Coucou tout le monde ! Ne me jugez pas, il fallait que je fasse un crossover entre Harry Potter et Percy Jackson, il le fallait !

Ce premier chapitre est juste un essai. Je veux d'abord voir si l'idée plait avant de continuer. Je n'ai pas apporté beaucoup de changement dans le chapitre mais je compte le faire dans les suivants. Après tout, je ne veux pas juste réecrire le livre en y ajoutant un personnage qui vole les répliques d'Annabeth. Je veux que l'histoire soit différente. Alors, dîtes-moi ce que vous en pensez et n'hésitez pas à être franc.

Hope a onze ans dans ce chapitre et fêtera ses douze ans le 31 Juillet. Elle a donc un an de moins que Percy et a déjà terminée sa première année. Je compte écrire ses années à Poudlard à partir de la deuxième année de son point de vue et garder le point de vue de Percy pour les évènements qui se passe en Amérique.

Disclaimer : Je ne suis ni JK Rowling, ni Rick Rioardan. Si c'était le cas, je ne serais certainement pas sur ce site à écrire des fanfictions.

Hope Potter - Katherine McNamara


La pluie avait cessé. L'orage grondait toujours, mais au loin seulement. Je sentais le fauve et mes genoux flageolaient. Ma tête me faisait mal comme si j'avais le crâne ouvert. Je me sentais faible, j'avais peur et je tremblais de chagrin. Je venais de voir ma mère disparaître. J'aurais voulu m'allonger par terre et pleurer, mais il y avait Grover et il avait besoin de mon aide, alors, vaille que vaille, je l'ai hissé jusqu'au pin puis traîné dans la vallée, vers les lumières de la ferme. J'étais en larmes, j'appelais ma mère, mais je tenais fermement Grover : pas question de le perdre, lui aussi.

La dernière chose dont je me souvienne, c'est de m'être effondré sur une véranda en bois, d'avoir vu un ventilateur qui tournait au-dessus de ma tête, des papillons de nuit voletant autour d'une ampoule jaune et les visages graves d'un homme barbu à l'air familier accompagné de deux jolies filles qui avaient l'air d'avoir mon âge. La fille aux cheveux blonds bouclés comme ceux de Cendrillon fut la première à parler :

-C'est lui. Ce doit être lui.

-Tu vas la fermer ! S'exclama la seconde fille. Il faut l'aider ! Lui et Grover.

Je n'arrivais pas à distinguer son visage. Tout ce que je savais, c'était qu'elle avait un accent britannique, une longue chevelure rousse rappelant la couleur d'un feu de camp et une peau très pale. Elle s'agenouilla à ses côtés et prit son visage entre ses mains. Ses doigts étaient longs et fins et malgré les callosités qu'il pouvait sentir, Percy se sentit un peu mieux.

-Il est encore conscient. Emmène-le à l'intérieur, Hope, dit l'homme.

J'ai dû me réveiller plusieurs fois, mais ce que j'entendais et voyais n'avait aucun sens, alors je sombrais de nouveau dans l'inconscience. Je me souviens que j'étais allongé dans un lit moelleux et qu'on me faisait manger à la petite cuillère un truc qui avait un goût de pop-corn au beurre, mais une consistance de crème. La fille aux cheveux blonds bouclés était penchée sur moi et elle souriait d'un air satisfait en retirant des petites éclaboussures de mon menton avec la cuillère. Lorsqu'elle a vu mes yeux s'ouvrir, elle a demandé :

- Que se passera-t-il au solstice d'été ?

J'ai réussi à éructer :

-Quoi ?

Elle a regardé autour d'elle, comme si elle avait peur que quelqu'un entende.

-Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui a été volé ? Nous n'avons que quelques semaines !

-Je suis désolé, ai-je bafouillé. Je ne...

-Annabeth, qu'est-ce que tu fais ? Demanda quelqu'un.

C'était la fille à l'accent britannique. Elle entra dans mon champ de vision et je me sentis instinctivement plus calme. Ses longs cheveux roux étaient retenus en une haute queue de cheval. Elle portait un t-shirt orange et une paire de shorts en jean.

-Annabeth, il a besoin de repos, dit-elle d'une voix ferme.

-Ne prétends pas ne pas être curieuse Hope, répliqua la fille blonde.

Elle avait l'air furieuse d'avoir été interrompu et fusillait la rousse du regard.

-Curieuse ou pas, il a besoin de repos. Je vais prendre le relais.

On a frappé à la porte et la blonde s'est empressée de me fourrer une cuillère de crème dans la bouche avant de s'en aller. La rousse prit sa place à mon chevet et j'utilisais toute la force qu'il me restait pour me concentrer sur son visage. Elle était très belle.

