— J'ai un ami pour qui je fais l'effort d'arrêter de tuer systématiquement. Parce que ça ne lui plait pas. Mais c'est vrai que, des fois, ça m'échappe sans faire exprès…

Ligotant un criminel dans une cave sordide, Wade parlait sur le ton de la conversation avant de présenter à l'homme furieux toutes ses condoléances pour celui criblé de balles qu'il venait d'abattre dans un moment d'inattention. Il se redressa ensuite et sortit du bâtiment sans autre forme de procès. Il fut immédiatement rejoint par un type au visage buriné qui portait un fusil d'assaut sur l'épaule comme s'il ne pesait rien et qui demanda en s'allumant une cigarette :

— Tu as eu Dino ?
— Oui, mais je l'ai laissé au sous-sol pour-

Une explosion dans le bâtiment qu'il venait de quitter les propulsa au sol tous les deux et, écarquillant les yeux, DeadPool demanda d'une voix outrée :

— Diantre ! J'ai oublié d'éteindre le gaz en partant ! Quel étourdi…

L'autre se releva en lui lançant un regard désabusé et, dans la nuit qui commençait à tomber, ils reprirent leur marche :

— Monsieur Cappala est satisfait de tes services, DeadPool.
— J'aurai bien aimé qu'il le montre en se montrant plus… Généreux, sur la paie. Je ne sais pas si je suis intéressé pour continuer notre collaboration.

Celui au visage buriné grimaça un sourire entendu et il souffla une longue bouffée de fumée en expliquant :

— Ce type que tu viens de buter sans poser de questions était à la tête d'un vaste réseau de trafic d'armes anti-mutant. Comme nous, monsieur Cappala craint pour la sécurité des nôtres.
— Je n'ai pas posé de question car je savais déjà de quoi il était question quand on m'a proposé le job et que je l'ai accepté malgré le peu de retombée financière.
— Bien. Mais il y a d'autres choses que tu ne sais pas… Ca gronde beaucoup en ce moment, vis à vis des mutants. Les magouilles de Magneto ne nous offrent pas beaucoup de faveur et les membres les plus isolés de notre communauté sont en réel danger. Persécution, disparition, lynchage…
— Je suppose que cela va plus loin que ça. Sinon, vous n'auriez pas fait appel à moi…

L'autre serra le poing sur son mégot qui se désintégra dans une lumière bleue et il acquiesça :

— Effectivement… Ce gang que nous venons de massacrer… Ca trempe plus loin que les armes spécialisées. Nous les soupçonnons aussi de trafic de mutants vivants.
— Pour quel genre de clients ?
— Le genre que vous connaissez bien, Monsieur DeadPool.

Le plus grand s'arrêta pour faire face à Wade qui fronça les sourcils :

— Ils les prostituent ? Vraiment ? Vous savez s'il y en a avec des tentacules ? C'est pour un ami.

Il écopa d'un simple soupir blasé mais son interlocuteur fit comme s'il ne l'avait pas entendu :

— Ils sont vendus à des « laboratoires ». Des gens qui étudient le gène de la mutation sur des cas concrets, vivants, et pas toujours consentants. Monsieur Cappala aimerait vous parler à ce sujet et vous donner quelques noms… Retrouvez-nous demain soir aux docks.

