Salut à toutes et à tous, un chapitre qui est peut-être un poile n avance (je ne sais pas vraiment quand je vais le poster en fait ^^). Comme le titre (très original :p) l'indique, on va surtout voir Lupin entraîner les deux garçons aux Patronus et une petite visite à Pré-au-Lard pleines de surprises, surtout pour Neville. Bonne lecture, on se retrouve en bas ;)
Au début du mois de décembre, Harry et Neville se retrouvèrent dans le bureau de Remus en compagnie de ce dernier qui avait apporté une malle qui tremblait et se secouait dans tous les sens, comme si quelque chose essayait de sortir.
« Voilà, dit-il. Ce n'est pas un vrai Détraqueur, bien entendu, je n'aurais pas pu le maîtriser et Dumbledore m'aurait renvoyé si j'en avais introduis un dans le château. Mais c'est un Épouvantard et nous allons utiliser ton Épouvantard Neville.
-Parce que les Épouvantards prennent toutes les caractéristiques de la chose dans laquelle ils se transforment, n'est-ce pas ? Donc ça sera un vrai Détraqueur ?
-Exactement, Neville. Je vais te demander de te mettre un peu plus en avant que Harry, il faut que l'épouvantard se concentre sur toi. Alors, écoutez-moi très attentivement, la formule est « Spero Patronum ». Ce sort est très compliqué, on l'apprend généralement au niveau des ASPICs, d'accord ? Vous êtes deux sorciers extrêmement doués, donc je pense que vous pourriez réussir, mais si vous échouez, c'est normal. Alors le truc dans le Patronus, c'est qu'il se sert de vos souvenirs heureux, d'accord ? Il faut penser à un souvenir heureux, car c'est ce qui repousse le Détraqueur.
-Je pensais que le Détraqueur se nourrissait de nos souvenirs heureux, s'interrogea Neville.
-Oui, c'est vrai, Neville, le Patronus est une projection de ces choses dont se nourrit le Détraqueur, le bonheur, l'espoir, toutes vos sensations positives. Mais un Patronus ne peut pas ressentir le désespoir et n'offre donc aucune prise à un Détraqueur. C'est la différence entre boire de l'eau dans une mare et être plongé dans cette même mare sans rien pour se raccrocher, vous boirez tant que vous finirez par vous noyer.
-Cela détruit les Détraqueurs ? demanda Harry.
-Malheureusement, non, dit Lupin. Ils seront repoussés et vaincus, mais rien ne peut détruire un Détraqueur, à notre connaissance. Bien, maintenant on va passer à la pratique, sortez vos baguettes et lancez le sort, comme ça sans Détraqueur pour le moment. »
Les deux enfants sortirent leurs baguettes et lancèrent le sort. Neville parvint à créer une volute de fumée blanche au premier essai, puis une sorte de bouclier brillant au bout du troisième. Harry mit un peu plus de temps, mais il parvint également à faire apparaître le bouclier, ce dont Remus les félicita tous les deux. Ils passèrent ensuite à la pratique la plus dure, en présence du Détraqueur. Remus ouvrit la malle et un Détraqueur en sortit.
Neville entendit alors les cris dans sa tête, il tenta de les ignorer, se concentrant sur son Oncle et sa Tante, les souvenirs les plus heureux qu'il partageait avec eux. Mais à mesure que le Détraqueur s'avançait, il ne parvenait même plus à articuler « Spero Patronum », et il entendait plus clairement les cris dans sa tête.
« Le voilà, cria une voix d'homme. Prends Neville, fuis Alice ! Je le retiens ! Stupéfix !
-Avada Kedavra.
-Ici » dit alors une voix plus proche, celle de Lupin. Neville se sentit poussé sur le côté et le Détraqueur disparut pour prendre la forme d'une pleine lune, brillant d'une lueur inquiétante. D'un rapide Riddikulus, Remus le renvoya vers la malle et se retourna avec un sourire, une tablette de chocolat dans les mains.
« Ça va les enfants ?
-Je suis nul, se morigéna Neville.
