Salut les coupains !
Voilà un nouveau chapitre, mais avant il faut que je vous fasse part d'un peu de mes tribulations en matière de séries ! C'est la série In the Flesh je ne sais pas si beaucoup connaissent. Bon alors il y a de ça quelques années je suivais -par amour du yaoi- le soap opéra anglais Hollyoaks surtout (uniquement) pour la storyline de Brendan et Ste. Bref. J'étais in love de Brendan et surtout de son acteur : Emmett Scanlan. Mais une série en chassant une autre je m'y suis désintéressée après la découverte de bijoux comme Shameless où Sherlock. Trois ans plus tard c.a.d il y a une petite semaine, il me vient à l'idée d'aller faire un tour sur sa page allocine pour voir ce qu'il devient. Là je vois mentionné In The Flesh. Série de Zombi. Pecaïre ! me dis-je pleine de préjugés que j'étais, Zombi ? not for me. Mais Emmett c'est Emmett. Et je n'ai pas d'autres séries en cours. Il joue dans la saison deux mais je me force oui oui à regarder les trois épisodes de la 1. Ensuite je tombe sur le cul avant de me relever et de me remettre, dare dare devant mon écran pour regarder cinq épisodes d'affilé. Avant de me coucher à trois heures par ce que eh pas de blague le lendemain j'ai cours. Et le lendemain soir de remettre ça pour les trois derniers. Deux saisons soit 9 épisodes. Peu mieux faire mais hélas pour tout avouer le seul défaut de cette série est d'être très courte.
Pour faire court, notre héro Kieren est atteint du syndrome des partiellement décédés. Il s'est réveillé le jour du grand lever comme des milliers d'autres morts comme lui et s'est mis - zombi oblige - à dévorer ses innocents congénères humains. la rébellion humaine FHV se met en place. C'est la guerre. Jusqu'à ce qu'on trouve un médoc qui calme les zombie. Ils redeviennent gentil et au bout de quelques mois de traitement peuvent réintégrer les familles. Mais Kieren, mal lui en a pris, est né à Roarton, un village conservateur assez hostile à ce retour…
C'est super, pas larmoyant et le sujet rebattu des zombis est exploité de manière super originale. C'est assez engagé, totalement mystérieux et incroyablement ambigü. Kieren l'est -il ? ne l'est-il pas ? Courez y.
Je pourrais continuer sur moult découvertes stupéfiantes que j'ai faites récemment mais ça sera pour une prochaine fois ;)
Je m'efface pour laisser entrer Harry et Draco. Tombée de rideau. TOC TOC TOC.
Chapitre 8 : Où l'on s'enivre de la vitesse et l'on se shoote d'adrénaline
Grâce à un Amplifium, Lee Jordan, posté sur le côté de la voie aérienne avait décidé de commenter le périple comme à son habitude à Poudlard. Il était supporté par Bell et Spinnet, immobilisées à cause d'un accident lors du dernier match Gryffondor-Serdaigle.
Il s'éclaircit la gorge et les coureurs prirent de la vitesse.
— Et c'est parti une impressionnante descente de la falaise, extrêmement bien négociée par Potter qui vrille sur lui-même pour ne pas perdre de vitesse face au courant de fond, entama t'il d'un ton tout à fait professionnel et modulé des années durant sur celui, ô combien célèbre de Verpey.
Un vent très puissant qui s'infiltrait dans le goulet les ralentissait mais Harry concentré restait en position aérodynamique.
— Ah, Chang et Ron Weasley se sont laissé surprendre et accusent quelques secondes de retard sur le gros du peloton de Poudlard. Le début de course semble relativement bien se passer mais curieusement quand même, la quasi-intégralité de Beauxbâtons est derrière… On a observé un accrochage mais personne n'est encore tombé, rappelons que tous les participants sont assurés par un sort de harnais invisible. Pour lequel nous remercions miss Granger et le professeur Flitwick.
