Coucou tout le monde, je suis tellement désolé pour le retard, je n'ai aucune excuse pour cette histoire, à part que j'avais un blocage monstre. J'ai décidé de ne pas réecrire la scène de capture l'étendard, ça ne sert vraiment à rien de copier coller quelque chose que tout le monde à lu et relu. Je préfère me concentrer sur la relation entre Hope et Percy. J'espère que ça vous plaira.
Merci à Lady Sunrise (Ta review m'a fait super plaisir, tu n'as pas idée ! Merci beaucoup et je suis entièrement d'accord avec toi. Mon préféré, c'est Leo, sans hésitation. Et toi ?), dragon-en, potter 241, Amaryllis, sebferga, SATO, Sugar-Army-Idol, Auriane07 et Trud.
Disclaimer : Rien n'a changé.
-Pourquoi, ce n'est pas toi qui me donne des cours ? Demandais-je en gémissant presque à Hope.
C'était mon deuxième jour à la colonie et Chiron venait de m'informer qu'Annabeth serait mon professeur de grec ancien. J'aurais nettement préféré que ce soit Hope qui s'occupe de me mettre à niveau. Mais ma nouvelle amie avait des cours de magie à dispenser, des expérimentations en cours et son propre entraînement à suivre. Elle ne pouvait pas s'occuper constamment de moi. Luke me l'avait dit, Chiron me l'avait dit, Lou Ellen aussi me l'avait dit (beaucoup moins gentiment que les deux autres), mais ça ne m'empêchait pas de souhaiter passer plus de temps avec elle…et passer moins de temps avec la fille d'Athéna par la même occasion.
-Tu sais pourquoi, répondit Hope en buvant sa tasse de thé avec toute l'élégance d'une princesse.
A côté d'elle, j'avais l'impression d'être un palefrenier, indigne de son attention.
-Elle me déteste, me plaignis-je de façon très virile à mon humble avis.
-Annabeth ne te déteste pas, soupira Hope.
Je jetais un coup d'œil à la table 7 ou je pouvais voir la blonde attaquer furieusement son omelette comme si elle avait commis une grosse offense à son encontre et j'eu la désagréable impression que c'était mon visage qu'elle imaginait en train d'attaquer. Elle non plus, n'avait pas été ravie de ce nouvel arrangement.
-Elle me déteste, insistais-je.
Hope leva ses jolis yeux vers moi et me dit sincèrement :
-Je connais Annabeth. Crois-moi, elle ne te déteste pas. Si c'était le cas, tu le saurais.
Devant mon air abattu, elle rajouta :
-Ne t'en fais pas, Annabeth n'est pas si méchante. Je te verrais à midi et durant les activités de cet après-midi, d'accord ?
Ça ne me remonta pas vraiment le moral mais au final, elle avait raison. Annabeth était stricte et ne m'aimait pas beaucoup mais j'appris plus avec elle qu'en un an avec Chiron à l'institut Yancy. Durant les cours, nous parlions des dieux au présent, ce qui me faisait un drôle d'effet. Hope avait vu juste au sujet de ma dyslexie : je n'avais pas beaucoup de mal à lire le grec ancien. En tout cas, pas plus que l'anglais. Au troisième cours, je pouvais déjà parcourir quelques vers d'Homère sans avoir trop mal à la tête.
A midi, je déjeunais avec le reste de la cabine 11 soit avec Luke, soit avec Hope et ses amis sous le regard noir de Lou Ellen qui ne supportait pas que quelqu'un (et pas seulement moi) monopolise l'attention de sa sœur. L'après-midi, je faisais le tour des activités de plein air en cherchant une discipline pour laquelle j'aurais des aptitudes. Chiron a essayé de m'enseigner le tir à l'arc, mais nous avons assez vite découvert que j'étais dangereux…pour mes alliés. Il ne s'est pas plaint, même quand il a dû extirper une flèche égarée dans les crins de sa queue. Hope avait ri tellement fort que les larmes lui étaient venus aux yeux.
La course à pied ? Je n'y valais rien non plus. Les nymphes des bois qui enseignaient la course me semaient dans la poussière. Elles m'ont dit de ne pas m'en faire. Elles avaient des siècles d'entraînement, à force de courir pour échapper aux dieux en mal d'amour. Il n'empêche, c'était un peu humiliant d'être plus lent qu'un arbre.