-Mais non Neville, dit Lupin. Personne ne réussit du premier coup, surtout un sort aussi difficile, ne t'en fais pas. Vous allez manger un peu de chocolat tous les deux et on réessaiera, d'accord ?
-D'accord, dit Harry qui avait les traits tirés. On y retourne. »
Ils passèrent devant le faux Détraqueur cinq fois, et cinq fois ils échouèrent à le repousser, à la dernière tentative Harry réussit à produire une vague fumée blanche que Lupin félicita mais Neville n'arrivait à rien. Finalement Lupin les laissa repartir après avoir dévoré plusieurs barres du meilleur chocolat de chez Honeydukes, leur donnant rendez-vous la prochaine fois, juste avant les vacances pour s'améliorer. Harry partit rapidement pour la tour de Gryffondor, mais Neville partit plus lentement, s'arrêtant un peu plus loin les larmes aux yeux. Il se sentait extrêmement mal, il n'avait réussi à rien produire contre le Détraqueur et se sentait totalement impuissant, comme s'il ne pourrait jamais rien faire contre eux. Et il se sentait surtout extrêmement coupable, il savait bien pourquoi il n'arrivait pas à lancer le sort. Alors qu'il sanglotait sans bruit, Remus vint le voir et s'assit doucement à côté de lui.
« Allons, Neville, dit-il en lui tendant un mouchoir. Pourquoi pleure-tu comme ça ?
-J'arrive à rien, dit Neville en jetant le mouchoir dans un geste de colère. Et je sais pourquoi, c'est parce que j'entends mes parents pour la première fois de ma vie, et j'ai envie de les écouter autant que je peux, même si c'est pour entendre Voldemort les tu... les tuer.
-Mais c'est totalement normal Neville, lui dit Remus avec un sourire triste. Tu n'as jamais connu tes parents, c'est normal que tu veuilles te rapprocher d'eux, n'importe qui réagirait comme toi. Mais je sais que tu arriveras à surmonter cette envie à la séance prochaine. Tu ne crois pas ?
-Et... tu as dit qu'il fallait un souvenir heureux pour vaincre les Détraqueurs, n'est-ce pas ?
-Oui ?
-J'ai changé de souvenir à chaque fois, et aucun n'a marché. Je... J'ai vécu douze ans avec mon oncle et ma tante et je n'ai aucun souvenir vraiment heureux ! » En disant ces mots, Neville laissa échapper de grosses larmes et frappa par terre, en colère contre lui-même et complètement désespéré. Remus le laissa se calmer avant de lui répondre.
« Tu penses vraiment avoir fait le tour de tous tes souvenirs en six essais ? demanda-t-il en lui tendant un nouveau mouchoir. Et puis ce n'est peut-être pas que ton souvenir qui est en cause, Neville. C'est un sort difficile, très difficile, et tu n'as que treize ans, c'est normal que ça ne marche pas tout à fait. Mais je t'ai vu chez les Rogue, je te vois ici, Neville, et je t'assure que tu as l'air d'une petit garçon parfaitement heureux et épanoui, ce que tu n'aurais jamais pu être si tu n'avais pas eu une enfance heureuse chez tes tuteurs. Tu les aimes au fond de toi, n'est-ce pas ? Au plus profond de toi.
-Oui, bien sûr, riposta Neville avec colère. Ils m'ont élevé et... s'ils ne me l'avaient pas interdit très tôt, je les appellerais mes parents. Bien sûr que je les aime !
-Alors tu as forcément des souvenirs très heureux avec eux, répondit son Professeur avec un sourire encourageant. Réfléchis, cherche les pendant cette semaine, ce ne sont pas forcément les souvenirs auxquels on pense en premier qui sont les plus heureux, les plus chaleureux. Mais tu n'as pas à te sentir coupable Neville, et que tu veuilles en apprendre plus sur tes parents ne veut pas dire que tu aimes moins ton oncle et ta tante.
-Comment vous savez ? »
Remus eût un sourire espiègle avant de répondre.
