Les journées avaient passées depuis la déclaration de Nory, le fennec se faisait discret tandis qu'à l'inverse, le policier résolvait pas mal de petites affaires, à en croire qu'il n'en verrait jamais le bout. Le jeune renard avait conservé le double de chez Nick, ainsi il s'y rendait régulièrement pour l'attendre en fin de journée dans le but de passer la soirée ensemble, à s'amuser ou raconter des histoires. Mais plus les jours passaient, plus les semaines défilaient, et plus l'anniversaire de Nory approchait, ce qui dérangeait pas mal le concerné.

-Tu es sûr de ne rien vouloir ?

-Ch'ai déjà tout ch'e qu'il me faut !

-Ne mange pas sur le canapé !

-Hum !

Le cadet se mit à genoux sur les coussins, les bras sur le dossier, tourné en direction de la cuisine dans laquelle s'affairait son homologue dans un bricolage de nourriture à la va vite. Depuis une semaine, il réalisait pas mal de petites pâtisseries qui rataient plus ou moins, mais en ce qui concernait le repas, c'était vraiment délicieux.

-Tu n'as même pas de meuble chez toi.

Nick, trop occupé, et dos à lui, ne remarqua pas qu'il se faisait dévorer des yeux.

-Justement. Pas de meubles, pas de rangement, pas d'objets inutiles.

-Comment tu fais pour vivre sans rien ?

-Carlton me cajolait bien, avant. Et maintenant j'ai toi !

L'adulte tiqua et se retourna enfin pour voir l'expression joueuse de l'autre. Malgré cette déclaration, les deux s'entendaient toujours bien, même mieux, sans gêne, et passaient vraiment plus de temps ensemble dans la joie et la bonne humeur. Pourtant, il arrivait parfois que Nick doive affronter des avances ou des expressions en disant long sur la nature des sentiments de ce petit rebelle envers lui. Il n'avait pas menti, il l'aimait vraiment.

-Donc tu viens ici pour te faire entretenir ?

-Noon ! J'entretiens ma relation avec toi ! C'est bien plus important.

-Tss !

Secouant la tête, Nick reprit son activité pour finir rapidement et pouvoir manger tôt, un rendez-vous le forçait à se lever tôt le lendemain. D'ailleurs, il avait omis d'en parler.

-Je t'autorise à dormir avec moi cette nuit.

Soudainement fou de joie, Nory se leva d'un bond et sauta sur place comme un enfant.

-Juste cette nuit. Je me lève tôt demain, je ne te dérangerais pas longtemps comme ça. Note que tu pourrais aussi bien rentrer chez toi.

-Tu plaisantes ?! Je dors tellement mieux chez toi ! Et encore plus avec toi !

-Ce n'est pas pour autant que je t'autorise à quoi que ce soit, compris ?

-Je n'suis pas stupide ! C'est comme tu as dis, je suis « ton petit frère ».

-Ouai…

Septique sur ce point là, Nick préféra ne pas trop s'attarder sur le sujet et enfourna de petits gâteaux rectangulaires, attisant la curiosité du plus jeune qui arriva comme une flèche.

-C'est quoi cette fois ?

-Des cookies.

-Des… ? Heu…, il arqua un sourcil, tu sais que c'est rond, normalement ?

-J'essaie de nouvelles choses.

Jetant le tablier sur la table, l'adulte bailla et s'étira longuement tout en se dirigeant vers le canapé en quête d'un peu de repos en attendant la fin de cuisson. Une émission sur le climat passait, parlant de cette si grande ville qu'est Zootopia. Cela l'agaça et il changea de chaîne pour un divertissement animé.

-C'est un truc gay, l'informa Nory resté debout derrière lui.

-Quoi ?

La télécommande s'échappa de ses pattes et trouva vite le sol. Ce sujet le mettait encore très mal à l'aise et le petit s'amusait comme un fou, profitant de n'importe quoi pour le surprendre et le voir réagir de façon exagérée.

Puis Nick reconnu un personnage et se rendit compte une fois de plus que ce gamin n'en faisait qu'à sa tête.

-Tu as fini de raconter n'importe quoi ?

Il souffla et ramassa la télécommande pour, quand même, rechanger de chaîne, les infos cette fois ci.

-Tu m'étonneras toujours ! s'amusa l'autre.

-Epuisant…

Un énorme sourire au museau, Nory entreprit de faire quelques pas sur le côté tout en tournant sur lui-même, une de ses manières pour extériorité son enthousiasme et sa bonne humeur. Il était content, il voulait courir et bondir !

-Evites de faire ça avec les autres. Et qu'est ce qui te rend heureux comme ça ?

Le sourire s'agrandit encore et donna un élan de plus à Nory qui bondit à nouveau derrière Nick pour se pencher par-dessus le canapé « C'est par ce que chaque jour, je t'aime un peu plus ! »

Nick lui passa un bras sur la nuque, roulant des yeux, absolument pas surprit, peut être même lassé par cette phrase quotidienne. Il lui frotta le sommet du crâne avec son poing.

-Tu es pénible, pour un petit frère. Et, s'il te plais, ne prononce jamais ce genre de paroles devant Judy.