La rivière gelée qui bouillonnait entre les écueils de glace charriait d'étranges rondeurs d'air qui éclataient par moment et l'on voyait les participants, freinés, repartir brusquement en arrière, cramponnés au manche de leurs balais.
— Rappelons également qu'un lâcher du manche des deux mains est éliminatoire. Avec en tête alors qu'on entame la remontée Potter, Malefoy, Synnedie et Ginny Weasley, très en forme aujourd'hui. Oh là là ! il semblerait que Michel ait réussi à choper un courant ascendant et le voilà qui remoooonte ! Non, ce n'est pas suffisant pour rattraper Malefoy tandis que nous assistons de sa part à une belle trajectoire, Cho toujours à la traine mais Weasley bien remonté qui forme un bloc compact avec ses deux frères, aujourd'hui le balai, c'est une affaire familiale. Marie Laure semble faire corps avec son balai et elle remonte, suivie de près par Pucey et Johnson ainsi que deux dont je ne connais pas le nom… finit-il en baissant d'un ton.
Sur le versant de la colline enneigée, les élèves qui ne participaient pas hurlaient des encouragements. On avait rajouté un looping à la sortie du goulet et le vent rageait toujours plus comme une furie insaisissable et désordonnée.
— Oh, et voilà que ça attaque le 360 parfaitement négocié pour Potter, quelle classe ! Quelle classe dans ce joueur ! Et Synnedie qui ralentit trop, Malefoy est percuté par Ginny, heureusement sans conséquence. Ah, c'est une difficulté sur ce parcours. Oh, et Pucey qui revient sur Malefoy et Ginny Weasley ! C'est incroyable de la part de l'ancien attrapeur de Serpentard, quelle maitrise. George parvient à se détacher, et le voilà qui remonte honorablement, toujours suivi de Marie Laure qui ne lâche rien à l'affaire.
Extraordinaire ! Et Malefoy qui reprend de la vitesse, on sait que c'est un joueur agile et fugace ce qui pourrait bien l'avantager dans l'obstacle de la forêt. Ouh popopopoooooo ! Quel carambolage ! On a au moins cinq éliminés là. Monsieur Flitwick ?
Le professeur s'approcha de la scène de carnage, où des élèves non identifiés flottaient dans les airs, et délivra les noms que Jordan répéta. Un mini maelström avait emballé les loopings au niveau où les courants se resserraient tous et accéléraient pour fuir dans le goulet. Le ciel transformé en essoreuse géante pour sorciers les brinquebalait les uns contre les autres. Le peloton s'en retrouva éclairci et l'on vit revenir Hermione, Padma, Fred, Célimène plus cinq français.
Draco, les yeux fixés sur Harry et concentré à ressentir les mouvements de l'air, filait maintenant avec quelques échappées sur le fond de la combe doucement incurvé. Ils passèrent sur le lac qui alimentait le torrent dans un silence frémissant et concentré. Glissant sans un bruit, sinon le lisse murmure du vent.
La voix de Lee leur parvint, égrenant l'ordre des participants, il se faisait aider de sa correspondante pour les noms des Français.
— Potter, Pucey, Malefoy, Synnedie, Ginny, Johnson, Michel, Hubert, Louis, George Weasley, Chang, Louisanne…
Draco raffermit sa prise sur le manche, la forêt se profilait à l'horizon sombre et dense qui arrivait à toute allure pour les engloutir. Les pins étaient hauts et blottis à la sortie du lac, touffe noire sur le linceul blanc.
