Chapitre 17 : Finite Incantatem

Les yeux plongés dans la farandole de mots courant sur les pages de son ouvrage, la jeune fille ne prêtait plus attention à ce qui se trouvait autour d'elle. L'entêtante musique, lui était agréable et douce, telle une amie pour accompagner la solitude de son petit plaisir intellectuel. Perdue dans les méandres des descriptions écrites par Newt Scamander, elle calmait ses émotions agressives et soignait les plaies faites à son cœur par des gens sans valeurs aucunes. Elle avait finalement renoncé à pester silencieusement contre Andrew Terryfield et s'était décidée à l'ignorer superbement, afin de ne lui fournir aucun motif de satisfaction quelconque. Elle était si concentrée dans sa lecture, qu'elle n'entendit pas les pas qui s'approchait d'elle, ni même la personne annoncer sa présence en se raclant la gorge. « Mademoiselle ? » lança une voix suave et masculine. La rousse sursauta légèrement et quitta presque à regret sa lecture, prête à chasser l'inconnu ou à le rabrouer pour avoir osé la déranger alors qu'elle lisait un passionnant paragraphe sur les dragons. Ses noires résolutions moururent dès qu'elle posa les yeux sur l'inconnu qui lui faisait face. Des cheveux noirs encadrait un visage pâle, bien que la plupart soient relever en catogan à l'arrière du crâne du jeune homme. La jeune sorcière cligna plusieurs fois des paupières avant de froncer les sourcils, cherchant vainement à savoir si elle l'avait déjà vu quelque part. « M'accorderiez-vous cette danse ? » questionna-t-il faisant couler une drôle de sensation le long de son dos. Edelweiss agit alors par automatisme, acceptant d'un sourire et posant sa main dans celle de son cavalier improvisé avant de quitter son banc. « Avec plaisir. » Elle en avait oublié qu'elle n'avait aucune idée de comment il fallait s'y prendre pour danser la valse et encore plus qu'elle n'aimait pas cela. Elle s'était simplement laissé porter par la musique et menée par le jeune homme au teint porcelaine et aux yeux bleus nuit. Ils n'échangèrent même pas une parole, rien d'autre qu'un intense regard et un profond plaisir à se mouvoir ensemble au gré de la musique. Un regard autour d'elle un instant lui laissa entrevoir que son prétendu cavalier du jour fulminait au bras de la demoiselle qui l'accompagnait. Elle en tira une petite victoire personnelle, mais elle l'oublia très vite. Elle n'aurait su décrire la sensation qui la parcourrait à cet instant, elle avait l'impression de danser sur un nuage, le sol ne lui semblant même plus palpable. Était-ce seulement bien réel ? Elle n'aurait pas su en juger. Perdue dans ses sensations et dans ses impressions, la jeune femme revient à la réalité lorsque la musique alla en diminuant. Ses doigts se prirent l'envie d'avoir leur propre vie et s'agrippèrent discrètement à la veste noire de son partenaire, comme s'il lui en coûtait de le voir la quitter. Pourtant, elle n'en souffla mot. La musique s'arrêta. Il lui prit la main et la porta à ses lèvres pour les déposer délicatement, telle une caresse, sur le dos de celle-ci. Puis, il la lâcha et disparu dans le tourbillon de la foule qui se remettait en mouvement. Le cœur encore dans tous ses états, la jeune fille resta muette et presque statufiée au milieu de la foule. Enfin, elle fit frénétiquement tourner son regard dans la salle pour retrouver l'inconnu sans succès. Elle nota toutefois que le professeur Rogue était absent de la table des professeurs. Retournant à regret vers son siège, elle le vit réapparaître quelques instants après….