Ce prénom refroidi instantanément Nory qui s'échappa et alla quérir des nouvelles des cookies ». Il avait horreur de ce fichu lapin. Cette femelle collante et curieuse ! Il arrivait souvent qu'elle vienne alors qu'il profitait de sa journée avec son « grand frère », restant jusqu'à tard le soir, parlant, rigolant, tout à fait sans gène avec son Nick. Ce qu'il la maudissait ! Et lui qui ne disait jamais rien ! Parfois il se sentait totalement exclut, mais ça, il le savait, ce n'était pas vrai, car son ainé prenait grand soin de lui et ne l'abandonnerait pas pour si peu, il ne l'ignorait jamais, seulement cette lapine… Cette foutue JUDY ! Et il devait faire attention à ses faits et gestes en sa présence, ne pas etre trop impoli, ne pas la rabaisser, ne pas montrer son attirance pour son hôte… Alors qu'il mourrait d'envie d'exploser et d'etre méchant avec elle ! Pour qu'elles raisons ? Toutes simples : elle passait ses journées avec lui, au travail, le connaissait depuis plus longtemps, et lui adressait la parole comme une adolescente en manque d'amour !

Bon, là il exagérait un peu, surtout que de ce côté-là, il osait des choses bien plus parlante que des paroles fleurs bleu avec le policier.

-C'est cuit quand ?

-Quand tu seras sage !

-Haha ! Oh ! Enfaite, tu pourrais venir me chercher demain ?

-Finnick ne peut pas ?

-Non, et il ne veut pas que je traîne le soir.

-Oui, je sais ça. Je viendrai. C'est où ?

-Je sais pas, il te dira demain. Quand est-ce qu'on va dormir ?

-T'es épuisant ! souffla Nick. Viens t'assoir.

Ils passèrent le temps en regardant la télévision jusqu'à ce que le four sonne et que les gâteaux soient prêt à la dégustation. Ils n'avaient pas beaucoup gonflés, et restaient plutôt mous. Pour autant ils étaient très bon ! surtout ceux aux spéculos. Ils dévorèrent la moitié du plateau en un rien de temps.

-On va essayer d'en garder pour demain, hein ?

-Tu en referas ! répondit le jeune en en prenant un de plus.

-Ca suffit. Allez !

Le poussant dans son dos, Nick l'emmena dans le couloir en prenant soin d'éteindre les lumières et la tv. En entrant dans la chambre il se rendit compte qu'il avait encore la télécommande en main. Plutôt fainéant, il la posa sur sa commode et s'affaira à quitter ses habits pour se mettre au lit. Pressé de s'endormir et se reposer pour finir la semaine rapidement. Plus que trois jours –travaillant samedi- et il serait enfin en congé pour quelques jours durant lesquels il prévoyait une fête surprise pour l'anniversaire de Nory. Ce dernier s'étirait dans le lit pour mieux se blottir dans la couette et accueillir à bras ouvert Nick qui répondit à son étreinte en lui souhaitant une bonne nuit. Cette fois là, le cadet n'eut pas le temps de tenter quoi que ce soit, déjà l'hôte dormait paisiblement.

Au petit matin, Nory fut étonné de se retrouver seul dans le lit, avec l'impression amer d'avoir loupé quelque chose d'important. La nuit avait passée trop vite… Un coup d'œil à la pendule du salon lui donna deux bonnes heures d'avance, ce qui ne le ravit pas. Installé à table, il dévora quelques reste de la veille d'une humeur mélancolique, regrettant de ne pas avoir ce petit rituel qu'on d'autres, à se laisser des petits mots lorsque l'un part avant l'autre, ou bien un petit déjeuner prêt à réchauffer… Après une grosse respiration il senti le silence l'oppresser et la tristesse s'initier en lui. Se posant une énième fois la question concernant sa relation avec Nick. Comment parvenaient ils à supporter une situation aussi ambigüe, l'un dans un amour à sens unique et l'autre essuyant maintes avances et déclarations.

Ces réflexions, il détestait se les répéter, préférant ne pas s'interroger d'avantage, alors il ne se laissa pas le temps de s'étaler. Petit déjeuner englouti, sacoche en main, Nory s'en alla malgré l'avance, et puis Finnick lui trouverait bien quelque chose à faire en plus.

Le jeune aimait bien ce quartier où résidait Wild. Dans le centre ville, derrière la grande rue piétonne et à l'opposé de la gare. Le calme régnait et peu de gens sortaient dans la rue. Par contre la neige lui manquait un peu, ces soirées passées sous la pluie d'étoiles blanches. Mais pas la famille Céros. Eux au moins il ne les voyait plus ! Et pour cause, il passait le plus clair de son temps chez Nick.

-Hé ! Gamin ! Qu'est ce que tu fais déjà là ?

Visiblement, Nory avait vus juste en apercevant la camionnette de loin, il s'agissait bien de celle de Finnick. Il ne s'attendait pas à le croiser si facilement.

-On devait se rejoindre ici ?

-Bien sûr que non ! Mais puisque que tu es devant moi tu n'as qu'à monter.

-…ok.

