Ouh lala les amis attention à marquer d'une pierre blanche cette publications est espacée de moins de six siècles avec la précédente, savourez ça ne sera peut être pas toujours le cas ! En tout cas j'ai bon espoir que le suivant arrive bientôt, je remercie énormément ma beta-readeuse Julie sans qui certainement tout cela paraitrait à vos yeux lassés à la vitesse d'un escargot paralytique. Je m'emballe je m'emballe mais eh oh tout cela n'est encore pas fini, nos héros en villégiature ne sont absolument pas prêts d'arrêter leurs frauduleuses frasques (notez l'allitération). Alors vous les retrouvez ici dans la petite promenade promise - ou pas je sais plus - précédemment. Et évidemment ils ne peuvent s'empêcher de se titiller, facétieux comme ils le sont et de se chercher des noises et pas des mornilles. D'accord J'arrète !

Bon je vous laisse avec la recommandation d'un livre aaaaabsolument génial : À moi seul bien des personnages de John Irving dont voici le début :

Je commencerais bien par vous parler de Miss Frost. Certes je raconte à tout le monde que je suis devenu écrivain pour avoir lu un roman de Charles Dickens à quinze ans, âge de toutes les formations, mais, à la vérité, j'étais plus jeune encore lorsque j'ai fait la connaissance de Miss Frost et me suis imaginé coucher avec elle. Car cet éveil soudain de ma sexualité à également marqué la naissance tumultueuse de ma vocation littéraire. Nos désirs nous façonnent : il ne m'a pas fallu plus d'une minute de tension libidinale secrète pour désirer à la fois devenir écrivain et coucher avec Miss Frost - pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs.

Chapitre 7 :Où les sorciers visitent le Trièves, Draco et Synnedie se rencontrent et Harry succombe dans le secret, avant de regretter et de lancer une compétition.

—Pfiou ! , siffla d'admiration Hermione en écarquillant ses deux jolis sourcils.

Elle enjamba le manche à balais et s'éleva d'un mètre au dessus du sol, offrant à ses deux soupirants (Blaise et Ronald) inopinément placés juste en bas une vue imprenable sur les courbes de son nouveau jean. Les balais français nommés Icarus 3000 avaient la classe. Ils étaient sombres, épurés, en bois d'ébène, d'une chevelure blanche et Luna les appela instantanément les Black Forest Chestnut, en hommage aux chevaux, ce qu'Harry pour une fois trouva poétique. Il se plut à imaginer les lourds équidés volant avec la rapidité des Icarus, et les balais ennoblis d'une prestance conférée à la grâce majestueuse de ces bêtes de somme. Luna disait souvent des inepties, à la limite du grotesque et trop loufoques pour instiller dans l'oreille de celui qui écoutait autre chose que de la pitié, mais reconnaissons que certaines fois, cette folie avait un brin de merveilleuse inspiration. Un peu en hauteur, ils voguaient le long des contreforts en calcaire du Vercors, appréciant l'immense étendue du plateau, vestige d'un lac millénaire. L'énorme silhouette de l'Obiou imposait sa présence méridionale, perdu dans les diapres brumeux du début d'après midi. Le ciel était bleu mais un peu voilé par la fraicheur humide de l'air.

Bref, Harry sans s'en étonner fut tiré avec la rapidité de l'éclair de sa transe éthérée, par les vaines querelles de ce bas monde.

— Eh, mais te gène surtout pas Zabini ! Après tout pourquoi ne pas en profiter ?! cria Ron rouge de colère sur un ton de poissonnier du village. Venant enfin de réaliser la situation.

— Ne t'inquiètes pas, j'en profite bien! répondit pitoyablement Blaise sous l'hilarité moqueuse de son meilleur ami, qui chercha bien vite l'objet de ses pensées.

Mal en prit cet ami car il resta allègrement fixé sur la silhouette du survivant, les yeux dans le vague tandis que ce dernier le regardait. Harry fut un peu étonné par cet intérêt subit mais n'en montra pas signe et choisi la méthode discrétion,

— EH OH MALEFOY ! TU SOUSQUES SUR MON CUL ?