Hope encore une fois avait ri de mes malheurs.
Et la lutte ? Laissez tomber. Chaque fois que je mettais les pieds sur le tapis de sol, Clarisse me collait la raclée du siècle.
C'avait été plutôt déroutant de découvrir que Clarisse et Hope étaient…peut-être pas amies, mais que les deux filles se respectaient. Je les avais vus durant un match et elles étaient toutes les deux à pied d'égalité au combat au corps à corps. Clarisse avait l'avantage de ses muscles et d'être plus grande, tandis que Hope était rapide, agile et vicieuse. Je comprenais un peu mieux pourquoi Lou Ellen idolâtrait autant sa sœur. Ce jour-là, je me promis de ne jamais la mettre en colère. Hope Potter n'avait pas besoin de sa magie pour être effrayante.
Je ne savais toujours pas qui était mon père. Je n'avais aucune aptitude distinctive, la seule chose qui me venait facilement c'était le canoë-kayak, ce qui n'était pas vraiment le genre de talent héroïque que les gens s'attendaient à trouver chez le gosse qui avait battu le Minotaure. Tout le monde m'observait et essayait de deviner qui était mon parent divin mais jusque-là, personne ne semblait avoir d'avis sûre. Personne sauf Hope. Elle avait un doute sur l'identité de mon père, je le savais à la façon qu'elle avait de me regarder avec une drôle d'expression que je n'arrivais jamais à déchiffrer. Elle refusait d'en parler et je finissais toujours par me demander pourquoi elle avait l'air si terrifiée chaque fois que le sujet était abordé.
J'appris très vite à aimer la colonie. C'était facile de s'habituer à la brume matinale sur la plage, à l'odeur des champs de fraises chauffés par le soleil l'après-midi, et même aux bruits bizarres des monstres la nuit dans les bois. Je dînais avec le bungalow 11, jetais une partie de mon repas dans le feu et m'efforçais chaque fois de ressentir un lien quelconque avec mon père. Rien ne venait. Juste ce sentiment chaleureux que j'avais toujours eu, comme le souvenir de son sourire. J'essayais de ne pas trop penser à maman, mais je n'arrêtais pas de me demander : si les dieux et les monstres étaient réels, si toutes ces choses magiques étaient possibles, alors il devait sûrement exister un moyen de la sauver, de la ramener parmi les vivants...
Je commençais à comprendre l'amertume de Luke et la rancœur qu'il semblait éprouver à l'égard de son père, Hermès. D'accord, les dieux avaient des choses importantes à faire. Mais ne pouvaient-ils pas passer un coup de fil une fois de temps en temps, un coup de tonnerre, quelque chose ?
Dionysos pouvait bien faire apparaître un Coca light par magie. Pourquoi mon père, quel qu'il soit, ne pourrait-il pas faire apparaître un téléphone ?
Le jeudi après-midi, trois jours après mon arrivée à la Colonie des Sang-Mêlé, j'ai pris ma première leçon d'épée. Tous les membres du bungalow 11 se sont regroupés dans la grande arène circulaire où Luke allait être notre maître d'armes. Nous avons commencé par des engagements et coups de pointe élémentaires, en nous servant de mannequins de paille en armures grecques. Je crois que je me débrouillais correctement. Je comprenais ce que j'étais censé faire et mes réflexes étaient bons.
Le problème, c'était que je n'arrivais pas à trouver une épée que je puisse manier avec aisance. Elles étaient toutes soit trop lourdes, soit trop légères, soit trop longues. Hope me conseilla d'aller demander de l'aide à la cabine d'Héphaïstos pour trouver une épée qui convienne et Luke était d'accord avec elle.
-Maintenant les duels, dit Luke au bout d'un moment. Mettez-vous par deux.
Je m'apprêtais à me tourner vers un garçon aux traits asiatiques quand la voix de Hope me parvint.
-Tu te mets avec moi ? Demanda-t-elle.
J'acceptais immédiatement.
-Tu me promets de me défendre si Lou Ellen essaye de me tuer pendant mon sommeil ? Demandais-je en retour.
-Ma petite sœur est un amour, défendit Hope loyalement.
Je haussais un sourcil et lançait un regard lourd de sens à la sorcière de neuf ans qui s'acharnait à démolir un mannequin en paille avec une lueur démente dans les yeux.
Hope grimaça légèrement.