— Oh ça y est la forêt mes amis, trépigna Lee, sa voix parvenant aux spectateurs depuis les frondaisons - Il était invisible, La forêt ! Je suis actuellement posté à un endroit stratégique. Je les attends ! Et je vois Potter ! Qui a beaucoup ralenti avant d'entrer, préférant sans doute jouer de prudence. Il négocie plutôt bien en passant très près des branches basses, là où il y a plus de place mais aussi où les troncs sont plus gros. Il louvoie comme l'onde dans une technique à faire pâlir d'envie Dai Llewellin le Dangereux. Malefoy a par contre beaucoup moins ralenti. Oh mon dieu, c'est passé à un cheveu. Quel risque ! En voilà un qui n'a pas froid aux yeux. Aller à cette vitesse parmi des troncs si resserrés ! Mais il semble avoir trouvé un passage intéressant. Ouh ! Mais j'avais raté Pucey. Et pour cause, ici Lee parla tellement vite que la phrase sembla n'être qu'un long mot, il passe à mi-niveau sans esquive dans un mode cognard et défonce toutes les branches sur son passage. Il prend du retard, cette technique ne semble pas extraordinaire. À bon entendeur salut. Lee Jordan reprit son souffle.
Le jeune garçon finit par sortir de la forêt pour observer les premiers, tâches sombres sur la plaine neigeuse foncer droit sur l'immense falaise de granite. Il regarda avec perplexité une silhouette blonde sortir du bois et s'en aller flottant à travers la vallée.
— Euh, il semblerait que Luna, pourtant bien placée ait décidé de quitter… la… course… Luna, ouh ouh ! , fit-il en agitant ses bras.
La jeune fille ne lui accorda pas la moindre attention et il abandonna.
— Bien… hum, concentron- nous… Malefoy est remonté sur Potter et ils sont maintenant presque au coude à coude. Ginny et Johnson sur leurs talons, Pucey et Synnedie derrière. Les spectateurs qui s'étaient envolés pour suivre la course de plus près, et stationnaient actuellement au dessus de la forêt, entendirent un énorme Crac et virent un arbre chuter avec violence.
Hermione, fut dépêchée en envoyée spéciale sur place, et sa voix amplifiée retentit, faisant concurrence à celle de Lee dans une cacophonie que le calme Trièves français ne reconnaitrait pas de si tôt.
— Il semblerait que Vincent Crabbe ait malencontreusement percuté un pin de type leiophylla de plein fouet. Je vous l'envoie professeurs ! Autour de moi une bonne dizaine d'élèves se sont fait arrêter dans la chute.
— Mais, reprit Jordan montrant ses indéniables capacités mathématiques, une vingtaine d'élèves en moins cela nous en laisse quinze ! Tenez bon, l'étau se resserre !
Draco se tourna vers Harry un instant et l'observa, le Survivant était détendu mais compact sur son balai, les yeux fixés sur la montagne. Ils étaient pile au même niveau maintenant.
La falaise devait faire dans les 600 mètres de haut, abrupte, grise, presque parfaitement verticale. Il n'était pas idiot, un courant ascendant lié à la chaleur de la terre filait le long de la pierre mais ce courant était très proche, beaucoup trop proche de la paroi et s'il n'hésitait pas à se pavaner sur ses dons en matière de vol, il ne se risquerait pas pour autant à le tenter. Et Potter, d'ailleurs, ferait de même, puisqu'il était un être doué de raison.
Le Serpentard rassembla son esprit autour de la tâche qu'il venait de s'attribuer, à savoir, commencer l'ascension au moment précis d'équilibre où il ne perdrait pas trop en trajet, et où il ne serait pas trop ralenti par les vents d'altitude. Estimant la distance adéquate, il incurva délicatement son manche et s'allongea presque. Chaque parcelle de contact avec l'air devait être évitée. Il vit sous lui le sol s'éloigner et le froid se faire plus mordant. Même la voix de Jordan ne lui pourrissait plus les oreilles. Il tendit toute sa volonté pour faire accélérer le balai noir et traversa un nuage. Il en ressortit tout brumeux, ses cils gelèrent et il se lécha les lèvres mouillées avant d'autoriser un fin sourire de jouissance à éclairer son visage.