Le blond sursauta comme piqué par un frelon, et ses joues rosirent légèrement. Ce fut au tour de Zabini, qui rit tant et si bien qu'il faillit chuter de son balais.

— Ce sera bien la… première fois… que tu te… fais si idiotement… gauler… haleta-t-il entre deux spasmes de fou rire.

Malefoy rabattit noblement sa cape et s'envola vers Synnedie sous l'œil soupçonneux d'Harry, que leur récente complicité intriguait.

Dame Maxime leur avait concocté un agréable chemin dans les airs, et ils volaient en escadron plus ou moins organisé, entourés d'un sort d'invisibilité pour les Moldus. Synnedie voguait à l'avant droite un peu excentrée, car elle avait deviné que faire parler Draco ne serait pas aisé, et pourtant le blond l'intriguait elle aurait craqué sur lui si elle ne s'aimait pas trop pour espérer d'un homme qui visiblement, préférait ses semblables. Justement here is the point. Elle le regarda fixement et il fronça les sourcils avant de se recoiffer.

— J'ai quelque chose sur mon visage ?

— Tu as craqué sur Harry.

— Non.

— Ce n'était pas une question.

— Ton affirmation est fausse.

— Oh allez, Draco Malefoy peut bien être honnête avec moi et dépasser un instant son égo. Le fait-il seulement avec quelqu'un ?

— Oui, avec Blaise. Et ne dis pas mon nom de famille.

— Harry le fait bien pourtant.

— Peut être. Mais tu n'es pas Potter.

—Merci j'avais remarqué. J'aimerais devenir Psychomage éventuellement, sinon écrivaine. Du moins, tu m'intrigues plus que quiconque que j'ai pu croiser.

— Et c'est en me traitant de timbré que tu espères soutirer de moi des informations personnelles ? En plus de ça tu sembles penser que cet intérêt est réciproque, laisse-moi te détromper.

Elle leva les yeux au ciel, comme pour dénigrer la faible pique.

— Je sais que je ne suis pas Harry, mais tu es venu vers moi parmi quarante autres. Tu me diras que c'était le hasard ?

— Non, le physique.

— Le coup de la flatterie marche peut-être dans ta province d'arriérés, ici je te démentis. Sans jouer la fausse modestie, il y a bien plus belle que moi dans le groupe. Il y a quatre Vélanes.

— Je n'aime pas les couleurs de cheveux qui s'approchent de la mienne. Et en parfaite honnêteté, tu étais à ce moment précis au dessus du lot, peut-être le regard ou le sourire. Je crois que nous avons les mêmes.

— C'est fort possible, sauf que le regard que j'ai eu, tu l'adresses rarement à Harry.

— Harry vient rarement draguer mes amis.

— Ça ne te plairait guère, ai-je tort ?

— Cesse immédiatement ce regard torve et réponds. Qu'attends-tu exactement de moi ? Tu es trop intelligente pour que je continue ce petit jeu en sachant pertinemment que tu souhaites me piéger.

— Parfait, d'intelligent à sagace on se comprend. Je ne veux pas te piéger, tout restera entre nous, je me dois juste de forcer un peu la conversation, puisque apparemment tu te rétractes comme une huître dès qu'on tente d'en savoir plus sur toi.

— Tu as conscience que je te parle uniquement parce que je suis certain de ne plus te revoir ? Non en fait, c'est bon, je sais que oui et que c'est réciproque, tu n'oserais pas me pousser à une logorrhée de ma vie si tu savais qu'on allait se coller les basques à perpète.

Il s'agitait sur son manche et parlait rapidement, loin de l'assurée voix trainante. Il s'en aperçut et se calma tout seul, tout en sachant gré à la brune de ne pas le lui avoir fait remarquer. Il n'aurait pas supporté.

— Est-ce que toi et Harry vous avez couché ensemble ?

— Pardon ? Tu crois que oui ?

— C'est très chaud entre vous, fit remarquer Synnedie en prenant un virage à 90 degrés vers le bas.

— C'est surtout moi qui suis très chaud. Pour l'instant, lui a plutôt l'air de s'intéresser à Finnigan, cria Draco pour couvrir le sifflement du vent, intrigué que Potter ait pu lui montrer un quelconque signe d'intérêt.

