Nory ne s'attendait pas à ça. Il ne se sentait pas à l'aise et se forçait à paraitre "normal", tentant d'éloigner le stress et faire partir cette foutue boule au fond de sa gorge! Il était aussi raide qu'un bâton de bois posé sur cette banquette rouge et moelleuse, les mains posaient à plat sur le bord de la table. Il regrettait déjà d'avoir accepté l'invitation. Et puis, les fast-foods, il n'en raffolait pas, comme tout le reste enfaite...
-Décontractes toi, on dirait que tu es coincé.
Nick revenait tout juste du comptoir où le personnel prenait les commandes. A cette heure-ci les clients n'affluaient pas de trop mais il restait tout de même peu de places dans le restaurant.
-Je ne suis pas...
Nory n'en pouvait plus de se mentir à lui-même, mais devoir avouer qu'il se sentait mal à l'idée de manger dans un endroit si fréquenté, et en compagnie de l'autre renard, le rendait si mal à l'aise... Une souffla de désespoir, les oreilles baissées et laissa choir son visage dans ses bras.
-Il n'y a rien à craindre ici. Personne ne te remarque, regardes pas toi-même.
-Tu parles de celui qui se balade avec le répulsif anti-renard ou de celle qui nous observe du coin de l'œil au cas où on sauterait sur ses gamins?
Le policier fut déçu de constater la réalité des choses, il avait presque fini par oublier les mauvais regards, suite à son ascension dans les forces de l'ordre, plus personne ne le craignait-en tant que renard. Pour autant, il trouvait justifié que cette marmotte craigne pour ses petits, après la mauvaise attitude passée de Nory, et les fois où il effrayait les rues, du moins qu'il essayait.
-Ceux sont des idées qu'ont ces gens, tu ne le ferais pas, n'est-ce pas?
-Bien sûr que non.
-Alors? Tu n'as pas à les craindre. Dans Zootopia c'est comme ça, nous sommes mit à part. Peu importe, on s'entend bien nous deux, c'est l'essentiel!
Il poussa le plateau en plastique dans lequel se reposaient les différents produits commandés.
-Mange.
-M'ouai... Je ne suis pas aussi compréhensif que toi...
La faim tiraillant ses entrailles, Nory attrapa la petite boite de carton vert et en sorti un sandwich dans lequel il croqua.
-Sinon, tu n'as pas un petit souci de poils, toi?
-Pas du tout, coupa immédiatement le plus jeune en refermant sa petite veste à longues manches.
-Tu viens du Nord, du coup c'est ton pelage qui mue?
-Pas du tout.
Nicolas Wilde rigola devant la ténacité de ce gamin qui désirait cacher tout de ses origines. Il eut l'impression de retourner en arrière, d'être lui aussi un jeune renard bavardant tranquillement avec un des siens dans le but de forger une amitié. Lui, à son âge, faire ça avec ce renardeau capricieux, quelle idée amusante. Cependant il s'y prêtait bien, à ce jeu, appréciant redécouvrir la sensation de tisser un lien social sans préjugé dû à son rang de prédateur. Bon, il avait vécu ça avec Judy récemment, mais pas dans les mêmes circonstances du tout. Et avec Finnick les choses avaient étés bien plus simples.
-Pourquoi tu t'intéresses à moi? demanda subitement celui qui attaquait déjà son deuxième sandwich entremêlé de frites.
-Ce n'est pas moi qui ai passé une journée entière sur un banc...
-Carlton...
-Ca n'a rien à voir. Ca faisait longtemps qu'aucun renard n'avait mis les pieds à Zootopie, enfin, on va dire ça comme ça.
-Ça fait deux ans que je rôde ici. Mais avant je travaillais sous couverture. C'est Carlton qui m'a pris avec lui lorsque mes parents sont partis. On vient du même village, alors non je n'ai aucun problème de pelage.
Nick resta perplexe devant le désordre de ses phrases et choisit de ne retenir que la dernière.
-C'est donc comme ça qu'il te connait? Et donc... Tu es un renard polaire?
-Je suis un renard, rien de plus.
-Si tu insistes.
Ils continuèrent de manger tranquillement tout en échangeant quelques paroles sur tout et n'importe quoi, comme la variété de sauces d'offrait ce restaurant, ou bien la couleur turquoise de la tunique d'une girafe. Tout était sujet à discussion, pour peu que la journée puisse passer moins vite. Puis lorsqu'ils eurent finis depuis déjà une bonne demi-heure, l'un de serveurs s'aventura à leur demander de laisser la place pour d'autres, ce qu'ils firent. En sortant, se rendant compte de l'heure, Nory se rappela que Nick aurait dû être au travail.
-J'ai pris mon après-midi, ne t'en fais pas. Ce n'est pas tous les jours que je peux côtoyer l'un des miens !