Pour tout salut, il clôtura d'une magistrale frappe sur l'épaule qui laissa un peu de cendre sur le cuir corinthien, puis il s'éloigna sans ajouter un mot. Wade haussa les épaules et fit demi-tour, décidant qu'il était temps de dilapider le peu d'argent qu'il venait de se faire.
Vingt minutes plus tard, il traversait une avenue, un churros dans une main, son téléphone dans l'autre, lorsqu'un cri attira son attention. Le temps qu'il lève les yeux pour apercevoir le vieillard à la lèvre tremblante d'impuissance regarder tristement un voleur à la tire s'enfuir avec un vieux sac abîmé, la petite foule entière sembla entrer en combustion et une dizaine de téléphones furent sortis en même temps pour filmer la scène. Il leva les yeux au ciel, mit l'intégralité de son churros dans la bouche et se prépara pour le sprint de sa vie. Toutefois, avant même qu'il ne fasse le moindre pas, une nouvelle effervescence s'empara de la foule et tous les téléphones convergèrent ensemble vers les toits pour capturer l'arrivée de Spider-Man. L'homme araignée se laissa littéralement tomber sur le voleur qu'il cloua au sol de sa toile, récupéra le sac et, comme il cherchait le propriétaire du regard, Wade estima que c'était le bon moment pour entrer en scène lui aussi. Gentiment, il s'approcha de l'homme volé pour entourer ses épaules d'un bras en faisant de grands gestes de la main pour attirer l'attention de Spidey de l'autre.
L'affaire fut rondement menée, ils eurent le droit à des remerciements humides de larmes de la part du vieil homme, une cession d'autographes et de selfies, quelques interviews pour des bloggeurs de rue heureux d'être présents pour avoir capturé le moment, puis ils parvinrent à s'échapper ensembles.

— C'est marrant… J'ai plus l'impression d'être un héro lorsque je fais ce genre de chose que lorsque je fais des choses supposément plus héroïques.
— Peut-être que c'est parce que tu n'utilises pas les bonnes manières pour faire le bien alors que tu fais bien quand tu penses faire quelque chose qui n'a pas d'importance…

Assis sur le rebord du toit d'un immeuble, Wade prit quelques secondes pour réfléchir aux mots de Spider man, avant de se tourner vers lui, sceptique :

— Je suis sûr que toi-même tu ne sais pas ce que l'enchainement de tes mots veux dire…

Peter étouffa un petit rire et concéda en baissant la tête :

— C'est vrai. Mais je pense que tu as au moins saisi le principe.
— Yeah… Mais j'essaie de changer, tu sais. Non, mieux. Je suis en train de changer. Pour toi.

Il avait soufflé ses derniers mots d'une voix bien plus basse. Mais les sens affutés de Peter les captèrent et, sur le même ton, il répondit :

— Ce n'est pas pour moi que tu dois changer. Je ne t'ai pas demandé une telle chose.
— Que pourrais-tu me demander, sinon ?

Il avait parlé distraitement en regardant l'animation de la rue en contrebas, éveillée malgré la nuit. Il repensa à ces histoires de mutants disparus dans un réseau louche. Il ne se sentait pas directement concerné. Fous seraient ceux qui penseraient pouvoir s'en prendre à lui où ses amis dans cette optique. Toutefois, il avait toujours accepté les contrats des personnes les plus démunis pour des contreparties symboliques. Il se demandait simplement s'il était possible de venir à bout d'une telle histoire tout en restant fidèle aux codes moraux de Spidey. Il revint à lui lorsque le plus jeune se pencha pour lui parler sur le ton de la conversation :

— Je pourrai te demander beaucoup d'autres choses.
— Comme ?

L'autre haussa les épaules et sembla hésiter. Immédiatement, les pensées de Wade retournèrent vers Monsieur Cappala, ce chef d'entreprise qui avait embrassé la cause mutant sept ans plus tôt, après que son fils de dix ans se soit fait tabassé dans la cours de récré pour avoir montré sa faculté de changer la couleur des choses. L'homme était maintenant président de l'association de soutient aux parents de mutants. Il avait des contacts, des sources fiables et des moyens. Il lui manquait juste une force de frappe efficace lorsqu'il était temps de passer à l'action pour substituer discrètement aux défaillances du système judiciaire qui était encore trop aveugle lorsque ça concernait les droits et la sécurité des mutants. C'était la raison pour laquelle il s'était décidé à faire appel à DeadPool.

— Comme retirer ton masque, fermer les yeux et ne pas les rouvrir tant que je ne te le dis pas, sans poser de questions.