— Oh mon dieuuuu, mais que fait Potter ? Quand va-t-il se décider à monter ? Harry ne fais pas ça s'il-te-plait ce n'est qu'un jeu. Harry ! , s'époumona Hermione qui s'était refait un Amplifium et une santé depuis sa chute.
— Potter ne faites pas l'imbécile, gronda McGonagall, la main serrée sur l'épaule de Neville qui gardait les yeux fermés mais sans que personne excepté un Londubat traumatisé ne l'entende.
— À part Potter, tous les concurrents ont commencé l'ascension de la falaise, Malefoy semble s'être incliné un peu tard. Toujours les mêmes leaders avec Johnson, Weasley, Pucey et Synnedie. Johnson qui nous montre encore une fois qu'elle mérite sa place dans les Harpies de Hollyhead.
Parmi les spectateurs, dont Ron qui s'était pris une branche de Pinus Negris sur le coin de la figure, le niveau sonore grimpa d'un cran.
Potter n'avait toujours pas commencé à grimper. Des filles, Lyam et Finnigan mirent leurs mains sur les yeux et regardèrent à travers leurs doigts. D'autres garçons dirent « Putain, il en a une sacré paire ce gars-là », et d'autres encore restèrent bouche bée ou se mirent à crier d'effroi.
Harry voyait le mur, de mieux en mieux. Avec de plus en plus de détails. C'était une dalle de granite gris sombre pondue ici par les forces non magiques de la nature mais qui lui faisait face aussi solidement qu'une vitre fait face à une mouche. Il ne savait pas très bien apprécier les distances, mais il voulait le faire, réussir le virage à 90 et être emporté vers le ciel. Plus rien à voir avec le pari mais c'était pour lui seul.
Quelle sensation, ce serait ! Il anticipait déjà, il bandait d'avance pour ce tour de force, l'excitation lui ravageant les canaux d'adrénaline chaude et épicée. Il se força à la transformer en concentration, il lui faudrait infléchir de tout son poids, avec la force de l'esprit.
Heureusement pour lui, il avait un bon feeling avec son balai. Au moment fatidique, lorsqu'il lui sembla qu'une seconde de plus le laisserait trainée sanglante sur mur gris, il grinça des dents, murmura un « Allez mon p'tit père, donne tout. » Et se renversa de toutes ses forces en arrière tandis que loin derrière, la communauté sorcière retenait son souffle.
Il vit la mort à deux cheveux de lui.
Le choc du changement de direction lui arracha les épaules mais il tint bon, il aurait pu en tendant le bras effleurer la pierre rugueuse. La masse d'air tiède qui grimpait l'englobait comme une capsule, il vérifia d'un coup d'œil qu'il n'y avait pas d'avancée rocheuse au dessus de lui et se laissa porter, grisé par la réussite et par la vitesse. Il jeta un petit coup d'œil au compteur de vitesse qui s'affolait, accroché à l'avant du balai : 180km/h ! Il hoqueta, sentit qu'il accélérait encore pencha la tête sur le côté comme un nageur en quête d'oxygène et banda ses muscles pour résister à l'infernal frottement de l'air.
190
198
212
230
270
Il allait passer ce fucking mur du son ! Il allait le faire ! Il allait s'exploser les oreilles ! Il ne pouvait plus respirer, tétanisé sur son balai. Sarcophage de glace jouissant comme une putain de salope, prise de partout. Il jutait sur cette connerie de vitesse qui le consumait dans mille orgasmes fulgurants. Tout allait trop vite, beaucoup trop vite. Son inertie le mènerait trop haut et il perdrait du temps. Les étoiles dans sa tête l'empêchaient de réfléchir alors quand la muraille floue ne fut plus devant ses yeux, il fit la seule chose qui lui parut intelligente. Il se renversa sur le dos et lâcha ses jambes, puis pendu par les bras pour que son poids influe la trajectoire il modela la composante verticale de la vitesse en composante horizontale.