Septique, le renard grimpa du côté passager et observa son ami fouiller dans des papiers, puis dans son smartphone d'une façon très sérieuse. Un blanc s'installa entre eux, un bon moment, jusqu'à ce que Nory se décide à animer un peu l'atmosphère en posant des questions sur les fameux mouvements nocturnes de la ville. Pour autant, son interlocuteur ne répondit que vaguement.

-Pourquoi vous me cachez des trucs avec Nick ?

-Que crois tu qu'on te cache, fillette ?

Serrant la mâchoire, il se retint de râler face à cette réflexion, car il détestait qu'on le prenne de haut, et sa question n'était pas anodine, ils cachaient belle et bien quelque chose.

-Vous me prenait pour un enfant, c'est énervant.

-Tu es un enfant. Et c'est bien pour ça que cet imbécile te protège autant.

-Je n'ai pas demandé à l'être ! Je veux dire, je n'ai pas besoin de protection.

Finnick ne releva pas cette dernière phrase et posa ses affaires sur le tableau de bord pour pouvoir démarrer et quitter son emplacement. La mission du jour consistait à livrer des matériaux à diverses boutiques et particuliers. La camionnette se vida rapidement en quelques livraisons, il fallut retourner à l'entrepôt pour recharger le véhicule et poursuivre l'itinéraire de la journée.

Nick avait appelé le fennec dans l'après-midi pour connaitre le point de rendez-vous et ils se retrouvèrent dans les heures suivantes. Ces deux là furent content de se voir, comme à chaque fois, et discutèrent un bon moment quand, prit de jalousie, Nory se montra de plus en plus imposant.

-Tu arrives à supporter un pot de colle pareil ?

-Je m'efforce.

-Je ne pensais pas que tu virerais de ce bord.

Il fronça ses sourcils, étonné par cette remarque et agacé qu'il puisse penser ça à cause de ce renardeau insolent.

-Hé ! Je ne suis pas… !

-C'est bon ! ça ne me dérange pas ! s'amusa Finnick en redémarrant sa camionnette pour filer à un rendez-vous avec un client.

De ce fait, le renard n'eut pas le temps de défendre ses propos et se trouva gêné de laisser son ami croire une chose pareille, bien qu'il n'en ferait pas toute une histoire et qu'il s'en fichait pas mal de cette histoire là, tant que ça ne le concernait pas.

-Tu vois ! On va bien ensemble tous les deux !

-Ca suffit Nory, je ne veux pas qu'on se fasse une fausse opinion de moi.

-Je croyais que tu ne t'en préoccupait pas, de ce que pensent les autres.

-On rentre, viens.

Pour une rare fois, le cadet se rendit compte du mal aise qu'il provoquait et se mordit les babines, commençant à avoir des remords. Rendre publique ses sentiments pouvait avoir des conséquences, après tout, déjà qu'être un renard n'est pas facile, si en plus il lui fallait assumer une quelconque relation ambigüe et très potentiellement gay, Nick pourrait avoir l'impression de voir sa petite vie paisible et peut être même sa carrière se détériorer. Tout en réfléchissant à tout ça, Nory se rendit compte qu'ils ne prenaient pas la direction du centre ville, mais deTundraville.

-Je suis désolé de m'être imposé comme ça, commença t il en comprenant que l'autre en avait marre de ses enfantillages.

-Ce n'est pas grave.

-Bien sûr que si, tu me ramènes chez moi !

-Evidement, puisque c'est chez toi, justement.

-Oui, mais… ! continua t il avant de remarquer à quel point, vraiment, il s'imposait dans la vie de son aîné. D'accord…

-« D'accord » ? Tu es malade ?

Nory fit signe que non, mais l'autre ne le vit pas, le regard sur la route, puisque conduisant la voiture. Un silence s'imposa, lourd et interminable. Jusqu'à ce qu'ils arrivent à proximité de l'immeuble où résidait officiellement le petit.

-J'ai quelque chose de prévu ce soir, et je dois voir Judy.

Cela irrita Nory qui se trouva une fois de plus éclipsé par ce lapin… Bien sûr, il n'allait pas en parler et de toute façon, il lui fallait rentrer chez lui tôt ou tard.

-Tu peux revenir après-demain si tu veux, mais ne sors pas le soir, d'accord.

-Oui maman, répondit le concerné d'un ton sarcastique.

La voiture étant déjà stationnée, Nory n'attendit pas d'avantage pour descendre et entama sa marche sans prendre la peine de dire au revoir et s'engouffra dans le hall de l'immeuble. Il se préparait mentalement à passer un dizaine de jours enfermé entre ces quatre murs, submergé par ses sentiments et emprunt à une tristesse féroce. Pour ne rien arranger, son anniversaire tombait la semaine suivante et il espérait de tout cœur que personne n'y pense, pas même Carlton. Ce vieux caribou lui manquait pas mal, le voir affairé à son bureau d'un air grave tout en grignotant des petits sablés. Cela lui remémora les cookies que Nick finirait probablement seul –a moins que la lapine puisse en gouter quelques uns. Ha… Il lui fallait arrêter de penser a tout ça pendant un moment…

Ce moment en question dura presque une semaine, jusqu'à ce que Nick se déplace pour prendre des nouvelles, en réalité. Froid au premier abord, Nory mit un peu de temps à redevenir amicale. Le policier lui proposa de passer l'après-midi ensemble en ville, ce qu'ils firent donc. Tout d'abord une balade au parc, puis un tour dans les rues marchandes histoire d'apaiser l'ambiance. Ca fonctionna puisque Nick retrouva rapidement le petit renard intenable et effronté qui ne cessa de courir à droite, à gauche pour voir les nouveautés en vitrines et en discuter avec son ami. Ils flânèrent plusieurs heures avant de s'arrêter dans un petit restaurant pour manger un morceau.

