Chapitre 18 : 12, Square Grimmaurd
Attention: Présence de lime dans ce chapitre. Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que vous lisez. Vous êtes prévenus.
La jeune sorcière se réveilla en sursaut, humide d'une sueur qu'elle jugea honteuse et encore mue du plaisir coupable que son rêve lui avait infligé. Tâtonnant frénétiquement les zones de son corps qu'un certains potioniste, pas encore pardonné, avait allumé d'un feu d'une extrême lubricité, comme si cela avait été réel. Ce n'était sans doute pas le premier rêve à caractère érotique de la jeune femme, mais celui-ci avait été d'une intense réalité, presque palpable au point d'en avoir un caractère malsain. Plus troublant encore qu'il arrive juste après cette brusque séparation entre elle et Severus Rogue, autre principal acteur de cette scène de luxure. Dans la chambre qu'elle occupait avec l'amabilité de son hôte, Edelweiss trouva dans le son ronronnant des ronflements de de sa voisine la capacité de se calmer et de reprendre ses esprits. En effet, se trouvait également là madame Weasley, qui s'était endormie après d'éprouvantes émotions et une séance d'épanchage de celles-ci sur l'épaule de la jeune Devonshire. Nul doute que la respectable matriarche des Weasley en eu besoin, mais la jeune sorcière se trouvait alors fort dépourvues après ses propres mésaventures. Elles n'étaient pas les seules à avoir eu du mal ce soir-là, ce qui obligea Edelweiss à prendre les devants, le plus discrètement possible bien entendu. Une potion de sommeil mitonnée par le professeur de SCM eu raison de tout le monde une fois glissée dans le chocolat chaud préparé par Molly et copieusement distribué à toute la clique présente. Désormais, Edelweiss était éveillée et Amour également, à en juger par le profond soupire que le fléreur émit après avoir été bousculé. La sorcière serait bien restée encore quelques minutes dans son lit, mais devant pareille adversité, elle renonça et s'extirpa précautionneusement de ses draps, s'empara de ses vêtements puis s'évanouit de la chambre avec Amour sur les talons en direction de la salle de bain. Après cela, ce fût le même combat pour rejoindre la cuisine sans réveiller le hurlant tableau de madame Black et le reste de la maisonnée dans la foulée. Le douze square Grimmaurd, quartier général de l'Ordre du Phénix, n'avait rien qui puisse être envié… Une épaisse couche de poussière recouvrait le mobilier plus qu'ancien ainsi que les toiles souvent désertées par leurs propriétaires. Le sol était assombri par la crasse, la tapisserie des murs défraichie et le tout semblait aussi glauque que macabre. Surtout lorsqu'on tombait nez-à-nez avec les têtes empaillées des vieux elfes de maisons, morts depuis des lustres. Coutume aussi étrange que dérangeante, d'avantage lorsqu'on savait que le dernier cours de la jeune femme portait justement sur le sujet de ces créatures. Parvenue au rez-de-chaussée, la sorcière s'arrêta, l'oreille aux aguets, s'attendant à tout moment à entendre le crac sonore d'un transplanage ou le vieil elfe de maison pester encore contre les occupants de la maison. Rien… Edelweiss prit alors le chemin de la cuisine en silence et s'installa seule à une place près de la cheminée froide. « Incendio » murmura-t-elle en pointant les bûches qu'elle avait fait léviter jusque dans l'antre vide. « Accio livre. » ajoute-t-elle à l'adresse du volume de potion qui se trouvait au bout de la table et qu'elle souhaitait continuer d'étudier. Longuement, elle fixa la couverture de l'ouvrage, repensant aux événements de la veille avec un goût amer dans la bouche. Tout ce qu'elle s'était appliquée à construire avec son ancien professeur, tous ses efforts, tout était réduit en cendre de son propre fait. Elle avait de quoi s'en vouloir et pourtant… Pourtant une partie d'elle ne voulait pas rejeter la faute sur elle seule. Elle en était encore à chercher le pourquoi du comment, à chercher à comprendre pourquoi il ne lui avait pas dit la vérité. Elle lui avait tendu la perche, elle lui avait parlé de ses sentiments pour cet inconnu, il n'avait eu qu'à la saisir au vol ! Toutefois, aurait-elle réagi plus favorablement ? Peut-être que oui ou alors peut-être que non. « Avec des 'si' et des 'peut-être', on referait le monde… » railla sa conscience.