— Oh, ne joue pas à la fillette désabusée, tu sais qu'il t'apprécie.

—Je m'en veux. D'habitude je contrôle mes pulsions et je les infléchis. Potter est infléchissable. On est ennemis depuis sept ans, il a peur de moi, il a besoin de moi pour se battre et pour trouver un mur d'opposition sur lequel prendre appui, il ne me laissera jamais le toucher. Et moi je le veux tellement, c'en devient une épreuve chaque jour de se battre et de tout arrêter pile au moment où l'on en vient aux mains. C'est mon ennemi, je l'ai formé comme tel. Si tu savais comme il était avant, apathique suprasensible et larmoyant, brandissant son prétendu courage pour accrocher toutes les quêtes dangereuses à son blason de loyauté, sans même songer à lui en temps qu'individu propre. Je déteste toutes ces personnes évoluant dans un monde parallèle à leur être. Parallèle prend ici tout son sens, elles sont aveugles et Potter était l'un des pires. J'ai creusé le puits pour que Potter puisse le remplir de substance, et j'ai veillé à ce que la substance qui y entre soit pure et riche.

Je ne veux pas qu'il m'échappe avec ce que je lui ai offert, j'ai besoin d'un autre lien que cette unique et perpétuelle joute verbale. Tu comprends, c'est comme si tu te chauffais avec un mec, t'es posée, t'as envie d'aller plus loin tu vois. Il t'a fait la pipe verbale du siècle et tu gémissais comme une pute, et lui il ouvre des grands yeux béats pour admirer l'univers et s'en va en ne prenant même pas gare à ce que tu te trouves en chien avec une trique spirituelle de tous les diables que tu n'as jamais pu assouvir.

— Tu considères Potter comme le fruit de ton travail personnel, ce qui en soi est plutôt dangereux. J'ai peur pour toi Draco. Tu as bien fait ton travail, trop bien même : cette substance que tu décris, si elle avait été moins pure, te l'aurait attaché aussi solidement et concrètement qu'un câble d'acier. Mais tu lui as offert plus, tu lui as offert de décider, tu as créé un être indépendant. Il devait avoir une belle matière de base vu la complexe créature qu'il en est ressorti. Et c'est tout à ton honneur, mais avec l'âme que je vois en lui, tu t'engages sur un chemin de croix, que même le plus pieux des hommes hésiterait à emprunter.

— Cool, j'ai bien fait de parler avec toi. T'es en train de me dire que je n'ai aucune chance et qu'en plus de ça c'est de ma faute, parce que j'ai éduqué quelqu'un pour qu'il me réponde de manière à ce que je puisse exprimer ma supériorité.

— Si tu l'avais éduqué, il ne t'aurait pas dépassé dans ton domaine. Je n'ai jamais rencontré d'élèves dépassant le maitre qui ne se soient formés seuls et qui n'aient par ailleurs, puisé dans leurs ressources intérieures.

— Harry ne m'a pas dépassé.

— Vous n'êtes pas sur la même orbite ! Draco ! Harry est différent ! Pour poursuivre dans la métaphore, tu crois qu'il gravite autour de toi comme les trois quarts des personnes auxquelles tu t'adresses, or ce n'est pas le cas.

Le Serpentard écarta les bras en accélérant et hurla dans la bise mordante.

— Donc si je comprends bien, ni nous ne sommes sur la même orbite et ni il ne gravite autour de moi, sachant que je ne gravite pas autour de lui… Nous n'aurions donc aucune interaction ? Excuse-moi, ta théorie ne tient pas debout.

— Étudiez-vous l'astronomie à Poudlard ?

Draco fit un mini looping puis grimaça.

— Malheureusement, juste de l'astrologie en outil à la divination, mais tu sembles vouloir m'éclairer…

— Il est un phénomène assez courant chez les étoiles : souvent, lorsque leur masse est identique, elles forment une paire et tournent autour de leur centre de gravité. Tu vois un peu comme ça.

Elle lâcha le manche et fit une démonstration avec ses poings avant de compléter :

— Après, ce n'est que de la physique, des règles compliquées et claires.

