Je me possède aucun des personnages du manga ou de la série

Au départ ce n'était qu'une opération classique, mais cette fois les Desterados ont anticipé et le choix risque d'être compliqué. Que choisir ? La survie d'un seul ou son sacrifice pour sauver tous les autres.

Alors voilà, ce texte a été écrit pour le thème de la Nuit du FOF qui était "sacrifice" sauf que j'ai largement dépassé l'heure qui était imparti et qu'il sera en deux parties.

EDIT : Ah ben non, en trois parties au final ;)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)

.


FAIRE LE CHOIX DU SACRIFICE

chapitre 2 : Combattre les conséquences

La voix du Desterados retentit une seconde fois, demandant qu'on lui livre le jeune homme étendu sur le sol, à demi-mort. La voix de l'homme de plus en plus énervé fit redresser la tête au Maire.

- Qu'est-ce qu'on attend pour leur livrer ? Je ne vais pas mourir pour lui ! Donnons-leur !

- Tais-toi maintenant ! Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas leur donner un gamin de 19 ans pour qu'ils le torturent et l'achèvent ! Il est plus jeune que mon fils ! Il est plus jeune que ton fils !

L'homme ne dit rien et le Maire baissa les yeux sur le jeune Star Sherrif dont la peau était de plus en plus pâle.

- Allez faut tenir bon, je ne les laisserais pas approcher, mais il faut tenir bon.

- Non ! Il en est hors de question, hurla l'homme prêt à se jeter une nouvelle fois sur Fireball. Je ne risquerai pas ma vie pour lui !

Mais cette fois, plusieurs personnes se mirent entre lui et le jeune blessé dont une femme d'âge mur qui prit la parole avec un air énervé.

- Cela suffit. Il a raison. Comment pouvons-nous envisager sauver notre vie de lâche en faisant massacrer un enfant qui se bat pour nous protéger ?

- Je…

- Il suffit ! Nous ne devons pas rester ici, dit la femme en se tournant vers le Maire. Il faut le porter à l'hôpital et préparer nos défenses.

Le Maire hocha la tête, glissant les bras sous le corps inerte de Fireball pour l'emmener pendant que certains policiers coururent pour mettre en action les protections de la ville.

Il n'avait pas fait dix mètres qu'une explosion se produisit dans son dos. Les Desterados semblaient avoir décidé de mettre fin à leur ultimatum.

OoooO

Doucement, le Maire posa le blessé dans un lit dans une des salles de l'hôpital de la petite ville. Un médecin entra à grand pas avec un air paniqué.

- On nous attaque Mr Onslow.

- Je sais. C'est lui qu'ils veulent, mais je n'ai pas pu me résoudre à le condamner à mort.

Le médecin ouvrit la bouche pour protester avant de bloquer sur la jeunesse des traits du militaire étendu dans le lit. Un jeune homme à peine sorti de l'adolescence dont chaque inspiration ressemblait à une lutte tellement son corps semblait sur le point de céder.

- Il a besoin de soins, il s'épuise, murmura Onslow en glissant sa main sur sa joue pour l'encourager.

Le médecin hocha la tête et prit des ciseaux pour découper sa combinaison. Le sang finit de tâcher les draps du lit en dessous du blessé, mais surtout en même temps, les deux hommes découvrirent de profondes cicatrices sur le corps longiligne et sportif du jeune homme, notamment une cicatrice impressionnante au niveau de son poumon droit. Ils s'adressèrent un regard, comprenant que le jeune homme n'en était malheureusement pas à son premier combat.

- Oh mon garçon, murmura le maire.

Sa main pressa la sienne et il se laissa tomber assis sur une chaise à côté du lit pendant que le médecin se dépêchait de prendre en charge le blessé. Par chance, aucun organe vital ne semblait être touché, mais il avait perdu beaucoup de sang et l'effondrement de sa poitrine montrait qu'il avait deux côtes de casser. Ils devaient faire vite pour l'aider. D'un geste, il attrapa un masque à oxygène qu'il lui déposa sur le visage, invitant le maire à le tenir en place. Son corps en souffrance avait besoin d'aide.

Puis, le médecin opéra en silence, se concentrant sur sa tâche et tentant de ne pas s'attacher aux légers gémissements de douleur qu'émettaient son jeune patient. Un patient qui gémit plus fort et entrouvrit les yeux pendant qu'il était en train de le recoudre.

