Disclamer: Les personnages et l'univers de « Katekyo Hitman Reborn ! » appartiennent à Akira Amano. Tous les droits leur sont réservés.

Information : Ceci sera un ensemble de texte légèrement post-canon parmi les jeunes Vongola pour le calendrier de l'Avent. Je fais une légère dédicace à ma soulmate qui aime beaucoup ce couple. Ceci est le premier extra d'une longue liste. J'espère que ses petits éléments en plus vous plairont.


Mot du jour : La fin d'un rêve

Ses bras dégageaient de la chaleur. Il ne pouvait s'en extraire. Son odeur de tabac ne le dérangeait plus, il avait fini par s'y habituer. Takeshi se laissait bercer par la douce mélodie chantée par Hayato. Il ne comprit pas un seul mot, car ils lui étaient étrangers. Italien. Malgré tout, cette berceuse le calmait et plus rien n'avait d'importance, si bien que sa capture n'avait jamais eu lieu.

À un moment, Takeshi se sentait étrange. Sa vieille blessure à l'abdomen ressurgit.

Hayato l'obligea à le regarder de face, à ne voir que lui. Ses yeux furent comme hypnotisés par ses émeraudes de pureté. Il ne s'était jamais douté cette profondeur, cette lueur en mouvement. Sans s'en rendre compte, il approcha son visage de lui et plongea ses lèvres contre les siennes.

Il s'attendait à ce que son rival au poste de bras droit le retire. Cependant, Hayato passa les bras autour de son cou. Il lui murmura de concentrer toute son attention sur lui. Il ne fallait pas plus pour lui tourner la tête.

Sous l'impulsion, Takeshi le bascula en arrière et lui roula une pelle. Leurs langues dansèrent harmonieusement. Tout lui semblait un songe égoïste, mais c'était la seule chose qui le retenait à ce monde. Un feu ardent s'éveillait en lui et se propageait au travers de ses veines. Le souffle haletant d'Hayato le rendait fou, amoureux. Ils s'étaient retiré mutuellement les vêtements et se caressaient avec excitation. Les doigts d'Hayato possédaient cette douceur semblable à la soie. Ses mots faiblement susurrés le faisaient planer, quand il s'immisçait en lui. Il planait de désir charnel.

La douleur s'emparait de Takeshi et le faisait rouler des yeux. Il vit Hayato au-dessus de lui, impatient. Il ne parvenait plus à se contrôler. Il s'excusa de lui déchirer la chair, mais il ne s'arrêta pas pour autant. Ses mots le réconfortaient à chaque mouvement du garçon albinos. L'atmosphère tout autour d'eux devenait infernale, la sueur dévalait sa peau avec délice.

Takeshi ne pouvait plus compter le nombre de fois auquel il s'était retrouvé sous Hayato. Il lui avait montré à tel point qu'il l'aimait tant par sa tendresse et sa bestialité. Il l'avait rendu dépendant de son corps et de sa présence. Sans lui, il était sûr qu'il ne serait pas parvenu à combattre la folie.

Dans un dernier coup, Takeshi frémit et se lâcha. Il sentait Hayato le remplir de son amour. Puis, il s'écoula sur lui.

— C'était notre dernière fois, Takeshi, dit Hayato d'une voix rauque. À présent, réveille-toi, mon amour. Ils sont là pour toi.

— Non… Gokudera… Ne me quitte pas.

Le garçon lui caressa la joue. Takeshi pencha son visage vers celle-ci. Puis, la main de son amant se posa sur son poignet avec fermeté.

— Nous nous retrouverons. Je te le promets. En attend, promets-moi de vivre, Takeshi. Vis ! Et dis-moi à tel point que tu m'aimes à ton retour.

Adieu…

En dépit de leur séparation, Hayato déposa un tendre baiser. Une larme naquit sous les yeux du gardien de la pluie. Ses yeux s'ouvrirent et il réalisa que sa bouche était appuyée contre du cuir sombre. Une voix tonitruante, agressive, parvenait à ses oreilles. Elle pouvait même réveiller un mort, si elle continuait. Ses poignets étaient douloureux. Tout son corps avait été brisé. Et sous la lueur d'une bougie, Takeshi voyait des silhouettes bougées. Ils étaient venus à lui. On l'avait sauvé. Il ne s'était jamais imaginé que des assassins pouvaient être engagés pour sauver une vie.

Le sommeil le regagna de nouveau. Il ferma les yeux. La voix sur requin continuait à l'appeler, inlassablement, de peur qu'il ne meure.