Au fait, pour saisir une certaine référence du chapitre précédent, et peut-être d'autres futures, cela ne vous fera aucun mal de taper dans votre barre de recherche Youtube : « Tom Holland, umbrella full performance ».
Voilà voilà…


— Gamora, ce n'est pas ainsi que l'on fait un devoir !
— Cet homme ne nous a pas tout dit !
— Certes, c'est son métier ! Pour que vous puissiez apprendre les choses par vous-même. Gamora, lâche ton professeur.

D'une voix pédagogue et drôlement douce, le doyen, Grand Master, tâcha de raisonner Gamora qui, mortellement sérieuse, tentait de récupérer les réponses de leur devoir par la force auprès de leur professeur. S'approchant à son tour, Natasha parla d'une voix menaçante :

— Toute attaque, physique ou mentale, auprès du personnel de cette université est totalement défendue et passible de renvoie immédiat.

Gamora se contenta de glisser un regard peu intimidé vers elle. Toutefois, elle consentit à lâcher la gorge du professeur qui s'écoula à ses pieds comme une poupée de chiffon et recula d'un pas. Lorsque Black Windows s'approcha pour poser sa main sur son épaule, elle s'en défit sèchement :

— C'est bon ! C'est bon… Je m'excuse…
— Je t'ai à l'œil… Si jamais tu t'en prends à nouveau à un prof, ou à un élève, je ne laisserai pas passer si facilement…

Gamora lui répondit d'une grimace avant de s'éclipser sans demander plus.

— Bien. Affaire rondement menée ! Merci, madame Romanoff. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai un rendez-vous pour un nouveau professeur de probabilité à ajouter notre école.
— Encore un timbré… Je me demande où vous les trouvez…
— Ho… Je poste des annonces au bon endroit… Et je propose des avantages non négligeables en plus…

Il s'effaça sous un sourire mystérieux qu'elle ne vit pas et ne broncha pas lorsque, à peine le Grand Master eut disparu, Clint arriva à côté d'elle, l'air aussi sérieux que s'il était en mission pour Coulson :

— Nat… J'ai besoin de toi… As-tu accès à la salle des professeurs et à la clé du casier de RedSkull ? J'ai besoin des réponses pour le devoir de Théologie Antique…
— C'est la requête la plus absurde que je ne pensais jamais entendre de toi, Clint…

Déjà épuisée, elle s'éloigna en laissant Barton derrière elle.

oOo

— L'électrophorèse est la principale technique en biologie pour la séparation et la caractérisation d'espèce. Elle se fait en fonction des charges électriques qui- Wade, tu m'écoutes ?
— Hm ?
— On doit rendre ce devoir pour demain et si on continue comme ça, on en aura pour la nuit !
— Ca ne me dérange pas.
— Wade !

Accoudé à la paillasse du labo, DeadPool poussa un soupir ennuyé avant de se redresser pour lancer un regard au livre que tenait Peter.

— Quel est le sujet ?
— Pour la vingtième fois, il s'agit du déplacement des ions par champs magnétique.
— Et ?
— Et c'est tout. Nous devons simplement lister les différentes techniques existantes.
— Ha. Tu n'y arrives pas tout seul ?

Il reçut un regard si noir en réponse qu'il put le deviner malgré le masque et, tout simplement, il attrapa son propre livre pour l'ouvrir au hasard :

— Voilà. Toutes les réponses sont ici…
— Mais c'est…

Incrédule, Spider-Man feuilleta le livre de Wade qui, ravi, expliqua d'une voix légère :

— Cela fait quelques années que je suis dans cette université, l'on me doit beaucoup de crédits… C'est la troisième fois que je suis cette classe en particulier. J'ai listé toutes les réponses de chaque devoir… Ce prof ne change jamais son programme…
— Mais… Pourquoi fais-tu une chose pareille ? Tu ne pourrais pas, tout simplement, changer de classe ?
— Et louper l'opportunité de revoir mon nom affiché en tête du tableau d'honneur ? Tu as beaucoup de chance que j'accepte de partager ça avec toi, déjà, n'espère donc pas que ce soit sans contreparties.
— Ne me redis plus jamais le mot « contreparties » sur ce ton là si tu ne veux pas que je te fasse manger ton livre.
— J'aimerai te voir essayer…
— Ne me tente pas.
— Redis cette phrase encore une fois s'il te plait…
— Wade.
— La colère te va bien, Spidey.