-Tu fais la sécurité d'une ville dans laquelle tu ne te sens même pas intégré, je trouve ça stupide. Même si plus personne ne te regarde avec un mauvais œil, ils ne restent pas moins méfiant, à l'occasion ils te rueront de coups, et toi, tu les protèges vaillamment ? Ces gens qui t'ont piétiné ?
-Tu vois les choses d'une manière très pessimiste. Mais je t'avouerais une chose, j'ai accepté ce travail principalement par ce que Judy m'a tendu la patte.
Nory senti en lui un sentiment qu'il éprouvait envers Carlton les fois où d'autres prenaient sa place, ses missions, ou bien recevaient plus d'attention que lui. La jalousie lui mordait le cœur d'une façon insensée et il comprit désormais que cette lapine lui restait en travers de la gorge. Il resta donc silencieux, de peur que sa voix ne trahisse ses sentiments.
-Un peu comme toi, non ?
-Stop, prononça le cadet, la mâchoire serrée.
Ne comprenant pas ce qu'il avait dit de mal, Nick s'interrogea intérieurement tout en repassant la scène. Aucune parole, aucun geste n'allait à l'encontre du petit. Quelque chose dans les alentours alors ? Il jeta un coup d'œil autours d'eux. Rien.
-Je rentre.
-Quoi ? Hé ! Mais dis-moi ce qu'il y a !
A son habitude, Nory se mit à courir, zigzaguant entre les passants, dans une direction aléatoire.
« Je refuse de tomber une nouvelle fois amoureux… »
Depuis une semaine Nory se cloitrait dans son appartement sans répondre à la moindre visite. Seulement, les vivres manquants, il lui fallait désormais sortir affronter la population et faire quelques courses dans le centre-ville, seul endroit pouvant lui fournir d'excellentes croquettes. Sans enthousiasme, il descendit l'escalier de son immeuble et osa jeter un œil à sa petite boite aux lettres. Il trouva dans celle-ci un avis de passage de Finnick lui proposant un petit boulot pour ce jour même, et deux mots de la part de son congénère, bien trop inquiet à son gout. Il demandait entre autre si tout allait bien et l'invitait à deux dates différentes, toutes dépassées. Il ne regretta en rien et se dit qu'il était encore temps pour le rendez-vous avec le fennec. Habillé d'un petit poncho et d'un short en jean, il commença sa route pour le centre-ville. Il avait le choix entre cet endroit-ci dans une heure ou le quartier du Sahara en fin de journée. Quitte à s'acheter des croquettes il préféra bien sûr faire les deux à la fois. La chose l'intriguant était le petit rajout au crayon de papier sur la feuille venant de Finnick. « Nick pourrait prendre ta place ». Cela le perturbait à cause de deux points : Nick ne faisait plus affaire avec lui, plus vraiment en tout cas, et pourquoi écrire cela différemment ?
Il sentait le traquenard à plein nez.
Pour autant il se rendit au point de rendez-vous, après tout, il lui fallait bien de l'argent, éventuellement, bien qu'il en a une réserve assez copieuse…
A mesure qu'il avançait en direction du petit commerce à croquettes il se rendit compte que son pelage perdait de plus en plus sa belle couleur rousse, lui donnant presque envie de faire demi-tour et se renfermer dans son appartement. Cependant, il avait vraiment envie de cet aliment délicieux que seul ce raton-laveur savait cuisiner. Et puis, les regards suspects et lourds de sens, il en subissait de toute façon, au moins les passants avaient presque une raison valable.
Une fois un sac plein dans la patte, il sentit que sa journée ne pouvait pas être mauvaise, c'est donc enthousiaste qu'il prit le chemin du rendez-vous, à une vingtaine de minutes à pied. C'est en arrivant à cent mètres du lieu qu'il se rappela soudainement le rajout au crayon sur le petit mot. Nick risquait d'être présent, et ça, il ne le souhaitait pas. D'une, il devrait expliquer sa fuite soudaine, cette montée d'émotion lui ayant broyée le cœur, et de deux son silence allait obligatoire devoir trouver une raison. Très franchement, il ne voulait en aucun cas présenter des excuses et des explications. Même les plus bidons qu'elles soient.
Mais pendant qu'il réfléchissait aux éventualités, ses pas l'amenaient de plus en plus près du hangar vert au grand portail de fonte. C'est devant celui-ci qu'il vit le petit canidé aux lunettes de soleil, plongé dans un épluchage de listes imprimées sur des dizaines de pages blanches, grognant de mécontentement.
-Finnick ? Osa demander Nory en arrivant à sa hauteur.
-Qu'est-ce que tu fichais ?!
Foncièrement agacé, il releva ses lunettes et continua de râler tout en lui serrant la patte.
-Nick n'a pas arrêté de me bassiner à ton sujet. Tu es prié de t'en occuper maintenant ! Bon, il y a des caisses à décharger dans le bâtiment, et des livraisons à préparer, dépêches toi !
