Où l'on se restaure et l'on discutaille et où il est question de plomberie à cause d'une rencontre d'Harry.


Musique : The Love You Save Me de Joe Tex


Résumé : Les élèves de Poudlard, en voyage en France viennent de rencontrer leurs binôme et celles d'Harry et Draco sont meilleures amies, la journée continue…

— Non mais elles vont voir où je le leur fous leurs jeux du hasard, jeux de la vie, elles commencent à me pomper l'air avec ça les Heidi des montagnes !

Hermione, seule à comprendre l'allusion rit sous cape, elle non plus ne pouvant pifer ces alouettes en robes légères par moins dix. Malefoy s'approcha silencieusement et susurra à l'oreille du brun ;

— Et moi, tu veux savoir où je le foutrais bien ?

Harry leva les yeux au ciel tout en ne pouvant s'empêcher de s'inquiéter mais personne ne semblait avoir entendu. Il se retourna

— Ecoute Malefoy, je ne sais pas ce qui te prend depuis ce matin mais tu vois, si tu voulais me faire chier, ça marche, et puisque nous en sommes aux sous-entendus érotiques, la prochaine fois que tu refais ça, je me démerde pour que tu sois la prochaine nounou de Graup !

Malefoy resta inexpressif mais trahit une légère inquiétude ce qui ne ravit pas Harry, qui trouvait étrange que le Serpentard se laisse déstabiliser aussi facilement.

— Je t'ai connu plus combatif non ! , s'énerva t'il devant la passivité du blond.

— Potter, calmez votre tempérament de feu, s'il vous plait, dit Rogue tout en se retenant lui même de partir en vrille devant l'annonce on ne peut plus inutile de dame Olympe et de ses fraticelles, désireuses de placer chaque personne tour à tour dans leur « Salle de Réception » et ce, au moyen d'un sort qui crachait le nom de famille du pistil d'une fleur enchantée.

— Mais on n'aurait pas pu être avec nos binômes non ? Nous voilà encore à glandouiller pour un tirage à la noix, on aura fait que ça aujourd'hui ! , s'insurgea Ron, qui était très content de Marie-Laure, une gentille fille.

— Je dois dire que je ne trouve pas non plus cette idée fort lumineuse mais, nous sommes invités et nous nous devons de respecter tous les us et coutumes même les plus… folkloriques, intervint McGonagall dont le bord des lèvres tressautait, annonçant une crise imminente.

— Tenez professeur, dit Neville en lui tendant une tasse de thé qu'il avait sorti de son thermos acheté quelques jours plus tôt.

La vieille femme s'en empara et attendit patiemment que l'un de ses cinquante élèves soit appelé, parmi les 800 que comptait Beauxbâtons. Lavande fut la première et s'en alla avec une tête similaire à si sa destination avait été le purgatoire. Petit à petit (enfin demi heures en demi heures) tout le monde se retrouva assis. Par chance, la table d'Harry comprenait Neville, Zabini et deux Serdaigles plutôt avenants et qui avaient au moins l'indéniable qualité de ne pas s'esclaffer au moindre son qu'un Poudlardien produisait. Harry se demanda fort innocemment si c'était une coutume en France de glousser à chaque fois qu'un invité parlait pour le faire se sentir drôle puis il réussit à en dénicher quelques uns qui ne semblaient pas trop idiots et la conversation roula tranquillement. La classe et la subtilité de ces élèves ne pouvant finalement que finir par séduire.


Lorsque la cloche sonna, dans une trille douce et mélodique annonçant la fin du repas, Harry échangea avec Lyam un des Serdaigle un clin d'œil complice, car ils avaient sympathisés par regards et sourires appuyés, et se recula, repus, sur le banc de verre. Une manière instinctive le prit, il cherchait la tête blonde et arrogante dans la salle, comme il le faisait presque à chaque fois depuis qu'il haïssait Malefoy, sept ans donc. Il se dévissa le cou tant et si bien qu'il finit par l'apercevoir dans le fond.