« Déjà dans vos livres si tôt après le réveil ? » questionna une voix d'homme. La sorcière sursauta et se tourna en direction de son interlocuteur. « Vous me faites penser à quelqu'un d'autre… »
« Je cherchais une potion pour aider monsieur Potter. Il semble que sa vision l'a laissée dans un grand état de faiblesse… »
« Quand vous parlez de mon filleul de cette façon, vous lui ressemblez encore plus… » marmonna Sirius Black avant de s'asseoir sur la chaise qu'il avait occupée un peu plus tôt.
« Je ne suis pas vraiment une intime de votre filleul, je ne me permets donc pas de familiarité avec mes élèves, monsieur Black. » Trancha-t-elle sans se laisser démonter par les suppositions de son hôte.
« Sirius, permettez-vous les familiarités avec moi, car je ne supporte pas que l'on me nomme par mon nom de famille. » La jeune femme accepta d'un signe de tête et observa l'ancien prisonnier qui s'installait confortablement sur sa chaise, les mains posées sur son ventre et les jambes étendues devant lui, sous la table. « Mais, j'admets que vous avez raison et merci de vous préoccupez de l'état de Harry. » D'un geste de la main, la jeune femme indiqua à l'autre occupant de la cuisine que ce n'était rien et replongea dans le contenu de son livre. « Toutefois, une si jolie jeune personne ne devrait pas avoir l'air si froide… »
Edelweiss retroussa ses narines et ricana d'une façon peu aimable. « Vous préféreriez sans doute que je sois une espèce de jeune fille dépravée et mal élevée ? »
« Non, mais votre attitude me rappelle bien trop Servillus… » La rousse leva un sourcil interrogateur dans le même temps qu'elle sortit les yeux de son ouvrage. Elle avait beau chercher dans sa mémoire, elle ne connaissait personne de ce nom. « Severus Rogue, si vous préférez. » À ce nom, la jeune femme ressentit un pincement au cœur de culpabilité, mais suivit rapidement de la colère et une certaine vague d'antipathie envers Sirius. Elle ne prétendait pas connaître le pourquoi de ce surnom, mais elle ne l'appréciait guère, même si elle se gardait bien de le dire pour ne s'attirer les foudres de personne.
« Je préfère, oui… Je pense néanmoins que votre aversion pour la personne que vous citez vous aveugle. À moins que ce ne soit les potions… Toujours est-il que… » Le professeur intérimaire ferma sèchement son livre et se leva. « Je dois me rendre sur le chemin de Traverse pour me fournir en ingrédients. Je vais donc vous laissez, Sirius. » conclut-t-elle en appuyant particulièrement sur le nom de son hôte et disparue par la porte ouverte.
Quelques secondes plus tard, une main s'empara fermement de la sienne, la forçant à s'arrêter et à faire volte-face pour se retrouver nez-à-nez avec l'homme duquel elle avait pris congé précédemment. « Vous aurais-je blessée, Edelweiss ? » La jeune femme resta coite de surprise, d'autant plus mal à l'aise qu'une sincère inquiétude se lisait dans les yeux aciers de l'homme. Un regard bien plus expressif que ceux dont elle avait pris l'habitude. Bien sûr qu'il l'avait blessée en quelque sorte, que ce soit en critiquant sa façon d'être, en la comparant à d'autres et en traitant de la sorte l'homme qu'elle aimait encore désespérément, mais qu'elle avait perdu.
« Interrogez-vous, vous devriez avoir la réponse à cette question. » fini-t-elle par dire en fronçant les sourcils.
L'ancien prisonnier eu un mouvement de recul avant de tendre les doigts de sa main libre vers les mèches rousses de la sorcière et d'en saisir une avec une lenteur presque religieuse.
« La femme que je considèrerais toujours comme ma meilleure amie défendait toujours ceux que j'opprimais avec James. En particulier, Severus… » Ce dernier mot fût dit comme si une lame chauffée à blanc venait de traverser ses cordes vocales. « C'était aussi la mère de Harry. » murmura-t-il sans détacher ses yeux de la mèche de cheveux. Il releva son regard vers elle. « Vous me la rappelez un peu. »
« Dites-vous bien, que je ne suis ni elle, ni Rogue. Je suis moi, Edelweiss Devonshire et je n'apprécie pas qu'on me compare à d'autres, aussi chers ou détestés soient-ils à vos yeux, Sirius. Vous avez passé trop de temps seul ici, voilà ce que je pense et pour cette raison, je ne peux pas vous blâmez de vouloir vous raccrocher à vos souvenirs. » Ou peut-être qu'elle le pouvait, mais qu'elle ne le voulait pas. On ne gagne rien à être mauvais avec autrui, même s'il n'est pas certain qu'on y gagne forcément à être bienveillant non plus.
