Chapitre 13 : Underwater
La jeune rousse marchait dans les couloirs de Poudlard, une légère lueur brillant au sommet de sa baguette. C'était son jour de patrouille à la recherche d'élèves enfreignant le règlement. La discipline avait été durcie par la grand inquisitrice qui soupçonnait qu'il existe des réunions d'élève et ce malgré le décret qu'elle avait édité concernant leur interdiction. Elle avait beau être habillée de pied en cape, le froid mordait son corps et engourdissait ses articulations. Minuit approchait à grand-pas, sa garde était donc presque terminée, elle prit le chemin du retour vers ses appartements pour y retrouver la chaleur et son fléreur dans le même temps. Une bonne nuit de sommeil, c'est ce qu'elle espérait désormais et si possible réparateur. Elle resserra sa cape autour de ses épaules et se dirigea vers les escaliers en silence et en essayant de ne surtout pas éveiller l'attention des tableaux endormi qui risquerait de la sermonnée d'ainsi les déranger. De plus, elle craignait un coup foireux de la part de Peeves, qui depuis son arrivée en tant que professeur n'avait pas encore osé s'attaquer à elle. Elle pariait fort que ce ne soit en prévision d'une blague qu'elle ne risquait pas d'oublier. Parvenue au rez-de-chaussée, la chaleur de son sang sembla se dérobée et elle se retourna brusquement, persuadée d'avoir senti une présence dans son dos. Rien. Elle parcouru la porte de l'école à l'aide du faisceau lumineux émergeant de sa baguette, mais celle-ci était –comme elle s'y attendait- parfaitement close et verrouillée. La jeune femme secoua sa longue crinière d'un geste agacé avant de reprendre sa marche en se traitant mentalement d'idiote. Avec toutes les précautions prisent par Dumbledore, que pourrait-il bien se produire. Elle regagna néanmoins ses appartements au pas de course toujours parcourue par ce sentiment d'oppression. Lorsqu'Edelweiss retrouva la chaleur de ses appartements, elle soupira d'aise et retira sa longue cape pour la posée sur le canapé où se trouvait Amour. « Tu aurais au moins pu m'accompagner, flemmard ! » Le félin ouvrit un œil avant de bondir sur ses pattes, son pelage gonflé et grondant violemment. « Amour ? Qu'est-ce que… » Son hurlement se perdit dans la main qui venait de s'accrocher à sa bouche pour la faire taire. Elle tenta de se débattre, mais une autre entrave apparu autour de son torse et un pied la fit ployer jusqu'à ce qu'elle tombe à genoux au sol. Le fléreur s'élança alors toutes griffes dehors sur l'assaillant de sa maître, tentant de le désarçonné, ce qui permit à la jeune femme de ramper en avant pour échapper à la prise de son agresseur. Les cris de rage d'Amour se mêlait à ceux de l'homme qui avait pénétré dans ses appartements, jusqu'à ce qu'il parvienne à se débarrasser du félin qui s'écrasa devant les yeux d'Edelweiss. « Avada Kedavra ! » Un éclair vert jaillit en direction de l'animal qui tentait de se relever. Ce dernier s'effondra alors, sans plus aucune étincelle de vie dans les yeux, raide et froid. « NON ! AMOUR ! NON ! » Hurla la bleu et bronze qui ne réfléchissait même plus à la situation, tentant d'agrippé le corps inanimé de son animal de compagnie, les yeux baignées de larmes de colère et de tristesse. Ses protestations moururent lentement au milieu des sanglots et des gémissements de douleur. Son cœur était déjà en miette et elle pressentait que son corps le serait bientôt aussi. Un moment de lucidité, elle dégaina sa baguette, mais l'inconnu avait tout prévu. « Expelliarmus ! » L'objet lui vola des mains, elle fût retournée comme un vulgaire sac de pomme de terre et tirée par les chevilles jusque sous le corps de son agresseur. « Tu es à moi… » Son visage se peignit d'horreur en découvrant l'identité de son agresseur. Des cheveux châtains encadrait un visage pourtant si angélique, rehaussé par des yeux d'un bleu si pur qu'on aurait pu croire qu'il s'agissait de l'océan. « Toi… pourquoi ? » Son corps sembla se vidée de toute énergie, permettant ainsi au jeune homme de faire apparaître des liens invisibles aux endroits stratégiques. L'instant d'après, il commençait à lui arracher les boutons de son manteau gothique tout en riant. Reprenant conscience du danger imminent, la sorcière se mit à ruer sous le poids de ce corps honi, tel un cheval furieux. Alesto lui assena une claque magistrale avant de la forcer à le regarder. « Regarde-moi, sale pute ! » Dans son brouillard de larme, elle tenta de le regarder, mais son visage devenait flou, difforme. « Oui, tu n'es jamais qu'un sale monstre. » Ses cheveux changèrent du châtain au noir, sa voix descendit de deux tons en graves et finalement, ce n'était plus Alesto qu'elle avait sous les yeux. C'était Severus Rogue.
