Chapitre 15 : Fly like an eagle
Le vendredi était arrivé plus vite qu'Edelweiss ne l'avait escompté et elle appréhendait toujours ce qui allait se tenir au soir dans la grande salle. Il lui faudrait plus qu'un cours de danse improviser –et ayant largement dérapé en plus – pour qu'elle soit à l'aise avec l'idée de se retrouver sur une piste de danse au milieu de plus d'une centaine de personnes. Bref, donner ses cours lui permettait au moins de se plonger dans le travail et de ne penser à rien d'autres, mais ce ne serait qu'une échappatoire provisoire, elle le savait. D'autant plus que l'horloge semblait lui jouer des tours en accélérant le passage du temps. Elle n'était pas la seule donc les sens étaient en ébullition à cause du bal de ce soir. Les élèves de quatrième années qu'elle avait toute la matinée n'avaient pas cesser de bavarder ou de s'envoyer des petits mots derrière son dos. Heureusement, la sonnerie retentit, annonçant la fin de la matinée et le très attendu repas de midi. La jeune sorcière n'ajouta rien et laissa s'enfuir la foule galopante des élèves à travers la porte de sa classe. Il lui avait fallu trouver un sujet intéressant pour ces cours à l'intérieur du château, il était impensable d'aller à l'extérieur avec le temps qui se déchaînait constamment entre accalmie et tempête de neige. Le sujet depuis plusieurs semaines était donc : les elfes de maisons. Pour ce faire, elle avait dû aller déranger lesdites créatures dans leur cuisine et tenter d'en convaincre un de participer aux cours pour l'épauler dans ce qu'elle disait. C'est ainsi qu'elle s'était retrouver affublé de Dobby dont elle ne connaissait pas l'histoire jusqu'ici.
« Miss Devonshire est satisfaite du travail de Dobby ? » demanda celui-ci en se tenant sur son bureau, les mains jointent devant lui et ses gros yeux tourner sur elle.
« Pardon ? Ah oui ! Bien sûr, Dobby. Pourquoi en doutez-vous ? » La sorcière avait été une fois de plus appée par ses préoccupations basiques avant d'être réveillée par l'elfe de maison.
« Dobby a toujours peur de mal faire, vous savez. Dobby a été longtemps considérer comme de la vermine. Dobby n'a pas l'habitude des gentils sorciers. » Un soupire échappa à la jeune femme avant qu'elle ne baisse les yeux vers ses ongles qu'elle avait manucuré hier, enfin tenter serait le mot le plus approprier.
« Je sais ce que s'est… enfin, non pas vraiment. Dans un sens oui, mais je n'étais pas esclave non plus. Soit, vous êtes d'une aide précieuse Dobby et je vous remercie d'avoir accepté de m'aider. Je dois avouer que les connaissances sur les elfes sont bien minces. » Elle se leva de sa chaise et tendit sa main gauche à l'elfe. « Ce fût un plaisir. Je vous souhaite une bonne journée. » La petite créature releva ses oreilles en forme d'ailes de chauve-souris qui semblèrent frétiller de joie avant de serrer la main offerte avec les deux siennes.
« Dobby a été très honoré, Miss Devonshire. Si Dobby peut encore se montrer utile, Miss Devonshire ne doit pas hésiter à venir le trouver. » La rouquine promit qu'elle n'y manquerait pas et regarda l'elfe disparaître dans un claquement de doigt. Cela fait, elle ramassa ses parchemins en un tas en soupirant.
« Les elfes de maisons… » lança une voix masculine et grave qui la fit sursauté en envoyant voler la totalité de son tas de parchemin dans tous les sens. Elle en rattrapa un maximum avant de se baisser pour récupérer le reste. « Toi, ou tu n'as pas l'esprit tranquille, ou tu n'es pas parmi nous… » La main de son visiteur lui tendit des parchemins qu'elle ramassa.
« Je pense de trop c'est tout, Severus. Merci. » Elle posa un livre sur ses parchemins pour que ces derniers ne s'éparpillent plus. « Cela t'étonne tant que ça, que je leur apprenne à connaître les elfes et à les respecter un brin ? »
« Douce utopie, mais non. On dit souvent qu'une goutte d'eau peut faire déborder un vase, qui sait une future génération finira peut-être par ouvrir les yeux. » Répondit-il en haussant ses larges épaules et en appuyant ses mains sur le bureau.