« Vous avez sans doute raison, je dois l'admettre. » La mèche de cheveux libérée, elle retomba mollement dans un mouvement circulaire contre ses condisciples capillaires. « Et puis, vous avez les yeux bleus. Lily les avait verts. » Edelweiss ne dit rien, mais ce demanda ce qu'elle pouvait bien faire de cette information… Se pourrait-il que d'une façon ou d'une autre, l'homme en face d'elle ait éprouvé des sentiments plus profonds que l'amitié pour la mère du jeune Potter ? Elle n'eut pas le temps de creuser d'avantage la question que Sirius Black soupira avant de reprendre la parole. « Quand devez-vous repartir, professeur ? »
« Dumbledore ne m'a rien spécifié de particulier. » Mensonge en partie, car il lui avait bien dit que s'éloigner de Poudlard un petit temps lui ferait du bien après ses mésaventures sentimentales. « Mais, si cela ne vous dérange pas, j'aimerais vraiment aller faire mes courses. Dans l'intérêt de Harry, bien entendu. »
« Bien sûr… » Ses doigts se relâchèrent autour du poignet de la jeune sorcière et celle-ci l'entoura de sa propre main pour le masser délicatement. « Vous êtes ici chez vous, Edelweiss, pour le temps que vous le désirerez. Un peu de présence humaine me fera sans doute du bien aussi… »
« Merci, Sirius. Transmettez mon bonjour aux autres lorsqu'ils se réveilleront et rassurez-les. À tout à l'heure. » Elle se glissa alors contre le mur pour s'éloigner de l'individu masculin et quitter la maison. Elle posa son regard azur sur le fléreur qui grattait sa jambe avant de le prendre dans ses bras. « Pour une fois dans ta vie, j'aurais apprécié que tu te montres moins aimable… » Et sur ces mots, elle transplana.
Severus Rogue s'était endormi sur une pile de parchemins dont il devait faire la correction avant la fin des vacances. Après son altercation avec la rouquine, il n'avait pas trouvé le sommeil et avait décidé de mettre son insomnie au service de son travail, avant que celui-ci ne le rattrape et qu'il ne sombre sans prendre le temps de se rendre dans sa chambre. Les bras autour de son visage endormi, il serrait dans l'une d'elle le médaillon offert plus tôt par la jeune sorcière qui l'avait éconduit. Les manches de sa chemise blanche étaient maculées de taches d'encre rouge venant de l'encrier qu'il avait renversé au moment où son esprit rejoignait les bras de Morphée. Plongé si loin dans le monde des rêves, il n'entendit pas la porte se refermer discrètement sur un visiteur inconnu. Cette personne ramassa les copies tombées au sol pour les reposer sur un coin du bureau où elles ne risquaient pas de baigner dans l'encre encore humide. Elle redressa la bouteille contenant le carmin liquide puis s'empara de la cape noire posée négligemment sur le dossier du canapé pour la poser sur les épaules du professeur endormi. Enfin, ses doigts glissèrent à la rencontre de la plume que le Serpentard tenait encore pour la lui retirer avant qu'elle ne soit irrémédiablement abimée. Ce fût le léger contact de peau à peau qui fit ouvrir les yeux au maître des cachots, clignant des yeux pour s'habitué à la luminosité ambiante avant de découvrir avec stupeur l'identité de son visiteur. « Edelweiss ! » La jeune femme vêtue de son tailleur gris perle lui décrocha un petit sourire désolé avant de s'attarder sur les taches d'encre sur les manches du directeur des verts et argents.
« Nuit agité ? » demanda-t-elle en pointa du doigt l'objet de sa contrariété. Severus dissimula les maudites et soupira.