Spider-Man allait répondre, mais, refusant de lui laisser l'opportunité de continuer cette conversation qui déviait dangereusement, il se reprit pour demander sèchement :

— Tu espères vraiment voir ton nom en haut du tableau d'honneur ?
— Non. J'espère vraiment le revoir en haut du tableau d'honneur pour la quatrième année consécutive.
— Wade, c'est de la triche !
— Et alors, Web, comptes-tu m'en empêcher ? Je t'en pris, je rêve d'être pris dans ta toile…
— Je peux te dénoncer.
— Très bien, va parler de moi à tes daddies
— Ce ne sont pas mes parents ! Et puis je peux en parler au professeur…
— Tu couleras avec moi, je viens de te partager toutes les réponses des devoirs à venir…
— Tu es exaspérant, Wade…
— J'adore le ton que tu viens d'employer pour me dire ça…

Que répondre à ça mis à part le silence ? Se demanda Peter en croisant les bras sur son torse. Toutefois, il n'était pas héro à céder le dernier mot, surtout lorsqu'il revêtait le masque et, à nouveau, il attaqua :

— Je ne te laisserai pas rejoindre le tableau d'honneur cette année… Tu ne le mérites pas…
— Je penses pourtant être la personne à avoir le plus donné de sa personne, littéralement parlant, pour cette fac.
— Stop. Tu me dégoutes.
— C'est marrant, c'est aussi ce que me dit tous les matins l'autre gars dans le miroir.

Il écopa d'un simple regard déstabilisé de Spider-Man, mais l'homme araignée ne rebondit pas sur la remarque. Sèchement, il se contenta de récupérer le livre pour copier les réponses et, satisfait, DeadPool s'avachit contre sa chaise pour déclarer d'une voix victorieuse :

— Finalement, tu t'abaisses à mes méthodes…
— Je mets simplement un terme à cette aberration.
— J'ai dit que ce ne serait pas sans contrepartie.
— Ca le sera. N'insiste pas.
— Si tu me dits « n'insiste pas » avec autant de fermeté c'est que, au fond, tu aimerais que j'insiste.
— Non.
— Je pourrai prendre ça comme un « oui » détourné, comment savoir, avec ce masque…
— Tu le sauras bien assez tôt si tu continues comme ça.
— Je veux bien te donner toutes les réponses cette année, si en échange, tu-

Avant qu'il ne puisse finir sa phrase, la toile de Peter s'écrasa contre son front et, dans la seconde qui suivit, il fut projeté avec violence tête contre la table qui sonna avec fracas. Il allait se redresser, mais la main de Spider-Man se posa sur sa nuque pour le maintenir de sa force surhumaine sur le bureau tandis que l'homme araignée se penchait sur lui :

— Tu ne me donneras aucune réponse, Wade, parce que je te confisque le livre.
— Tu veux dire que tu comptes le garder pour toi ?
— Non. Parce que moi, je n'ai pas à tricher pour me retrouver en haut du tableau d'honneur…
— Si sexy… Toutefois, sans ça, tu n'as aucune chance de me passer devant…
— On verra bien…

Fut la réponse laconique que lui envoya Spider-Man en faisant demi-tour, le fameux livre dans son bras.

oOo

— Les conséquences des premières campagnes… N'as-tu donc jamais écouté ce que père nous disait ? Surtout qu'il s'agit d'un sujet qu'il prisait particulièrement.

