Chapitre 9 : Love and other potions
Depuis plusieurs semaines maintenant, Edelweiss s'était fait à son nouveau style vestimentaire plus stricte et sévère. Certes, elle avait cessé de s'habiller totalement comme son professeur de potion dès le lendemain de leur grand coup d'éclat, pour personnalisé un peu plus son nouveau style. Et puis, il avait été très visible que cela dérangeait pas mal de monde de la voir vêtue identiquement à Severus Rogue. Dès lors, elle avait troqué la redingote en tissus pour un manteau gothique en cuir rouge et noir qui se boutonnait jusqu'à la base du cou, dont le col se redressait sur une dizaine de centimètre et qui s'étendait jusqu'au pli du genou. Le revêtement intérieur était fait de satin noir et masquait de partout la chemise blanche en fil d'Acromentule qu'elle avait conservé de son ancienne tenue. Elle s'était de même procurer de nouveaux pantalons en cuir noir. Si, la tenue restait assez excentrique pour elle, celle-ci conservait bien cacher le moindre millimètre de sa peau à partir du cou. Bref, cette tenue avait été approuvée par Dolores Ombrage, lavant ainsi toute épée de Damoclès pesant sur sa tête. Elle avait d'ailleurs également adopté le chignon sévère à quelques mèches folles au niveau du visage pour coiffure, par faisant son image de femme parfaitement austère. Alors qu'au fond, vêtue de la sorte elle se sentait l'âme guerrière et aventurière. Ce n'était pas ces vêtements plus masquant qui avait fait diminuer son fan club masculin non plus. La remarque cuisante de l'inquisitrice avait au moins eu le mérite de lui faire prendre conscience de ça et ce n'était pas franchement pour lui plaire. Plaire aux hommes était une chose, mais aux élèves s'en était une autre ! De plus, elle n'était désormais plus un cœur à prendre depuis plusieurs semaines, même si elle gardait pour elle cet état de fait.
L'autre grand changement provenait de son fléreur qui depuis ce jour semblait lui tiré la tête tous les samedis et dimanches sans exception. Ce qui se produisait donc ce matin au petit-déjeuner. La grande salle était peu remplie lorsqu'elle se présenta pour prendre son repas du matin et Amour était posé sur la chaise du professeur Rogue, la dédaignant totalement en toisant du regard le peu d'élèves présents. « Amour, ça commence à bien faire… » soupira-t-elle en se servant du jus de citrouille. « Et descend de là, ce n'est pas ta chaise que je sache. » Le félin aplati ses oreilles et tenta de lui pincer les doigts lorsqu'elle approcha sa main de sa tête. « Cesse immédiatement, ou je te renvoi à la maison ! »
« Bonjour. » lança une voix traînante derrière elle et déclenchant chez le jeune fauve une salve de ronronnement joyeux. « Cher ami, veuillez descendre je vous prie. » Contre toute attente, Amour obéit au professeur Rogue et se posa assis entre la chaise de sa maîtresse et la sienne. Pour Edelweiss, c'était à n'y rien comprendre et ça commençait même à la contrarier. Bien sûr, elle connaissait la perspicacité de ces créatures pour détecter avec certitudes les gens fréquentables ou non, mais de là à ce qu'il soit à deux doigts de réclamer des câlins à Severus, cela dépassait l'entendement.
« Bonjour, Severus. » finit-elle par répondre aux salutations de son maître avant de prendre la théière. « Du thé ? »
« Volontiers, miss. » Il lui tendit sa tasse d'une main puis envoya au sol une tranche de bacon supplémentaire à Amour. Ce qui fit penser à la rousse que son compagnon allait finir par devenir énorme ! « Vous ne prenez plus votre potion calmante, je vois. »
La bleu et bronze secoua négativement la tête en terminant de vider le liquide brûlant dans chacune des tasses. « Il semblerait que moi et ma chère amie, nous ayons trouver un terrain d'entente. » Elle glissa un nuage de lait dans la tasse de son professeur et lui rendit avant de s'occuper de sa propre boisson.
« J'en suis fort heureux. Peut-être pourrions-nous alors commencer les cours réclamer par le directeur ? » Leurs regards se croisèrent et le silence s'installa un instant durant lequel les tasses de thé restèrent en suspend dans l'air. « Ce soir, par exemple. »
« C'est ce qu'il était convenu. » répondit-elle en portant sa tasse à ses lèvres pour en prendre une gorgée. Elle avait craint un instant qu'il ne souhaite que leur rendez-vous professoral ne se fasse plus tôt. Elle avait pas mal de chose à faire ce jour, à commencer par les devoirs des élèves à corriger, ses propres devoirs de potions, s'occuper des créatures de l'école et surtout aller à son rendez-vous avec son petit-ami. « Je vais tâcher de me dépêcher de faire tout ce que j'ai à faire. »
« Parfait, je vous attends après le dîner. » conclu-t-il en mordant dans son toast beurré. Aucun des deux ne remarqua alors le regard assassin que le fléreur venait de porter à sa maîtresse, bien trop au courant de son programme de la journée. Il tourna les pattes et quitta la grande salle par la porte qui venait de s'ouvrir sur Minerva McGonagall.