« Tu en as ? » elle haussa un sourcil avant de saisir sa baguette et sans un mot envoyer une batterie de bout de tissus lavé les tables des élèves.
« Oui, elle est très aimable et je pense que je ne la traite pas comme une vermine. Tu désapprouve ? »
Edelweiss haussa à son tour les épaules avant de passer à côté de lui pour aller fermer une armoire à clé. Depuis ce fameux soir, elle ne pouvait nier que sa relation avec le directeur des Serpentard avait changer et pas spécialement dans le bon sens du terme. Elle avait bien essayé de faire comme si rien ne s'était passé, mais jusqu'à présent c'était peine perdue. En vérité, elle avait peur. Peur d'elle-même et de ce qu'elle serait capable de faire tant elle n'aspirait qu'à une chose, retourner dans ses bras forts et puissants où elle s'était pour la première fois de sa vie sentie en sécurité et aimée. Bien sûr, elle avait un père aimant et protecteur, mais là ce n'était pas la même chose, pas mieux non plus, juste différent et agréable. C'était en partie pour ça qu'elle redoutait le bal de Noël, elle allait forcément se retrouver dans ses bras et elle ne voulait pas commettre un nouvel impair. Finalement, elle reprit la parole et s'adressa à nouveau à lui sur un ton un peu trop cassant. « Et qu'est-ce que tu es venu faire ici, dis-moi ? »
Rogue fût un instant déstabilisé par ce ton sec qu'il ne lui connaissait pas, mais en parfait maître de lui, il n'en fit rien remarquer ni physiquement, ni dans ses paroles. « Je passais dans le couloir et comme nous n'avons pas eu beaucoup l'occasion de nous croiser ces derniers temps… Mais, j'ai eu tort visiblement. » Elle dégageait beaucoup d'agressivité et ce malgré qu'elle ne s'en rende pas compte. Elle n'avait plus la stabilité de plaire à quelqu'un, ses sautes d'humeurs étaient devenues encore plus récurrentes depuis… « Edelweiss… »
Quelqu'un toussa de manière forcée de l'autre côté de la porte, quelqu'un qui avait coupé Severus dans l'élan qu'il avait pris pour s'expliquer avec la jeune femme. Une personne dont seul le timbre de voix suffisait à faire se dresser les poils des avants bras de la jeune femme de manière désagréable. Elle ferma les yeux un instant avant de les rouvrir en trouvant une parade à la situation.
« Merci Severus pour le coup de main, on reprendra notre débat sur les différentes potions anti-migraines plus tard. » Pivotant sur ses talons d'un quart de tour elle s'adressa à l'énorme bonbon rose qui l'attendait. « Dolores, quelle surprise… » Puis elle lança un coup de baguette vers un seau et un balai qui se mirent automatiquement à laver le sol pendant qu'elle retournait au tableau pour le laver à la main. Décidément, cette journée ne pouvait pas être pire. Amour avait d'ailleurs quitté son panier pour aller trôner fièrement sur le bureau en observant d'un œil torve la nouvelle venue.
« Vous faites un peu de ménage ? » lança la voix haut perchée teintée de fausseté de la grande inquisitrice.
« Oui, avant les vacances c'est un luxe que mérite cette salle. De plus, je ne fais pas mon travail à moitié et j'aime que tout soit impeccable. » Elle étouffa une insulte au fond de sa gorge.
« C'est-à-vous, donc… » La rouquine dû tourné la tête pour voir qu'Ombrage pointait Amour du doigt, un sourire pincé ornant ses lèvres et son maintien impeccable à vous foutre les jetons.
