Disclamer: Les personnages et l'univers de « Katekyo Hitman Reborn ! » appartiennent à Akira Amano. Tous les droits leur sont réservés.

Information : Ceci sera un ensemble de texte légèrement post-canon parmi les jeunes Vongola pour le calendrier de l'Avent. Je fais une légère dédicace à ma soulmate qui aime beaucoup ce couple.


Mot du jour : Ulcère

Takeshi prit une profonde respiration, en quête des bons mots. Les souvenirs de l'année dernière lui revenaient au visage et retournaient ses tripes. Il aurait donné tout l'or du monde pour oublier ce passage de sa vie. Pourtant, il ne pouvait plus faire machine arrière.

— Te souvins-tu de la raison de notre séparation ? Je devais rencontrer d'autres sabreurs de haut niveau, lui rappela Takeshi, paisiblement. La traversée de l'Italie s'était bien déroulée jusqu'à Reggio. Malheureusement, le groupe qui m'accompagnait avait été attaqué. Nous nous sommes battus. Or, on avait finalement été vaincu.

À la suite de ses mots, un rictus douloureux s'emparait de lui. Il se mit à trembler en sentant la peur s'immisçait. Pourtant, Hayato le laissa faire, les yeux écarquillés par ses propres conclusions.

— J'ai été le seul à avoir survécu. C'était le but de nos agresseurs. Quand ils ont vu le nom des Vongola sur mon collier de la pluie, ils ont tout de suite pensé que j'étais le plus haut gradé. J'ai été torturé pendant des heures et des jours et ils me questionnait toujours les mêmes sujets.

Hayato se mordit les lèvres de rage, en entant ses mots.

Takeshi continua, la tête baissée.

— Au début, j'avais les idées claires, mais à force, je ne savais plus ce que je faisais là. Il ne cessait de me poser des questions dont je ne connaissais pas la réponse et ceux dont je le savais. Cependant, mes lèvres sont restées muettes jusqu'au bout.

— Comment…

— Je t'avoue que j'ai subi beaucoup de choses, je ne préfère pas y penser. Cependant, je me suis souvenu de tous ces jours heureux, de ton visage, et c'est ce qui m'a poussé à tenir, coupa Takeshi, avant de lever la tête vers lui. Je voulais absolument revenir auprès de notre trio, te taquiner. Je m'étais mis à imaginer toute une vie, loin de mes geôliers. Je ne ressentais plus ni la douleur ni la torture. Je me sentais apaisé.

En tendant ses mots, Hayato ferma les yeux, blessé. Pourtant, les lèvres doucereuses de Takeshi réprimèrent ses larmes.

— Je crois que je suis tombé amoureux de toi durant ce doux rêve. Tu ne cessais de t'énerver, de m'encourager. Tu me soutenais, murmura tendrement Takeshi. Puis, quand la Varia me retrouva, tu m'as souhaité de me rétablir, ajouta Takeshi en l'embrassant.

Hayato entoura Takeshi de ses bras, guidé par son amant. Une douce douleur lui rappela son état et il se mit à gémir. Takeshi se doutait des tourments de son amour. Il avait été blessé sévèrement, ses affreux ulcères avaient été guéris grâce aux soins de Luxuria.

Le japonais mordilla le cou d'Hayato avec amour, avant de lui dire :

— La Varia m'a caché dans leur manoir. Ils se sont occupés de moi. Tsunayoshi avait été mis au courant, et seulement lui. Je ne voulais pas que toi et les autres s'inquiètent inutilement. Mais, surtout, je n'étais plus moi-même. Une seule chose me hantait à ma libération, je voulais tuer tous ceux qui m'avaient brisé.

— Tais-toi ! Je ne veux pas en savoir plus, ordonna sèchement Hayato. Tais-toi et embrasse-moi, ajouta-t-il aussitôt.

Takeshi faillit pleurer, en voyant les larmes de son amant. Dans ses iris émeraude, il comprenait ses tourments. Il n'avait pas besoin de connaître tous ces péchés à la suite de cette histoire, et le dire aurait provoqué la rupture de la volonté de leur chef.