Les yeux gris le vrillaient avec un aspect hargneusement hautain, loin de l'arrogance amusée dont il avait l'habitude. Cela le troubla un instant, qu'avait il bien pu faire pour mériter ce regard ? Les yeux se détournèrent vers ceux d'une jolie demoiselle à la cascade de cheveux argentés (certainement Velane). Harry lâcha un profond soupir en roulant des yeux. Toujours à devoir extérioriser son charme inné, s'en devenait lassant ! Ce Serpentard n'avait décidément pour lui rien d'autre que l'agacement qu'il produisait, pensa t'il hypocritement. Lyam lui glissa innocemment une main dans le dos et il se retourna, réfrénant juste à temps une mimique énervée pour avoir été dérangé en pleine observation de l'ennemi. Le Serdaigle lui susurra à l'oreille, frôlant le lobe de ses lèvres charnues.

— je ne remercierai jamais assez la France de m'avoir permis ta connaissance.

Harry réfléchit, décida si oui ou non, puis s'écarta avant de lui adresser un regard supérieur et un sourire enjôleur.

— Mais c'est qu'il est poète en plus…

L'éphèbe souleva le coin de sa lèvre en un sourire craquant et baissa les yeux en coin, dans la plus adorable moue d'embarras

— et ce n'est pas ma seule qualité, fit-il comme si il avouait un embarrassant défaut puis il releva les paupières, fixant Harry effrontément de ses yeux noirs, et se mordilla la lèvre.

Harry n'avait pas beaucoup de tabous car une petite enfance chez les Dursley, suivie de la courte propagande anti-Potter — lors de ses 2ème et 3ème années, le bruit que le sauveur était à Poudlard s'était répandu, ravivant les vieilles querelles des fondamentalistes sorciers — l'avait d'une certaine manière vacciné contre la honte. Poursuivant bien entendu par un enseignement de qualité à l'école de réplique satyrique Malefoy, ses joutes quotidiennes avaient contribuées à le décomplexer de tout. Il faisait preuve d'une sorte d'interminable cynisme gris le soustrayant aux outrages extérieurs. Hermione s'en inquiétait quelquefois, ne jugeant pas qu'une absence d'embarras fût systématiquement positive mais, jusque là, excepté lorsqu'il s'emportait devant Malefoy, Harry n'avait toujours pas dépassé les bornes de la pudeur élémentaire et respectait la bienséance avec une rare spontanéité.

Alors qu'autour d'eux, les élèves commençaient à se lever, le Survivant inclina la tête et se rapprocha, dominant légèrement le garçon. Il sentit son halène chaude, parfumée de gâteau à la vanille, sur ses lèvres et eut très envie d'effleurer la bouche entrouverte devant lui.


Malefoy, qui incendiait cette chaudasse de Serdaigle du regard depuis le début du repas, ne tenait plus en place. Lyn ou Lam il ne savait plus, cette fade créature écœurante de miel, qu'il avait lui aussi sauté dans ses débuts, s'attaquait maintenant à Potter.

Potter, sa propriété sexuelle exclusive. Il ne savait que trop bien l'influence que pouvait avoir une première fois masculine, n'en avait-il d'ailleurs pas fait les frais lui-même il y a quelques années avec le poursuiveur Adrian Pucey ? Hors de question de laisser ce minet ruiner toutes les années qu'il avait investies dans la construction d'un ennemi à sa mesure. Potter ne deviendrait pas malléable, ne retomberait pas dans cette déliquescente passivité de brave Gryffondor dont il s'était échiné à le sortir.

Cette foutue fleur mériterait sa place dans un poêle pour les avoir pondus chacun à un bout de la salle car il ne délèguerait certainement pas à Blaise la surveillance du Survivant. Blaise était trop curieux et trop beau pour ça, même s'il semblait apprécier Hermione. Et Draco ne sauverait pas le Survivant pour le plonger dans les bras du noir, autrement plus dangereux. Autant Lymachin possédait une personnalité en carton dont il espérait que Potter se lasse vite, autant Blaise pouvait se montrer redoutablement influent et plein de séduction lorsqu'il s'y mettait.

Un Malefoy savait choisir ses amis, et il ne donnait pas cher du couple Weasley-Granger. Dès que la politesse permit aux gens de se lever, les gens se levèrent et il bondit sur ses pieds en tentant de conserver un maximum de dignité. Les attroupements debout lui cachaient la vue, et il du jouer de son implacable autorité pour réussir à atteindre la table. Zabini lui faisait de grands yeux écarquillés, dans une manière toute personnelle de lui indiquer qu'il serait bon de se dépêcher. Effectivement, il contourna le groupe formé par trois françaises, Neville, Ron et Padma et eut l'excellente surprise de découvrir Potter à un cheveu d'embrasser ce petit enfant de salope.