A la remarque exaspérée de Loki, Thor haussa les épaules en jonglant avec une boulette de papier d'une seule main, sans faire mine de se sentir concerné par la question. Le brun pianota du bout des doigts sur la table devant laquelle il était assis, avant de se pencher vers lui en exposant simplement :

— Tu sais très bien de quoi parle Hela…

Encore, le blond ne lui répondit pas, faisant adroitement tournoyer sa boulette de papier sur son doigt tout en se balançant agilement sur sa chaise et Loki fit la moue :

— Malgré ça, tu t'obstines à m'infliger ta présence…
— Présence que tu t'es toi-même infligée en acceptant d'enseigner dans cette école en sachant pertinemment que je m'y trouvais…

L'autre grimaça en s'adossant à sa chaise pour rétorquer froidement :

— J'enseigne ici car tu m'as pratiquement forcer à accepter ce travail.
— Non, mon frère… De toute ma vie, je n'ai jamais réussi à te forcer à faire quoique ce soit.
— J'avais mes intérêts à accepter…
— Donc… Je ne t'ai pas forcé.

Estimant avoir le dernier mot, Thor ponctua sa phrase d'un sourire taquin et Loki leva les yeux au ciel. Il les ferma lorsque, sans prévenir, la boulette de papier de son frère s'écrasa sur son front et, poliment, il demanda d'un ton posé :

— Quand, diable, arrêteras-tu de faire ça ?
— Ca me conforte. Etant supposé donner une classe à cette heure-ci, je me demandais qui, entre moi ou tes élèves, avait la chance de t'avoir pour de vrai.
— Mes élèves ne font pas la différence.
— Même si c'était le cas, tu préfères être avec moi.

Encore, Loki écopa de ce sourire un peu hautain propre à son frère et il ne daigna pas répondre. Alors, Thor s'adossa à sa chaise pour exposer nonchalamment :

— Toi qui parlais de pouvoir et de croisades… De règne et de trône… Te voici sur Midgard à enseigner des choses que peu comprendront…
— Te moques-tu de moi ?
— Pourquoi le ferais-je ? Si tu as mis de côté tes rêves de grandeur pour enseigner dans cette faculté-là et pas une autre, c'est que tes intérêts ne sont pas ceux que tu scandes.

Fronçant les sourcils, Loki lui lança un regard quelque peu perdu, mais, comprenant le fond de la pensée de son frère, il fit la moue pour remarquer d'une voix sans intonation particulière :

— Tu viens de dire que tu n'as jamais réussi à me forcer à faire quoique ce soit.
— C'est vrai.
— Pourtant, tout le but de cette conversation ne converge que vers un seul point…

L'autre lui répondit d'un sourire large, qui se propagea difficilement sur les lèvres de son frère lorsqu'il rétorqua prudemment, ses fines lèvres pâles se mouvant à peine alors qu'il abdiquait simplement :

— Notre royaume n'est plus.
— Et…
— Je n'ai nulle part où aller…
— Mensonge… Tout l'univers t'es ouvert…
— Il m'est hostile.
— Pas plus que la Terre après ce que tu y as fait… Et je doute que tu recherches la rédemption auprès de ceux que tu considères comme des fourmis…
— Je ne cherche rien du tout.

Thor leva les yeux au ciel avant de se pencher sur lui pour crocheter gentiment sa nuque :

— Tu pouvais mentir à mère. Tu pouvais mentir à père. Mais pas à moi.

Loki ne répondit pas et Thor insista en pressant doucement sa nuque :

— Quelle que soit la raison, tacite ou non, pour laquelle tu es ici… Sache une chose, mon frère : Je la partage.