Fin de journée, la Serdaigle n'avait pas encore terminé ses corrections et décida alors de prendre son repas dans ses appartements pour avancer au mieux avant de se rendre à son cours d'Occlumencie. Elle soupira pour la dixième fois depuis qu'elle avait commencé avant de se laisser tomber dans le fond de son siège de bureau. « Je commence à comprendre pourquoi Rogue est aussi acariâtre avec les élèves… » marmonna-t-elle en griffonnant un 'P' pour Piètre sur la copie d'un élève de troisième année. Elle sursauta en entendant la porte de ses appartements s'ouvrir, dévoilant l'entrée triomphale du fléreur qu'elle n'avait pas vu de la journée. « Tiens, un revenant. Tu t'es bien amusé au moins ? Combien de pauvres petites bêtes as-tu martyrisé aujourd'hui ? » Amour l'ignora superbement pour aller prendre place sur le canapé, rouler en boule et profitant de la chaleur du feu. Une vague de colère monta au sein de l'organisme d'Edelweiss qui ne se retient d'engueuler l'animal que lorsqu'elle se rendit compte de l'heure qu'il était. « Par les chaussettes à pois de Merlin ! » Lança-t-elle en sautant de se son siège pour aller chercher sa cape et sortir promptement de ses appartements avant d'être en retard pour de bon. Une fois dans le couloir, elle enfila sa cape et la resserra autour d'elle, prenant conscience qu'elle n'avait ni pull, ni son manteau qu'elle ne quittait généralement plus par soucis de décence aux yeux du chaperon rose. Elle allait se mettre en route lorsque quelqu'un lui saisit le poignet pour l'attirer à l'écart. Ses pieds s'emmêlèrent, manquant de la faire tomber, mais elle parvient à se reprendre et à voir qui l'emmenait aussi sèchement dans le sens opposé de sa destination. « Professeur McGonagall ? ! »
Son cerveau se mit à fabuler sur l'endroit où le professeur de métamorphose l'emmenait avec une telle détermination. Aurait-elle fait quelque chose de mal ou de déplacer qui nécessitait qu'elle soit emmenée de force chez le directeur ? Dumbledore avait-il besoin d'elle pour quelconque mission à passer sous silence ? Se tramait-il un complot entre les professeurs pour se débarrasser de Dolores Ombrage ? Cette dernière idée lui semblait tellement douce qu'elle aurait réellement souhaité qu'il en soit ainsi. Depuis que le gros bonbon rose avait jeter Sybille Trelawney à la porte le jour d'Halloween, tout le personnel enseignant était à cran, mais beaucoup le cachait avec brio. Elle-même avait du mal à se contenir depuis qu'elle devait s'occuper de la chouette de monsieur Potter, blessé par la même idiote d'inquisitrice afin de récupérer une lettre. Bref, elle accueillerait toute tentative pour se débarrasser d'elle avec beaucoup de joie. De nouveau, elle se sentit tiré dans une autre direction pour finalement se rendre compte qu'elles étaient toutes les deux dans un placard à balai. Son poignet était toujours enserré par la main de la vénérable sous directrice et un certain malaise s'installa alors. « Je peux vous demander ce que tout cela signifie ? » Le peu de lumière qui filtrait par la meurtrière du placard se refléta dans les yeux bleus du professeur de métamorphose. À cet instant, la jeune rouquine su que quelque chose n'allait pas, mais elle aurait été bien incapable de dire quoi jusqu'à ce que la respectable directrice des Gryffondors ne saisisse son visage entre ses mains et n'approche le sien pour faire se rencontrer leurs lèvres. Un signal d'alarme se déclencha dans sa tête avant que ses pensées ne dérivent une fois de plus dans des scénarios étranges. Edelweiss posa ses mains au niveau des poignets de son ancien professeur, mais sa volonté de la repousser s'amenuisa un instant, lorsque la dame qui l'entravait se fit plus quémandeuse et sa bouche plus entreprenante. L'intérimaire se surprise à sentir une vague de chaleur lui envahir le visage et à répondre à cette étreinte avec plus de fougue qu'elle ne l'aurait cru. Puis, d'un coup d'un seul, elle retrouva sa volonté et se sépara violement de la sous-directrice. « Arrêtez ! » Elle recula dans le fond du placard à balai en posant ses mains contre le mur, la mine apeurée. « Qu'est-ce qui vous prend, Minerva ?! » À cet instant, deux sentiments se battait dans le corps de la jeune femme, la culpabilité vis-à-vis d'Alesto et l'envie de retourner dans l'état second dans lequel elle se trouvait quelques secondes plus tôt. La drôle de lueur dans les yeux de Minerva McGonagall s'alluma davantage avant qu'elle ne se lance dans une déclaration passionnée.