— J'ai rarement eu une amie aussi encourageante !

— Je ne suis pas une amie mais une consultante pour personnes à personnalité déviante.

— Je ne suis pas déviant, je suis supérieur.

— Tu t'es investi pendant sept ans pour former quelqu'un à ta mesure au lieu de partir à la recherche d'un qui l'était déjà. Je ne connais personne comme toi Draco Malefoy.

Le Gryffondor apprécia la beauté du paysage à mille lieues des querelles, son regard vagabonda de droite à gauche sur les flancs arrondis des montagnes, cherchant à poser des noms sur ce qu'il voyait. Sans doute le plateau de la Matheysine là bas, puis ce devait être Clelles de l'autre côté, ou Mens, il ne savait pas. Le Trièves sous la neige amenait en lui le souvenir de cette épaisse et onctueuse crème blanche que mangeait Dudley, et d'où perçaient les pics de quarts de fraise, abrupts. Ici étaient des crocs de rocs qui se délectaient par trouées du moelleux manteau d'albâtre, comme son glouton de cousin le faisait autrefois avec la Chantilly.

Contemplatif, la lumière du monde se fit un instant rétrospective sur sa vie, mais avec trop de brièveté pour lui laisser cet amer goût habituel.

Les tourments existentiels seraient pour une autre fois.

Le bleu était dur en aplat de couleur chaude, et le vert des pins se découpait tout contre. Ces couleurs étaient si chaudes, songea-t-il, Bien plus qu'un jaune ou qu'un rouge à premier abord. Puis il les admira, les goûta et les dépeint du bout de ses doigts. Et pour finir décela dans les aplats bruts de l'hiver une insaisissable nuance de jaune.

Comme quoi songea-t-il… elles sont bien chaudes.

Il s'était éloigné de l'essaim flottant des élèves, dirigé par la cacophonique silhouette de McGonagall et celle plus droite et, ô combien, plus imposante d'Olympe.

Les deux femmes semblaient avoir quelques divergences d'opinion sur l'enseignement, mais avec politesse mettaient ces différends de côté. Rogue était resté à Beauxbâtons, faisant plus ample connaissance avec la charmante et purulente madame Dumoulin.

Il impulsa légèrement sur son Icarus et passant sous les branches épineuses d'un mélèze presque noir, rejoignit Lyam, Hermione, Luna et Fred qui discutaient tranquillement. Harry appréciait Lyam, ce garçon était un chic type aux yeux noirs, aux cheveux chatains, au nez droit et à la peau dorée comme un petit grec. Et surtout, Lyam le regardait d'une manière naïve il se défilait par en dessous et lui jetait des œillades langoureuses en se mordant les lèvres avec la langue.

Il hurlait au loup. Le loup vint le voir.

Tout se passa assez vite, dans une cabane moldue abandonnée au pied de vestiges de vignes desséchées et englouties par les dévalements de terrain. Une buse sifflait de manière stridente et l'air sec et froid les avait obligé à jeter un sort de chaleur pour ne pas littéralement se geler les couilles. Un peu maladroit, Harry était malgré tout entreprenant. Heureusement, car sous lui Lyam était devenue poupée de cire gémissante.

— Harry, prends moi vilain !

C'est à partir de ce moment là que le Survivant remit en question son orientation déjà mal définie. On peut dire que ce fut un fiasco. Il aurait préféré avoir ici devant Cho, ou même Ginny la ronchonne plutôt que cette espèce de dévergondé bas de classe, si loin de ce que son physique d'Adonis présageait.

Mais crétin, on ne juge pas sur le physique. Voici une autre leçon dont tu aurais fort bien pu te souvenir.

L'autre n'eut pas la décence de prendre en compte le plaisir du Survivant. Comme si c'eut été naturel, il se r-embrailla sans gêne l'affaire étant conclue, et ils rejoignirent le groupe voltigeant plus ou moins gaiement. Personne ne sembla avoir remarqué leur absence.