-Elle est un amour quatre-vingt pourcent du temps, rectifia-t-elle.
-Pourquoi tu ne n'entraînes pas avec elle ? Demandais-je curieux.
-Oh, elle ne veut pas. En fait, personne ne veut se mettre en binôme avec moi pour une raison ou pour une autre, répondit-elle en haussant les épaules. Personne sauf Luke, mais comme c'est lui le prof, il n'a pas beaucoup de temps à me consacrer. En garde Percy !
J'appris très vite que la raison pour laquelle, personne ne voulait se mettre en équipe avec Hope, c'était que cette dernière était dangereuse. Je faillis mourir plus d'une fois, empalé par son épée et le pire c'était qu'elle ne semblait pas s'en rendre compte. Tout comme avec le combat au corps à corps, la fille de onze ans était rapide, agile et vicieuse. Elle tournoyait et dansait presque autour de moi et il lui suffisait de deux mouvement pour outrepasser mes défenses, me désarmer et pointer la pointe de son épée contre ma jugulaire…
Pas étonnant que personne ne voulait faire équipe avec Hope malgré sa popularité au sein des pensionnaires de la cabine 11.
Après chacune de mes défaites –toutes plus cuisantes les unes que les autres- elle entreprenait de me dire tout ce que j'avais fait de mal, de me corriger et de me dire ou je devrais m'améliorer. Je n'étais pas certain de ce qui souffrait le plus, mon amour-propre ou mon corps.
Au final, c'était peut-être une bonne chose que ce soit Annabeth qui s'occupe de mes cours de grec ancien…
-Tout se passe bien, ici ? Demanda Luke.
Je levais un visage plein de sueur et adressait un regard suppliant vers mon sauveur.
-Ca peut aller, répondit Hope en souriant au fils d'Hermès. Percy a beaucoup de potentiel.
Luke m'adressa un regard empli de pitié.
-Ouais, vas-y mollo, Hope. Il n'a pas tes années d'expérience.
La rouquine fit une moue que je n'étais pas censé trouver adorable, surtout après la façon dont elle m'avait royalement botté le derrière.
-Laisse-moi prendre ta place et va contrôler Connor et Travis, ces deux menaces vont finir par blesser quelqu'un, dit Luke en ébouriffant les cheveux de la sorcière.
-Mais…
-Pas de discussion, je veux jauger du niveau de Percy et tu es la seule à pouvoir contrôler Connor et Travis.
-C'est pas juste, grommela Hope avant de s'éloigner en discussion du raffut que causaient les deux frères de Luke.
-Merci, soufflais-je dès qu'elle se fut suffisamment éloignée.
-Ne me remercies pas encore, je lui ai appris tout ce qu'elle sait et je veux voir si tu as vraiment du potentiel, me dit Luke.
J'appris ce jour-là que la réputation de Luke en tant que meilleur épéiste des trois derniers siècles n'était pas infondée. Il était plus rapide et plus fort que Hope et tout aussi agile. Quand il annonça enfin une pause, j'étais meurtri et en sueur.
Tout le monde s'est rué sur la glacière contenant les boissons fraîches. Luke s'est versé de l'eau glacée sur la tête, ce qui m'a paru une si bonne idée que j'en ai fait autant. Aussitôt, je me suis senti mieux. La vigueur est revenue à flots dans mes bras. L'épée ne me semblait plus si dure à manier.
-Bon, tout le monde en cercle ! a ordonné Luke. Si ça n'embête pas Percy, je veux vous faire une petite démonstration.
Super, me suis-je dit. Regardons tous Percy prendre sa pâtée. Les « Hermès » se sont attroupés. Ils se retenaient de sourire. J'ai supposé qu'ils avaient tous déjà été à ma place et qu'ils étaient impatients, à présent, de voir Luke se servir de moi comme d'un punching-ball. Il a expliqué à tout le monde qu'il allait montrer une technique de désarmement : comment retourner la lame de l'adversaire avec le plat de sa propre épée de façon à l'obliger à lâcher son arme.
-C'est un coup difficile, a-t-il insisté. J'en ai déjà fait les frais. Alors on ne se moque pas de Percy. La plupart des épéistes mettent des années à maîtriser cette technique.
Il a fait la démonstration du coup au ralenti sur moi. Et, bien sûr, l'épée m'est tombée de la main avec fracas.