En fait, la situation était bien plus grave que ce qu'il n'avait pensé au départ.

Il allait devoir passer en mode avion de chasse car Potter n'était pas en train de faire mumuse en fleurtinant gentiment, apeuré par ce monde nouveau. Non, Potter avait décidé de se lancer avec fougue sur le navire de l'aventure gay et tel l'Alexandre, conquerrait ce qu'il croisait, à savoir Finnigan-j-ai-chaud-aux-fesses et Lyam-lèvres-en-feu, proies ô combien réticentes à se laisser envahir.

C'était un mauvais jeu de mot mais il était un peu affolé par la promptitude des évènements et hésitant dans la précipitation à s'impliquer lui même au risque de tout faire foirer, il jeta un regard autour de lui, en quête d'une aide salvatrice aux alentours. Celle-ci vint sous la forme de Goyle et de son cou de bœuf qu'il attrapa d'une main de fer pour le forcer à regarder la table en verre sur laquelle, dans quelques minutes, Potter allongerait Lytruc si il n'intervenait pas. Il ordonna d'une voix qui ne souffrait pas la contradiction :

— Goyle, je veux que tu détruises cette canalisation par magie.

— Mais qu…

Il resserra méchamment sa prise sur la nuque grasse car Potter penchait la tête en s'approchant de Lybidule

— Immédiatement ! On dira que c'était un accident.

Goyle s'exécuta. Peut être que Malefoy aurait dû écouter la question de Gregory car celle ci ne portait pas sur la raison — et Draco aurait du se douter que le cerveau de mollusque n'allait pas si loin dans la réflexion — mais sur la nature du sort à effectuer. Et Draco se pinça l'arrête du nez quand il entendit la voix un peu bête prononcer d'un ton circonspect :

Accio canalisation.

Le préfet Serpentard regarda avec effroi le tuyau de métal s'arracher péniblement du mur en face pour traverser la salle et rejoindre Goyle, pile dans la direction de Potter. Draco essaya de se frayer en urgence un chemin parmi les pucelles affolées qui lui barraient la route. Heureusement, Severus Rogue avait emporté ses reflexes dans sa valise et jeta immédiatement un véritable sort d'éclatement sur le tuyau avant que celui ci n'écrase un élève dans sa trajectoire. Cet élève aurait été Potter d'ailleurs. Toujours est il que de l'eau jaillit et inonda la pièce au moment précis où Draco atteignait Potter, dans le but initial de le sauver d'une mort par broyage. Le plafond, fragilisé par l'avancée du tuyau, commença à tomber, le blond glissa, attrapa maladroitement Potter qui avait l'air définitivement paumé par la succession d'évènements et chuta dans l'eau, entrainant le survivant dans sa suite. Dans la pagaille généralisées, ils s'avachirent l'un sur l'autre, trempés par le geyser puissant qui leur pissait dessus et les morceaux de plafond qui pleuvaient.

Harry resta allongé, le Serpentard s'était écrasé sur lui inerte, une lueur d'inquiétude passa dans les yeux verts.

— T'es ok Malefoy ?

Puis il vit le visage crispé dans une grimace d'appréhension. « Eh Oh Malefoy ferme pas les yeux aussi fort tu vas te les enfoncer dans les orbites !

— T'es vivant ? , fit le blond en gardant les paupières résolument closes.

Harry leva les yeux au ciel et après un grossier simulacre d'agonie façon Marion Cotillard répondit blasé :

— Oui, ne t'inquiètes pas je ne t'importunerais pas de mon cadavre déchiqueté.

Le blond ouvrit les yeux, croisa les prunelles rassurantes d'exaspération.

— C'est en effet la moindre des choses, tu es suffisamment inerte en vie alors je n'ose t'imaginer mort.