« J'ai deviné. Alors, est-ce que je t'ai convaincu ?
-Oui. D'accord, je vais chercher les souvenirs les plus heureux que j'ai et la semaine prochaine, j'y arriverais, je ferais un Patronus !
-Très bien, c'est le genre d'attitude que je voulais voir. Allons, maintenant il faut aller te coucher, si Rusard te trouve, il va te passer un savon.
-Très bien . Merci Professeur Lupin.
-De rien. »
Le week-end suivant, il y eût une nouvelle excursion à Pré-au-Lard organisée. Les Professeurs discutèrent de s'il fallait vraiment autoriser Neville à y aller, mais finalement on l'autorisa à y aller, après tout le village était plein de Détraqueurs, avec des Aurors appelés en renfort et les trois-quarts des Professeurs de Poudlard y allaient également pour fêter les vacances, le village serait presque aussi sûr que Poudlard.
Neville ne fut pas au courant qu'on avait envisagé de l'interdire de Pré-au-Lard et il se réjouissait à l'idée de pouvoir faire ses courses de Noël dans un village sorcier. Susan quand à elle emmena son rat avec elle, elle voulait faire examiner Glouton par l'animalerie de Pré-au-Lard, pour s'assurer qu'il n'aggravait pas son état. Ils sortirent de bon matin, avec la plupart des autres élèves, comptant bien faire le tour des boutiques avant le déjeuner pour pouvoir passer l'après-midi à boire en bavardant dans la chaude salle des Trois Balais.
Sur le chemin, le regard de Neville fut attiré par un mouvement derrière lui et il vit un gigantesque chien noir les suivre, le fixant de ses yeux brillant, la gueule légèrement ouverte. Il eût un mouvement de recul, bousculant Eileen.
« Désolé, dit-il en se tournant vers les filles. Mais regarde ça !
-Quoi ? Je ne vois rien.
-Mais, si regarde. Non, il a disparu ! »
En effet, plus aucune trace du gros chien, Neville alla à l'endroit où il l'avait vu, mais la neige était trop retournée pour qu'on puisse distinguer des empreintes et il n'avait aucune idée de la forme d'une empreinte de patte de chien de toute façon.
« Qu'est-ce qu'il y avait ? demanda Eileen, intriguée.
-Un chien, un gros chien noir qui me regardait. »
A ce moment là Susan poussa un cri effrayé et regarda Neville avec horreur, comme si elle s'attendait à ce qu'il soit foudroyé sur le champ, tandis que Eileen s'éloignait des buissons en vitesse, jetant des regards paniqués tout autour d'elle.
« Mais qu'est-ce que vous avez ? demanda Neville en riant. Vous êtes pires que quand je parle de Voldemort.
-Le Sin... Sinistros, bégaia Susan. Tu as revu le Sinistros, Neville, tu es en grand danger. Il faut rentrer au château, tu n'es pas en sécurité.
-Susan, voyons, c'est pas parce qu'un chien vaguement menaçant me suivait qu'il faut s'inquiéter. Et puis je suis sûr que c'est un effet de mon imagination.
-Tu.. tu es sûr ? demanda Eileen d'une voix tremblante.
-Qu'est-ce que tu as toi ?
-Il y a que je n'a pas envie de rester dans les parages si un gros chien noir peut me sauter dessus et m'arracher la gorge à tout moment.
-Ok, ok, on continue, dit Neville en souriant. Mais tu as vraiment un problème avec les chiens, Eileen.
-Je n'y peux rien, dit-elle d'une voix plus calme. Ils me font peur, c'est maladif.
-Neville, dit Susan inquiète. Tu ne veux vraiment pas faire attention ? Le Sinistros, c'est un présage de mort, c'est... horrible.
-Non, c'est des idioties, répondit Eileen à sa place. La Divination est un ramassis d'inepties inutiles, la seule manière dont un chien peut être un présage de mort c'est quand il t'attaque et veut te tuer.
-Tu dis ça parce que c'est la seule matière où tu es nulle, répondit Susan sèchement.
