Coucou à tous, voilà le second chapitre, qui, je vous l'accorde est vraiment petit. Mais le troisième arrive juste le temps de le faire beta reader. Pour l'instant, le rythme de postage devrait être assez fréquent car j'ai un peu d'avance…
Voilà tout, très bonne lecture!
Aujourd'hui pour la musique ce sera Johnny Cash avec :
Folsom Prison Blues ; Jackson ; I Still Miss Someone et The Man Comes Around
Où Harry et Draco ont une fort docte discussion à propos d'esthétique.
Résumé du chapitre précédent : Après l'annonce faite par McGonagall, nouvelle directrice de Poudlard, notre troupe de quarante Poudlardiens part direction la France et le château de Beauxbâtons...
Première halte, le premier jour, dans un grand magasin ; tunnel sous la manche franchi, questions idiotes de Neville répondues, promenades dans Paris, dans les galeries Lafayette et tout le quartier environnant, soit disant d'après McGonagall qu'ils ne passaient pas assez inaperçus parmi la molduité ambiante et qu'ils avaient grand besoin de se fondre dans la masse. Les problèmes de conversion des Mornilles en euros avaient été résolus, ce qui leur avait valu la citation de la journée « on n'échappe pas à sa condition humaine », par le grand poète du voyage en la personne du portrait de Dumby. Bref, trêve de futilités, ils se retrouvaient à quarante sorciers braillards et désordonnés dans les grandes enseignes de la capitale.
— Potter, mon cher Potter. C'est étrange, j'ai l'impression que malgré ton éducation pointilleuse par des moldus, que je crois chanceux de nommer gros pequenauds, tu n'as toujours pas pris connaissance de cet objet pourtant fort simple.
Le Survivant s'autorisa un petit sourire méprisant pour Malefoy qui lui tendait une brosse à cheveux, qu'il venait manifestement d'acheter avec on ne savait trop quel argent moldu.
— Malefoy, je n'ose te remercier de ton présent mais puisque nous en sommes aux pointillismes capillaires, permet moi de te donner mon humble avis, fruit d'une éducation on ne peut plus contemporaine. Cette admirable coupe, la raie sur le côté, que tu arbores avec une belle assurance ; si elle passe inaperçue à Poudlard, laisse-moi te dire qu'ici il n'en est rien. Aux yeux de la population Moldue tu passes pour un revenant des années trente. Et, puisque j'y suis, autant t'avertir que les bottes au dessus du pantalon et la cape jurent affreusement avec, puisqu'elles datent plutôt de quoi… 1840 ? Ne remarques-tu pas les curieux regards que te lancent ces braves gens ? Ils n'oseraient tout de même pas se moquer de ta royale personne ? Et pourtant, si. Ils me semblent bien hilares.
Et sur cette tirade qui, à défaut de concision, eut l'immense privilège de déstabiliser le Serpentard, Harry se retira, décidé à faire ses emplettes.
Sans manquer de respect à Madame Weasley, excepté l'amour mis dedans, ses pulls n'étaient décidément bons à rien d'autre qu'habiller des elfes de maison. La FLEM aurait ses dons au retour de France. Et puis, se dit-il en appréciant le contour d'une veste de tailleur en soie, nous sommes dans le pays du bon goût après tout.
Deux heures plus tard, en compagnie de Ron et Neville, il était de retour au point de rencontre.
Harry, contrairement à sa Némésis, n'était pas de ceux qui passaient de longues heures à savoir ce qu'ils allaient porter. Il n'avait pas non plus le bon goût inné que possèdent les gosses de riches mais, en tout état de cause, lorsqu'il sortit à la lumière, les regards mi-cachés qui se baladèrent sur ses habits de banlieusard le convainquirent qu'il aurait pu faire de bien plus mauvais choix. Seamus, Ginny et Cho faillirent tourner de l'œil, tandis que derrière lui, hors de son champ de vision, un certain blond se disait qu'indéniablement le monde moldu offrait de belles et nouvelles perspectives.
— Eh bien, je dois dire que si je désespère toujours autant quant à ta maturité, cet accoutrement te confère pour le moins un certain… style. Quand à moi, j'ai suivi tes avisés conseils, et je dois dire que… le résultat est plutôt satisfaisant. Qu'en penses tu ?
Harry resta dos à son interlocuteur un petit moment. Il ricana, les chuchotements qui accompagnaient le prince Serpentard ne pouvaient qu'augurer un changement majeur, il le voyait dans les yeux de Daphné et dans ceux, furieux, de Ron.
— Tu dois dire beaucoup de chose Malefoy, répondit il assez fort pour que le blond l'entende. (En effet son altesse jugeait opportun d'apostropher les gens à dix kilomètres de distance afin de donner une plus théâtrale dimension à chacune de ses interventions orales) Me voilà inquiet pour ta liberté d'expression. Alors comme cela tu as décidé de m'écouter ? grand bien t'en fasse, mais je ne voudrais pas non plus me rendre indispensable.
— Allons, retourne toi Potter ! , dit il, gouailleur, ou crains-tu d'être ébloui ?
— Tant de modestie… , soupira ce dernier feignant la lassitude.
Il pivota en expirant et là, dut avouer que Malefoy, en gravure de mode italienne, costar, lunettes et chemise noirs, cheveux légèrement rallongés et plaqués en arrière, ça valait le détour. Un détour qu'il aurait approfondi volontiers si toute la colonie ne les observait pas avec de grands yeux avides, se demandant qui allait s'énerver le premier. Ça ne serait pas lui. Il avisa Goyle les yeux plantés contre un panneau publicitaire qui défilait, aussi réactif qu'un poulpe sous morphine.
— Ton ami vient-il de se faire lobotomiser, ou le trop plein d'informations nouvelles engendre chez lui des troubles comportementaux ?
Sieur Malefoy daigna faire mine de curiosité, se tourna, étudia son garde du corps, avant de déclarer posément :
— Non, ça m'a plutôt l'air d'être son comportement normal, mais ne change donc pas de discussion. Cela te fait-il mal de reconnaître que tu ne m'égaleras jamais ?
— Toute cette prétention en devient vulgaire, tu devrais apprendre à modérer tes propos l'ami, mais puisqu'apparemment tu m'as écouté, laisse-moi te montrer que j'ai fait de même.
Il fit lentement glisser la capuche de son sweat et dévoila une coupe à faire pâlir de jalousie Franck Provost.
Flitwick arriva en trottinant et Severus ramena sa face de cire digne de figurer au musée Grévin, afin de leur indiquer de remonter dans le bus. La prochaine étape ne serait que pour le lendemain, où apparemment ils iraient voir un monument de la culture moldue. Hermione fut sceptique, connaissant les excentricités de leur nouvelle directrice et ses goûts pour le moins douteux. Il était fort probable que ce qu'adulait la vieille femme ne soit considéré ici que comme un bien piètre navet.
Voilà à très bientôt, laissez moi vos impressions ;)