-Que dirais tu de passer le weekend chez moi ? proposa Nick non sans une idée derrière la tête.

-Tout le weekend ?

-Si tu veux. C'est ton anniversaire, non ?

Cette question fit grimacer le cadet qui ne voulait vraiment pas que qui que soit s'en soucis. Il ne fêtait jamais ça avant, sans Carlton il n'aurait jamais fêter le jour de sa naissance, et pour cause, ce jour ne signifiait rien de bien glorieux…

-C'est possible…

-Quoi ? Tu veux garder la date secrète ?

Nick sirotait un jus de fruit avec un sourire en coin, persuadé de toucher une corde sensible lui permettant d'en connaitre un peu plus sur ce gamin extravaguant. Certes, il pouvait se renseigner auprès de son ancien protecteur, mais cela gâcherait le plaisir d'enquêter par lui-même et d'arracher les mots de la bouche du petit. En plus, il concoctait quelque chose de spécial pour ce jour spécial, invitant des amis et préparant une petite fête surprise.

-Je m'en moque bien, de cette date. En quoi ça t'intéresse ?

-C'est une occasion pour se réunir et s'amuser un peu.

-Je m'amuse déjà beaucoup en sortant comme aujourd'hui, pas besoin d'un jour spécial pour s'amuser comme ça.

-Oui, évidement.

Nick souffla, excédé par le caractère borné et renfermé que lui exposait si bien Nory. Une fête surprise ne serait pas si bien finalement.

-J'ai prévu quelque chose pour ton anniversaire, tu acceptes de participer ?

Nory s'en doutait depuis un moment, et ne se voyait pas rejeter l'invitation alors que son ami se donnait du mal à organiser quelque chose. D'ailleurs, qu'organisait il vraiment ? S'il comptait le fêter, il fallait des invités. Qui donc ? A part Finnick, Nory ne voyait personne.

-Comment je fais pour refuser ?

-Humm… Tu ne peux pas.

-Alors c'est ok.

Ils n'en discutèrent pas plus ce soir là, et le temps défila avec vitesse, comme souvent lorsque Nory squattait chez l'adulte. Bien sûr, il y resta tout le weekend! Et ce fut le dimanche que son anniversaire eu lieu. Un peu avant midi, le jeune n'en pouvait plus de patienter en attendant l'arrivée du fennec, il jubilait sur le canapé, pressé de parler et raconter des histoires à son employeur. De son côté, Nick ne semblait pas super à l'aise. Il préparait le déjeuner et mit quelque chose au frais en discrétion, ayant demandé à l'autre de ne surtout pas regarder ses préparatifs dans la cuisine. Cependant, une autre chose l'inquiétait.

-Tu sais, Nory…

-Oui ?

-Tu ne connais pas grand monde ici…

-Si, je connais plein de personnes.

-Amicalement je veux dire.

-Et alors ?

-J'ai un collègue de travail qui souhaite te rencontrer, par ce qu'il entend pas mal parler de toi.

-Qui ça ? Oh non, pas « elle » !

Aïe… Nick se trouvait dans une fâcheuse posture.

-Heu… Non, pas « elle » directement…

-Quoi ?

-Enfaite, il s'agit de Clauhauser, le secrétaire du commissariat.

-Ah, c'est pas grave. Ca fait une personne de plus.

-Oui, mais…

-Mais ?

-Il ne vient pas seul…

-Ca va ! agacé par tant de précaution de la part du policier, Nory se releva d'un bon sur les coussins et fixa le renard de façon dégouté. Elle vient elle aussi, c'est ça ?

-Heu… Ben… Heu… Oui…

-Pourquoi tu l'invites alors que je la déteste ?!

Nick se sentait bien embêté, n'ayant pas été capable de prévoir cela et n'avoir pas sû refuser à Judy le droit de venir, mais aurait il seulement pu faire ça ?

-J'ai proposé à Clawhauser, je ne pouvais pas ignorer Judy.

-Alors fallait pas l'inviter lui !

-Ca m'a échappé.

-C'est pas une raison !

-Ecoutes, je sais que tu ne l'aimes pas, mais si tu pouvais être gentil, elle n'est pas si désagréable…

-Je l'a déteste, c'est tout.

-Fais moi plaisir et sois sympas.

-Tsss…

Forcément, cette discussion refroidit l'ambiance et le silence tomba lourdement une fois de plus en peu de temps… Ces derniers temps ils avaient du mal à garder leur distance, il y avait toujours l'un ou l'autre qui se jetait sur le territoire de l'autre au risque de nuire à leur relation…

-Ah ! Finnick est là ! énonça l'adulte en voyant la camionnette orange en contre bas.