Finissant tout juste sa phrase, le fennec tourna les talons en direction de la porte principale où un furet semblait faire des comptes sur un petit bureau, à l'extérieur, comme si il faisait meilleurs de travailler de ce côté-ci plutôt qu'à l'intérieur. Ils se connaissaient avec Nory, à cause de quelques commandes. Très vite il trouva ses repères et commença à descendre des cagettes de bois d'un conteneur pour les empiler sur une palette. Cette fois ci il semblait s'agir d'aliments. A faisait correspondre chaque fiche à une palette sur laquelle il déposait les produits listés. Vue la quantité, il en avait pour quelques heures. Il avait presque oublié à quel point il se sentait bien dans ces conditions, sans avoir à réfléchir sur lui-même, ses actions ou son environnement. Ici il suffisait qu'il lise les instructions et fasse en fonction sans se poser de questions. C'était en quelque sorte ses moments de liberté.
-Alors, tu penses finir bientôt ?
-Finnick, qui l'aurait fait sinon ?
-Je me serais débrouillé autrement. Nick ne t'as pas dérangé ?
-Je crois que c'est lui qui m'a obligé à éteindre mon interphone…
Finnick marqua une pause avant de rire fortement, contrastant avec son physique si petit et mignon. Bien sûr, Nory ne comprit pas pourquoi une telle réaction, alors il demanda une explication.
-Il est passé il y a une demi-heure.
-Quoi ? Nick ?
-Il ne savait pas si tu viendrais mais il est venu quand même. Visiblement tu ne l'as pas vu.
Cette fois le jeune renard trouva la situation agaçante, il ne supportait plus l'intrusion de l'autre dans sa vie, pas de cette façon. Il grogna de frustration, de ne pas avoir était capable de voir cet individu et l'envoyé promener. Enervé, Nory resta silencieux tout en accélérant la cadence, si bien qu'il finit bien plus vite que prévus. A peine la dernière palette rangée correctement, il fusa en direction de son boss.
-Où il est ?demanda-t-il sévèrement.
-Je n'en sais rien. Surement plus au poste de police. Je te raccompagne chez toi ?
Entre chercher ce maudit renard au hasard en ville et retourner chez lui, il choisit sans hésitation la seconde option. Il se laissa bercer par la camionnette, durant la demi-heure de trajet, accompagné d'une musique bruyante au style rappeur, cela lui changeait de son quotidien, et il apprécie la discrétion du fennec. Ce dernier ne pipa mot, comme à son habitude, jusqu'à ce qu'ils arrivent à destination.
-Penses à résoudre ton problème avec Wilde, il devient fatiguant, lui déclara-t-il simplement avant de reprendre la route sans vouloir créer de dialogue.
Nory resta planté sur place un moment, goutant à la fraicheur de son quartier, fixant quelques flocons voletant près de lui. Il n'y avait déjà plus personne dans la rue, déjà que peu de monde passait par là. Il se tourna vers son immeuble et le trouve plus morne que jamais, vide de toute trace de vie, d'une couleur grisâtre et lézardé de fissures. La neige le calmait incompréhensiblement alors il se tourna à nouveau et décida d'arpenter les rues jusqu'à point d'heure.
A son retour, l'aurore se dessinait déjà au loin, il ne s'était pas rendu compte de l'heure, du temps passé à trainer partout. Il avait même fait un tour par le quartier le plus humide de la grande ville, sans pour autant y faire un trop long chemin. Si tôt la porte de chez lui refermée, il se laissa tomber sur son matelas dans l'idée de se reposer, de laisser la journée passer sans rien faire. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver le sommeil et laisser sa conscience s'endormir pour laisser place au monde onirique. Il n'appréciait pas rêver, mais cela lui changeait les idées.
Puis son repos fut coupé par la sonnette de son appartement, dans les alentours de midi. Il bailla, et dans un élan de fatigue, il ouvrit la porte. Sauf qu'il le regretta rapidement. Nicolas Wilde était là, une fois de plus, au pas de sa porte, un sourire accompagné de l'uniforme bleu. Il souffla et faillit refermer, avant qu'il ne se souvienne de la veille et de sa colère envers son congénère. D'un geste brusque il le tira à l'intérieur.
-Tu as l'air d'aller bien.
-La-fermes. Je ne veux plus que tu...
Les points et la mâchoire serrés, Nory ne parvenait pas à déceler son émotion négative. Il lui en voulait vraiment, de croire qu'il était si simple d'être ami, d'oublier les préjugés et de faire comme si tout allait bien. Mais rien n'allait. Pas pour le renardeau. Côtoyer Nick lui avait fait du bien, il ouvrait les yeux sur un monde qu'il ignorait jusque-là, mais au final il s'était que trop attaché à lui, comme auparavant avec Carlton. Est-ce que cette relation finirait de la même façon ? L'un partant à des centaines de kilomètres de là ? Si faire confiance à des individus se terminait ainsi, alors il préférait rester un simple ouvrier, exécutant les travaux, seul, dans son appartement minable.