Plus concentré sur Cappala que sur la conversation, Wade eut un sourire amusé face au ton joueur du plus jeune et, sans même penser à contredire le dernier ordre, il ferma docilement les paupières en retirant son masque. L'entrevue qu'ils auront aux docks lui permettra d'en savoir plus sur la situation et, s'il le jugeait nécessaire, il passerait outre des ordres de son employeur pour s'occuper de ça en solo. Il se savait plus efficace lorsqu'il prenait ses propres initiatives et- HOLLY SHIT !

Il oublia jusqu'au nom de Cappala, les mutants et les tentacules des prostituées lorsque, nues et fraiches, les lèvres de Spider-Man se posèrent sur les siennes pour un baiser bref et léger.
Il se souvint de justesse de l'ordre de garder les yeux fermés et il s'y plia, mais, il eut beau y réfléchir très vite, à aucun moment il lui avait été ordonné de garder ses mains sur lui. Quand Spidey fit mine de se séparer avec douceur, il lui accrocha la nuque pour approfondir le baiser. Souffrant de la cécité imposée, ses doigts glissèrent par inadvertance le long de la taille qu'il caressa avec application, de la cuisse à l'épaule en prenant soin de s'attarder sur le dos, qu'il enlaça pour le presser contre lui.

Il garda sa main sur lui lorsque le plus jeune le repoussa gentiment après avoir longuement répondu à sa courtoise intrusion buccale.

Quand Wade reçut l'autorisation d'ouvrir les yeux, enfin, les lèvres qui venaient d'embrasser les siennes étaient à nouveau cachées par le masque rouge. C'était frustrant, d'un côté, mais étonnamment inspirant de l'autre.

— La clause qui induit de ne pas poser de question est-elle toujours effective ?
— Oui.

Sans se justifier d'avantage, Peter se débarrassa de la main qui était toujours sur sa taille puis il se leva, le regard fuyant.

— On se voit demain en cours de bio.

Il commença à s'éloigner mais, toujours assis sur le rebords du toit, Wade le héla une dernière fois :

— Je peux au moins poser une seule question, Baby Boy ?

L'autre haussa les épaules mais ralentit le pas pour l'écouter. Il repartit précipitamment d'une démarque raide lorsque DeadPool demanda d'une voix moqueuse :

— C'était ton premier baiser, ou bien c'est moi qui te rend aussi nerveux ?

Il sauta du toit et, une fois seul, DeadPool remit son masque en commentant simplement :

— Peut-être la deuxième option… Ou alors c'est la première… Ou les deux à la fois, on suppose…

oOo

— Tu rentres tard.
— Tu m'attendais, mon frère ?

Entrant dans le séjour de l'appartement de Loki, Thor posa son trench sur le dossier du siège le plus proche. Face à lui, assis en tailleur dans un fauteuil bas, un livre sur les genoux, Loki lui envoya un long regard inquisiteur. Détournant ensuite les yeux, il concéda d'un ton neutre :

— Tu viens ici tous les jours, avec ou sans mon accord, directement à la suite des cours. Je ne t'attendais pas, mais je savais que tu viendrais, le contraire m'aurait inquiété.
— Tu t'inquiètes pour moi ?

Une pomme attrapée dans la corbeille de fruit dans la main et un large sourire sur la face, Thor vint s'asseoir face à lui en le regardant dans les yeux et le brun se redressa en le fusillant du regard :

— Non. Je ne m'inquiète pas pour toi. Je m'inquiète dès que tu n'es plus en vu… Qui sait ce que tu pourrais déclencher…
— De nous deux, ce serait plutôt à moi de m'inquiéter de ne plus t'avoir en vue, non ?

Croquant dans la pomme, il s'adossa à son fauteuil et Loki eut un haussement de sourcil qui voulait tout dire et rien dire en même temps en reprenant la lecture de son livre. D'une voix taquine, Thor l'interpella à nouveau :

— Tu ne me demandes pas pourquoi je suis en retard ?
— C'est supposé m'intéresser ?