Harry avait définitivement besoin de se changer les idées après cette mésaventure. Pour une première expérience, c'était un plantage en beauté. Mais il avait changé depuis la première année et ne s'appesantit pas trop. L'air gelé lui faisait pleurer les yeux et le nez. Il vit au loin Draco, toujours près de Synnedie, faire le beau sur son balai devant la jeune femme qui riait aux éclats. Pour une fois il partagea l'attitude renfrognée de Pansy mais une petite flamme de révolte s'alluma en lui. Il accéléra pour se mettre à la hauteur de la jeune femme et défia le blond.

— Tu vois le fond de la gorge ? On descend, on longe l'eau ensuite on remonte…

—… On prend par le bosquet de pins… compléta Draco

— Et on ne triche pas : on traverse ras du sol… poursuivit Synnedie. On gravit l'immense falaise qu'on voit là bas…

— On rajoute un 360 puis on fait le tour du pic et on revient en ligne droite ? Termina Ginny qui s'était approchée.

— Hey je veux participer ! Cria Ron qui avait entendu.

Au final, la liste se composait de Ron, Cho, Cédric, Harry, Angelina, Luna, Draco, Synnedie, Célimène, Hermione, Ginny, Fred, George, Adrian Pucey, Marie Laure, le binôme français de Parvati, Michel. Padma, plus bonne dizaine de français que seuls leurs binômes connaissaient. Il y avait aussi Millicent, Crabbe, Ernie et puis… Enfin ils étaient sacrément nombreux, quoi. Les organisateurs sous-estimaient l'attrait d'une compétition.

Les professeurs conciliants avaient accepté d'attendre et Flitwick s'était même proposé d'arbitrer le match en compagnie de quelques élèves, afin de vérifier que le tracé soit respecté.

Le Serpentard voltigea pour se placer à côté d'Harry :

— J'espère que malgré le nombre de participants, tu parviens à cerner que cette course est un duel entre toi et moi.

Les yeux d'Harry brillèrent comme des charbons ardents et Draco sentit des fourmis excitées le long de sa colonne.

— C'est toujours une affaire entre toi et moi, Malefoy.

— Que remporte le gagnant ? Questionna le blond pétillant et se damnant mentalement devant la voix grave et cajoleuse.

— Je ne suis plus comme ça moi, je joue à que subit le perdant…

Malefoy hocha la tête,

— T'es comme ça toi… Ah ouai…

Il n'attendait que ça, qu'un interstice dans une porte pour la pousser un grand coup. Le préfet se mordit la lèvre et dévoila son jeu :

— Si tu perds, tu dois te déguiser en fille et venir avec moi au bal de Noël.

Harry brûla jusqu'aux oreilles. Pourquoi lui proposait-on de se déguiser en fille le jour il se faisait un grec ?

— Quoi ? Non mais c'est une humiliation !

— Je tiens à ce que tu sois motivé, fit Draco en haussant les épaules avec nonchalance. À toi de poser tes conditions.

Harry, vexé et outragé par la proposition, réfléchit,

— Tu invites et tu y vas avec Abbott.

Il fut assez fier de sa trouvaille, lui si souvent charrié par le Serpentard à cause des différentes greluches qui se pâmaient à ses pieds, et l'embarrassaient dans toutes sortes de situations par des déclarations intimes et impromptues. Cette fois-ci le blond découvrirait la gêne, le blond perdrait son aplomb. Il en riait d'avance.

— Mais ! Mais, c'est une sang-mêlé ! Se défendit celui-ci.

Harry ne crut pas en cette fausse méchanceté et le remit à sa place

— Elle est peut-être sang-mêlé mais elle est surtout intarissable à ton éloge, ne sait pas danser et s'évanouira dès qu'elle te verra dans ton costume. Ne te réfugies pas derrière tes principes familiaux arriérés malgré l'éducation qu'on t'a offerte, ça du moins ne l'as-tu pas retenu, je le sais.

C'était à moitié un compliment que le préfet accepta.

— Ah, et notre pari doit rester secret.

Ils s'entendirent d'un hochement de tête. Alors que le professeur de sortilèges sifflait un grand coup pour lancer le départ, leurs regards se durcirent. Une telle course ne se perdait pas.

Fin? Fin. À La Prochaine Les Amis. ;)