« De toute évidence… » Elle reposa le tissu humide dont elle se servait précédemment sur le bord du tableau avant de plonger sa main dans la poche intérieure de son manteau gothique. « Avec l'agrégation ministérielle qui va avec. » Elle découvrit le papier devant le visage déconfit de la peau de vache. « Un conseil, Dolores, arrêtez de me chercher des ennuis. Je vis en respectant l'ordre et la loi. De plus, un fléreur n'est pas interdit dans l'enceinte d'un village ou de quelconque établissement magique. Sinon, il ne serait pas ici. Je pourrais finir par croire que vous avez un problème personnel avec moi et croyez-moi, je ne manquerais pas de déposer une plainte pour harcèlement injustifié. » Furieuse, la jeune femme rangea son papier dans sa poche avant de reprendre le nettoyage de son tableau avec un soin particulier. « Vous désiriez autre chose, Dolores ? »
« Non, Edelweiss. Bonne journée. » Elle écouta les claquements des talons roses de la vieille peau s'estomper à mesure qu'elle disparaissait dans le couloir.
Le tableau était d'un noir impeccable lorsque la jeune sorcière se laissa retomber sur la chaise du bureau et mit fin au sortilège qui nettoyait la salle de classe. Elle remarqua alors seulement la boite en velours noir qui était poser sur la pile de parchemin qu'elle avait formé peu de temps avant. Posé sur celle-ci, un petit bout de papier plié contenant un message tracé à l'encre noir, d'une écriture fine, très italiques, mais parfaitement lisible.
J'ai pensé que cela pourrait compléter ta tenue de ce soir. Pardonne-moi, si je suis trop présomptueux à ce sujet.
Amicalement,
S.R.
Intriguée, la jeune femme ouvrit alors l'écrin et étouffant un cri de surprise, saisi entre ces doigts l'objet qui s'y tenait. Un cordon de velours bleu nuit si foncé qu'il paraissait noir, doublé de soie orné d'un pendentif en cristal, tenu par une attache pyramidale en bronze très travailler. Elle en eu les larmes aux yeux en observant le pendentif représentant un aigle royal, ailes déployé, le port de tête altière et le bec entrouvert. La lumière de l'extérieur fit briller les petites facettes de la pierre sur son visage. Elle replaça le bijou précautionneusement dans sa boîte et la referma en ayant préalablement mit le mot de Severus à l'intérieur. Elle demeura un instant interdite, ses convictions les plus profondes venaient d'être à nouveau chamboulée face à un cadeau qu'elle considérait comme hors de prix et presque inconvenant à cause de cela. Peut-être s'en voulait-il aussi de l'avoir rembarré si sèchement lors de leur entrevue nocturne. Subitement, elle se leva, rangea la boite dans la seconde poche intérieure de son manteau et quitta la salle, Amour sur les talons en faisant se fermer les rideaux de la salle d'un coup de baguette. Elle avait autre chose de prévu et elle ne voulait plus souffrir de se tourmenter pour quelque chose qui n'était qu'une foutue chimère.
Après avoir dévoré un sandwich au poulet préparé par Dobby, qui n'avait été que trop heureux de pouvoir encore la servir, Edelweiss avait pris le chemin de Pré-au-Lard pour faire ses derniers achats de Noël, souhaitant utilisé l'intégralité de ses vacances pour étudier la matière de ses examens de maîtrise de potion. Elle prit soin d'éviter d'approcher la boutique Felix Creatura, ne souhaitant pas voir Alesto aujourd'hui. La rupture avait pourtant été très cordiale et ils avaient conclu qu'ils travailleraient encore ensemble pour soigner les créatures de l'école, mais elle préférait éviter de le voir si cela n'était pas nécessaire. Elle se rendit en premier lieu à la boutique Scribenpenne, elle avait besoin d'une nouvelle plume et d'un livre neuf pour remettre au propre ses travaux de potions. La rousse prit ensuite le chemin de la boutique en rapport avec la matière qu'elle étudiait dans l'espoir de trouver un cadeau de Noël à Severus. Pas qu'elle se sentait redevable pour ce qu'il lui avait offert un peu plus tôt, mais il restait son ami –même s'il y avait de l'eau dans le gaz – et en tant que tel, elle se devait de lui offrit un petit quelque chose. Elle parcouru les rayons contenant les livres des yeux avant de trouver ce qu'elle cherchait. Enfin, c'était plutôt une trouvaille inespérée, mais ce serait parfait. Elle tira le vieil ouvrage un peu poussiéreux de son emplacement et parcouru quelques pages d'un œil avide.