Il tourna une page sur laquelle il fit glisser un doigt blanc jusqu'au bout de l'ongle, sans un regard pour Thor qui se pencha vers lui :

— Je ne sais pas. J'ai toujours un peu de mal à cerner en quoi tu t'intéresses, mon frère.

Il se leva, lui étreignit brièvement l'épaule avant de repartir vers la cuisine. Le brun serra les lèvres, avant de demander d'une voix très neutre :

— Que faisais-tu ?

Thor était de dos, pourtant Loki n'eut aucun pas mal à deviner le sourire victorieux qui passa rapidement sur les lèvres, avant qu'il ne se retourne pour assurer avec ennui :

— J'ai étudié la physique quantique pour résoudre ce que les midgariens appellent une équation. Un langage scientifique qui-
— Je sais ce que sont la physique quantique et les équations. Tu aurais pu me demander, ça ne t'aurait pas pris autant de temps.
— J'aurai pu, mais je ne pense pas que ça aurait été nécessaire.

Loki fronça les sourcils et se redressa pour suivre son frère du regard lorsqu'il repartit derrière le bar de la cuisine américaine pour en ouvrir le frigo :

— Pas nécessaire ? Dixit celui pour qui je fais les devoirs tous les soirs…
— Tu te plains à chaque fois. Je ne voulais pas te donner une occasion de plus de me faire part de ton mécontentement et me reprocher ma stupidité.

Il décapsula une bière à main nue et Loki eut un nouveau haussement de sourcil, avant de se tourner franchement vers lui :

— Donc… A qui as-tu demandé de l'aide pour ton équation ? Stark ? Strange ?
— Gamora.
— Ha.

De froid, le ton devint glacial et Loki se réinstalla dans son fauteuil pour se plonger à nouveau dans son livre. Thor revint s'asseoir face à lui en lui présentant une bouteille de bière qu'il attrapa mécaniquement sans décrocher le moindre mot. A l'aise, Thor s'installa plus confortablement et Loki, tournant une page, lâcha simplement :

— Donc… Tu les aimes vertes, maintenant ?

Thor semblait avoir attendu cette question car un sourire amusé fendit ses lèvres et il se leva à nouveau pour poser sa main sur l'épaule de Loki et souffler avec certitude en le regardant dans les yeux :

— Tu sais comment je les aime.

Quelques électrons libres s'échappèrent des doigts que le Dieu de Tonnerre avait posé sur son épaule et vinrent courir sous l'épiderme de Loki, conduits par le réseau de nerfs et de veines dans tout le corps en moins d'une seconde. Le brun dût fournir un effort monstrueux pour garder son poker face malgré l'effet que ça lui fit. Thor lui offrit un nouveau sourire parfaitement innocent, puis se redressa, récupéra son manteau et sortit de l'appartement sans rien ajouter.
Figé sur le canapé, le livre serré dans ses mains crispées, Loki garda longtemps son regard sur la porte, incapable de comprendre ce qu'il se passait et ce que Thor savait, exactement.

Il était fort probable qu'il savait que Madame Angorianne était sa plus récente avatar, qu'il avait endossé pour gagner un peu plus de pouvoir dans l'université et arrondir correctement ses fins de mois officiels. Chose difficile lorsque l'on s'appelait Loki et que l'on était coupable de quelques crimes de guerre dans la région…