Edelweiss cilla plusieurs fois en fixant d'un œil vide le foulard noué de Severus Rogue. Son estomac se tordait dans une position pour le moins désagréable, la forçant à crisper ses doigts sur le tissu de la veste de son cavalier pour ne pas perdre pied. Tout s'expliquait enfin, même si en réalité ça n'avait aucune logique ! Par Morgane, comment cela pouvait-il être seulement possible ? Dérouté, elle balaya la salle de son regard lapis lazuli, cherchant vainement une explication qu'elle ne trouvait pas, ou quelque chose à laquelle se raccrocher, mais rien. « Edelweiss ? » lança la voix du maître des potions avec une note très nette d'inquiétude. Colère et incompréhension grondaient en elle comme une tempête prête à se déchaîner. Elle releva brusquement ses yeux vers le visage de l'homme que quelques minutes plutôt elle tentait de raisonner à propos de son affection. Il n'y avait plus traces de la jeune femme énamourée au fond de ses pupilles dilatées par la colère, plus traces non plus de la frêle jeune femme perdue en permanence dans un monde et des sentiments trop grands pour elle. Sous les yeux effarés de la terreur de Poudlard, il vit nettement poindre la vélane en elle qui était décidé à obtenir une quelconque justice. Pour cette raison, il s'éloigna d'elle d'un pas. Une sonnette d'alarme retentissait sourdement dans son esprit et sans un mot de plus, il tourna les talons pour fuir ou plutôt en espérant que la jeune femme le suivrait, évitant de ce fait une explosion de rage en pleine réception. Et c'est précisément ce qui se produisit à l'instant même où le cerveau de la jeune femme engluer dans le goudron de la colère réalisa que l'homme responsable de cela était en train de prendre la tangente. Ramassant ses jupes, elle prit la même direction avant d'être retenue par la main du directeur. « Miss Devonshire… vous devez comprendre que… » commença-t-il sur un ton paternel et rassurant, mais la jeune femme se dégagea rapidement et fondit sur la porte de la salle des professeurs suffisamment vite que pour se rendre compte que Rogue avait déserté.

S'engagea alors une course poursuite dans les couloirs de l'école de sorcellerie qui menaient aux cachots. Dans sa course, elle en oublia totalement qu'elle portait des escarpins qui lui torturaient les pieds. De même, elle parvient à aller déloger sa baguette qui depuis tout ce temps reposait contre sa cuisse droite et la pointa devant elle, vers l'homme qui cette fois fuyait réellement. Parvenu à hauteur de sa salle de classe, Severus pensait avoir enfin une porte de sortie, mais c'était sans compté sur son assaillante. Pourquoi avait-elle pensé à cela ? Pourquoi ce sort et pas un autre ? Son cerveau semblait avoir pris le contrôle de la situation sans l'aide de la réflexion. « Finite Incantatem ! » gronda la voix alourdie de la jeune femme au moment même où le professeur adverse allait ouvrir la porte. La lueur caractéristique atteignit le maître des cachots en plein visage et il s'écroula sur la porte qui s'ouvrit alors à la voler, emporter par le poids du corps qui tombait. Il plaqua une main sur son visage avant de se relever pour faire face à la furie qui venait de passer la porte à son tour avant de la refermer dans un claquement sonore. Le silence s'installa dans la pièce sombre et rongée d'humidité, uniquement troublé par les respirations encore lourdes et saccadées des deux protagonistes qui se faisait face. Lentement, l'homme retira sa main de son visage après s'être assuré qu'il paraissait normal, n'ayant pas vraiment fait attention au sort qu'elle lui avait lancé. Alors, pour la première fois, la rousse pu voir le véritable visage de Severus Rogue. Oh, il n'était pas très différent de ce à quoi elle était habituée. Son nez était toujours aussi proéminent et crochu, son teint toujours aussi blafard, mais il paraissait au moins avoir l'âge qu'il avait. Même s'il conservait un physique assez ingrat, les rides qui lui donnait l'aspect d'un homme de la cinquantaine avaient cessé d'existé, ses yeux avaient repris leur teinte bleu nuit plus prononcés qu'elle avait vu au bal de l'année dernière. Quelques autres menus détails s'étaient effacés qu'elle ne prit pas la peine de remarquer, mais l'un dans l'autre, sans tous les artifices qu'il avait mis en place, elle le trouvait moins désagréable à regarder, même si en réalité, elle ne l'avait jamais trouvé ni beau, ni laid.

Peut-être que la jeune sorcière espérait que cela l'aiderait à se calmer en lançant cette incantation. Peut-être qu'elle espérait qu'elle serait satisfaite de l'avoir démasqué. Pourtant, de le voir là, toujours au sol devant elle, le visage à nu tel qu'il était en réalité, ne fit qu'accentuer sa colère et la douleur sourde qui raisonnait dans son cœur. Ses doigts se crispèrent sur sa baguette avant qu'un profond hurlement ne sorte de sa poitrine : « POURQUOI ?! » Pourquoi ne lui avait-il pas avouer que c'était lui ? Pourquoi n'avait-il pas prit la peine de lui expliquer les circonstances de ce mensonge ? Elle lui avait ouvert son cœur, lui avait parler de sa stupide affection pour le jeune homme du bal, qui n'était nul autre que lui ! Le sol semblait s'ouvrir sous ses pieds à cet instant, elle avait l'impression de tomber dans le vide sans qu'il n'y ai de fin à sa chute. Ses yeux s'embuèrent de larmes chaudes et brûlantes qu'elle chassa d'un revers de bras. Severus, entre-temps, s'était relevé et s'approcha lentement de la jeune femme, partager entre désir de révélation, de consolation et la crainte des réactions de la sorcière.