« Non ! C'est l'encre…je suppose… » Du moins, il ne se souvenait pas d'être insomniaque. Puis, se souvenant de la veille au soir, il se leva pour prendre les mains de la Serdaigle dans les siennes. « Edelweiss, je t'en supplie, laisse-moi t'expliquer ! Pardonne-moi, je ne voulais pas te blesser… » La jeune femme leva un index impérieux et le posa contre les lèvres de son interlocuteur, lui intimant de la sorte silencieusement de se taire. Une douleur sourde naquit dans le torse de l'homme sombre, persuadé qu'il était qu'elle allait encore l'accablé de tourment ou pire, lui dire qu'elle quittait le château, pour ne plus avoir à le revoir. Si, cela était le cas, il pourrait au moins saluer le courage qu'elle avait de venir le lui dire en face. « Ne t'excuse pas… » L'homme se tut, partagé entre peur et incompréhension. La sorcière se rapprocha davantage de lui, réduisant quasi à néant la distance entre eux. « Je t'ai blessé tout autant. » Le maître des potions écarquilla un instant les yeux, se demandant s'il n'était pas en train de rêver, mais il devait admettre qu'elle avait raison.
« Je suppose… que c'était inévitable qu'on finisse par… se disputer un jour. On ne peut pas toujours aller dans le même sens… » Ce n'était pas vraiment la première fois qu'ils avaient des mots plus haut que les autres, même en amitié les disputes ne sont pas denrées rares, mais celle-ci lui avait laissé un goût amer en bouche. Peut-être parce qu'ils ne s'étaient pas vraiment disputés, elle ne leur en avait pas laissé le temps.
« Sans doute… » Plus proche que jamais, Severus pouvait sentir le souffle chaud du professeur intérimaire taquiner ses lèvres entrouvertes, le souffle court de sentir sa dulcinée se coller à nouveau dans ses bras. C'était à se demander pourquoi, il n'en profitait tout simplement pas. Après les déclarations d'affection de la jeune femme lors du bal, la révélation personnelle de sa propre envie d'arrêter de tourner autour d'elle et d'envoyer paître ses propres préjugés pour saisir à pleines mains le bonheur qu'elle lui offrait sur un plateau de diamants. Pourquoi n'était-il pas capable de le lui dire, d'officiellement lui demander d'être plus qu'une belle amie ? Lui qui savait habituellement si bien manier les mots, se trouvait ici dépourvu de l'usage de la parole, mais il lui restait le geste.
« Tu penses trop, Severus Rogue… » lança la jeune femme dans le silence oppressant qui s'était immiscé autour d'eux, tel un ennemi glacial. Puis, sans aucune autre forme de procès, la jeune femme s'empara des lèvres de son vis-à-vis, rompant ainsi le dilemme de l'esprit du potioniste, qui visiblement n'attendait que cela.
D'abord tendre, presque timide, ce baiser scellait en quelque sorte le pacte silencieux d'une relation d'une toute autre nature, mais la fièvre s'introduit rapidement dans la partie, pour finalement la remporter haut la main. Valse sensuelle, ce qui aurait être dû être un énième combat pour la conscience de Severus s'avéra plutôt être un abandon de soi. Ses mains fixées sur les hanches de son ancienne élève se rappelèrent à son bon souvenir, douces exploratrices de ce corps qu'elles finiraient par vénérer, mais qui pour l'instant restaient sagement à distance, gardées par ses barrières de tissus. Un soupire féminin mourut contre ses lèvres, dernière salve du combat mené par la bienséance qui rendit alors les armes. Triturée, la veste gris perle de la jeune femme finit par abandonner à son tour et s'écraser au sol, mise K.O. par le désir charnel de l'un pour l'autre. Pas en reste, Edelweiss eu tôt fait de se débarrasser de la chemise maculée d'encre carmin, avant de voir son linge de corps voler à son tour, dévoilant aux yeux perverti de son maître des potions l'un de ses plus intimes vêtements. Le pourpre monta aux joues de la demoiselle, pas habituée à être ainsi exposée. Une couleur que l'homme trouvait fort seyante, malgré qu'elle trahisse un léger malaise. Se devait-il à nouveau de tout arrêter ? Cela, il ne le pouvait pas. Il l'embrassa alors derechef, pressant son corps frissonnant d'envie encore un peu plus contre celui de sa partenaire, lui faisant ressentir l'urgence de son désir, caressant son dos jusqu'à la naissance de son soutient gorge. Puis, glissant telles deux vipères jusqu'au galbe de sa poitrine encore cachée par la dentelle noire, il en dévoila enfin les sommets érigés. Lentement, il dériva de la joue jusque dans le cou offert au jeu de séduction des sens, invitation sensuelle au lâcher prise. Plus bas, toujours plus bas, son visage finisant par rencontrer les appâts féminins, si souvent observé avec un plaisir coupable, pour les torturer langoureusement au travers du tissu. D'un œil vicieux, il observa les réactions de la jeune sorcière qui s'abandonnait aux premières salves du plaisir et à leurs manifestations sonores. Ses doigts dessinèrent des arabesques fantasques sur la peau mise à nu, s'amusant à sentir les réactions de celle-ci et n'accentuant que davantage la violence de son désir. Avec habileté, il fit céder à sa volonté le dernier barrage du pantalon, qui rendit les armes en glissant paresseusement au sol. Alors, ses longs doigts fins partirent à la conquête du mont de Vénus de la rousse, bien qu'il soit encore farouchement défendu par la culotte assortie au-dessus.