« Ah oui… c'est un livre aussi rare et précieux qu'il est intéressant, miss. » susurra le vendeur en regardant par-dessus son épaule. « Il n'en existe plus beaucoup d'exemplaire. Un véritable coup de chance que je l'ai trouvé sur une brocante moldue. »
« Heureusement qu'ils n'ont pas conscience de ce que c'est. » dit-elle sur le ton de la conversation avant de refermer le livre et d'annoncée bien décidée. « Je le prends. »
« C'est que c'est un livre pour les potionistes très professionnels, miss… » commença le vieil homme chauve.
« C'est pour offrir et croyez-moi, son futur propriétaire est ce que vous appelez un potioniste très professionnel. Je crois que vous voyez de qui je parle, monsieur. » Elle posa le livre sur le comptoir et sortit la somme demandée qu'elle glissa à côté.
« Oh, je vois oui… oui, oui, oui… Il sera très content, d'ailleurs. Je vous fais l'emballage cadeau ? » se radoucît alors le vendeur en esquissant un sourire laissant apparaître ses dents jaunies.
« Si ce n'est pas trop vous demander. » Elle prit son mal en patience en se demandant si c'était réellement une marque de fabrique chez les gens de la profession de ne pas se laver les dents. Une fois son bien emballer, elle en réduit la taille et le rangea dans sa poche. En prenant le chemin de la sortie, elle percuta quelqu'un. Cannelle et bois de santal… Décidément.
« Tu aurais dû me dire qu'il te fallait quelque chose. » lui dit Severus en l'aidant à se remettre du choc. Sur le coup, elle pensa qu'elle avait eu une chance monstre qu'il n'arrive pas plus tôt dans le magasin.
« Oh non, tu sais que je suis très difficile quand il s'agit de mes fioles et flacon. » mentit-elle à la perfection. « Et puis, je devais aller faire les emplettes pour mes cadeaux de Noël, c'était sur le chemin. » Edelweiss remit son bonnet à visière en laine grise dans lequel elle avait réussi à fourrer tous ses cheveux en place et regarda Severus. « Sur ce, j'y vais. Ce n'est pas que je n'aime pas faire causette, mais je dois finir tout ça avant d'aller me faire pomponner par Minerva. À toute, Sevy !» Et elle vida les lieux en ricanant, car elle ne lui avait pas laisser le temps de répondre. Oh, elle allait en entendre parler du surnom qu'elle venait de lui assener.
Sa dernière étape fût la bijouterie magique où elle comptait trouver quelques choses de spéciale pour ses parents. Elle allait y perdre son latin probablement, car elle n'avait aucun goût en matière de bijou, enfin d'après elle. Parcourant l'étalage du regard, deux anneaux attirèrent son attention. Elle chercha des yeux la vendeuse et lui fit un discret petit signe pour attirer son attention.
« Bonjour, est-ce que vous pourriez me renseigner sur ces deux anneaux, s'il vous plait ? » demanda-t-elle un peu gênée, les relations humaines n'étant pas tout à fait son fort après tout.
« Bien sûr. Ils sont fait d'argent et les pierres de lunes qui les ornent sont ensorcelées de façon à ce qu'elles changent de couleur lorsque les deux personnes sont averties si l'un des deux est en danger. Elles agissent un peu comme un portoloin dans ce cas et vous permettre de rejoindre votre moitié pour lui porter secours. » Expliqua la jeune dame avec un grand sérieux. « Vous voulez les voir de plus près peut-être ? » Le jeune professeur acquiesça et tourna les anneaux entre ses doigts en les observant. Son regard fût alors attiré derrière la dame sur un bijou beaucoup plus simple.
« Et lui ? » elle désigna le collier argenté orné d'un pendentif en forme de serpent.
« Oh, ça… » Elle prit ledit objet et le posa sur le comptoir. « Il est vraiment très vieux. De ce que je sais, le sorcier qui l'a fait y à apposer de nombreux sort de protection qui ne font que se renforcer avec le temps. » La jeune femme fit quelques grimaces d'hésitation avant de sortir l'écrin que Severus avait déposer sur son bureau au matin.