« Je peux tout expliquer… » commença-t-il à demi-mot en tentant d'approcher sa main du bras droit de la jeune femme.

« NON ! TAIS-TOI ! » La main d'Edelweiss vola dans les airs et vient violement s'écraser contre la joue de son ancien professeur. Dévorée par la rage, elle ne se rendait plus vraiment compte de ce qu'elle faisait. « Je ne veux pas savoir ! Je ne veux plus jamais te parler ! JAMAIS ! » Sa respiration beaucoup trop rapide et son cœur qui cognait dans sa poitrine comme s'il allait exploser, elle pointa un index accusateur vers le professeur Rogue. « Vous m'avez mentit… vous avez joué avec moi… Je ne veux plus vous voir. » Sur ces mots, elle tourna les talons et quitta la salle de classe en claquant une nouvelle fois la porte sur un Severus totalement désemparé. Il demeura un long moment, la main posée sur sa joue meurtrie à fixer la porte en chêne massif qui s'était refermer sur la jeune femme. Il le lui avait dit, qu'un jour il la ferait souffrir, mais il ne s'était pas attendu à ce que ce soit si tôt. Il déglutit avec beaucoup de difficulté, le cœur à sang et une étrange sensation de vide et de froid l'assaillant de toute part. Il venait de comprendre, peut-être bien trop tard, qu'il l'aimait aussi désespérément qu'il avait aimé Lily Evans. Une source de chaleur naquit sur ses joues et il comprit avec étonnement qu'il pleurait. Seul et désespéré, un constat s'imposa à lui, il réussissait toujours à s'aliéner les gens qu'il aimait un jour ou l'autre et ce en dépit de sa volonté. Se pourrait-il qu'il soit maudit…

De son côté, Edelweiss avait repris sa course en direction de ses appartements en pleurant également, le cœur en morceaux éparses. Arrivé face au tableau qui gardait l'entrée de son havre de paix, elle prit appui d'une main contre le mur, incapable de prononcer le moindre mot et le corps secouer par de puissants sanglots douloureux. Les mots échangés avec Minerva leur revinrent en mémoire et ne lui apportaient aucun réconfort. Elle ne pouvait plus croire aux paroles de son aînée, il ne l'aimait pas ce n'était pas vrai. Pire encore, elle avait osé dire qu'elle ne ferait jamais de mal consciemment à Severus, pourtant que venait-elle de faire ? Elle l'avait frappé, mais ne l'avait-il pas amplement mérité. La locataire du tableau ne disait rien, se contentant d'observer la sorcière en proie au chagrin avec une moue désolée. La rousse était bien incapable de donner son mot de passe et ne dû son salut qu'à l'apparition inopinée d'un certain félin. Amour venait d'arriver en trainant derrière lui l'étole verte qu'elle avait laissé sur une des chaises de la grande salle. Le fléreur poussa un miaulement étouffé par la présence du tissus dans sa gueule et le tableau pivota. Il s'y engouffra aussi tôt ne laissant dans son sillage que l'écharpe rampante au sol et fût aussitôt suivit par sa maîtresse qui alla s'effondrer sur le canapé.