Edelweiss se releva en sursauté, couverte de sueur, l'air affolé, mais belle et bien allongée dans son lit à baldaquin. Frénétiquement, elle se mit à chercher quelque chose avant que ce qu'elle cherchait ne finisse par lui atterrir tout chaud dans les bras. « Amour ! Oh, Amour… » Elle sera le fléreur dans ses bras avec une avidité qu'elle ne se connaissait pas, étouffant ses sanglots dans les poils gris et soyeux de son petit compagnon. L'animal frottait frénétiquement sa tête contre le visage de sa maîtresse puis chercha à faire sa place au creux de son cou à l'aide de son museau, comme si sa vie en dépendait. Il se répendait en petit cri, doublant ses ronronnements pour rassurer celle qu'il aimait temps. « J'ai eu si peur… ça semblait tellement réel. » Elle se redressa enfin et planta son regard dans celui d'Amour qui semblait la questionnée. « Un cauchemar… rien de plus qu'un cauchemar. » La jeune femme se laissa retomber contre son oreiller et fixa son ciel de lit en soupirant longuement. Le fléreur vient alors se rouler en boule prêt de sa tête et lui lécha tendrement la tempe gauche. La peur noua l'estomac du professeur intérimaire, la possibilité qu'elle replonge dans ce cauchemar lui hurlait de ne surtout pas se rendormir et à vrai dire, elle ne savait pas bien comment elle pourrait y parvenir. Elle tritura l'une de ses mèches de cheveux, elle devait dormir. La semaine avait été longue entre les cours dispensés aux élèves, ses cours de potions et elle devait en plus se mettre à étudier pour ses examens de janvier. Il existait bien un moyen, elle le savait, mais cela impliquait qu'elle quitte sa chambre et après cela, elle n'était pas vraiment rassurée. Elle secoua sa tête avant de se décider à quitter son lit. « Bon sang, Edelweiss ce n'était qu'un cauchemar. » se rassura-t-elle. Elle enfila ses pantoufles et sa robe de chambre, n'oublia pas sa baguette avant de vider les lieux avec Amour sur les talons.
La Serdaigle avait initialement penser à aller frapper à la porte de Rogue, mais elle s'était ravisée au dernier moment, se rappelant que le Serpentard était de corvée inspection des couloirs avec Rusard ce soir. Il ne lui restait donc plus qu'une possibilité : réveiller Madame Pomfresh pour obtenir une potion de sommeil sans rêve. Elle était presque à destination lorsque quelqu'un la héla dans le couloir. « Edelweiss, que fais-tu dehors à cette heure ? » la questionna son interlocuteur qui n'était autre que le professeur en charge des tours de gardes anti-élèves hors des dortoirs. Un coup de chance dans son malheur pensa la jeune femme, qui ne devrait dès lors pas subir le courroux du cerbère de l'infirmerie. Quant au fléreur qui avait décidé de la suivre comme son ombre, dans un besoin de protection après cette nuit agitée, il allait se coller dans les jambes du maîtres des cachots et s'y frotter tendrement.