Il lui lança un sourire radieux auquel Loki répondit d'un poker face admirable et, ravi, il lui tapota l'épaule en se levant :

— Bien parlé. On se revoit plus tard.
— J'en ai bien peur…

Sans entendre le marmonnement de Loki, le dieu de la foudre sortit du bureau laissant derrière lui son frère qui pestait à propos de l'électricité statique qui imprégnait maintenant ses cheveux.

oOo

— Arg ! C'est quoi ça ?
— Relax… C'est juste moi…
— Wad- DeadPool, crétin, que fais-tu en peignoir dans les couloirs de l'école à 23h passée ?
— Calme tes ardeurs, Spidey-kun, je me rends simplement aux cours du soir…

Un court silence désemparé suivit la réponse tranquille du mercenaire qui, à peine couvert d'un Kimono léger, s'arrêta face à l'homme araignée qui se sentait prêt à bondir au plafond. Toutefois, entre la curiosité et l'aversion, il choisi le premier et, inquisiteur, il demanda en plissant les yeux :

— Les cours du soir… à 23h… habillé de la sorte… Je te demanderai bien des explications à ce propos, mais j'ai peur de ne pas pouvoir en dormir cette nuit…
— Dit celui qui se balade en costume spandex ultra moulant dans les couloirs obscurs de l'aile des chambres d'étudiants en pleine nuit… J'ajouterai bien d'autres commentaires à propos du « pas dormir cette nuit », mais nous sommes malheureusement coincé dans un univers R-13…
— Hey ! J'ai le droit ! Je suis étudiant dans cette université et j'y ai une chambre grâce à ma bourse !
— Ho ho… De une, je ne relèverais aucun des mots de la phrase précédente, ni la phrase précédente sortie du contexte, de deux, notre amicale araignée du voisinage a des petits soucis financiers et ne sais pas où se loger ? Je connais un bon moyen pour régler au moins le problème financier…
— Je sais où me loger, c'est juste que… Hem… De quoi parles-tu ? Quoique- non. Tait-toi, je ne veux pas savoir comment tu te fais de l'argent…

L'autre eut un sourire et écarta les bras pour présenter son Kimono flashy qui, définitivement, ne couvrait rien d'autre que sa peau balafrée, à peine :

— Les cours du soir !

Peter ne répondit pas et, encore, le mercenaire s'approcha jusqu'à passer un bras autour de ses épaules pour l'entrainer avec lui :

— Ceux de dessin en particulier… Quelques heures de poses originales, des natures mortes à base de bras, de torse et de jambes arrangées à ma manière et des textures rares récompensées à soixante-dix dollars la demi-heure, donc jackpot quand ça dure 4h – Ce, quand l'université a de quoi me payer autrement que par crédit d'étude, carte prioritaire pour la cafétéria et places de parking favorisées, mais le fun est là tout de même !- Tu devrais essayer, avec ta toile et sans ta combi, nous ferions un tabac !
— Tu… Tu fais du nu pour les classes de dessin ?
— Je ne sais pas si je dois être flatté ou non que, de tout ce que je ne viens pas de dire, c'est la seule chose que tu retiennes… Tu m'accompagnes ? En tant que poseur stagiaire, je ne te garantie pas un partage égal de tous mes bénéfices, mais tu auras au moins de quoi t'acheter un set manucure et, en plus, le kimono est offert.

Un peu trop vivement pour la bienséance, Spider-Man se dégagea de son étreinte pour marcher dans la direction opposée, absolument pas intéressé ne serait-ce qu'à rencontrer les élèves des cours du soir qui venaient peindre la version Picasso du mercenaire. Très peu pour lui, merci bien…

— Merci, on se voit demain…
— Si tu changes d'avis, c'est tous les jeudis à minuit !
— A minuit… Qui se déplace pour peindre un type démembré dans une université sordide à minuit ?
— Des génies !