De longues, très longues, minutes passèrent avant que la demoiselle ne parvienne à retrouver son calme et à sortir sa tête d'entre ses bras posés sur le bras du canapé. Les yeux rougis, elle posa son regard sur son petit compagnon à quatre pattes qui semblait particulièrement inquiet. Elle le prit alors dans ses bras, le serra tendrement contre elle et l'embrassa sur la tête. « Ça finira par passer… » Le félin se mit à ronronner doucement pour apaiser sa propriétaire et manifester son contentement de se retrouver blotti contre elle. Encore un moment, ils restèrent ainsi installer, l'animal consolant à sa façon la jeune femme encore plus perdue, si cela était possible. Enfin, elle se remit sur ses pieds et se rendit dans sa salle de bain. Elle effaça toutes traces de son maquillage qui avait coulé à cause de ses larmes, retira sa longue robe et remis des dessous moins affriolant avant d'enfiler son uniforme gris perle pour aller faire sa ronde dans les couloirs, comme c'était indiqué sur son planning. En quittant la salle de bain, elle tomba nez-à-nez avec le fléreur qui tenait à nouveau l'étole dans sa gueule avec un air qui disait : « Tu as oublié de ranger ça. » La jeune femme soupira et lui dit avec un mouvement agacé de la main : « Tu peux la garder. » Elle retira également le collier qu'elle portait autour du coup et le rangea dans son écrin d'un mouvement rapide et sec. La boite atterrit dans le dernier tiroir de sa commode, qu'elle referma d'un coup de pied.

Le tableau se referma sans un bruit derrière elle et elle fit sortir un faisceau de lumière de sa baguette d'un sort informulé avant de balayer le couloir. Son cœur se serra, son estomac se tordit de nouveau en regardant le chemin qui menait aux cachots. Elle ravala une nouvelle arrivée massive de larmes au goût amer. Amour la rappela à l'ordre d'une voix douce et elle commença sa ronde d'inspection en serrant sa cape anthracite autour d'elle. En passant devant la grande salle, elle vit une troupe d'elfes de maison en plein travaux de rangement et s'arrêta un instant pour les regarder travailler. Était-il réellement nécessaire de se promener dans les couloirs à la recherche de potentiel élèves ? Vu l'heure, qui se risquerait encore dans les couloirs ? Elle n'avait de plus pas très envie de tomber nez-à-nez avec Peeves encore une fois. Edelweiss reprit sa route dans les couloirs venteux du vieux châteaux en épargnant aucun endroit susceptible de dissimuler des élèves. Si, par malheur cela venait à se produire, il était fort à parier qu'elle aurait des envies semblables à celle de Rogue de retirer une myriade de points à la maison du fauteur de troubles. Son tour était presque terminé, elle reprenait le chemin de ses quartiers lorsqu'elle entendit un bruit de course dans un couloir et tomba face à face avec un élève au détour d'un de ceux-ci. Pourtant, elle ne prit pas le temps de lui faire de remarque, car l'inquiétude se lisait sur le visage du rouquin qui se dressait devant elle.

« Weasley, que faites-vous donc dehors à cette heure ? » demanda-t-elle en arrêtant l'adolescent dans sa course en le prenant par un bras.

« C'est Harry ! Il ne va pas bien, Miss ! Aidez-moi s'il vous plait ! » Ses yeux roulaient furieusement dans ses orbites. « Il dit que mon père a été agressé. »

« Calmez-vous, monsieur Weasley ! Respirez que diable. Donnez-moi le mot de passe de votre salle commune et allez chercher le professeur McGonagall voulez-vous. »

« Mimboli...euh non… mimbulus… » bégaya-t-il sous le coup de l'anxiété qui déformait encore ses traits.

« J'ai compris. Allez filer et vite. » Elle relâcha sa prise sur le bras du Gryffondor et le regarda disparaître en courant. Son regard azur se posa sur son fléreur et elle soupira. « Hâtons-nous, tu veux. » À ces mots, elle parcouru en vitesse la distance qui la séparait de la salle commune des rouges et or. « Mimbulus Mimbletonia » annonça-t-elle en réveillant le portrait de la grosse dame dans le même temps, qui ne se fit pas prier pour râler du fait qu'on la réveillait pour la seconde fois.

Elle trouva rapidement le jeune Potter en proie à raconter qu'il avait vu Monsieur Weasley se faire attaquer par un énorme serpent. L'élève tremblait de tous ses membres et avait visiblement été malade à en juger parce qu'il avait régurgiter au sol. Elle avait initialement prévu d'attendre que Minerva fasse son apparition, mais mieux valait peut-être qu'elle prenne les choses en main et commence par emmener monsieur Potter à l'infirmerie. « Venez avec moi, monsieur Potter. » Elle l'aida à se relever et à s'appuyer contre elle avant de lancer un sortilège de nettoyage sur le sol. Inutile de laisser ce genre de désagrément aux elfes déjà surcharger de travail. « Quant aux autres, retourner dormir. » lança-t-elle sur un ton qui ne souffrait aucune forme de résistance alors qu'elle emmenait Harry hors du dortoir.