Presque simultanément, quelqu'un toqua à la porte, sortant Nory de son humeur maussade et l'incitant à courir ouvrir.

-Salut ! s'écria t il content alors qu'une seconde après son visage exprimait une toute autre émotion.

Ce n'était pas le fennec, non, vraiment pas. Bon, des grandes oreilles au premier abord, c'est sûr, mais décidément grise, tout comme le reste excepté la queue ronde et blanche. Ce saut d'humeur ne déstabilisa pas la lapine –sachant qu'entre eux il y avait une petite tension- qui l'attrapa pour l'amener contre elle et lui souhaitait un joyeux anniversaire avant de lui mettre un cadeau entre les pattes. Nory ne se fit pas prier pour lui proposer d'entrée et ainsi l'enlever d'entre ses pattes. Il s'épousseta rapidement avant de fermer la porte. S'en suivit une salutation et une discussion sans précédent dans la cuisine, tandis que Nory posait le paquet sur la table basse.

-Je dois peut être l'ouvrir ? demanda i il brutalement à son hôte qui ne comprit pas immédiatement de quoi il parlait.

-Hum… Je pense que tu peux attendre que tout le monde soit là. Qu'en pense tu ?

La porte émit un second « toc toc » qui, cette fois il en était sûr, était le bon ! Nory couru saluer son ami qui se attendait effectivement qu'on lui ouvre. Ils se tapèrent dans les mains et échangèrent quelques paroles banales.

-C'est quoi cette boite ?

Le renardeau avait tout de suite vus le carton derrière Finnick, d'une bonne quarantaine de centimètres de hauts et une soixantaine de long, en carré.

-Ce cadeau est spécial, c'est pas le mien. Tien.

A peine entrer dans la demeure, le fennec donna au jeune un sachet en papier qu'il ne connaissait que trop bien. Des croquettes ! Trop heureux d'avoir droit à une telle attention, il enserra Finnick si fort que Nick cru un instant qu'il se jouait de lui et que finalement, c'était peut être bien de ce petit canidé dont il était amoureux, et non de lui. Bref, cette idée passée, Nick proposa à tous de s'assoir à table pour commencer l'apéritif en attendant le guépard. Ce dernier ne tarda pas, humant la bonne odeur du repas depuis la cage d'escalier, lui tardant de gouter la cuisine de son collègue. Surprit au premier abord par la taille de l'animal, Nory se senti mal à l'aise, mais pris rapidement confiance et trouva cet individu amusant et très sympas. Bien sûr, il fit des efforts considérable envers Judy –qui s'en étonna- en commençant par s'assoir en face d'elle, et à côté de ses deux amis, au milieu.

Le repas dura un moment, et fut plutôt réussi, au plaisir de Nick qui fut soulagé de voir sa nourriture comestible et appréciée de tous. Alors, ce fut le moment du gâteau, et celui d'ouvrir les cadeau. Pour cela, ils avaient marqués une pause au salon, jouant à un ou deux jeux pour digérer un peu le repas et s'apprêtaient à manger la forêt noire préparée par les soin du renard.

Nory commença par celui de Judy. Ne se côtoyant pas vraiment, elle lui avait trouvé un petit jeu de plateau avec des figurine tout à fait atypiques. Elle marqua des points, car Nory adoré les choses peu courantes et compliqué comme le laisser paraitre les règles du jeu écrite au dos. Il la remercia.

Puis celui de Clawhauser. Une BD sorti récemment à partir d'une série policière. Une bonne idée également.

Et enfin, ce gros paquet.

-Alors, ça ne vient d'aucun de nous, tu l'as deviné. Il s'agit de Carlton, lui informa Nick.

-Vraiment ? Il s'en ai souvenu ?

-C'est lui qui m'a mit au courant, enfaite…

Il se gratta le cou, gêné de montrer qu'il n'avait même pas su questionner Nory à ce sujet.

-Chouette ! s'enthousiasma Nory.

Il déchira le dessus et découvrit plusieurs boites à l'intérieur. Deux avec une étiquette nominative, avec le nom du caribou, et une sans rien. De simple boîte en carton. Et une enveloppe. Il l'a lu en premier.

« Joyeux anniversaire,

Te voici un peu plus grand chaque année, en plein cœur de ta jeunesse. Nous ne nous sommes pas beaucoup parler depuis mon départ, à regret, mais ce ne fut pas si innocent. Tu as sû trouver une place dans cette ville qu'est Zootopie. Entouré de personnes de confiance. Je te souhaite un avenir prometteur et meilleur encore que tout ce que tu as pu t'imaginer.

Parmi ces paquets se trouve quelque chose de spécial provenant de quelqu'un de spécial.
Que ta vie au Nord ne soit plus aussi pénible.

Nous t'embrassons fort.

Carlton »

Il prit une inspiration. Quelque chose dans cette lettre sonnait faux. Les mots cachaient un intrus. Sa joie se transforma en doute, puis très vite en inquiétude, sous les regards intrigués des invités se demandant ce que pouvait cacher ces boîtes. Pour se donner confiance, il commença par les deux étiquetées.