-Mettons que tu aies raison, Susan, dit Neville calmement. Qu'est-ce qui me menace en ce moment ? Ma Tante, non ? Tu penses vraiment qu'elle va attaquer dans un village rempli de Détraqueurs ? En ce moment, je redoute plus de devoir passer devant eux que de peut-être croiser ma tante... »
Ils continuèrent leur chemin, les deux filles ayant décidé par un accord tacite de ne plus aborder le sujet de la Divination et du Sinistros. Ils arrivèrent à Pré-au-Lard quelques minutes plus tard, s'engageant dans les rues enneigées où l'ambiance de fête de Noël était à peine ternie par la présence menaçante des Détraqueurs à l'orée du village. Ils commencèrent par aller à l'Animalerie Magique, une grande salle pleine de cages d'animaux tenue par un vieux sorcier dont les impressionnants sourcils gris lui donnaient un air de hibou. Il examina longuement Glouton, lançant divers sorts sur le rat qui se tortillait, et le palpant avec délicatesse. Finalement, il le reposa sur le comptoir avec un air de profonde stupeur.
« En soixante ans de carrière c'est la première fois que je vois ça. Votre animal a tous les signes d'un stress intense, baisse d'appétit, pelade, nervosité, ça on est d'accord. Mais il ne semble pas en danger, ses signes vitaux vont bien, et il réagit bien aux stimulus, j'ai l'impression qu'il est nerveux, anxieux à propos de quelque chose, mais qu'il garde la tête froide, comme un humain pourrait le faire. Ce rat est de toute évidence magique, Mlle Bones, mais quelle espèce, je ne peux pas vous le dire. Je serais bien en peine de vous conseiller un remède, honnêtement, même votre Ratconfortant me semble inutile, juste essayez de le laisser au calme, et il finira par guérir, je suppose.
-Eh bien merci Monsieur, c'est rassurant. Je vais essayer de ne pas le stresser, mais le problème, c'est que c'est un chat qui lui rend la vie misérable ces temps-ci, et... je ne peux pas virer le chat tout le temps, vous comprenez.
-Oui bien sûr, une de vos camarades de dortoir. Dans ce cas, je ne sais pas trop quoi dire, il n'y a pas vraiment de moyens d'éloigner un chat d'un rat, à moins de faire mal au chat, ce que je désapprouve fortement. Les chats sont des chats, malheureusement, c'est dans leur nature.
-Bon, merci quand même. Au-revoir Monsieur. »
Ils sortirent de la boutique, un peu déroutés, puis Eileen proposa d'aller faire leurs achats de Noël. Ils passèrent plusieurs heures dans les magasins de Pré-au-Lard, Neville se prépara plusieurs paquets à Honeydukes pour divers amis, mais acheta aussi des objets plus spécifiques. Ils se séparèrent à plusieurs moments, pour acheter les cadeaux qu'ils se réservaient les uns aux autres. Enfin, ils passèrent à la Poste pour envoyer des cadeaux aux personnes qu'ils ne pensaient pas voir au moment de Noël. Frigorifiés, ils décidèrent d'aller se réchauffer aux Trois Balais, Eileen et Neville s'installèrent à une table du fond, presque entièrement coupée du reste de la salle par le gigantesque sapin de Mme Rosmerta tandis que Susan allait leur chercher trois pintes de Biéraubeurre.
Alors qu'ils buvaient la boisson revigorante, ils entendirent la porte d'entrée et virent un étrange quatuor entrer dans les Trois Balais, il s'agissait du Premier Ministre Fudge accompagné de trois Professeurs de Poudlard, McGonagall, Flitwick et Hagrid lui-même. Ils passèrent commande au bar puis s'assirent à la table située de l'autre côté du sapin, bien que les trois enfants ne pouvaient voir les quatre adultes, ils les entendaient parfaitement se plaindre du froid et discuter entre eux. Quelques instants plus tard, Mme Rosmerta alla les voir avec un plateau.
« Voyons, un jus d'œillet dans un petit verre ?
