Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps. Ceci est le premier extra d'une longue liste. J'espère que ses petits éléments en plus vous plairont.


Mot du jour : La découverte

Hozumi avait été le premier ami à être venu vers lui pour le réconforter. Il était vrai que Rinnosuke était déprimé, car il craignait toujours de déranger ses camarades. Ce sauvetage, Rinnosuke l'avait mis sur le coup de la chance. Quelques jours plus tard, il découvrit son véritable empathie quand il avait posé sa main sur son épaule pour lui demander de se calmer. C'était une surprise chez Rinnosuke, comme s'il pouvait lire dans son cœur. Depuis, les garçons s'étaient rapprochés l'un de l'autre. Ils avaient créé un monde rien qu'à eux.

À cette époque, Rinnosuke pensait qu'il ne pourrait jamais forger une relation plus puissante que l'amitié. Il ne s'était pas rendu compte quand il l'avait embrassé. Il s'attendait à son dégoût, mais Hozumi avait accepté ses sentiments à bras ouvert. Par la suite, ils prenaient leur temps pour se découvrir et se ressentir. C'était un peu un amour platonique.

S'ils avaient été plus âgés, Rinnosuke serait sûrement allé plus loin et Hozumi aurait consenti. Ils en étaient tous les deux persuadés.

Or, il avait fallu ces mots pour rompre la magie. Une simple conversation avait provoqué la chute de leur relation à jamais.

— Non ! Je n'y crois pas. Tu blagues Arai ? questionna un camarade.

— Non. Tu es dans le vrai, répondit Hozumi.

Quand il avait entendu ces mots, Rinnosuke s'était arrêté.

— Attends. Mitobe est gay, s'indigna l'interlocuteur d'Hozumi. Non, mais j'ai quand même peur de me changer…

Il ne lui avait pas fallu plus pour comprendre la teneur de la situation. Son esprit s'était renfermé sur lui-même, incapable d'en saisir le sens de la conversation. Quand une fille ouvrit la porte et le vit, il s'était enfui. Ce jour-là, il sentit le fils rouge se rompre à jamais.

X

— Dis-moi, Arai. Hier, j'ai vu une scène déroutante. Deux hommes s'embrassaient au parc.

Son cœur fait un bon au moment où le venin d'un serpent s'immisce dans ses veines.

— Ah bon ? Tu as peut-être mal vu.

— Non. Il te ressemblait comme deux gouttes d'eau. Et l'autre, c'était Mitobe.

La respiration se coupe soudainement.

— Je pense que tu dois te tromper.

— Ça m'étonnerait. Mitobe est très caractéristique. Toi aussi, Arai.

La gorge se resserre. Il est pris au piège.

— D'accord. Je l'avoue. C'était nous.

— Non ! Je n'y crois pas. Tu blagues Arai ?

— Non. Tu es dans le vrai.

Il voit son camarade sourire.

— Attends. Mitobe est gay. Non, mais j'ai quand même peur de me changer là. Et quand je pense que toi aussi, c'est le cas.

La colère explose.

— Tes fesses ne m'intéressent pas, Miura. Mitobe est nettement mieux que vous. Il pense et parle avec son cœur. Si nous te dégouttons, alors ne me parle plus. De plus, si tu cries haut et fort pour Mitobe, je te jure que je te tue.

— Mitobe ?

Le cœur s'arrête de battre. Le regard se pose vers le fuyard.

— Tu sais quoi, Miura? Mitobe ne mérite même pas que tu t'en prennes à lui. Si tu le fais, je dirais à tous ce que tu as fait l'autre jour.

L'atmosphère devient glaciale. Pourtant, l'esprit est ailleurs. Rapidement, il cherche l'objet de ses pensées. L'homme qu'il a toujours aimé. Cependant, ce jour-là, Hozumi n'est pas parvenu à le rejoindre.