L'inattendu se produisit alors. Persuadé qu'il mènerait la danse, Severus se retrouva projeter à nouveau dans son siège de bureau, chevauché par le professeur intérimaire qui le mit à sa merci en taquinant à son tour les zones les plus érogènes de son cou et de son torse mis à nu, à l'aide de ses mains et de sa bouche. L'ex-mangemort en resta pantois, le souffle à la fois coupé du revirement de situation, mais également faut au plaisir non feint qu'elle lui procurait. Nul doute, que la vélane venait de prendre les rênes en main et qu'elle ne risquait plus de les lâcher. Il ne revient sur Terre que lorsque le bruit caractéristique d'une fermeture éclair s'ouvrant se fit entendre et qu'une main taquine glissa à la rencontre de ses attributs. Voilà bien une facette qu'il ne lui connaissait pas et encore moins ce regard lubrique qu'elle lui lançait désormais, tout en laissant apparaître à leurs yeux le plaisir des dames. À son tour, il se sentit gagné par un sentiment de gêne, mais également une irrépressible envie de plus. Plus qu'elle avait manifestement l'intention de lui offrir, s'abaissante entre ses cuisses écartées pour plus de commodité. Que devait-il faire ? Rester passif ? Lui qui n'aimait pas qu'on lui retire le dernier mot ? Lui qui avait eu vent du peu d'expérience de la jeune femme, ne devrait-il pas prendre les choses en main ? Mais à trop réfléchir et ne pas agir, il n'eut que le loisir de rester spectateur et victime consentante de la suite des évènements, lorsque la bouche pulpeuse prit le relais des doigts. Un soupire, suivit d'un autre, se muant lentement en râle de plaisir lorsque les lèvres purpurines firent disparaître la turgescence de son plaisir, telles de véritables magicienne. Durant de longues minutes, il ne fût plus que gémissement et frissons, ne sachant réellement que faire de son corps avachit sur le siège, qui lui paraissait trop étroit tout à coup, bien que tout entier offert aux sévices délicieux de la jeune femme et sans plus aucune autre volonté que de parvenir aux sommets de la jouissance et de la délivrance. Des sommets qu'il n'atteindrait pas, la jeune femme cessa son petit jeu buccal pour remonter centimètre par centimètre de son pubis jusqu'à son cou. « Tu me torture, Edelweiss… » murmura-t-il à moitié frustré.
Lui mordillant l'oreille la jeune femme murmura son prénom, ce qui le fit frissonner. Puis une seconde fois, une troisième… Soudainement, elle l'empoigna pas les épaules pour le secouer en insistant davantage. « Severus ! Bon sang, réveillez-vous par Merlin ! » Ce dernier ouvrit alors les yeux, avec pour premier aperçu une copie d'élève marqué d'un 'T' rageur. « Enfin vous émerger, mon garçon ! »
Le maître des cachots se redressa lentement, le corps encore endolori par la position dans laquelle il avait dormi et sous le choc du puissant réalisme de son rêve. Il finit par s'habituer à la luminosité environnant et posa ses yeux onyx sur le directeur de Poudlard. « Oh ce n'est pas vrai… » marmonna-t-il en son for intérieur, honteux de se trouver ainsi devant Dumbledore. Sa chemise était noyé d'encre rouge, son visage portaient encore les stigmates d'un repos forcé sur le bureau et son pantalon était fort étroit. Toutefois, il dissimula sa gêne sans trop de difficulté et se contenta d'être –ou de redevenir- le glacial locataire des lieux.