« Auriez-vous, par hasard, des boucles d'oreilles qui pourrait aller avec ceci ? » Elle ouvrit la boîte. Le regard de la sorcière bijoutière s'illuminèrent et elle lui sourit largement avant de lui répondre qu'elle devait avoir quelque chose qui pourrait faire l'affaire. Au final, la jeune rousse dépensa dans la boutique plus qu'elle n'avait pensé, mais elle était très satisfaite. Elle observa la petite sorcière brune pendant qu'elle terminait les emballages cadeaux.
« Il vient d'ici n'est-ce pas ? Le collier. » osa-t-elle enfin demander alors que la question lui brûlait les lèvres depuis un moment.
« C'était une commande très originale en effet, j'ose espérer qu'il vous plait. » répondit-elle avec une grande franchise.
« Énormément, oui. » confessa-t-elle en rougissant en se rendant compte à quel point le cadeau était précieux.
« Il tient vraiment beaucoup à vous protéger, on dirait. » Elle lui tendit un sac avec tous ses cadeaux et devant l'incompréhension qui se peignait sur le visage de la jeune femme, elle continua : « Il m'a demandé des sorts de protection très puissant, notamment pour votre esprit. »
Edelweiss perdit pied un moment, elle n'y comprenait plus rien, vraiment. Un moment, il la rejetait limite comme une malpropre et quelques jours après, il lui offrait un bien inestimable de par son originalité, mais également dans le but de la protéger. À quoi jouait-il réellement ? Elle prit le sac et quitta la boutique après avoir salué la vendeuse. Une fois à l'extérieur, elle réduit la taille de ses emplettes et les glissa à nouveau dans sa poche. Elle aperçut les robes noires de Severus qui se dirigeait vers les trois balais, puis elle regarda sa montre à gousset. Elle avait bien le temps pour un petit chocolat chaud avant de rejoindre Minerva. Elle rattrapa l'homme en noir assez vite et lui sauta sur le dos. « À mon tour de te faire des frayeurs ! »
« Par le string de Merlin ! Tu es complètement folle ! » gronda-t-il en la regardant une fois qu'elle fût descendue de son dos.
« Par Morgane, le maître des cachots qui jure maintenant… » le railla-t-elle. « Allez viens, je t'offre un chocolat chaud, de toute façon personne ne m'a vu. »
Le potioniste la suivit un peu à reculons, déconcerter par son comportement tantôt agressif, tantôt joueuse et qui sait ce que ça donnera ce soir. Cependant, il n'eut pas le temps de tergiverser d'avantage qu'ils étaient déjà dans l'auberge et qu'Edelweiss commandait les boissons. Dès lors, il leur trouva une petite table dans un coin, en vérité celle qu'ils avaient pris l'habitude inconsciemment de fréquenter. La jeune rouquine posa triomphalement les deux énormes mugs de chocolat chaud sur la table et il haussa un sourcil interrogateur.
« Quoi ? J'ai dit que je payais le chocolat chaud et tu n'as pas protester. » dit-elle en prenant une gorgée du sien. « Dit pas que ce n'est pas bon, tant que tu n'as pas goûté. »
« C'est monstrueux débordant de sucre. » protesta-t-il avant de prendre la tasse et de l'imiter. Il resta longuement suspicieux quand à ce qu'il ressentait en buvant cela puis haussa les épaules. « La cannelle sauve tout. »
« On est d'accord. Toutefois, je te conseil de manger la chantilly séparément, tu en as plein sur le nez. » Elle lui lança un regard légèrement moqueur avant de joindre les actes aux paroles avec sa propre boisson. Elle dégusta un moment avant de reprendre un air des plus sérieux. « Tu peux me dire à quoi tu joues au juste ? »
« Je pense que je pourrais te retourner la question, tu ne crois pas ? » Il prit une nouvelle gorgée du liquide chaud avant de poursuivre. « Ce matin, tu m'envoie au diable. Au magasin de potion, tu me cherche. Maintenant, tu es d'humeur joueuse. Et… c'est quoi ce surnom ?! » Cracha-t-il maintenant qu'il venait de s'en souvenir.