— SEE ? I'M ALIIIIIVE ! Hurla-t-il s'adressant aux dieux austères qu'il pourfendait de son éclat féroce et désespéré.
D'un cri terrible de terreur, il creva leur ventre éthéré, se noyant dans la rage de vivre incoercible qui lui calcinait les tripes et lui labourait la gorge.
Il expira tout l'air qu'il n'avait pu éliminer pendant la montée trop rapide. Si le tracé aérien ne fut pas des plus parfaits la vitesse compensa largement et il continua pendu par les bras avec un bon 800 mètres d'avance sur ses poursuivants. D'un mouvement de hanche il se remit à califourchon sur son balai tandis que Flitwick et Hermione (très pâle) s'employaient à ranimer tout un tas de personnes tombées dans les vapes suite à l'incroyable acrobatie du Sauveur. Lee Jordan en avait oublié ses commentaires et restait hébété, bras ballants, déversant le vieux stock de jurons de sa grand mère
— Oh boudu con, en v'là un sacré branque !
Il n'y avait ensuite jusqu'au pic, aucune difficulté si ce n'est un 360-horizontal. cChose qui fut aisément réalisée par les sorciers, mis à part Digorry qui regardait Chang de ses grands yeux larmoyants et ne vit pas que Michel avait ralenti pour effectuer la figure. Il lui rentra dedans de plein fouet et les deux tombèrent de leur balai, s'y retrouvant magiquement suspendus.
— Mais espèce de connard, t'n'aurais pas pu regarder ou t'allais ?
— Ferme là un peu ! Si tu n'avais pas ralenti comme un tracteur pour faire un stupide tour on n'aurait pas eu de problème.
— T'avais qu'à t'acheter des lunettes !
— De la part de quelqu'un qui porte des culs de bouteilles aussi roses que ceux de Rita Skeeter je trouve ça assez malvenu !
— Ah oui ? Au moins je n'ai pas sa coupe de cheveux, moi !
Leur dispute n'était certainement pas au niveau de celles d'Harry et de Draco, alors au lieu de s'attrouper pour les regarder gigoter comme des pantins pendus dans le vide, on vint les chercher et les séparer.
Draco avait vu Harry remonter en flèche, et il s'était écarté justement pour ne pas se faire percuter. Il s'était senti à la fois fier, à la fois honteux, impressionné, blasé et avait retenu une imprécation quand le Survivant s'était laissé tomber de son balai pour infléchir le mouvement. À quelle vitesse pouvait-il bien aller ? Le Serpentard regarda son compteur : 150, et il était à fond sans trop de vent contraire. Il se retourna alors qu'ils allaient atteindre le grand pic. Juste derrière lui, il y avait Synnedie, il lui fit un sourire et celle-ci répondit par un doigt d'honneur.
Intérieurement il rageait, sauf si le Gryffondor faisait une gaffe il était maintenant sûr de perdre, le parcours ne possédant plus de difficultés conséquentes. Il allait devoir sortir avec Abbott.
— Et attention… Potter, Malefoy, Synnedie, Weasley, Pucey, Johnson, Marie Laure, Louis, Weasley, Jonathan… Je rappelle que l'arrivée se fait bien entendu au niveau de monsieur Flitwick sur le bord du goulet, par le plateau, vous m'entendez ? Un cerceau flottant a été créé vous devez passer à l'intérieur pour que votre arrivée soit comptabilisée.
Pour Harry qui s'était remis de ses émotions et restait concentré, le virage se fit tout à fait paisiblement autour du dôme indiqué et il s'appliqua à respecter une trajectoire idéale afin de ne pas se faire surprendre par les courants ras du sol, très traitres sur le plateau ondulé. À une petite trentaine de mètres d'altitude il filait droit, le cerceau en ligne de mire, et il eut une fugace impression d'être un petit spermatozoïde luttant de toutes ses forces pour entrer dans le gros ovule scintillant. Derrière, Malefoy voyait sa dernière heure arriver, pas prêt pour autant à lâcher l'affaire, et suivait la même politique, ne pas s'approcher des courants.