-Maintenant, en temps réel, a-t-il dit après que j'eus ramassé mon arme. Nous allons tirer jusqu'à ce que l'un de nous deux décide de tenter la botte. Prêt, Percy ?
J'ai hoché la tête et Luke a engagé le fer. Je ne sais pas comment, mais je suis parvenu à l'empêcher d'atteindre la poignée de mon épée. Mes sens se sont aiguisés. Je voyais ses assauts venir. Je les contrais. J'ai bondi en avant et tenté un coup de pointe. Luke n'a pas eu de mal à le parer, mais j'ai vu son visage changer d'expression. Il a plissé les yeux et s'est mis à me talonner avec plus d'ardeur. L'épée commençait à peser lourd dans ma main. Elle n'était pas bien équilibrée. Je savais que ce n'était plus qu'une question de secondes avant que Luke l'emporte, alors je me suis dit : qu'est-ce que j'ai à perdre ?
J'ai tenté la manœuvre de désarmement.
Ma lame a heurté la base de celle de Luke et j'ai donné un tour, en poussant de tout mon poids vers le bas.
L'épée de Luke a cliqueté contre les pierres. La pointe de ma lame était à trois centimètres de sa poitrine non défendue.
Les autres pensionnaires se taisaient tous.
J'ai baissé mon épée.
-Euh... désolé.
Luke est resté muet quelques secondes, trop sidéré pour parler.
-Désolé ? A-t-il dit enfin, et son visage balafré s'est fendu d'un grand sourire. Par les dieux, Percy, pourquoi donc es-tu désolé ? Montre-moi ça de nouveau !
Je n'en avais pas envie. Ma brève poussée d'énergie frénétique m'avait complètement abandonné. Mais Luke a insisté.
Cette fois-ci, il n'y a pas eu compétition. A peine nos lames se sont-elles croisées que Luke a frappé ma poignée et envoyé mon épée au sol.
Au bout d'un long silence, quelqu'un dans l'assistance a dit :
-Etait-ce la chance du débutant ?
Luke s'est épongé le front. Il m'évaluait avec un intérêt entièrement nouveau.
-Peut-être, a-t-il répondu. Mais je serais curieux de voir ce que Percy peut faire avec une épée équilibrée...
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Le vendredi après-midi, après avoir dit au revoir à Grover, je descendis la colline pour me rendre vers la chaussée, la tête remplie de nouvelles informations. Le pacte des grands trois, le fait qu'Hadès n'avait pas de cabine dans la colonie, l'histoire de Thalia la courageuse fille de Zeus, le fait qu'il me fallait recevoir une quête si je voulais aider Grover à atteindre son rêve. J'étais toujours autant décidé à récupérer ma mère mais mon but semblait s'éloigner un peu plus à mesure que le temps passait. Je n'étais à la colonie que depuis quelques jours et déjà, je me sentais déjà si fatigué.
Je trouvais Hope adossée contre un tronc d'arbre entouré d'une multitude de vieux grimoires, sa baguette magique retenait sa longue crinière rousse et elle mordillait ce qui ressemblait être une plume en sucre.
-Comment tu fais pour lire tout ça sans avoir mal à la tête ? Demandais-je.
-C'est en latin, répondit-elle en haussant les épaules. Ça me vient plus facilement que l'anglais.
Elle releva la tête et me sourit.
-Et puis, il y a des potions pour se débarrasser des migraines.
-C'a l'air cool, commentais-je en jetant un coup d'œil aux livres.
Il y avait des symboles qui semblaient aussi vieux que Chiron, des formules incompréhensibles et beaucoup, beaucoup de théorie qui semblait tout aussi compliqué que la physique quantique.
-N'est-ce pas ? Répondit Hope. Etudier deviendra beaucoup plus facile quand j'aurais enfin créé mes lunettes pour contrecarrer la dyslexie.
-Tu m'en créeras une paire ? Demandais-je plein d'espoir.
-Bien sûr !
Elle me sourit et je me sentais presque coupable d'aborder le sujet, mais il fallait que je le sache :
-Hope…qui est mon père ?
Son sourire disparu lentement jusqu'à ne laisser qu'une expression fatigué et triste
-Ce n'est pas à moi de te le dire, Percy.
-Mais…
-Je suis sérieuse Percy, je pourrais avoir de gros problème si je te le disais et si ma théorie est fondée, tu auras d'encore plus gros problème.