« Tu sais très bien ce qui se passe, fait pas l'enfant et ça continuera tant que je serais de nouveau célibataire. » Elle tourna sa petite cuillère dans son mug avant de découvrir l'entierté de ses dents dans un sourire moqueur. « Oh, tu n'aimes pas ton surnom ? Quel dommage, moi je trouve qu'il est parfait. »
« Depuis quand ? » fût tout ce qu'il trouva à dire avant de secouer sa tête. « Non, c'est horrible, où tu as pêcher ça ? »
Edelweiss soupira et repensa alors à sa longue discussion en tête à tête avec son ex-petit ami le lendemain de la grosse connerie avec Severus. Oui, elle allait appeler ça comme ça maintenant, la grosse connerie.
« Bientôt une semaine. À partir du moment où j'ai compris que je ne l'aimais pas et que je ne l'aimerais jamais, qu'il risquait encore de s'en prendre à moi, ça été vite réglé. » La jeune femme entoura sa tasse de ses mains pour les réchauffés. « Je ne sais pas, c'est venu comme ça. » Elle tapota le mug du bout de ses ongles en faisant raisonné un peu bruit aigu.
« C'est une bonne chose. » Conclu-t-il avant de regarder ailleurs. « Je n'ai pas l'habitude des surnoms. »
Le professeur intérimaire eu un pauvre sourire avant de faire tourner le contenu de sa tasse. « Dans ce cas, on va y remédier. Va falloir que j'y aille, Minerva va m'attendre. »
« Il n'est même pas seize heure, ne me dit pas qu'il va te falloir trois heures pour être prête ? » s'étonna l'homme du duo.
« Hey ! Il faut que je me douche, que je m'habille et ce ne sera pas une sinécure. Minerva doit me coiffer et me maquiller. Tu as vu mes cheveux ? Il va falloir une heure rien que pour les dresser. Sans compter que nous sommes censés être dans la grande salle avant les élèves, mon cher. Il me reste donc trois heures à partir de maintenant. Donc… » Elle vida sa tasse cul-sec et se leva. « À toute à l'heure, mon cher et sombre cavalier. Et on n'a pas fini de parler, si tu vois ce que je veux dire. » Par sa petite pique de fin, elle espérait que le trentenaire y voit une référence à leur début d'année où ce dernier ne cessait de lui rappeler qu'elle lui devait des explications. Et à en juger par la tête que tirait le plus âgé, c'était plus tôt réussi.
Réponses aux reviews:
vifotslytherin : Merci beaucoup, je suis contente qu'elle te plaise et que tu la suives d'ailleurs :-) Pour ce qui est de Sophie, je promets qu'il y aura bientôt un chapitre où elle sera beaucoup en jeu. C'est un personnage que j'aime beaucoup, qui s'inspire d'une de mes camarades de l'école d'infirmière et j'espère que j'arriverais à la rendre aussi cool, déjanté et sympa que la vrai Sophie :-) Pour Edelweiss, je te remercie deux fois plus, car par moment j'avais l'impression qu'elle devenait casse-pied :/ ça me rassure de voir qu'apparemment elle est bien dosée.
Lu : Merci beaucoup à toi aussi :-) J'avoue que je vois parfois mes fautes quand je relis le chapitre, mais à force de me relire, je ne les vois plus :/ J'essaie d'en faire le moins possible, mais il y en a toujours qui passent hélas :/ Je pense qu'après les examens, je chercherais quelqu'un pour relire tous les chapitres et m'aider à corriger. Je modifierais alors tous les précédents avec la version corriger. C'est bien connu, le cerveau humain est une sublime machine qui remet les lettres dans l'ordre et du coup, on ne voit plus les fautes xD.
Voici, voilà. Donc, je promets que je ne vous ferais plus attendre longtemps pour le bal. Ce chapitre était nécessaire bien qu'imprévu à la base, puisqu'il pose des bases importantes pour la suite. En revanche, je ne sais pas quand le chapitre 16 va sortir, car comme je l'ai déjà dit, je suis en examen. Ce chapitre est donc un peu "bonus", il a poussé pour sortir, donc je l'ai écris pour me le sortir de la tête. (Comme une pensine, oui oui xD)
N'hésitez pas à commenter, à me faire part de vos ressentit, vraiment ça me fait très très très plaisir.
À bientôt.