« Ne voyez-vous pas que mon cœur brûle d'un ardant amour pour vous. Ne comprenez-vous donc pas mon bouillonnant désir pour vous, ô ma déesse. Votre si charmant visage est un phare dans la nuit sombre qui entoure mes jours depuis si longtemps… » Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent à tel point qu'elle ressemblait à s'y méprendre avec une chouette. Une chose était certaine, elle avait besoin d'aide et tout de suite. Il lui était clair que la directrice adjointe avait été victime d'une mauvaise blague. « Ne me rejetez pas ou j'en mourrais ! » se mit à pleurnicher la vénérable dame qui posa alors ses mains devant son visage. La rousse réfléchit un instant, maudissant le farceur à l'origine de cet embarras et de la honte à venir de Minerva, avant de se décider. « Venez, Minerva, allons discuter ailleurs que dans ce cagibi… Allons, allons, sécher vos larmes, nous allons prendre un verre d'hydromel. » Elle lui prit délicatement le poignet et fût surprise de la coopération de la femme et elles quittèrent le placard à balais.
Severus Rogue tournait désormais en rond dans son bureau, la colère montant en lui tel un serpent de feu embrasant tout sur son passage. Encore une fois, il jeta un œil à l'horloge au fond de sa classe de potion. Jamais, au grand jamais, Edelweiss n'avait été en retard à l'un de ses cours, mais ce n'était pas cela qui apaisait sa colère à son égard. Il fit violemment volte-face pour retourner derrière son bureau et passer sa longue cape noire, bien décidé à aller chercher son élève lui-même en la maudissant d'avance de le faire attendre de la sorte. Il ajustait le tissu lorsqu'il entendit frapper trois coups à la porte. Sa colère flamba et il traversa la salle en un temps record, faisant résonné sa voix puissante : « Vous êtes en retard ! Vous savez que j'exècre les gens qui ne sont pas à l'heure, vous mériteriez que je vous renvoie chez vous ! » Il termina sa tirade en ouvrant la porte d'un geste sec et direct. « Qu'est-ce qui… » il s'arrêta net dans sa tentative de moralisé sa jeune disciple, le visage muet de stupeur devant le spectacle qui s'offrait à lui. Edelweiss était bien là, mais pas seule. Minerva McGonagall l'enlaçait au niveau des hanches, la tête posée sur son épaule et la serrant comme si sa vie en dépendait. Sur le visage de la rouquine, l'ancien mangemort lisait le désespoir grandissant de ne pouvoir se défaire de son ancienne prof de métamorphose. Quant à lui, un incendie de jalousie naquit au plus profond de son être, lui donnant la furieuse envie de s'en prendre à sa collègue et directrice des rouges et or. « Severus… » Ses yeux d'onyx rencontrèrent ceux de son élève qui le suppliait d'avance. « Aidez-moi, je vous en supplie. »
« Entrez… » dit-il en ouvrant plus largement la porte et la refermant rapidement, lançant un silencio et un collaporta pour s'assurer que personne n'entrerait ici pour voir la directrice adjoint dans cet état. « Que s'est-il passé ? » demanda-t-il en marchant vers la porte qui dissimulait l'entrée de son laboratoire privé.
« Je l'ignora. Elle m'a attrapé lorsque je sortais de chez moi pour venir ici et m'enfermer avec elle dans un placard à balais… » raconta la jeune femme en tirant le professeur toujours avachi sur elle.
« Un placard à balais ?! » s'étrangla-t-il de surprise.
« Oui… très charmant je sais. Bref, j'ai remarqué que quelque chose n'allait pas, mais je n'ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit que… Enfin, elle m'a fait une déclaration d'amour insensé. Tenez, Minerva assez-vous, je vais chercher les verres. » Elle tira l'une des chaises pour forcer la doyenne du groupe à s'asseoir. Celle-ci remarqua alors seulement la présence de son ancien élève dans la pièce et lui décocha un grand sourire.
« Oh Severus, vous venez boire avec nous ? Que vous êtes charmant, j'espère que vous accepterez de bénir notre relation ? »
Le principal intéressé posa un regard surpris sur la directrice de la maison adverse et haussa l'un de ses épais sourcils noirs. Charmant ? Jamais elle n'avait dit cela de lui. Il observa McGonagall longuement, remarquant l'étrange lueur qui animait son regard et puis fit volte-face. « Il est cuisant celui-là. J'ai presque de la peine de la sortir de là en la voyant si euphorique et sympathique. » Il retira sa longue cape et la tendit à Edelweiss qui s'empressa d'aller la pendre à une patère.