« Severus, tu ne peux pas mieux tomber. Je venais voir madame Pomfresh pour lui demander une potion de… AAAAAAAAAAAAAAAH ! » La jeune femme n'eut effectivement pas l'occasion de terminer sa phrase qu'elle se retrouva trempée de la tête aux pieds. Elle ressentit un passage froid dans tout son corps avant de voir s'envoler sa robe de chambre dans les airs. « PEEVES ! » Pour toute réponse, l'esprit frappeur lui lança à nouveau une douche froide avant de partir dans un grand rire, traversant un mur et laissant retomber au sol la robe de chambre détrempée au sol comme un tas de chiffon. La scène s'était passée tellement vite que personne n'avait eu le temps de réagir et en ce qui concernait Severus Rogue, il était maintenant plus préoccupé par autre chose que le fantôme facétieux. En effet, il ne parvenait pas à détacher son regard de la sorcière dont le pyjama trempé en dévoilait un peu trop. C'est finalement Amour qui décida que s'en était assez en miaulant un grand coup. L'ex-mangemort revient sur la terre ferme et sortit sa baguette dans un but évident de secourir la jeune femme. Il tenta d'abord l'enchantement de Récurvite, puis celui de Tergeo, mais rien n'y fit, Edelweiss était toujours trempée de la tête aux pieds.
« Moi qui me disait dernièrement que je n'avais pas encore eu droit à être baptisée par lui, voilà qui est fait. » Elle se pencha pour ramasser quelque chose au sol et soupira. « Les sortilèges ne serviront à rien, ce sont des bombes à eau d'inventions frères Weasley… Ils auront pensé à placer un sort qui empêche les victimes de se sécher à l'aide de la magie. Comment diable Peeves a pu s'en procurer ? »
« Dolores à confisquer tout leur stock, je suppose que ce farceur aura été en pêcher dans le bureau de notre chère inquisitrice. Tiens. » Il lui tendit sa cape et elle ne se fit pas prier pour s'enrouler dedans, sa mâchoire avait effectivement commencé à claqueter et elle tremblait également de tout son corps. « Donc, tu disais que tu étais ici pour quoi déjà ? » demanda-t-il en reprenant le chemin des cachots par l'escalier le plus proche.
« Il me faudrait une potion de sommeil sans rêve. » Au bout de quelques mètres, elle retira ses pantoufles, préférant marcher pieds nus que de subir les assauts d'eau dans ses pieds à chaque fois qu'elle posait le pied au sol. « Au départ, je voulais venir te trouver, mais je me suis souvenue que tu étais de garde. » Sur ces mots, elle éternua un grand coup, manquant de peu de descendre l'escalier en colimaçon sur les fesses, avant de resserrer à nouveau la cape autour d'elle. « Rappel-moi d'aller en toucher deux mots au Baron Sanglant, il ne va pas s'en tirer comme ça… »
« D'abord, je pense qu'il va falloir que tu prennes une douche chaude et que tu enfiles des vêtements secs. Je dois avoir ce que tu cherches… Mais, je ne te donnerais pas ça à moins d'une bonne explication, je suppose que tu le sais. »
La jeune femme acquiesça, résignée à raconter son cauchemar même si honnêtement, à choisir elle aurait préféré parler de ça avec Madame Pomfresh. Elle n'était pas dedans elle. En moins de temps qu'il n'aurait fallu pour le dire, elle se trouvait au beau milieu des cachots à quelques mètres des appartements de Rogue avec une horrible sensation de froid dans tous le corps. « Inutile que je te fasse parcourir le chemin jusque chez toi avec ce froid, à moins de vouloir te rendre malade pour de bon. Qu'est-ce qu'il foute dans leurs farces ces deux-là. » dit-il en posant sa main fraîche sur le front de la jeune femme qui lui semblait monter rapidement en température.