Ils s'aperçurent simultanément qu'ils étaient collés l'un à l'autre dans des vêtements trempés de surcroît. Draco plissa imperceptiblement les yeux, la peau halée de Harry se dessinait sous le T-Shirt Blanc devenu transparent, il devinait les deux pointes de chair sombre durcies par la fraicheur de l'eau. Harry sentait à travers son jean mouillé la chaleur du ventre de Malefoy, et prit conscience de la main qui s'agrippait toujours fermement à sa taille. Il fit involontairement une légère ondulation du bassin et se mordit la lèvre sous la sensation de friction entre ses cuisses. Ça s'arrêta là car Lyam accourut.

— Harry tu va bien ?

Dans son empressement, il bouscula Malefoy qui se retourna sèchement et se releva complètement, au grand désespoir d'Harry.

Harry se mit une nouvelle gifle mentale pour songer en ces termes à l'insupportable préfet, puis se dit qu'il était heureux que ses joues mentales ne conservent pas trace des sévices subis sans quoi, elles seraient molles comme un poulpe battu.

— On t'as élevé dans une niche pour apprendre à bousculer les gens de la sorte ? Et range moi ces lèvres, qui vont pendre à force de prendre cette horrible moue.

— Ma parole, je pensais cette susceptibilité l'attribut du sexe opposé en période critique, il faut croire que je me serai trompé sur toi.

— Et moi sur toi, il ne me semblait pas que tu avais pour habitude d'insulter nos consœurs pour parvenir à te défendre, mais j'ai du atteindre les limites du Harry beau-parleur.

— Et moi celles du Draco sensé, tu viens en une phrase de t'insulter en défendant nos consœurs et de me louer pour mes qualités d'orateur.

— que veux tu, il faut croire que je gagne en bravoure par le sacrifice, tandis que tu gagnes en présomption par une certaine facilité à l'autosatisfaction.

Harry haussa un sourcil amusé et un coin de sa bouche s'étira,

— prends garde, les rôles commencent à s'échanger.

— ç'aurait été bien joué mais tu confirmes mes paroles. Complais-toi tandis que je me perfectionne, sommeille sur ton bedonnant contentement tandis que j'affute comme une lame l'esprit qui me servira à te le découper.

— C'est une habitude chez vous les joutes verbales dans l'eau froide parmi des débris de plafond ?

Leurs deux binômes campaient à côté sourire au lèvre et bras croisés.

— Nos salles ne s'autodétruisent pas je dois dire , fit Draco l'air de rien.

Célimène sourit d'une manière qu'ils jugèrent inquiétante.

— Tu oublies que j'étais à ta table, que j'ai tout vu et que n'étant pas stupide j'ai tout compris. C'est tellement facile de te cerner.

Draco bondit sur ses pieds et prit les mains de la blonde entre les siennes

— Je n'ai jamais songé un seul instant que tu puisses être stupide et me ravit d'être un livre ouvert à tes si beaux yeux mais je t'en prie, laisse la magie du silence s'installer parmi nous et réserve tes mots pour une audience plus méritante à en savourer la perfection.

La blonde rejeta la tête en arrière, laissant échapper un rire clair et indubitablement séduite par la verve. La verve marchait bien sur les françaises, aussi bien que la verge sur les anglaises aurait dit Madame Dumoulin.

Mais Madame Dumoulin n'avait pas d'affinité particulière avec les anglaises.

Célimène hésita néanmoins sur la conduite à tenir en demandant l'avis muet de son amie. Draco forma discrètement à l'adresse de Synnedie une prière muette et des yeux implorants, qu'elle ne jugea pas opportun de trahir. On aurait pu se demander pourquoi Harry ne s'inquiétait pas de savoir ce que voulait à tout prix taire le Serpentard, la raison tenait simplement dans la capacité du jean de Draco à le mouler sous l'action de l'humidité ambiante.

Cette incroyable propriété du tissu l'hypnotisait. En cela, Ron Weasley se méprit grandement sur les intensions du Survivant puisque, quand il arriva vers son ami, il s'écria :

— Mais Harry ? T'es entrain de mater le cul de la Fouine là ?

Vif comme de l'or, Malefoy se retourna :

— Ha ! , clâma le blond avec emphase un grand sourire sur les lèvres. « Je ne m'étais pas trompé, il n'y a que toi, Weasley, immuable à toi même pour user d'une unique insulte pendant 4 ans.