Peter jugea bon de ne pas approfondir le sujet et, levant les yeux au ciel, il tourna les talons pour rejoindre sa chambre.

oOo

— Prof d'amnésie participative ?
— Moi non plus, je ne sais pas ce que cela veut dire… C'est le Dean qui m'a demandé d'enseigner ça. A la base, je voulais juste donner les cours d'histoire ou, tout simplement, de langues étrangères ou de sport… Des trucs sains et normaux…

A la remarque blasée de James Barnes qui s'était allongé sur le dos, son bras en métal posé sur ses yeux, Steve eut un rire amusé et il le rejoignit sur le lit, deux verres à la main, l'écoutant sans l'interrompre :

— Au moins, mes élèves ne semblent pas plus renseignés que moi… Je leur ai montré des vidéos Youtube d'émeus fous pour illustrer à quoi ressemble un cerveau sans souvenir, je crois qu'ils ont compris l'idée…

Se redressant, il accepta un verre mais, remarquant le visage grave de Captain America, il le reposa en demandant gentiment :

— Que se passe-t-il ?

L'autre haussa les épaules et posa son verre à son tour pour constater simplement :

— Rien… C'est juste que… Je n'arrive toujours pas à me faire à ce monde… Alors que toi… Tu sembles si à l'aise…

Bucky eut un sourire charmant et, le regard brillant d'un air amusé qui ne luisait que pour Steve, il pencha la tête pour remarquer d'un ton taquin :

— Ce monde-là ou celui d'avant… Tu n'as jamais su t'y faire, de toute manière…
— Tout de même, en ce moment, je me sens totalement dépassé-
— Arrête un peu.

Avec une fermeté affectueuse, James attrapa les épaules du blond pour tenter de le repousser et l'allonger sur le lit, usant de la force de son bras mécanique pour surpasser celle, supérieure, de Steve. Celui-ci ne se laissa pas faire et, attaquant le bras valide du brun, il résista sans mal. En réponse, Bucky se laissa tomber en arrière, l'entraina dans sa chute alors qu'il s'avachit dans les oreillers, lançant une œillade malicieuse à Captain America qui se réceptionna au dessus de lui, son visage à quelques centimètres du sien. Tendre, il passa ses doigts sur la joue du blond qui le couvrait, traçant une ligne invisible de la mâchoire aux lèvres entrouvertes et il commenta d'une voix neutre :

— Ce n'est pas à cette époque que tu ne te fais pas, Steve… C'est à la paix… C'est elle ta véritable ennemie, car elle te retire ta raison d'être.
— Non. Je veux la paix, vraiment. Mais je sais que celle que nous vivons actuellement n'est que de façade… Elle cache une guerre qui sera peut-être pire que ce que nous avons déjà connu. Nous devons être prêts…
— Non, Steve… La guerre dont tu parles, elle a déjà lieu, ici et maintenant… Juste là.

La main qui caressait ses lèvres migra pour se poser à plat sur sa poitrine et, au dessus de lui, Steve lui lança un regard déstabilisé que James soutint gravement. Quelques secondes d'un silence serein les enveloppa puis, simplement, Barnes referma la main sur le T-Shirt du plus grand qu'il attira à lui en entrouvrant les lèvres. Steve ne lui refusa pas le baiser, au contraire. Tout en assaillant sa bouche, il se pressa contre lui, s'enivrant de son odeur, de son gout et de sa texture, appréciant de sentir les mains de son amant glisser impudiquement sous son vêtement qui, soudain, devint de trop. Impatient, il se redressa pour se déshabiller puis revint clamer les lèvres du brun. Toutefois, celui-ci le stoppa en plaquant son bras métallique sur sa poitrine, le gratifiant d'un regard intimidant.

— Juste une chose, Steve…
— Que se passe-t-il ?
— Tu sais déjà que je suis maintenant professeur dans l'université où tu étudies…

Au dessus de lui, insérant discrètement un genou entre ses cuisses pour s'y installer sans autre forme de procès, il fronça les sourcils, sans cerner l'aboutissement du raisonnement. Patient, Barnes enroula une jambe autour de sa taille pour l'attirer fermement à lui et prendre son visage entre ses mains :

— Le Dean a été clair à ce sujet : les enseignements ne touchent pas aux élèves…
— Les élèves de cette faculté sont pourtant largement en âge de choisir leur partenaire…
— De une, pas tous, de deux, c'est une question de démagogie, paraît-il.
— Cette école a des notions de démagogie ?
— Je ne savais pas moi non plus… Mais tu comprends bien que je n'y adhère pas forcément…