-Que je « quoi » ?
-Que tu... Je ne veux plus te voir.
-Ha ? Ce n'est que ça ?
Le policier s'en amusait, il voyait très bien l'incohérence du plus jeune, de son hésitation entre rejet et affection. Il ne savait pas quoi faire, comment agir.
-Tu n'as qu'à fermer les yeux !
En vérité, il avait devant lui ce petit frère qu'il n'avait jamais eu, un petit frère perdu et cherchant désespérément un quelque chose auquel s'accrocher. Aucun des deux n'avait de famille, en tout cas, pas près de lui, alors dans l'ordre des choses, Nick sentait qu'ils devaient combler ce vide ensemble, lui pouvait avoir un petit frère tant espéré, et Nory un adulte capable de l'aider, de le guider.
-Tu dormais, non ? Tu n'as qu'à continuer à faire la sieste, comme ça, tu ne me vois pas.
Cette idée parue dérangée, au regard de Nory, incapable de savoir ce que l'autre ferait durant son sommeil, et ne souhaitant pas être observé alors qu'il bavait sur son oreiller. Mais le temps de réfléchir, il se retrouva projeté sur le lit de fortune et contraint de s'allonger. Nick avait déjà pris place, assit contre le mur, au côté du plus petit. Celui-ci, paralysé par cette proximité, ne bougea pas d'un centimètre, le dos arqué contre le corps de l'autre, ainsi il ne le voyait pas. Il ferma les yeux pour s'assurer de ne vraiment pas le voir, puis le sommeil l'emporta de nouveau.
En rouvrant ses paupières, Nory s'attendait à ce que l'autre soit devant lui, à le regarder, ou à lui caressé le pelage, comme lorsqu'il commençait à tomber dans les bras de Morphée, plus tôt. Seulement, il se passa tout l'inverse, alors qu'il s'apprêtait à devoir râler qu'on le laisse tranquille, de devoir jeter l'adulte dehors, il n'y eut aucune présence dans l'appartement, hormis la sienne.
Au fil des heures, à remuer son cerveau dans tous les sens, il finit par se sentir seul, presque abandonner. Cela lui prouva une fois encore son attachement pour le policier. Ce dernier, il le détestait tout autant qu'il l'appréciait, au final. Il prenait la place que Carlton laissait vide, mais il devenait aussi une entrave. Nory observait la situation sous tous les angles. En réalité une se faisait un film. Nick posait les yeux sur lui pour la simple et unique raison qu'ils se ressemblaient physiquement. Carlton devait rentrer chez lui, après toutes ces années d'absence. Judy l'énervait par ce qu'il ne piffrait pas les lapins. Céros et sa trouve parviendraient probablement à faire de grandes choses. Et Finnick apportait travail et argent. Sa situation à lui, personnelle, la réelle vie que menait Nory devenait soudainement insignifiante.
Il réalisa que jamais il n'avait vécu d'évènements importants, que ses faits et gestes importaient peu, et qu'il ne restait pas plus qu'un minuscule flocon, dans cette gigantesque ville emplie d'innovation, de créativité, de passions. Il se contentait de travailler sans but, accumulant de l'argent ne lui profitant même pas. En vérité, il se sentait comme une coquille vide. Il y avait eu des personnes se tuant pour moins que ça…
Puis une idée l'éveilla.
Dehors le vent était frais, remuant ses poils, d'une couleur rousse délavée, qui lui chatouillait les oreilles. Il s'aidait d'une main pour restait debout sans fléchir, tandis qu'il identifiait la deuxième. Sa cicatrice au petit doigt ne partirait pas de sitôt, victime d'un bon coup de ciseau. Et son poil. Bon sang, ce qu'il n'en pouvait plus de sa couleur horrible, de ce gris ressortant si vaillamment. Il s'en voulait de ne pas être allé prendre des lotions, mais il était trop tard. De là, il mettrait trop de temps à s'y rendre, le magasin serait fermé, et puis cette vue l'intéressait d'avantage. Il voyait le grand mur séparant le quartier polaire de celui du centre-ville, les véhicules circulant sur la grande route, les gens se promenant dans le parc pas loin. Son regard resta plongé dans ce ciel blanc et gris, si épais, d'où s'échappaient des flocons. Ce désert blanc le happait depuis son enfance, le blanc. Cette immensité dans laquelle se perdre est aisée. Il glissa ses pattes un peu plus en avant pour prendre un meilleur appui. Pas un bruit. Pas un cri.
-Nory !
Cette foutue voix. Puis la chute.