« N'ayez pas tant de remords ! Je ne pense pas qu'elle apprécierait d'être dans cet état si elle en avait conscience. » Elle s'apprêtait à retourner près de son maître de potion, lorsqu'elle fût à nouveau happée par sa tortionnaire qui l'attira sur ses genoux. « Faites vite, merci ça m'arrangerait ! »
« Ma douce, préférerais-tu Severus à moi ? » bouda Minerva en la serrant de nouveau.
« Mais non, bien sûr que non, voyons… » Assura cette dernière alors qu'elle priait de nouveau pour que l'homme sombre se dépêche dans ses mixtures. Ce dernier riait dans sa barbe inexistante en entendant les niaiseries que débitait son ancien professeur. Rien que pour en rire, il aurait voulu que ça dur et aussi un peu par vengeance personnelle, mais il doutait sérieusement qu'Edelweiss apprécie, sans parler d'Albus. Deux coups de cuillères plus tard, il en avait enfin terminé. Pour parfaire l'illusion, il servit du jus de fraise dans deux autres verres. « Tenez mesdames, à votre santé ! » Il donna la potion à Minerva et l'autre verre à Edelweiss avant de boire une partie du sien. La rouquine en profita pour se lever et s'éloigner quelque peu de McGonagall en buvant le contenu de son verre. « Vous êtes un génie… Elle n'aurait jamais bu si nous n'avions trinquer avec elle. »
La potion ne tarda pas à faire effet, laissant réapparaître la Minerva McGonagall qu'ils connaissaient tous deux, à leur grand soulagement. Elle semblait avoir la bouche sèche et être totalement perdue, si bien que Rogue s'en alla quérir un verre d'eau. « Que s'est-il passé ? » demanda la directrice adjoint en fixant la jeune femme qui lui faisait encore face.
« Eh bien… » commença-t-elle en se tordant les doigts dans tous les sens. « Vous avez pris un puissant philtre d'amour visiblement qui vous a poussez à me faire une déclaration d'amour enflammée… » Elle s'arrêta là en voyant le visage de la rouge et or se décomposer et décida à cet instant de lui épargné les détails. « Mais, le professeur Rogue a été très efficace. »
« Avez-vous une idée de comment cela a pu se produire, Minerva ? » demanda alors le maître des lieux, malgré le regard noir que lui jetait Edelweiss, jugeant qu'il ne fallait pas brusquer la pauvre femme. Le silence s'installa quelques instants, durant lesquels les deux potionistes observaient le professeur de métamorphose rassembler ses idées.
« Les chocolats. » finit-elle par dire avant de continuer son explication devant l'incompréhension de ses deux collègues. « J'ai reçu des chocolats aujourd'hui, mais j'ignore de qui. »
« Je vois. » répondit l'ancien mangemort qui se détourna alors de Minerva pour aller chercher un flacon dans son armoire avant de le lui ramener. « C'est probablement un élève qui a voulu faire une farce. Prenez ça, ça vous aidera à dormir. »
La sorcière la plus âgée de la pièce prit le flacon avant de lancer un regard désolé à Edelweiss qui lui adressa un petit sourire encourageant. « Ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas. Personne ne saura, nous serons tous muet comme des tombes. Cela serait faire trop plaisir à l'auteur du méfait que d'en parler. »
La doyenne acquiesça, se leva et vida les lieux la tête encore basse sous le poids de la honte qui l'avait envahie, laissant seuls les deux sorciers qui se trouvait côte à côte. La porte à peine refermée, Rogue reprit la parole. « Vous ne lui avez pas tout dit n'est-ce pas ? »
« Vous trouvez qu'il était approprié de l'anéantir en lui disant qu'elle m'avait embrassé comme jamais personne auparavant ? Moi pas. » répondit-elle sans lever les yeux vers lui, se contentant de fixer la porte.
« J'approuve. »
« Le pire, c'est que j'ai aimé ça… je ne tourne vraiment pas rond. » soupira-t-elle avant de regarder le sol avec un intérêt tout à fait nouveau. Severus haussa un sourcil et tourna son regard charbonneux vers sa disciple, absorbée par sa contemplation du dallage.
« Si, vous voulez… nous pouvons… » commença-t-il dans l'optique de lui proposer de reporter leur séance d'Occlumencie du jour.
« Non. Cela me changera les idées. » trancha-t-elle en relevant la tête et retira sa cape à son tour pour aller la pendre à côté de celle de Rogue. « Par curiosité, c'était quel philtre d'amour selon vous ? »
« Hmm… Fort heureusement, pas de l'Amortentia, mais à peine moins puissant. » dit-il en haussant les épaules. Puis, désignant l'un des fauteuils. « Prenez place, nous allons commencer. »