« Sait pas… ils ont peut-être un contrat avec Poppy pour lui envoyer du travail. » Tenta-t-elle d'ironiser, même si la situation ne lui plaisait pas du tout, pas plus qu'à Severus visiblement. Une fois dans les appartements du maître des potions, elle se planta devant le feu, même si elle doutait que ce soit indiqué en cas de monté de fièvre, mais pour le coup, elle voulait de la chaleur et vite. Quant à Severus, il avait rapidement disparu derrière une porte pour ressortir de la pièce quelques minutes plus tard. « Je t'ai mis des serviettes propres dans la salle de bain et de quoi t'habiller le temps que tes vêtements sèchent. Balancent-les dans la chambre avant d'aller sous la douche. » Edelweiss retira la cape noire qui lui avait servi de cache misère le temps du chemin et la rendit à son propriétaire qui émit quelque précision. « Chambre, première porte à gauche. »
Ainsi, la rouquine se retrouva seule dans la salle de bain de son professeur avec un sentiment de malaise grandissant. En même temps, il ne se serait jamais imaginer faire ça du temps où elle était élève et encore moins maintenant. Bref, plus vite elle serait réchauffée et au sec, plus vite elle aurait sa potion et plus vite elle serait de retour dans sa chambre. Une fois totalement déshabillée, elle laissa tomber ses vêtements trempés de l'autre côté de la porte qu'elle referma à clé. Non pas qu'elle s'imagine qu'il soit capable d'entrer dans la pièce alors qu'elle était en tenue d'Eve, mais la prudence était son maître mot ce soir. L'ombre de son cauchemar faisait planer au-dessus de sa tête des relents de peur intestines. D'ailleurs, elle posa sa baguette le plus près possible de la cabine de douche, au cas où. « Je deviens paranoïaque » se dit-elle avant de tourner le bouton d'appel d'eau. La douche fût certes brève, mais salvatrice de par sa chaleur, surtout après une douche glacée en pleine hiver. En quittant la cabine de douche, elle s'enroula dans une serviette verte extrêmement moelleuse, ce qui la fit rire en pensant à qui elle appartenait et elle fit de même avec ses cheveux pour ne pas ressortir avec des cheveux entièrement trempé. Elle observa un moment les lieux qu'elle n'avait pas analysés, trop pressée à l'idée de se réchauffer. La salle de bain était sombre, mais étonnamment les couleurs ne reflétaient en rien la personnalité de Severus. Le carrelage était fait en noir et blanc, très classique au final pour une salle d'eau. Un détail lui arracha un sourire au niveau du lavabo. Trônait là, une brosse à dent neuve et un dentifrice commencé depuis peu, bref c'est qu'il avait pris la remarque au sérieux. Finalement, elle quitta les lieux après avoir enfiler un pyjama d'été entièrement noir d'homme et rejoignit le salon.
Severus était penché sur son bureau, occupé à préparer une potion pour éviter que sa jeune élève ne tombe malade. Il avait délaissé sa trop célèbre redingote et son foulard pour laisser apparaître la chemise blanche qu'il portait toujours en dessous. Le col entrouvert, les manches retroussées, lui donnant un petit côté négligé qui lui allait somme toute mieux que son air trop sévère. Il avait remonté ses cheveux en catogan à l'arrière de son crâne, allégeant ainsi son visage aux traits prononcés, les rendant tout de suite moins ingrats en vérité. Edelweiss était soufflée de voir à quel point il pouvait être différent une fois qu'il changeait un rien sa tenue. En vérité, à cet instant, elle le trouvait beau et même carrément attirant. Et c'est là que le bas blessait véritablement pour elle. Cela lui semblait absurde d'être attirée physiquement par Rogue, à tel point qu'elle remisa cela sur le compte de la vélane en elle qui faisait de nouveau des siennes depuis quelques temps. En fait depuis que sa relation avec Alesto battait de l'aile. Elle se râcla la gorge pour signaler sa présence et s'approcha de l'homme occupé pour observer ses faits et gestes. « J'ai vu que… ma remarque sur l'hygiène buccale avait fait mouche. » dit-elle avant de croiser son regard. « Désolée, je ne voulais pas être désobligeante. »
« Tu étais en colère, mais quelque part… c'était un mal pour un bien. » Il lui tendit une coupe pleine d'un liquide vert tout sauf ragoûtant. « Cul sec. Il faudra attendre pour l'autre, elle mijote encore. »
Edelweiss soupira et s'enfila la potion d'une traite avant de faire une horrible grimace et de rendre le verre à son propriétaire. « Pouah ! Pourquoi il faut toujours que ce soit infecte pour que ce soit bon pour le corps. » Puis, elle se retourna pour aller s'asseoir dans le canapé près du fléreur endormi et remonta ses jambes sous son menton. Le potioniste quant à lui rangeait paisiblement ses affaires en attendant, histoire de ne pas avoir les yeux trop baladeurs. Le silence s'installa, plutôt dérangeant pour eux qui avait pris l'habitude de parler de choses et d'autres. Finalement, la demoiselle rompit le silence.