Lorsque j'ai enfin repris conscience pour de bon, le cadre où je me trouvais n'avait rien de bizarre, si ce n'est qu'il était plus beau que tout ce à quoi j'étais habitué. J'étais allongé dans un transat, sur une immense terrasse avec vue sur une prairie et un horizon de collines verdoyantes. Le vent était chargé d'un parfum de fraises. J'avais une couverture sur les genoux, un oreiller sous la nuque. Tout ça était super, sauf que j'avais la bouche sèche comme si un scorpion y avait fait son nid. Ma langue était désagréablement râpeuse et chacune de mes dents me faisait mal.

J'ai aperçu, posé sur ma table de chevet, un grand verre d'une boisson ambrée - du jus de pomme, sans doute - avec une paille verte et une ombrelle en papier plantée dans une cerise confite.

Mes mains étaient si faibles que lorsque j'ai refermé les doigts sur le verre, il a failli m'échapper.

-Attention, a dit une voix familière.

Grover était appuyé contre la balustrade de la terrasse. Il avait une mine de déterré. Sous le bras, il tenait un carton à chaussures. Il portait un blue-jeans, des Converse montantes et un tee-shirt orange vif avec l'inscription COLONIE DES SANG-MÊLÉ. Mon bon vieux Grover, rien de plus. Pas le biquet.

Alors peut-être avais-je fait un cauchemar. Peut-être maman était-elle saine et sauve. Nous étions toujours en vacances et nous avions fait halte dans cette grande maison pour une raison quelconque. Et...

-Tu m'as sauvé la vie, a dit Grover. Je... enfin, c'était le moins que je puisse faire... Je suis retourné à la colline. Je me suis dit que tu aimerais peut-être la garder.

Avec révérence, il a déposé le carton à chaussures sur mes genoux. À l'intérieur, il y avait une corne de taureau noir et blanc, dont la base était déchiquetée car elle avait été cassée, et la pointe maculée de sang séché. Ce n'était pas un cauchemar.

Malgré mon chagrin, je tentais de convaincre Grover que ce qui était arrivé à ma mère n'était pas sa faute. Je refoulais mes émotions du mieux que je pouvais tandis que je savourais ma boisson. La boisson réussi quelque peu à calmer mes nerfs.

-C'était bon ? m'a demandé Grover.

J'ai fait oui de la tête.

-Quel goût ça avait ? (Sa voix était d'une telle mélancolie que je me suis senti coupable.)

-Excuse-moi. J'aurais dû te faire goûter.

Il a écarquillé les yeux :

-Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je me demandais, c'est tout.

-Un goût de biscuits aux pépites de chocolat. Ceux de maman. Faits maison. Grover a soupiré.

-Et comment te sens-tu ?

-Capable de projeter Nancy Bobofit à cent mètres.

-C'est bien, a-t-il dit. C'est bien. Je ne crois pas que tu puisses te risquer à prendre davantage de ce breuvage.

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il m'a retiré le verre vide des mains avec précaution, comme si c'était de la dynamite, et l'a reposé sur la table.

-Viens. Chiron et Monsieur D. attendent.

J'avais les jambes en coton et c'était un sacré effort de marcher autant. Grover a proposé de porter la corne du Minotaure, mais j'ai tenu à la garder.

J'avais payé ce souvenir assez cher ; je n'étais pas près de m'en défaire.

Quand nous sommes arrivés de l'autre côté du bâtiment, j'ai eu le souffle coupé. Avant, nous devions être face à la côte nord de l'île de Long Island, car de ce côté-ci la vallée se prolongeait jusqu'à l'océan, qui scintillait à un ou deux kilomètres à l'horizon. Quant à ce que je voyais entre la grande bleue et nous, je ne savais tout simplement pas quoi en faire. Le paysage était parsemé de bâtiments dont l'architecture rappelait la Grèce antique - un kiosque de plein air, un amphithéâtre, un cirque - à une différence près : ils avaient tous l'air flambant neufs, avec leurs colonnes de marbre blanc qui étincelaient au soleil. À côté, sur un terrain sablé, une douzaine d'ados et de satyres jouaient au volley-ball. Des canoës glissaient sur un petit lac. Des gamins en tee-shirts orange vif comme celui de Grover couraient les uns après les autres autour d'un groupe de bungalows nichés dans les bois. D'autres s'entraînaient au tir à l'arc. D'autres encore faisaient du cheval le long d'une piste bordée d'arbres, et soit j'avais des hallucinations, soit certains des chevaux étaient ailés.

Au bout de la terrasse, deux hommes étaient assis à une table de jeu l'un en face de l'autre. La fille blonde qui m'avait fait manger de la crème au parfum de popcorn à la petite cuillère se tenait à la balustrade à côté d'eux. Un peu plus loin, la fille rousse était plongée dans ce qui semblait être un énorme pavé poussiéreux. Le genre de livre qui avait l'air d'un ennui mortel écrit dans un anglais archaïque mais qu'elle semblait dévorer. Elle releva les yeux et je pus admirer deux yeux vert émeraude qui semblaient pouvoir sonder mon âme.