« Que me vaut ce déplaisir, Albus ? » finit-il par demander en remettant un brin d'ordre sur son bureau dévasté, priant silencieusement qu'il n'ait pas été loquace durant son sommeil. Il ne manquerait plus que le directeur connaisse la nature de son rêve et s'en serve pour le taquiner. Il n'était pas d'humeur à le supporter…
« Vous ne voulez pas plutôt prendre une douche froide avant d'entamer cette conversation ? » questionna le vieil homme, une lueur malicieuse brillant dans ses yeux bleu pervenche. Severus se décomposa intérieure, mais réussi à garder son self-control en apparence. Par le string de Merlin ! Le vieil glucosé savait !
« Je ferais… avec… » grinça-t-il sans desserrer les dents. « Donc ? » finit-il en levant l'un de ses épais sourcils.
« Je me dois de vous informer, mon cher Severus, qu'Arthur Weasley a été agressé sauvagement par un serpent géant, cette nuit pendant qu'il s'occupait d'une mission pour l'ordre. » Le plus âgé se permit de prendre place sur une chaise en face de son espion.
« Nagini ? » Lança l'homme sombre, de manière plus rhétorique qu'interrogative.
« Probablement… Arthur ne doit son salut qu'à une 'vision' de Monsieur Potter. »
« Vous aviez donc raison, il existe une connexion entre eux… Cela pourrait s'avérer dangereux, Albus. »
« Ce pourquoi, j'ai envoyé notre élève au quartier général avec la fratrie Weasley résident dans ce château. Ah et votre Némésis également… »Son visage se fendit en un sourire des plus expressif, faisant bouillir de rage le maître des potions, s'imaginant déjà le salaud de Black tournant, tel un cocker, autour de sa précieuse rousse. « Je vous invite donc, sans plus tarder, à vous rendre sur place pour informer Monsieur Potter du début de ses cours privés en votre compagnie. Oh et j'y pense, Remus aurait bien besoin de sa potion. » À ces mots, le directeur se leva dans le but évident de partir.
« Vous m'excuserez, je préfère rester assis… » maugréa Rogue en joignant ses longs doigts fins devant lui.
« Voyons, ce n'est pas la première fois que je vois ce type de réaction chez un homme, vous savez… »
« Je ne veux pas savoir ! » siffla le professeur de potion avant de passer une main sur son visage, ne se rendant compte qu'après que le directeur avait disparu aussi énigmatiquement qu'il n'était apparu. « Vieux fou… » marmonna-t-il avant de quitter son bureau pour vaquer à ses occupations avant de se rendre au square Grimmaurd.
Edelweiss poussa la vieille porte de la maison en laissant à son fléreur le luxe d'entrer le premier dans le hall d'entrée poussiéreux. « À quoi donc sert cet elfe, ici… » marmonna-t-elle en refermant la porte. Un concert de miaulement attira son regard plus avant et elle retrouva Amour aux prises avec un drôle d'objet. Une longue tige de couleur chair avec à son extrémité une énorme oreille. Elle suivit ledit objet jusqu'à sa source et fronça les sourcils en découvrant la fratrie Weasley. « Alors comme ça… on écoute aux portes ? » En moins de temps qu'il ne fallut pour dire quidditch, ils avaient tous décampé et la jeune sorcière soupira. Son ouïe se tourna alors vers les sons qui lui parvenaient de la cuisine et un frisson d'effroi lui coula dans le dos lorsqu'elle reconnut la voix de son maître des potions. N'écoutant que la profonde rancœur en son sein, elle poussa la porte pour se retrouver au centre d'une dispute mettant en scène Sirius Black et Severus Rogue, le tout arbitré par Remus Lupin et avec Harry Potter en spectateur. « Bonjour messieurs ou devrais-je plutôt dire jeunes gens ? » Tous les protagonistes se retournèrent vers elle comme un seul homme. « Il n'était nullement spécifié sur la porte qu'il était interdit d'entrer. Puis-je savoir ce qui se passe ? »
« Le professeur Rogue était venu aimablement me fournir ma potion et transmettre un message à Harry avant que… Et bien avant que ça ne dégénère. » soupira Lupin en se pinçant l'arête du nez.
« Pire qu'un vieux couple. » pensa Edelweiss en levant les yeux au ciel. Ses yeux lapis lazuli se posèrent sur l'homme en noir qui soutient son regard pendant de longues secondes qui les mirent tous deux mal à l'aise. La jeune femme eu la désagréable sensation de porter sur son visage les stigmates de son rêve sulfureux. Sentiment partagé par son vis-à-vis.
