Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps. Ceci est le second extra d'une longue liste. J'espère que ses petits éléments en plus vous plairont.


Mot du jour : Déclaration d'amour

Le lycéen quitta la maison de son camarade, l'esprit déconnectait de la réalité. Il ne s'était pas attendu à l'audace du chaton adorable ni de sa réaction. Il se demandait comment Shinji s'en serait sorti, s'il avait été plus loin, s'il l'avait brisé moralement en l'obligeant à s'unir avec lui avec force.

Sauf que Shinji avait vu juste. S'il l'avait forcé, il n'aurait jamais pu avoir le cœur de Rinnosuke. Ce dernier aurait été fermé à jamais. Pourtant, il l'aimait de tout son être. Il l'aimait encore plus depuis leur séparation, il y a quatre ans. Même s'il s'était déjà brûlé les ailes, il n'aurait pas supporté son regard haineux.

Si ce jour-là, il avait su jouer correctement avec les mots peut-être que son premier amoureux aurait compris le sens de ses mots. Il aurait découvert l'acceptation son orientation sexuelle.

Hozumi se sentait misérable, et en miette. Il s'avança dans cette rue sans but.

Une silhouette s'arrêta devant lui. Il la reconnut sans voir le visage du propriétaire. Si l'intervenant se mettait à rire de son égoïste, il ne le supportait pas. Alors, il leva les yeux, le fusilla pour tuer toute envie de moquerie. Pourtant, son camarade le regardait avec tendresse. Il retira ses mains dans ses poches et le pris dans ses bras.

Par cette douce fraîcheur de l'hiver, la chaleur de son sex-friend était le bienvenu. Avec lui, il avait goutté le fruit défendu. Il s'était réconforté par la force de ce type. Dans le fonds, il se sentait coupable d'aimer un homme et de coucher avec un autre. Cependant, ce lien était récent.

— Tu as fini, Hozumi ? demanda le substitut de Rinnosuke.

— Ils m'énervent. J'en ai marre de cette vie. J'ai envie de disparaître.

Les larmes coulèrent de ses joues, en maudissant ces amoureux. Il voulait connaître le même bonheur. Il voulait retrouver cette plénitude perdue au collège.

L'autre l'embrasse. Le contact lui parait faible, blessé. Pourtant, il s'était toujours montré doux et sincère.

Hozumi regarda son camarade. Il faisait une tête de plus. Par le passé, il avait été, avec Rinnosuke, l'un des collégiens les plus grands. Au lycée, il avait continué sa poussée de croissance. Ses yeux de blé l'avaient enveloppé de luxure. Mais ce jour-là, il ressentait sa peine.

— Tu vas continuer à refuser mon amour ? demanda Sôji.

Hozumi pinça ses lèvres inférieures. Les mots de ce garçon retournaient le couteau dans la plaie. Pourtant, il demeurerait encore là, en face de lui, à attendre qu'il l'accepte entièrement. Puis, il réalisa que toutes ses couches, ils les avaient partagés avec lui, même s'il l'avait toujours su. La peur s'était immiscée en lui, et ses yeux de blés. Il voulait se retirer avant de succomber, avant qu'il le déteste complètement. Or, son camarade le retenait fermement.

— Je ne te ferais rien. Je te le promets, annonça Sôji. Utilise mes bras autant de fois que tu veux.

— Pourquoi… Pourquoi est-ce que tu fais tout ça, Kanzaki ? Tu devrais me haïr.

— Je sais. Je le devrais. Cependant, je t'utilise aussi pour mes besoins égoïstes. Mitobe aurait dû combattre, mais il a préféré te fuire.

Hozumi grimaça en repensant à ce jour. Dans son cœur, il avait compris la rupture. Pourtant, il s'était attaché autant qu'il le pouvait. L'espace d'un instant, il avait vu l'intérêt de Kanzaki. Il ne s'attendait pas à ce qu'il profita de sa tristesse pour s'approcher de lui des années plus tard.

— On est horrible. Tous les deux, s'apitoya Hozumi.

— Ça prouve qu'on est fait pour s'entendre jusqu'à la fin de nos jours.

Le cœur d'Hozumi vibra. Son amant avait le don pour toucher cette blessure.

— Dans ce cas-là, assume ton choix, lâcha Hozumi.

Il ne fallait pas plus pour que son ami dépose un tendre baiser sur son cou. Ses bras puissants, chaleureux l'avaient toujours soutenu, à leur manière. Il l'avait défendu aux moments où ils ne s'étaient pas attendu. Il se demandait encore combien de temps, ils pouvaient le supporter. Néanmoins, il ne pouvait pas encore avouer qu'une petite lueur comblait le vide dans son être.