« Il est neuf… » Rogue se retourna pour la regarder avec un air d'incompréhension sur le visage. « Le pyjama. »
« Ah… oui, je n'en porte jamais à vrai dire. » Ses joues se tintèrent de rouge après qu'il ait pris conscience d'avoir révélé un aspect très privé de sa vie. Il soupira et s'asseyant dans un des fauteuils mono personnel près de la cheminée il retira ce qui tenait ses cheveux attachés.
« Tu étais mieux quand tu avais les cheveux attachés. Je dis ça, je ne dis rien. » Les yeux bleus de la jeune femme se portèrent sur le félin endormi et elle se mit à jouer à faire des dessins dans les poils de l'animal. « En fait, je dirais même que tu es plus attirant quand tu ne ressembles pas à… ce que tu ressembles d'habitude. Pourquoi tu n'es pas comme ça plus souvent ? » Elle releva les yeux pour les plongés dans le regard d'obsidienne qui se détourna peu après.
« Pourquoi voudrais-tu que je le fasse ? » se rembrunit-il en croisant les jambes et en martelant du bout des doigts les accoudoirs du fauteuil.
« Ah oui, c'est vrai qu'à l'âge canonique de trente-cinq ans, c'est mort pour toi de vouloir avoir une vie amoureuse ! Bon sang, Severus… Tu pourrais avoir de l'ambition dans un domaine au moins. Je ne sais pas moi, te trouver une petite amie pour commencer. » Elle soupira avant de se lever pour aller lui faire face en posant ses mains sur les siennes. « Tu vaux mieux que cette vie d'ermite que tu t'es choisie… Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs et en fait je m'en fiche complètement ! Moi ce que je vois, c'est quelqu'un de complexe, qui a besoin d'attention, mais qui fuit quiconque essaie de l'aider !»
« Et toi, tu mérites mieux qu'un pauvre type comme Alesto ! » Lança-t-il d'un ton acide. « Mais laisse-moi deviner… tu vas me dire que tu l'aimes et que par conséquent tu lui pardonneras tout ! Que la dernière fois aux trois balais, il ne l'a pas fait exprès, qu'il était sous le coup de l'alcool ! » Le Serpentard se leva d'un bond, forçant la jeune femme à faire plusieurs pas en arrière, les yeux grands ouverts, l'estomac noué par la peur de voir son ami dans cet état de colère.
« Severus… ce n'est pas… » tenta-t-elle de commencer d'une voix calme, mais trahissant son anxiété naissante.
« Oh ça va, je les connais les excuses. Pendant près de treize ans, j'ai entendu ma mère me sortir ces excuses pendant que mon père se saoulait et lui tapait dessus avant qu'il se désintéresse d'elle pour tourner les coups sur moi ! L'amour a bon dos dans ce genre de cas ! C'est bien vrai ce qu'on dit, il rend aveugle, mais il vous rend surtout idiot !» Edelweiss se retrouva acculée contre un des coins de la cheminée, littéralement perdue dans ce tourbillon de reproche que lui envoyait l'homme sombre à la figure. Elle faillit trébucher contre le tisonnier, mais se rattrapa de justesse au col de Severus. C'est tout ce qui lui fallut pour reprendre pied et hurler au visage de la chauve-souris des cachots : « JE NE L'AIME PAS ! »
Initialement, le chapitre devait se prolonger, mais après mûre réflexion (et surtout proposition de ma chère Zuz') j'ai décidé de le couper en deux pour que vous n'ayez pas 30 pages à lire xD
Bref, le chapitre 14 devrait suivre dans la journée.
P.S: J'accepte les réprimandes et les malédictions possibles en rapport avec le début du chapitre.
Réponse à la review de Lexiar : Je ne sais pas pourquoi elles n'apparaissent pas les review mais soit xD Merci beaucoup à toi pour ta review, ça m'a fait très plaisir. Comme tu vois la suite s'enchaîne. Le temps cependant, risque de me manquer prochainement, car j'entre en session d'examen. Encore merci et n'hésite pas à commenter de nouveau, je suis toujours contente de lire ce que les gens pensent de cette fiction.