« Jusqu'à ce que ce bâtard graisseux commence à m'insulter oui ! » tonna la voix du propriétaire des lieux. Un odieux sourire se peint sur le visage de potioniste lorsqu'il détourna son regard pour le poser sur l'ancien prisonnier, qui le tenait en joue avec sa baguette.
« Je ne suis pas certain d'avoir été le premier, chien… » persiffla ce dernier, sa baguette également pointé sur l'autre homme.
« OH ! Cela suffit maintenant ! Les années bac à sable sont finies depuis longtemps pour vous deux non ?! Abaissez tous vos baguettes, tout de suite ! Vous allez finir par faire du mal à quelqu'un et peut-être pas à la bonne personne ! » tonitrua la voix du professeur intérimaire, laissant tout le monde pantois. « Le premier qui jette un sort à l'autre, je me charge de le transformer en cafard ! » conclu-t-elle en sortant sa propre baguette.
« Dois-je aussi abaisser la mienne ? » questionna le loup-garou à sa droite.
« Non, vous la gardez levée. On ne sait jamais. » Un instant, la jeune femme trouva que ce qu'elle venait de dire était très ambigu. La tension dans l'air n'était pas gorgée que par l'inimitié entre le Serpentard et les Gryffondors dans la pièce. Il y avait autre chose… Un quelque chose dont la vélane en elle se délectait, renforçant son malaise. Les baguettes des deux personnes visées finirent par s'abaisser et l'atmosphère se détendit un peu.
« Monsieur Potter, veuillez sortir et rejoindre vos petits camarades aux oreilles traînantes… » Ce dernier ne se fit pas prier et vida les lieux aussi sec.
« Severus, si tu n'as plus rien à ajouter… Je pense qu'il est temps que tu nous laisse… Non, pas que ta présence me dérange personnellement mais j'aimerais autant ne pas devoir me servir de ma baguette sur quelqu'un aujourd'hui. » argumenta sagement Remus Lupin.
Edelweiss l'aurait bien étranglé sur le coup, elle n'avait aucune envie que Rogue s'en aille, même si son ancien professeur de DCFM avait sans aucun doute raison. Elle était partagée entre l'envie de le confronter à nouveau et celle d'aller se fondre dans ses bras pour lui demander pardon. Le concerné acquiesça simplement et sortit de sa cape un livre de potion qu'il posa sur la table.
« Pour vous, Miss Devonshire. J'ose espérer que vous continuez d'étudier avec sérieux et application. » La concerné ne masqua pas sa surprise, mais remercia son professeur d'un signe de tête. « Au plaisir, de vous revoir à Poudlard. À moins que vous ne désireriez rentrer avec moi ? » Elle était tenté en effet d'accepter, d'avoir la possibilité de reprendre la discussion qu'elle avait elle-même fait tourner à dialogue de sourd, mais d'un autre côté… Elle n'eut pas le temps d'approfondir le sujet.
« Hors de question, elle est ici pour surveiller les élèves il me semble ! » cracha le rival de toujours de Severus.
« Miss Devonshire est libre de ses faits et gestes, il me semble, Black ! »
« Tu dépeins déjà suffisamment sur elle, Servilus ! Elle reste ici, Dumbledore ne lui a pas ordonné de rentrer. »
« Je pourrais très bien le faire changer d'avis, clébard ! Elle n'est pas ta propriété ! »
« Pas la tienne non plus que je sache, vile gargouille ! »
Pendant un moment, Edelweiss resta muette de surprise devant la violence de l'échange devant elle. Les baguettes étaient à nouveau dressées et elle avait la sensation d'assister à un combat de coq pour la propriété d'une poule, qui s'avérait être elle.
« JE N'APPARTIENS À PERSONNE ! » finit-elle par hurler à plein poumon. Faisant grimacer le loup garou à côté d'elle qui était au bord de la crise de nerfs par fatigue. « Et puisque c'est comme ça, je me barre avec Remus ! » Elle se tourna vers ce dernier. « Vous venez ?! »
« Avec plaisir. » affirma ce dernier, plaçant son bras autour des épaules de la rouquine après qu'ils aient fait volte-face pour quitter la cuisine. Dans une dernière tentative de fermer le clapet aux deux autres, il regarda par-dessus son épaule et nargua les deux bruns avec un grand sourire, les saluant de la main qui tenait encore sa baguette levée. Le fléreur qui jusqu'alors s'était contenté d'observer d'un air réprobateur, leva dignement la queue et suivit le cortège, non sans se retourner pour cracher aux visages des deux hommes son mécontentement. Lorsque la porte de la cuisine se referma rageusement, les deux escrimeurs restèrent en silence à contempler le bois avec incrédulité.