— Les concurrents ne plaisantent pas avec les courants, ils volent tous à une altitude raisonnable. Ouh, Pucey prends des risques en volant plus bas que les autres, il s'est laissé surprendre par un faux plat et, OH mon dieu ! Mais qu'a fait Pucey ? Le voilà happé par un courant, il accélère. Nom de Dieu qu'il va vite ! Il suit la courbe du vallon mais il ne semble pas contrôler grand chose ! Il a rattrapé, Synnedie et Weasley et passe actuellement sous Malefoy. Mais le voilà bringuebalé tel un fétu de paille, il est à l'envers maintenant. Comment tout cela va-t-il se finir ? Je n'ose l'imaginer ! Il a lâché une main. Oh mon dieu le courant l'éjecte vers le haut, à la manière d'un tremplin, bien trop haut par rapport au cerceau alors que maintenant l'arrivée n'est plus qu'à huit cent mètre de Potter.
Soudain un grand silence se fit et tous portèrent leur main sur leur bouche formant un o avec leurs lèvres. Puis le commentateur se reprit
— Nooooooon ! hurla Lee, C'est terriiiiible ! Laaa trajectoiiire de Pucey a croiée celle de Potter alors que le premier était éééjecté veeeerticalement et ne tenait même plus son balai, et que Potter, Potter ! qui avait meeeené la course de bout en bout volait tout à fait paisiblement, certain d'arriver le premier. Oh mon dieu Potter a lâché son balai sous l'impact et Malefoy a été obligé de faire un looping, ma foi fort bien maitrisé, pour l'esquiver ce qui malheureusement pour lui l'a fait ralentir. Synnedie toujours bien placée et Weasley qui prend l'avantage dans le sprint final, qui bouscule la française et s'infiltre dans le cerceau avec une aisance digne des plus grands, suivie de Malefoy et de Synnediiiie ! Mesdames et Messieurs Sorciers de Poudlard et de Beauxbâtons je crois que nous avons une gagnante ! Ginnyyyy Weaaaaasley !
— ESPÈCE DE CRÉTIN DE MERDE, MAIS T'AURAIS PAS PU POUSSER TON GROS CUL DE MON CHEMIN ! QUAND ON NE SAIT PAS VOLER ! ON NE VOLE PAS !
Pucey se posa immédiatement à terre, tandis que Malefoy arborait un sourire de tous les diables, et avec une figure rouge de colère fit signe à Harry de descendre.
— APPROCHE SI T'ES UN HOMME !
Ce dernier ne se fit pas prier, et avec rage sauta à bas de son balai. Aussitôt le Serpentard l'attrapa à la gorge et Harry riposta par une droite bien sentie sur la pommette. À cause de cet imbécile de prétentieux il avait perdu son pari. Et le pire c'était que Malefoy n'était même pas arrivé premier, non il était deuxième derrière Ginny ! Alors qu'Harry mettait fin au sortilège le liant à son balai, l'ancien Poursuiveur fonça sur lui tel un taureau enragé et tenta de lui coller un pain dans le ventre.
Harry se défoula, ils roulèrent à terre les lèvres en sang.
Pucey lui mit un coup de tête sur le nez et Harry lui enfonça le visage dans la terre avant de lui briser une côte de son genou. Pucey l'étrangla. Harry lui cracha au visage, il se mangea un revers de gifle et les couilles de Pucey furent broyées.
Pucey tenta de lui mettre un direct du gauche alors qu'Harry était dos à terre mais Harry esquiva. Pucey se retrouva étranglé par le coude d'Harry, le corps bloqué par les jambes d'Harry. Malefoy, Angelina, Ron et Parvati étaient arrivés rapidement et furent les seuls assez courageux pour s'interposer alors qu'Adrian passait du rouge au bleu. Malefoy attrapa les bras d'Harry, aidé par Angélina, et le força à lâcher.