La première, rien d'étonnant en réalité, il s'agissait de livres que le caribou lui avait promis. Il se promit de les relire sous peu. La deuxième l'amusa un instant, un casse tête et un escape book. C'est vrai qu'il adorait se prendre la tête, mais il ne se sentait pas capable de résoudre des énigmes dans l'immédiat, pourtant il se trouvait en présence d'une énigme épineuse. En faite, il savait la réponse, elle s'insinuait en lui depuis l'ouverture du paquet, depuis la lecture de la provenance. Le Grand Nord. Sa région natale.

Finnick buvait une bière en suivant échangeant des regards avec Nick tout en écoutant la conversation de Judy et Clawhauser au sujet de l'escape book. Nick stressait. Finnick le voyait parfaitement. Que pouvait contenir cette boîte pour inquiéter ces deux là ? A quoi pensaient t ils ?

-Tu peux ouvrir le dernier plus tard, si tu veux, lui chuchota le renard.

Un signe négatif de la tête, Nory ne se sentait pas capable de reporter ça à une autre fois. Il tendis la patte et attrapa l'objet qu'il ouvrit doucement. L'odeur lui indiquait déjà beaucoup de chose, lui le papier au dessus, cachant la contenance, lui fit lâcher le tout. Ni une ni deux, Nory se leva d'un bond et couru s'enfermer dans la chambre.

-Que se passe t il ? demanda la lapine alors qu'elle n'avait pas tout suivit.

Nick s'était déjà levé.

-C'est rien, il se cache. Il fait souvent ça.

-Attends, le retînt Finnick. Ca vient de qui ?

-Heu… De sa famille, je présume.

D'un pas rapide, Nick rejoins le petit assit à terre au pied de la fenêtre. Son cœur palpitant de colère et de tristesse, un sale gout d'amertume dans la gueule, puisqu'après tout, ses parents, ses frères, tous, il ne souhaitait plus jamais en entendre parler, ni les voir, ni même être convié à un enterrement de plus ! Il était bien à Zootopie, avec Nick, avec Finnick, dans son travail, dans son chez lui et cela même malgré la disparition du caribou l'ayant tant aidé.

-Hey… Nory, qu'est ce que tu fais ?

Comme il n'eu aucune réponse, il se mit à terre lui aussi et caressa le sommet de son crâne au poils à nouveau ternis par le temps.

-Nory ?

Ce dernier se murait dans un silence sans faille, sans mouvement, la mâchoire serrée, frustré comme jamais. Ses gens égoïste se permettait de s'initier dans sa vie jusque là parfaitement bien sans eux, ils montraient leur existence alors que Nory ne cessait d'espérer tout bas la mort de ses géniteurs.

-C'est quoi, cette peluche ?

-On était stupide, prononça enfin le jeune, sans pour autant s'étaler.

-« On » ?

-Mes frères… et moi. En arrivant dans cette ville on s'était juré de ne plus s'abandonner.

Nick se déplaça pour lui faire face, et entendit ses amis se questionner dans le salon. Il regarda son cadet pour lui inspirer confiance, qu'il poursuive son récit. Nory n'avait pas besoin de plus d'assurance, quitte à se faire harceler pour dire la vérité, il pouvait bien dire les choses immédiatement.

-On admirait les fennecs. Ils sont comme nous, petits, aux longues oreilles et se camouflent avec leur couleur. Je me disais qu'au moins, là où ils vivent, ils ont chaud, qu'ils soient solitaire ou non, ils connaissent une chaleur semblable à celle que fait ressentir la fourrure d'une mère contre son museau…

Le policier ne perçus pas de suite le rapport avec la peluche, ne l'ayant pas vraiment identifié, mais fut ému par ces paroles ne faisant que lui prouver une fois de plus qu'au final, Nory ne rechercher qu'affection, celle que personne ne lui avait jamais donnée.

-Donc cette peluche est un fennec, comme vous les adoriez enfants, c'est ça ?

-Plus précisément, c'est celle que je me suis offerte en arrivant ici et que j'ai laissé en m'enfuyant et que mes frères ont gardés. Je ne veux plus rien avoir à faire avec eux. Plus rien. Est-ce que tu le comprends ?

-Je peux comprendre, oui. Ce n'est pas un soucis, on oublies ça, et on repart manger ce gâteau ! Je te rappelle que je l'ai fais moi-même exprès pour toi !

-C'est vrai…

Se remémorant l'odeur et le gout des cookies sortant du four, la forêt noire devait être encore meilleure que tout ! D'un commun accord ils se relevèrent et sortirent de la pièce, se retrouvant devant Finnick qui s'apprêtait à les rejoindre pour connaitre la tournure des événements. Il avait cette expression d'incompréhension et d'inquiétude que peu l'avait vus paraitre, culpabilisant le jeune qui ne souhaitait absolument pas que Finnick s'inquiète. Ils rejoignirent les deux autres qui restèrent silencieux un instant, se demandant la cause de cette réaction et si tout allait bien. Très vite, Nick reprit ses activités en allant chercher le gâteau. Sur ce dernier se dressaient des bougies, vingt au total, les flammes vacillants rapidement à mesure qu'elle se rapprochait de la table du salon. C'est en le posant que tous les invités se mirent à chanter dans le registre approprier, quelque chose que Nory n'avait pas entendu depuis très longtemps. Si tôt la chanson terminée, les parts coupées, chacun se retrouva avec une part de cette forêt noire au airs délicieux. Et elle l'était. Délicieuse. Aucun ne trouva quoi que ce soit à redire tant ce fut bon.