Steve lui répondit d'un sourire craquant et, se cambrant pour lier son bassin au sien, il scella leurs lèvres dans un baiser gourmant avant de se redresser en ondulant doucement :

— Pas de mots doux à l'école, donc…

S'accordant aux mouvements du plus grand, Barnes ouvrit la bouche pour récupérer une respiration que l'afflux de plaisir rendait irrégulière et, d'une voix plus basse, il affirma :

— Rien à l'école, ni dans les lieux publics, si possible…
— Tu as honte d'être avec moi ?
— Non. Et rien que pour ça, je suis heureux que nous partagions tous les deux une époque qui tolère un peu plus ce genre de couple que ce que je connaissais autrefois… Au moins, aujourd'hui, je n'ai pas à passer la soirée avec deux filles en même temps pour justifier mon célibat…

Les mouvements de Steve s'amplifièrent et Bucky prit une courte inspiration avant de glisser sa main le long du bras de son amant, suivant une veine saillante puis le creux du biceps qu'il pétrie ensuite :

— Mais, tu te doute que je n'ai pas que des amis dans l'équipe enseignante, ni ailleurs… Sans parler de certains de tes camarades qui ont des comptes à régler avec moi… Je ne veux pas que notre relation en pâtisse.
— Tony ne s'en prendrait pas à toi, nous en avons déjà discuté ensemble tous les trois…
— Yeah… Ceci dit, je ne pense pas qu'il approuve s'il venait à savoir…
— Il n'est pas mon chaperon et n'a pas son mot à dire…

Steve avait répondu en plongeant sur visage dans le creux de la gorge de Bucky, descendant sa main plus bas pour les débarrasser de ce qu'il leur restait de vêtements en trop. James l'enlaça en retour, amusé :

— Certes. Mais il se sent responsable de vous tous… Toi plus que les autres, même s'il ne le montre pas…
— Je sais prendre soin de moi…

La main était restée très basse et le brun eut un soupir chargé d'érotisme, avant de fermer les yeux pour justifier simplement :

— Certes, mais je le comprends… Pour un mec comme lui, côtoyer un mec comme toi qui n'a aucun sens de tout ce qui est moderne, c'est un peu comme accompagner son cousin des campagnes en pleine mégalopole… Il est un peu gêné par ton décalage mais, dans le fond, il ne veut surtout pas que ça te heurte ou bien que d'autres que lui s'en amusent…

La réplique de Steve se transforma en grommellement lorsque Bucky se redressa pour happer ses lèvres dans un baiser exigeant, avant de souffler contre lui d'une voix taquine :

— Et puis, revenant à toi et moi dans les lieux publiques… N'as-tu pas un contrat qui te lie toujours aux Etats-Unis d'Amériques ? En tant que représentant officiel des militaires de ton pays au siècle précédent, je suis certain que tu as une certaine… Image, à respecter… Je ne suis pas le genre de pin-up que tes directeurs de promo attendent de voir à tes côtés…
— Tu sais ce qu'elle dit, mon image, aux Etats-Unis d'Amériques ?
— Arrête-toi là, crevette… Tu ne sais pas être vulgaire. Embrasse-moi, plutôt.


Merci d'avoir lu !

En ce qui concerne l'univers de la fic, par apport aux films, disons que je les suis de loin mais je n'accorde pas autant d'importance aux événements qui s'y passent que si je suivais directement Infinity War.
On peut dire que c'est un UA dans le sens où, même si je reprends les choses à partir de IW, je ne vais pas vraiment en parler dans cette fic, même si j'évoquerai deux ou trois trucs.

Pour les pairings, j'avais vu quelques demandes pour du Stony, mais moi, c'est Steve/Bucky qui a mon coeur.
Dans la fic, je garde l'idée d'un duo dynamique entre Steve et Tony en mode supers papas, mais ils ne sont pas ensembles.