Une vague de panique s'empara de Fireball. Le pilote se rappelait de l'ordre de Gatler et de l'animosité des gens du village. Ils l'avaient livré ! Il était aux mains des Desterados. Il avait mal. Qu'est-ce qu'on était en train de lui faire ? Fireball se cabra et lutta contre le masque plaqué sur son visage. Il sentit des mains se poser sur lui, mais il refusait de leur céder. Il allait se battre. Avec les forces qui lui restaient, il tenta de les repousser, mais la douleur monta d'un cran et il gémit. Son corps se cambra et une main se posa sur son front. Une main douce, apaisante, tout comme la voix qui lui répéta avec douceur.

- Doucement Fireball. Ça va aller, doucement. Tout va bien.

Le jeune homme gémit une nouvelle fois et tenta d'obéir, de se calmer. Le visage au-dessus de lui n'était pas celui de Gatler.

- Monsieur le Maire ?

Onslow lui sourit.

- Oui, doucement petit. Tu es en sécurité. On prend soin de toi. Doucement… Tout va bien.

La main du maire continua de lui caresser le front et Fireball se détendit enfin, sursautant quand-même lorsqu'une explosion se produisit à l'extérieur. Une explosion qui lui fit comprendre.

- Ils attaquent.

- Je ne t'ai pas livré.

- Non, il fallait me livrer et sauver tous ces gens.

- Je n'ai pas pu, répondit le Maire en pressant sa joue. Je n'ai pas pu.

- Ce n'est peut-être pas encore trop tard, murmura Fireball en faisant mine de se lever, mais le Maire et le médecin sautèrent sur lui pour l'immobiliser.

- Non, vous avez déjà perdu assez de sang, le réprimanda le médecin.

- Quelle importance, lui répliqua Fireball.

- Je ne vous sacrifierai pas, c'est tout.

- Ça vous aurait pourtant fait gagner du temps pour laisser les renforts arriver, murmura le jeune pilote en se laissant retomber sur le lit tout en gémissant plaintivement.

La Maire le regarda fermer les yeux. Est-ce que cet enfant était réellement prêt à leur offrir sa vie pour les protéger ? Il glissa sa main dans ses cheveux pour le rassurer, sursautant en comprenant qu'il venait à nouveau de perdre connaissance. Il redressa la tête en direction du médecin.

- Il est tellement faible. Je n'ai pas ce qu'il faut ici. Je soigne les grippes, pas les blessures de guerre.

Onslow allait lui répondre qu'il devait faire son possible lorsqu'une femme pénétra dans la salle. C'était celle qui s'était interposée entre l'agressif et le jeune blessé.

- Monsieur le Maire ! Ils débarquent au sol ! Il faut évacuer la ville au plus vite !

Ce dernier tourna un regard interrogateur au médecin.

- Je vais faire ce que je peux pour lui. Évacuez ces gens !

Le Maire hocha la tête et sortit en courant de la petite clinique en compagnie de la femme. Effectivement, l'attaque de Desterados était violente. Leurs vaisseaux planaient au-dessus de la ville, larguant des bombes et dardant les bâtiments de tirs à répétitions. Onslow savait que sa décision aurait des conséquences, mais là c'était toute sa population qui était en danger. Sans vraiment s'en rendre compte, il tourna un rapide coup d'œil à la clinique avant de se raviser. Rien de tout cela pourrait rendre légitime le sacrifice d'un gamin blessé. Surtout qu'il n'était pas sûr qu'ils s'arrêtent malgré tout. Pourtant, ce n'était toujours pas l'avis de l'homme qui avait été aussi agressif. Il courut vers lui en hurlant.

- Regardez ! Regardez ce que vous avez fait ! Ils vont tous nous tuer ! Tout ça parce que vous n'avez pas voulu leur livrer !

Le Maire frémit. Il était vrai que la situation paraissait inextricable, mais non, il ne regrettait pas son choix. Ce fut à cet instant qu'un tir plus précis que les autres fit exploser le sol devant eux, les projetant tous les trois au sol.

...

Le bruit de l'explosion se répercuta dans la clinique dont les murs tremblèrent. Le médecin sursauta pendant que son jeune patient reprit connaissance. Fireball se sentait mal, faible et épuisé, mais ces bruits-là, il ne les connaissait que trop bien. Une bataille se jouait dehors et elle semblait violente. Une bataille qui était de sa faute. Il ne pouvait pas rester là. D'un geste maladroit, le jeune pilote arracha la perfusion de son bras et tenta la périlleuse manœuvre de se lever du lit. En le voyant, le médecin se précipita vers lui, le réceptionnant avant qu'il ne bascule totalement en avant.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Je refuse de me cacher pendant que ces gens souffrent à cause de moi, dit Fireball en s'agrippant au médecin.