La suite de l'après midi fut animée par d'autres jeux et quelques énigmes, et c'est aux environs de seize heure que les deux collègue de l'hôte se décidèrent à prendre congé, principalement par ce que Nory semblait de plus en plus fatigué, absolument pas habitué à ce genre d'ambiance et faisant des efforts monumentales pour être convenables, ce que personne ne remarqua vraiment.

C'est ainsi que la soirée débuta, Finnick sur le canapé avec Nory en train de regarder une émission et le dernier nettoyant les dernière bricoles.

-Tu sais que tu as de la concurrence ? murmura Finnick dans l'oreille du renardeau, le surprenant quelque peu.

-Tu parles de Judy ? Je l'a déteste, continua t il aussi bas.

-Je ne parle pas de ça. Tu craque pour Nick, mon pote, c'est flagrant.

Nory rougissait sous son pelage roussie, et ses oreilles se figeaient bien droite.

-Ca ne te dégoute pas ? demanda t il tout d'abord.

-Ce ne sont pas mes oignons. Mais je n'ai jamais vus ce renard casé avec qui que ce soit, tu serais bien le premier !

-Justement… Tu crois que… Judy… elle…

-Ca n'a rien à voir, je pense. Elle adore Nick, c'est sûr, mais ce n'est pas plus profond que ça. Et puis, c'est son coéquipier, ils n'ont pas le droit à ce genre de relation au travail.

-Vous faites des cachotteries tous les deux ? demanda fortement Nick depuis la cuisine, entendant murmurer un instant.

Nory décida de l'ignorer et répondit plutôt à Finnick.

-Je l'aime vraiment, mais je crois que c'est inconcevable pour lui. Et… ce n'est pas le genre de chose qui l'intéresse…

Son ami acquiesça car si Nick ne sortait avec personne, cela provenait entre autre du fait que ce genre de relation ne l'attirait pas, peut être par ce que peu de renards vivaient en ville, n'ayant jamais rencontrer une femelle attirante chez son espèce.

-Vous m'ignorez ou c'est une impression ? questionna à nouveau l'hôte cette fois ci en s'accoudant au dossier du canapé, un torchon à la patte.

Nory, jusque la accolé au bras de son ami, se détacha brutalement et paru gêné, amusant Finnick qui trouva la situation intéressante.

-Je lui demandais quand est ce que vous officialiserait « ça ».

Wilde mit quelques secondes à comprendre puis se redressa, ahuri avant de demander à son ami de cessez de raconter n'importe quoi. Nory se sentit plus mal à l'aise encore.

-Tu vas pas me dire que vous vivez à moitié ensemble pour rien ?

-On s'entend bien, ça ne va pas plus loin que ça.

-Ca ne va pas plus loin pour toi, mais je ne suis pas persuadé que le gamin en pense autant.

La phrase de trop, le « gamin » en question se précipita dans la chambre pour s'épargner cette discussion portant un peu trop sur ses penchants et les sentiments de Nick. Ce dernier prit très mal les paroles du fennec, bien que son ami depuis très longtemps, il n'avait pas à dire des choses pareilles devant Nory qui avait déjà du mal à se gérer.

-Pourquoi tu racontes tout ça ? Tu trouve ça drôle de le gêner comme ça ?

-C'est toi qui es amusant, Nick. Tu te contente d'ignorer les sentiments de Nory et après tu te plains lorsqu'on t'en parle. Tu devrais lui dire non une bonne fois pour toute. Tu le fais courir pour rien.

-Ca ne m'intéresse pas. Tu… Enfin ! Depuis quand tu t'occupes de ce genre de choses, toi ?! Je ne suis pas intéressé par ce genre de relation. La situation actuelle me va très bien. Nory est content de venir me voir, on passe des bons moments ensemble, il s'amuse, et il arrive à faire abstraction de ce qu'il ressent. Ca me convient parfaitement, je ne demande pas plus.

-Donc…, reprit Finnick en s'étirant et se levant. Tu es égoïste.

-Quoi ?!

Dégouté d'être traité ainsi par son plus vieille ami, qui d'ailleurs s'en alla dire au revoir à Nory, Nick se sentit blessé et sans répondant. Il suivit du regard la démarche du fennec, incapable d'exprimer son ressentit.

-Tu as toujours fais semblant de t'intéresser aux autres, Nick, et on ne peut pas t'en vouloir, quand on connait ton vécu. Mais tu devrais t'ouvrir un peu plus parfois.

-Comment ça ? Tu insinue que je suis un égoïste dans sa bulle ?!

-Houlà, faut pas t'énerver ! Je dois filer, de toute façon. On pourra en reparler si tu veux.

La colère montait en lui, et le renard se sentit des plus frustré lorsque son ami disparu derrière la porte de l'appartement , il ne lui restait plus qu'à retrouver le plus jeune et le consoler à nouveau… Si tant est qu'il le puisse. « Egoïste », lui ? Probablement, mais pas envers Nory, ni aucun de ses rares amis.