— Putain, tu nous fais quoi là Potter tu vas pas le buter quand même !
Le Serpentard et la Gryffondor le plaquèrent face contre terre et Draco lui coinça les bras derrière le dos, appuyant un genou entre ses omoplates. Il fit signe à Angelina qu'elle pouvait aller aider Ron et Parvati à réanimer Pucey. Sous lui, Potter était en nage malgré le froid et tremblant de tous ses membres, sa respiration hachée faisait fondre l'herbe glacée devant ses lèvres.
— Lâche moi Malefoy, je vais finir ce fils de pute !
Il s'arqua et tenta de se libérer mais Malefoy tint bon,
— Doux Jésus, on nous a échangé saint Potty avec Godzilla ! proféra-t-il narquois.
Au bout d'un moment Potter arrêta de se débattre mais il sifflait toujours aussi fort et commença à lever la tête pour attraper de grandes goulées d'air. Draco diagnostiqua un trop plein d'adrénaline, de testostérone etc. et se pencha pour lui murmurer à l'oreille.
— Allons, essaye de te calmer maintenant !
Il desserra la pression et retourna le Survivant sur le dos, celui-ci haletait bruyamment, paupières closes et Draco le surveilla un peu, sourcils froncés, plus inquiet qu'énervé.
Ses joues étaient rouges, ses cheveux noirs encore plus dépeignés que d'habitude, le nez en sang et la lèvre inférieure éclatée. Le préfet était à califourchon sur la poitrine tiède. Elle se soulevait au rythme erratique du souffle affolé.
Et il se serait damné pour se pencher là tout de suite et l'embrasser, gouter son sang dans la fièvre, étouffer le souffle brûlant au fond de sa gorge. Voir les yeux verts de Potter s'ouvrir dans une lueur d'incompréhension.
Sauf que tout le monde était là et qu'il n'était pas sûr que tous apprécient de le voir violer la bouche du Sauveur avec sa langue.
Il n'était pas non plus tout à fait prêt à ce que tout le monde le sache.
Et pas non plus à se manger la très certaine baffe de Potter.
Donc il resta à profiter du spectacle et à contempler avec nostalgie l'instant parfait qu'il dépassait comme une borne sur la route du temps. Il vit le Gryffondor ouvrir les yeux, se lécher le coin de la lèvre avec une grimace de douleur puis fixer ses prunelles sur lui.
— Tu as gagné.
C'était une simple constatation, il répondit sans ironie.
— Effectivement, tu viendras donc au bal avec moi, déguisé en femme.
Draco sentit entre ses jambes le corps se durcir et décida que c'était le moment de se lever s'il ne voulait pas se trahir bêtement. Il épousseta son manteau et sans un regard se redressa et enjamba le corps, il tourna les talons
— Malefoy !
Il retourna les talons et observa froidement Potter allongé dans l'herbe boueuse qui lui tendait une main, quémandant de l'aide pour se relever. Alors il sourit, tout content de la tournure que prenaient les évènements, savourant sa victoire et s'en alla, un air superbement hautain sur ses traits.
— Crève Potter, tu es sale, tu as perdu, et tu tentes misérablement de m'amadouer pour te soustraire à ton pari. Comment peux-tu croire que cela va marcher ?
La tête d'Harry retomba dans l'herbe, il cracha du sang à côté de lui et se revit à 295 à l'heure, coïtant la vitesse comme un animal enragé. Un rire rouge fleurit sur ses lèvres.
La prochaine fois il ne freinerait pas.
Voili voilou! Énorme merci à Juls ma bêta professionnelle !
je vous retrouve bientôt pour le chapitre suivant, n'hésitez pas à laisser un petit message ^^ ça fait toujours plaisir
À la prochaine !