Toutefois, si Loki considérait possible l'hypothèse que son frère l'ait démasqué au premier regard, la manière dont il avait réagi était une autre énigme. Ce n'était pas la première fois que les deux frères s'impliquaient ainsi dans un jeu de rôle, faisant mine, lorsque Loki changeait d'identité pour une raison ou pour une autre, de ne pas se reconnaître, de faire connaissance et, selon les contexte, de s'apprécier ou non, sans jamais laisser entendre que le personnage que jouait Loki était démasqué par Thor, même si c'était toujours le cas, ou presque.
Mais ça n'était encore jamais allé aussi loin alors que, pourtant, Loki avait interprété des créatures autrement plus sublimes et intéressantes que madame Angorianne qui auraient eues de quoi faire tourner la tête du dieu du Tonnerre.
D'où la question que se posait Loki : Thor savait-il que la femme qu'il avait tenu dans ses bras cette après-midi était son frère ? Il espérait que la réponse soit négative, cela aurait été bien plus simple à gérer et une bonne farce à ajouter à son actif. Malheureusement, il craignait que ce grand nigaud soit, tout simplement, en train de jouer un tout autre jeu. Loki savait que la puissance électrique que le blond avait partagé dans le baisé n'aurait pas été supporté par une humaine. Thor le savait aussi, normalement, c'était son pouvoir, il était supposé le gérer à la perfection de ce côté-là.

Ca avait été sa manière à lui de faire comprendre à Loki qu'il savait exactement à qui il avait à faire, certainement.

Déboussolé, il lâcha le livre et se plaqua contre son dossier en portant la main au visage. L'autre question était : Thor savait-il que Loki savait qu'il savait ? Si oui, à quel jeu jouait-il ? Si non, il était aussi débile qu'il en avait l'air et Loki ne savait pas ce qu'il craignait le plus.

oOo

— Monsieur DeadPool, je suis heureux de vous voir… Je ne veux pas vous manquer de respect, mais jamais je n'aurai eu l'idée de faire appel à vous et vos services en d'autres circonstances. Toutefois, je ne savais pas vers qui me tourner… Les Xmen sont très occupés avec leurs propres batailles, les Avengers ne sont pas acquis à la cause mutant et le gouvernement encore moins…

Face au cinquantenaire qui lui tendit la main nerveusement, Wade se contenta de le saluer d'un geste avant d'étudier l'environnement. Il avait affaire à un amateur du milieu, aucun doute là dessus. L'homme était accompagné par des mutants, certes, mais peu semblaient avoir beaucoup d'acabit, mis à part le grand type patibulaire qui l'avait accompagné la veille et avec qui il traitait la plupart du temps. Wade lui fit un signe de la main qui n'eut pas de réponse, puis se tourna vers son client qui lui mit un dossier assez lourd dans les bras en se raclant la gorge :

— Il… Il y a une petite dizaine de noms… Ce n'est pas moi qui aie fait le dossier, c'est un journaliste qui me l'a envoyé. Le profil et le rôle des principaux acteurs est dedans, classés à partir du plus dangereux et haut placé dans leur cartel. Dino, l'homme que nous vous avions demandé de tuer en coup d'essai, faisait partie de la petite main.
— Qui est leur leader ? Autant commencer par lui…

La question sembla plaire à monsieur Cappala qui lui désigna plusieurs fiches du doigt :

— On ne sait pas qui tire les ficelles, mais nous avons des noms : Yaïm Julio, connu pour ses déboires au sein d'hydra, c'est un scientifique zélé. Dean Preak, le sénateur qui les couvre et, enfin, Peter Parker, un mutant, ou un optimisé, acquis à leur cause qui se charge du recrutement des sujets. D'après mes sources, en plus d'une force physique supérieure, son pouvoir est de l'ordre de l'altération de la vérité : il ment à la perfection et sait exactement quoi dire pour convaincre. Gueule d'ange, âme de démon, il faut se méfier de celui-là.

Gueule d'ange, effectivement, remarqua DeadPool en récupérant les fiches pour lire les profils avec plus d'attention. Estimant sa part faite, Monsieur Cappala recula en se frottant les mains nerveusement :

— C'est ok ? Vous nous débarrasserez de ces fous furieux ?
— C'est comme si c'était fait…
— Je vous donne mon équipe et vous avez carte blanche, mes contacts au sein du FBI sauront vous couvrir si ça tourne mal.


oOo

Bonne année !