-Nory… N'écoutes pas ce qu'il dit…, commença l'adulte en s'approchant du plus jeune, assit sur le lit.

-Au contraire, reprit tout de suite le cadet. Il a raison. « Ca » ne t'intéresse pas. Je ne t'intéresse pas.

-Quoi ? Ce n'est pas par ce que je ne veux pas «sortir » avec toi que tu dois disparaitre de ma vie. C'est surement dur pour toi, mais je ne suis pas amoureux de toi. De personne d'ailleurs. Je n'ai jamais aimé personne. Tu te fais… probablement de fausses idées… Je suis désolé…

-Je le sais. Je le sais déjà, s'agaça Nory en le fixant droit dans les yeux. Mais le fait que… Je modifie ton quotidien, et tu fais les choses en fonction de moi… Alors c'est difficile… de me dire… que… c'est impossible… Que tu puisses me voir autrement… qu'un petit frère…, finit il d'une voix presque inaudible.

Nick s'agenouilla devant lui et lui attrapa les poignets tout en tentant de trouver les mots avant de relever le museau et observer la mine déconfite de son protégé tristounet.

-Hum… Nory… Tu es gentil, adorable, et je suis content que l'on passe du temps ensemble. Mais… si ça te blesse….

Sans avoir le temps de finir sa phrase, le plus jeune se leva d'un bon pour le saisir dans ses bras et se blottir silencieusement contre son torse.

-Non, ne dis pas ça! Je ferais des efforts... pour être ton petit frère... alors... ne disparait pas...

-Je ne disparaitrai pas, Nory.

Nick l'éloigna de lui a fin de le soutenir du regard et ajouta:

-Je suis heureux que l'on puisse s'entendre tous les deux.

Il fallut alors que Nory apprenne à mettre de côté ses sentiments.

Et que Nick fasse sa part des choses également.

Les jours suivants annoncèrent le début d'un grand changement dans la tête du plus jeune s'efforçant de restreindre ses sentiments et ne plus rien laisser paraitre. Plus de phrases provocatrices, ni de gestes trop intimes, il devait devenir un petit frère exemplaire pour aboutir à une relation sereine avec Nick, une relation familiale profitable à tout les deux. Au début, Nory pensait retourner vivre chez lui de façon plus régulière, mais la présence de son ainé lui manquait, et tout deux trouvèrent leur appartement respectif si vide et silencieux qu'il ne fallut pas longtemps pour que le petit quitte la toundra pour retrouver le centre ville. Chacun s'adapta au mode de vie de l'autre, comme occasionnellement avant, partageant en plus les frais et les corvées.

Puis un jour, Nory reçus un appel de Carlton, ce vieux caribou resté muet durant de très longs mois.

-Comment vas-tu, mon cher Nory?

-Où étiez-vous? Je n'ai pas pu vous joindre. Vous allez bien?

-Ne t'en fais pas, nous sommes seulement partis en voyage quelques temps. Notre périple nous a mené à travers bois et montagnes, océans et déserts. Ce fut très enrichissant. Mais je n'ai que peu de temps, alors dis moi plutôt, toi, qu'as tu fais?

-Oh... Rien d'aussi fantastique... J'ai suivi votre conseil. Je me suis lié d'amitié et je garde mes amis près de moi.

-Wilde te permet de vivre sous son toit, c'est bien cela?

-Non. On habite ensemble, par ce qu'on est devenu de vrais frères. Il est devenu ma famille, celle que je n'ai jamais eu. Et c'est grâce à vous.

-Je n'ai pourtant pas fais tout ce que tu as été le seul capable de faire. Mais ne t'étonnes pas, si, prochainement, tu rencontre le museau d'un de ses petits Polaires. Certain de tes frères ont entreprit de suivre ta trace pour espérer trouver un véritable foyer.

-Pourquoi...?! Je ne veux rien savoir à leur sujet. Ce que je vis me conviens. Mon travail me conviens. Mon frère... Nick me convient. Et... Il est possible... que je commence à "aimer" véritablement...

-Comme je suis heureux d'entendre ça! Nous nous reparlerons bientôt. Dis moi juste, accepterais tu de me dévoiler son nom?

-Il s'appelle Karn. C'est un léopard, rajouta t il.

Nory raccrochait tout juste lorsqu'il franchit à nouveau le seuil du salon de thé pour rejoindre la table à laquelle patientait le dénommé Karn, un léopard aux couleurs polaires, étrangement, arborant un air joyeux. Il prit place face à lui et saisit la tasse fumante qui lui réchauffa la patte. Il sourit à son tour.

-Alors, demande t il, amusé, tu as des idées pour la suite de notre rendez-vous?

End

J'avoue, la fin n'est pas celle que je voulais, bien que je prévoyais que Nory et Nick ne finissent pas ensemble... Seulement, la perte de ma clef USB contenant TOUTES mes fanfictions à jour ayant disparue trèèèès longtemps, j'ai perdue la motivation, comme le chapitre était presque terminé, le réécrire ne m'intéressais pas du tout... Finalement, j'ai remis la main sur cette foutue clef, et je peux enfin vous poster la fin!