Je m'empressais de détourner le regard.

L'homme qui me faisait face était petit, mais gros. Il avait le nez rouge, de grands yeux larmoyants et des cheveux bouclés si noirs qu'ils en paraissaient presque violets. Il ressemblait aux peintures des bébés anges... comment ça s'appelle, déjà ? Des poupins ? Non, des chérubins. C'est ça. Il avait l'air d'un chérubin qui serait devenu quinquagénaire dans une banlieue pauvre. Il portait une chemise hawaïenne à imprimé tigre et il se serait très bien intégré dans une des parties de poker de Gaby, sauf qu'il semblait capable de battre mon beau-père à plate couture.

-C'est Monsieur D., m'a chuchoté Grover. C'est le directeur de la colonie. Sois poli avec lui. Les deux filles se sont Annabeth Chase, dit-il en désignant la blonde. Et Hope Potter. Des pensionnaires…Oh, et tu connais déjà Chiron...

Il a montré du doigt le type qui me tournait le dos.

J'ai d'abord remarqué qu'il était assis dans un fauteuil roulant. Puis j'ai reconnu la veste de tweed, les cheveux châtains clairsemés.

-Monsieur Brunner ! Me suis-je écrié.

Le professeur de latin s'est retourné et m'a souri. Ses yeux brillaient de la même étincelle malicieuse qu'il avait parfois en classe, quand il nous avait concocté un test à choix multiples dont toutes les bonnes réponses étaient le B.

-Ah, Percy, très bien, a-t-il dit. Nous voici quatre pour jouer à la belote. Il m'a offert une chaise à la droite de Monsieur D., qui m'a regardé avec des yeux injectés de sang puis a poussé un gros soupir.

-Oh, bon, faut bien que je le dise. Alors bienvenue à la Colonie des Sang-Mêlé. Voilà, c'est fait. Maintenant ne t'imagine pas que je sois content de te voir.

-Euh, merci.

Je me suis un peu écarté de lui parce que s'il y a une chose que j'ai apprise en vivant avec Gaby, c'est à reconnaître quand un adulte a taquiné la bouteille. Et si Monsieur D. ne touchait jamais à l'alcool, alors moi, j'étais un satyre.

-Annabeth, Hope ? A appelé M. Brunner.

Les deux filles se sont approchées, tout en gardant une certaine distance et M. Brunner nous a présentés.

-Ces jeunes demoiselles t'ont soigné jusqu'à ton rétablissement, Percy. Annabeth, Hope, et si vous alliez vous occuper du lit de Percy ? Nous allons l'installer au bungalow 11, pour le moment.

-Entendu, Chiron, a dit Annabeth.

Elle devait avoir mon âge, mesurait quelques centimètres de plus que moi, peut-être, et paraissait bien plus sportive. Très bronzée, les cheveux blonds bouclés, c'était presque le stéréotype de la Californienne telle que je me l'imaginais, à part ses yeux qui chamboulaient complètement le tableau. Elle avait des yeux d'un gris étonnant, comme des nuages d'orage.

Elle a jeté un coup d'œil à la corne de minotaure entre mes mains, puis elle m'a regardé de nouveau. J'ai cru qu'elle allait s'exclamer « Tu as tué un minotaure ! » ou « La vache, t'es trop fort ! », un commentaire de cette veine. Au lieu de quoi, elle a dit :

-Tu baves dans ton sommeil.

Sur ces mots, elle est partie en courant dans la prairie.

-Ignores-la. Annabeth peut-être peste quand elle veut, dit Hope qui s'était attardée.

-Hope ! La morigéna Mr Brunner.

Elle haussa les épaules. Elle n'avait pas l'air d'être désolé et je me sentis légèrement mieux.

Contrairement à Annabeth, Hope avait un teint de porcelaine, comme si elle n'avait jamais vu la lumière du soleil. Ses cheveux roux lui arrivait jusqu'au bas du dos et ses yeux verts –différent des miens- semblait avoir vu beaucoup plus que ce qu'une fille de son âge ne devrait. Elle semblait être légèrement plus petite que moi, mais capable de me battre à plat de couture à mains nues, si elle en avait envie. Je remarquais distraitement qu'elle avait une vieille cicatrice blanchâtre en forme d'éclair sur son front, mais j'étais trop distrait par ses yeux pour m'y attarder…

-Bienvenue à la Colonie des Sang-Mêlé, Percy Jackson, dit-elle avant de s'en aller.


Dans le prochain chapitre, Percy et Hope apprennent à se connaître. On en apprendra un peu sur Hope et ses amis de la colonie. Dites-moi si je continue ou si ferais mieux de me concenter sur mes autres histoires.

Et sinon à part ça, quels sont vos dieux préférés ? Moi, c'est Apollon et Dionysos.

Bises,

LS.