« Il faut aller voir le professeur Dumbledore ! » tonna ce dernier alors qu'il avait du mal à poser un pied devant l'autre.

« D'abord, nous allons sortir d'ici. Ensuite, nous aviserons. Il est fort probable que le professeur McGonagall soit de retour avec votre camarade avant que nous n'ayons fini la première partie. Qu'est-ce que je disais… » En effet, le tableau pivota pour laisser apparaître le professeur de métamorphose en robe de chambre à motif écossais suivit de près par le cadet des frères Weasley, alors qu'ils venaient d'arriver dans la salle commune. La plus âgée s'approcha du jeune homme pour l'étudier sous toutes les coutures.

« Expliquez-vous, Potter. » demanda-t-elle sur un ton qui cachait mal son inquiétude et qu'elle aurait voulu calme.

« Je l'ai déjà dit dix fois ! Monsieur Weasley a été attaqué par un énorme serpent. Il perd beaucoup de sang ! Le temps est compté professeur. » s'énerva alors le jeune garçon.

« Ce n'est peut-être qu'un rêve, Potter. Vous devriez plutôt aller à l'infirmerie. » dit Minerva en tentant de contrer les arguments du jeune Gryffondor.

« Non ! Je sais ce que je dis ! Ce n'était pas un rêve ! » Harry Potter n'en démordait pas, mais dans son état, cela n'augurait rien de bon.

« Très bien, dans ce cas dépêchons-nous d'aller voir le professeur Dumbledore. Je suis certaines que cette vieille harpie d'Ombrage a été mise au courant de ce remue-ménage nocturne par Argus. Celui-là… depuis qu'elle est ici, il est impossible ! Suivez-moi tous les quatre… ou plutôt tous les cinq… » finit-elle par ajouter après que le fléreur ai fait remarquer sa présence. À nouveau, le chemin fût fait en un temps record. Minerva ouvrait la marche, suivie d'Edelweiss et Ron qui supportait un Harry bien mal en point, Amour clôturant ce drôle de cortège, en direction du statut de gryffon qui masquait l'entrée du bureau directoriale. « Fizwizzbiz » claironna la sous-directrice avant de grimper sur l'escalier qui venait d'apparaître, toujours suivit par la petite troupe.

« Dans cette vision, regardais-tu la scène du dessus ou à côté de la victime ? » demanda le directeur à Potter sans prendre la peine de le regarder. Autour de lui, les portraits des anciens directeurs n'avaient jamais semblé autant s'activer et être intéresser par ce qui se passait.

« Ni l'un, ni l'autre… je… professeur qu'est-ce qui m'arrive ? » répondit le jeune garçon aux cheveux en bataille en s'accrochant toujours au professeur de soins aux créatures magiques.

« Everard, allez dans votre tableau du ministère et veillez à ce qu'Arthur soit découvert par les gens qu'il faut. » L'ancien directeur s'exécuta sans un mot et s'en alla en vitesse. « Dilys, pouvez-vous vous rendre à Sainte Mangouste et revenez une fois que vous aurez-vu Arthur y être emmener. » La petite sorcière aux cheveux grisonnant s'exécuta de même et fila. Enfin, le vieux sage se tourna vers l'assemblée, toujours en évitant le regard d'Harry et s'adressa à l'assemblée. « Asseyons-nous. Minerva, je vous prie. » Le professeur fit alors apparaître des sièges supplémentaires et Edelweiss se soulagea du poids d'Harry qui depuis tout ce temps prenait appui sur elle. « Everard et Dylis étaient des sorciers très important, ce qui fait qu'ils ont leur portrait dans des endroits qui nous sont difficile d'accès. Une véritable chance… pour nous. Ah, nous aurions bien besoin d'être prévenu, mon ami. » Lança-t-il d'un air lunatique avant que le phoenix ne disparaisse.

« Je vais, peut-être vous laisser, professeur… » commença la rouquine avant d'être interrompue par un mouvement de main.