Son autre main glissa sur son bandage et il serra les dents pour cacher qu'il avait mal, chose parfaitement idiote pour le médecin qui venait de prendre soin de lui. Il connaissait parfaitement son état.

- Trouvez-moi une chemise.

- Vous ne tiendrez pas longtemps sur vos jambes.

- Tant qu'elles me portent jusqu'à Gatler c'est tout ce que je leur demande.

- C'est de la folie.

- La folie serait de ne rien faire. Personne ne doit mourir à cause de moi. Trouvez-moi une chemise.

Le médecin ouvrit la bouche pour tenter de protester, mais il se heurta au regard noir et déterminé du jeune pilote. Un soupir lui échappa tandis qu'il se redressa sans lâcher son bras par peur qu'il ne s'écroule.

- D'accord, mais cela reste une très mauvaise idée.

...

A l'extérieur, Onslow se redressa en toussant. Ses oreilles sifflaient et un fin filet de sang coulait de son front. L'homme mit quelques secondes à reprendre ses esprits, revenant brutalement à la réalité lorsqu'un bâtiment s'écroula à moitié. Il frémit et baissa les yeux. A ses côtés, ses deux compagnons, la femme comme l'homme agressif semblaient morts. Son frisson s'amplifia pendant qu'il se redressa en titubant.

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

Il observait le champ de bataille tout autour de lui lorsqu'un appareil desterados se posa devant lui. Il s'ouvrit et un général grand, brun et à la mine peu sympathique en descendit. Il se planta devant lui l'observant de son regard sombre et cruel.

- Alors Onslow, je vous avais bien dit qu'il ne fallait pas se dresser sur ma route ! Vous n'avez pas voulu m'obéir ! Vous l'avez choisi, lui ! Vous allez tous le payer de votre vie !

Le Maire se mit à trembler plus fort. Il y avait tant de folie dans le regard de cet homme qui s'était fait passé pour son allié depuis des mois. Il ne savait même pas quoi lui dire. Le Desterados sembla bien s'en moquer. D'un geste lent et effrayant, il tira son pistolet, plaquant le canon sur le front du maire, paralysé par la situation.

- Un dernier mot peut-être ?

- Attends ! Hurla subitement une voix.

Gatler sourit et se retourna sur la droite. S'appuyant sur le médecin qui avait refusé de le laisser seul, Fireball venait d'arrêter son geste. Le jeune homme serra les dents et retira son bras des épaules de l'homme qui le soutenait avant de faire quelques pas de plus. Il garda son bras droit replié contre son ventre, luttant contre la douleur et les étourdissements.

- Fireball ?

- Laisse ces gens et je me rends.

- Tu crois que tu as vraiment le choix ?

- Non c'est toi qui l'a. Alors ? Moi ou ces gens ?

Le Maire fut frappé par la détermination du jeune homme qui tenait pourtant à peine sur ses jambes. Il lui était reconnaissant de vouloir leur venir en aide, mais il était aussi touché par sa faiblesse et son épuisement.

Le Desterados se désintéressa d'Onslow et se rapprocha de Fireball avec un air mauvais.

- Tu es prêt à échanger ta vie contre la leur ?

- C'est mon rôle. Je les protégerai !

Gatler répondit par un ricanement.

- Dans cet état, tu n'es plus bon à rien !

Fireball allait lui répondre quand le Desterados, plus rapide, lui tourna un violent coup de poing à la poitrine. Fireball laissa échapper un cri de douleur en tombant à genoux. Sa vision était floue, son souffle court, mais cela ne suffit pas à son ennemi. Maintenant qu'il était à genoux, il lui lança un coup de pied à la tête, le frappant durement à la tempe. Fireball glapit et s'écroula totalement sur le sol où il resta inerte. Le sourire de Gatler se fit plus grand.

- J'accepte ta soumission.

Les yeux d'Onslow ne pouvaient pas quitter le corps inerte du jeune pilote. Tout ça pour ça ! Lui qui avait tout fait pour le protéger. Le chef des Desterados observa la bataille et ordonna à deux de ses hommes d'emmener le prisonnier. Puis, il se retourna vers le Maire.

- Ce n'était pas si difficile au final.

- Vous n'êtes qu'un monstre.

- Allons, êtes-vous sûr qu'il faille me contrarier ?

Le Maire se mordit la langue. Non, ce n'était pas le moment, pourtant il était trop tard. Un sourire sadique apparut sur les lèvres de Gatler.

- Nous allons faire un exemple ! Tuez tout le monde !