C'est sur le perron que les deux compères échouèrent, Edelweiss les nerfs encore à vif et Remus arborant son plus bel air blasé. La jeune femme tourna un moment comme une lionne en cage avant de s'arrêter en faisant face à Lupin, s'appuyant contre la barrière en fer forgé.
« Une belle bande d'abruti ! Des gosses ! » ragea-t-elle en croisant les bras.
Pendant ce temps, Remus Lupin faisait tourner sa baguette entre ses doigts en l'observant avec le plus grand des sérieux.
« Cela ne risque pas de changer… Cela fait des années que ces deux-là se mangent le nez en continu. »
« Mais qu'ils baisent un coup, ça ira mieux ! » La jeune femme releva rapidement les yeux sur le loup-garou qui resta un instant surpris avant d'éclater de rire, alors qu'elle-même rougissait comme une tomate trop mûre.
« Qui aurait cru que la plus talentueuse des sorcières de sa promotion aurait un langage aussi peu châtié. » L'ancien professeur au visage couturé de cicatrices plongea son regard chocolat dans l'admiration du paysage. « Toutefois, vous n'avez peut-être pas tort… Je m'étonne cependant… » Il détaillait désormais la jeune femme de son regard scrutateur. « Alors comme ça, vous êtes amoureuse de Severus Rogue ? »
Edelweiss se transforma en chouette avant de devenir totalement livide. « Co…Comment vous ? »
« Edelweiss voyons… » soupira son vis-à-vis avant de répondre. « Je sais plus de chose que le commun des mortels… Ou plutôt, je sens ces choses. Ce qui me permet de dire que c'est réciproque… »
« Ne faites pas votre McGonagall ! » coupa-t-elle avant de croiser les bras sur sa poitrine et de détourner le regard. Bon sang, elle n'aurait pas dû poser la question à Lupin sur comment il avait pu deviner, elle se retrouvait avec des images désagréables en tête. « Je pense que je vais aller retrouver mes parents. »
« Formidable idée. Au moins, vous serez à l'abri des sens échauffés de Sirius et vous ne tenterez plus le diable en la personne de Severus. Sans comptez qu'ils seront certainement très heureux de vous revoir. »
« Vous resterez avec moi ? J'ai peur d'avoir été quelque peu désobligeante avec mon hôte… Je n'en ai pas pour longtemps. » questionna-t-elle.
« Bien sûr. » répondit son comparse.
« Vous garderez votre baguette levée ? » lança-t-elle sur le ton de l'humour déplacé, mais après avoir hurlé des insanités devant lui et parler clairement en sous-entendu de soucis sexuelle, elle se trouvait en droit de se le permettre.
« Elle sera toujours dressée pour vous. » lança Lupin très solennellement avant d'éclater de rire avec elle. Amour émit une série de miaulement devant probablement s'apparenter au rire des chats.
Je tiens à m'excuser pour mon retard, mais comme beaucoup le savent sans doute, on prévoit beaucoup de chose pendant les vacances, mais au final... J'espère que vous aurez aimer ce chapitre et que vous n'êtes pas trop frustré(e)s.
Bref, je voulais également attirer votre attention sur un sujet qui me tient à coeur. Récemment, j'ai entendu parler d'une affaire de plagiat concernant une fanfiction Harry Potter (Le Contrat par Nina Hazel, pour les curieux). Cette dernière a été plagiée, les noms des personnages modifiés et éditer par la suite par une certaine Tara Jone. Je trouve ça scandaleux! Je suis d'accord qu'internet n'a pas ou peu de règles, mais tout de même. Je vous avoue que je ne suis déjà pas hyper à l'aise avec le fait de partager ce que j'écris, parce que j'ai toujours le sentiments que ce n'est pas bon. (Non, Kobaflo tu ne me frappe pas!) J'ai désormais une crainte toute autre, celle de me faire plagié à mon tour... Après, je ne pense pas que ça puisse m'arriver vu ce que j'écris xD
Toutefois, si l'un d'entre vous venait à tomber sur mes écrits ailleurs que sur Wattpad et Fanfiction, prévenez-moi, car je ne publie pas ailleurs.
Je poste donc le hastag suivant: #RendezLeContractANinaHazel en signe de soutient.