Il ouvrit les bras en grand, prenant la foule attroupée à témoin tel un véritable acteur. « C'est en quelque sorte rassurant de t'avoir à mes côtés. Mais vois-tu, je m'ennuierais avec un tel ennemi, avec un peu d'entrainement Goyle pourrait presque réussir à te tenir tête.

Il observa attentivement Goyle un instant, la tête tournée, puis revint sur Ron, l'air songeur. « Enfin, peut être vais-je trop loin… Néanmoins, c'est pourquoi Potter fut mon choix d'ennemi et je suis fidèle donc je me dois de décliner tes demandes pressantes. Ne m'en veux pas.

Continuant dans sa lancée théâtrale il fit une petite révérence en direction de Zabini.

« Mais pour ta gouverne saches que Blaise, ici présent, serait ravi de se déclarer comme ton ennemi attitré, oh je sais, il a toujours un peu manqué d'ambition mais il y a un véritable enjeu entre vous, ce serait un beau moyen de… je ne sais pas… ritualiser le tout ! Un vrai combat de coq ! Diable, la passion me prend ! c'est à se croire revenu au temps des chevaliers ! »

Il débitait ses phrases comme une mitrailleuse, tournant sur elle-même, les balles fauchant au hasard. C'était une descente en règle de Weasley comme le murmura Luna dans un beau détachement. Harry s'était relevé, gouttant sur le sol et ouvrait sa chemise en souriant doucement aux folâtreries de son ennemi comme on laisse un enfant se défouler un moment, avant de le recadrer. Il ôta sa chemise pour l'essorer et lança sans même le regarder.

— OH MALEFOY !

Le Serpentard, coupé dans son élan, but les courbes des pectoraux contractés. Harry le regarda en coin, puis rebaissa les yeux sur sa chemise comme si Malefoy n'avait qu'une importance minime. Il continua plus posément :

— Je me dois de te remercier pour la déclaration d'amour, mais quelle théâtralité ! Tu es une vraie Drama Queen ma parole ! Seulement si tu pouvais parler moins fort, ça m'arrangerait. Je conçois que la présence d'eau puisse te troubler mais tu n'es pas sur un port à vendre du poisson donc baisse d'un ton. Merci.

Draco accepta sans trop broncher la tirade, un sourire indulgent aux lèvres puis, il s'approcha sans piper mot d'Harry et le fixa dans les yeux. Pour le Gryffondor s'attendant à une verte réplique la déconvenue fut grande.

— Tout à l'heure tu me matais le cul Potter ? C'est bien ce que j'ai entendu ?

Coup de poker, Harry se retrouva en position de faiblesse et tenta le tout pour le tout. « Ah et Potter s'il te plait ne crée pas de cataclysme pour te sortir de cette impasse. »

— Effectivement.

Grand silence. Comme on dit, Draco se sentit baisé. À sec. Harry décida de continuer puisque personne ne parlait. « Effectivement je te matais le cul, mais avec cette déclaration que tu m'as faite, il serait malvenu de t'en offusquer. Si c'est le cas pardonne moi de n'avoir pu résister à ce corps. «

Dieu seul aurait pu dire combien de temps le silence aurait duré si Trevor dix-septième du nom n'avait pas traversé la scène de démolition en bondissant, poursuivi par un Neville en leggins fluo. Ce prétexte se joignant à la tirade ambivalente d'Harry libéra les élèves de l'indécision. Ils prêtèrent à Harry l'humour par l'absurde et éclatèrent de rire. Harry les joignit modestement et Draco resta un instant abasourdi avant de repartir, en expédition punitive sur Goyle, véritable boite de Pandore de tous les maux arrivés aujourd'hui.


Olympe leur avait préparé une activité pour l'après midi, leur binôme les emmènerait visiter l'école puis le reste serait consacré à se reposer, à élaborer le séjour et le soir, ils se retrouveraient tous ensemble.

Les elfes de maison avaient été réquisitionnés par la directrice pour réparer les dégâts, et à cette occasion, on avait pu découvrir que Beauxbâtons en comptait le double qu'à Poudlard. D'où Hermione eut l'idée de développer une filière française pour la FLEM.

Voilà à très bientôt, j'espère que ça vous a plu !