« Nous pourrions encore avoir besoin de vous, miss Devonshire. » Et la jeune femme laissa retomber ses bras sur lesquels, elle avait pris appui pour se lever et quitter les lieux. Le silence s'installa, lourd et pesant avant qu'Everard ne fasse son grand retour. « Ils l'ont trouvé Albus, il était temps ! » dit-il passablement essoufflé. « J'ai crié jusqu'à ce que quelqu'un vienne. J'ai dit que j'avais entendu quelque chose bouger au bas des escaliers... Ils ne savaient pas s'ils devaient me croire ou non mais ils sont quand même descendus... Comme vous le savez, il n'y a pas de tableaux en bas, je ne pouvais donc pas aller voir moi-même. En tout cas, ils l'ont remonté quelques minutes plus tard. Il a l'air mal en point, avec du sang partout. J'ai couru dans la toile d'Elfrida Cragg pour voir de plus près au moment où ils l'emmenaient. »

« Merci, Everard. Dylis ne devrait pas tarder à le voir arriver. » dit-il avant de se tourner vers le tableau de la concernée qui venait effectivement d'arriver.

« Ils l'ont emmené à Ste Mangouste... Je les ai vus passer devant mon portrait... Il est dans un triste état, Albus… » affirma cette dernière, la moue navrée et consternée. La mine même de Dumbledore s'aggrava nettement avant qu'il ne prenne appui sur son bureau.

« Minerva, veuillez aller réveiller les autres enfants Weasley et les amenés ici au plus vite. » La susnommée quitta le bureau presque en courant. « Phineas ! PHINEAS ! » gronda le vieil homme en direction d'un petit sorcier dans un cadre. « Allez dans votre tableau Square Grimmaurd et informez Sirius de l'arrivée par Portoloin des enfants Weasley, ainsi que de monsieur Potter. Dit-lui également qu'Arthur est gravement blessé. »

Dans ce remue-ménage, Edelweiss ne savait pas réellement ce qu'elle était censée faire. Il lui semblait qu'elle était là pour décorer et écouter ce qui se passait avec une attention presque malsaine, parce que rien de tout cela ne la concernait réellement. « Ah Phineas ! Dites-lui qu'ils seront accompagnés d'un professeur ! » Le petit homme qui avait repasser sa tête pour écouter était maintenant parti et Dumbledore s'approcha d'elle. « Miss Devonshire, je sais que je vous en demande beaucoup, mais seriez-vous d'accord d'accompagner ces jeunes gens au quartier général de l'ordre ? De plus, j'ai comme le sentiment que cela vous fera le plus grand bien de sortir de Poudlard pour quelques jours. »

Edelweiss écarquilla les yeux, ressemblant désormais plus à une chouette qu'à elle-même avant de balbutier : « Bien sûr, monsieur, mais j'espère que ça ne prendra pas trop de temps… J'ai des examens à… »

« Bien sûr, bien sûr. J'enverrais un elfe avec le nécessaire pour que vous ne perdiez pas de temps dans vos études dès demain matin, cela va de soi. Ai-je votre accord ? »

« Vous l'avez, monsieur. » conclu-t-elle avant de se retourner au bruit de la porte qui s'ouvrait sur le reste de la fratrie Weasley encore à moitié endormie.

« Dans ce cas, hâtons-nous ! » lança le directeur avant de prendre un vieil objet dans une de ses armoires pour le transformer en Portoloin. Une plume de phoenix brillante dans une lueur bleu apparu et il fit accélérer le mouvement. « Ombrage est en chemin. Allez-y ! »

« Monsieur Weasley, prenez mon fléreur je vous prie. » ordonna la jeune femme en soulevant à nouveau Harry par en dessous des bras avant de saisir le portoloin avec le reste du groupe. Elle se sentit aspirée par le nombril avant de virevolter dans un nuage de couleur et de forme étrange. Un boum sonore retentit à leur arrivée à destination et le hurlement rageur d'une femme retentit.


Le voilà enfin! Je m'excuse du temps que cela aura pris, mais entre la fin des examens et le début des vacances, cela aura été un peu périlleux.

Je sais que la partie dans le bureau de Dumbledore est un joyeux mélange entre le film, le livre et mes raccourcis, mais en même temps je n'ai pas pour principe de recopier ce qui est dans le livre mot pour mot. L'essentiel y est et personnellement ça me convient.

Alors, j'annonce que je cherche un bêta/lecteur ou une bêta/lectrice pour m'aider à corriger mes chapitres et qui aura la primeur de découvrir les chapitres suivant. Je l'avais déjà dit, j'ai beau me relire, il y a toujours des fautes qui me passent sous le nez à force. Donc, si cela vous intéresse, n'hésitez pas à m'envoyer un message.