez-vous en Mars pour plus d'infos *-*