Je savais que Hope songeait sincèrement à me protéger en refusant de me répondre. Mais les mots sortirent de ma bouche, presque malgré moi.
-Est-ce que je suis le fils d'un des Trois…
Hope plaqua sa main contre ma bouche à une vitesse ahurissante.
Elle semblait furieuse, terrifiée et regardait autour d'elle comme si elle s'attendait à ce que quelqu'un nous attaque à tout moment.
-Percy, siffla-t-elle, la main toujours collé contre ma bouche. Le fils de Pasiphaé et une bienveillante ont déjà essayé de te tuer, d'ici peu d'autres monstres te prendront pour cible rien qu'à cause de ton aura, évites de te créer d'autres ennemis !
Elle respira profondément avant de soupirer et de laisser glisser sa main. Elle recula et me regarda avec une émotion que je n'arrivais pas à déchiffrer.
-Tu as entendu parler de Thalia, c'est ça ?
Je déglutis légèrement sous l'intensité de son regard. Personne ne m'avait jamais regardé comme elle le faisait. Je hochais la tête.
Hope soupira et passa une main dans ses cheveux, les libérant au passage lorsqu'elle prit sa baguette en main.
D'un simple geste, ses affaires se rangèrent d'elles-mêmes.
-Viens on va faire un tour.
Je trébuchais légèrement dans ma hâte de la suivre. Je me rendis compte que Hope m'emmenait vers le lac ou j'avais passé l'après-midi avec Grover mais ne fit aucun commentaire attendant avec le peu de patience que je possédais que mon amie prenne la parole.
-Quand je suis arrivée à la colonie, tout le monde pensait que j'étais une enfant d'Aphrodite. Pendant un instant, je l'ai cru moi aussi. Un de mes pouvoirs laissait à penser que je l'étais, admit la sorcière.
Sous mes yeux ébahis, sa chevelure couleur de feu se transforma en une masse de cheveux blond platines.
-Je suis une métamorphomage, je peux changer mon apparence comme bon me semble.
Je me demandais vaguement si Hope était naturellement aussi jolie ou si elle était secrètement laide. Je me retins in extremis de lui poser la question, préférant prendre une mèche de ses cheveux pour l'examiner. Hope sentait bon un mélange de fleurs, de cendre et de parchemin. Elle était également la fille la plus gentille que j'ai jamais connue. Etait-ce vraiment important si elle n'était pas vraiment jolie ? C'était sans compter qu'elle était une des meilleurs combattante de la colonie à seulement onze ans et que je tenais à la vie.
-Quand j'ai manifesté une certaine affinité avec la terre, les autres ont crus que j'étais une enfant de Déméter et quand j'ai accidentellement électrocuté Travis suite à une mauvaise blague, tout le monde a pensé que j'étais la fille de Zeus malgré le fait que je savais que c'était faux. Je savais qui était ma mère même si je ne connaissais pas son nom et c'était le plus important. Si j'avais prêté foi ne serait-ce qu'une seule seconde à ses rumeurs, j'aurais pu avoir de sérieux ennuis avec les olympiens. Il faut que tu saches Percy que les dieux ne sont…ils ne sont pas…
-Ce ne sont pas de bonnes personnes, murmurais-je
-Ils ne sont pas foncièrement mauvais…mais ils ne sont pas bons non plus, admit-elle doucement. Et surtout, ils se vexent facilement. Il faut être très prudent avec eux parce qu'un rien suffit à les mettre en colère.
-Est-ce que tu as peur d'eux ?
Hope haussa les épaules.
-Je suis juste prudente. C'est pour toi que j'ai peur, Percy. La politique est un terrain dangereux chez les mortels et chez les sorciers, mais chez les dieux ça devient vite sanglant. Si ton père ne t'a pas encore revendiqué, c'est qu'il doit y avoir une raison. Je pense qu'il essaye de te protéger à sa manière.
-Mais…
-Percy ! Si Thalia avait été mieux cachée, elle serait peut-être encore en vie, souffla Hope si bas que je faillis ne pas l'entendre.
Les yeux verts de Hope étaient incroyablement intenses et je réalisais un peu tardivement qu'elle venait de confirmer ce que je soupçonnais. Mon père était bel et bien, un des Trois Grands.
J'espère que ça vous aura plus.
Bises,
LS.