-Pour moi, dit la voix du Professeur McGonagall.
-Quatre pintes d'hydromel aux épices ? Hagrid ?
-Exactement Rosmerta, tonna la grosse voix de Hagrid.
-Sirop de cerise soda avec boule de glace et ombrelle ?
-Miam, pépia le Professeur Flitwick.
-Et ça nous laisse le rhum-groseille pour vous Monsieur le Ministre ?
-Merci ma chère Rosmerta. Venez vous asseoir, vous prendrez bien quelque chose ?
-Merci beaucoup Monsieur le Ministre. Accio Biéraubeurre. »
Il y eût un moment de flottement pendant lequel on entendit simplement les cinq sorciers savourer leurs boissons, puis Mme Rosmerta reprit la parole.
« Alors, vous avez des nouvelles de Agathe Fawley ? J'ai entendu dire qu'elle s'est introduite dans le château, c'est vrai ?
-Vous avez raconté ça dans tout les bars de Pré-au-Lard, Hagrid ? demanda la voix sévère du Professeur McGonagall.
-Je l'ai entendu d'un des Aurors de garde, en fait, dit Mme Rosmerta. Après qu'il soit allé parler avec les Détraqueurs, ce n'est pas un cadeau que vous nous avez fait, d'ailleurs, M le Ministre.
-Oui, tous les commerçants ont les mêmes plaintes, soupira Fudge. C'est mauvais pour le commerce, on est en période de fêtes, ils font fuir les gens... Mais Agathe Fawley serait pire si elle attaquait le village, et il faut protéger le garçon, aussi.
-Le garçon ? Londubat ?
-Oui, dit McGonagall. Il est à Pré-au-lard en ce moment, on a fait doublé la sécurité. Nous sommes convaincus que Agathe cherche à le tuer, pour finir le travail de son Maître.
-Pourtant, Agathe... vous vous en rappelez tous, non ? dit madame Rosmerta lentement. On les a tous connu à cette époque, quand elles étaient à Poudlard.
-Bien sûr, dit McGonagall. Les sœurs Fawley, personne n'était capable de les différencier. Même leur parents avaient parfois du mal, et elles aimaient ça. Elles s'habillaient toujours de la même façon, y compris quand elles n'étaient pas en uniforme.
-Elles étaient si complices, gémit Hagrid. Elles ont passé beaucoup d'après-midis chez moi, elles m'aimaient bien. Quand Neville vient me voir, j'ai l'impression de revoir sa mère, mais aussi sa tante.
-Je me rappelle, dit Flitwick d'une voix aiguë. Elles ne se contentaient même pas de compléter les phrases de l'autre comme les jumeaux Weasley ou les jumelles Patil. Non, les Fawley, elles se mettaient parfois à parler toutes les deux en même temps. Dans mes cours, quand j'en interrogeais une, l'autre répondait, et elles parlaient parfois d'elles comme si, comme si elles étaient la même personne.
-Elles partageaient tout, dit Hagrid. La seule chose qui les a jamais séparé, c'est le mariage d'Alice et Frank. »
Derrière le sapin, Neville avait posé sa choppe et fixait la direction d'où venaient les voix, pâlissant à vue d'œil. A coté de lui ses amies échangeaient des coups d'œil inquiets.
« Mais si elles étaient si proches, comment Agathe a pu faire ça ? demanda Rosmerta d'une voix intéressée. Et maintenant, on la soupçonne de vouloir tuer son neveu, le fils de sa sœur.
-Elle est passée du côté du mal, et un sorcier maléfique peut faire des choses dont nous n'avons aucune idée, dit Fudge d'une voix lugubre. Tuer son neveu n'est rien à côté de ce qu'elle a pu faire.
-Je suis heureux qu'elle se soit dévoilée si vite, intervint Hagrid. Elle... elle était la Marraine du petit, ses parents avaient dit à Dumbledore si quelque chose nous arrive, donnez Neville à Agathe, elle s'en occupera très bien, pas Augusta, Agathe. Heureusement qu'elle ne l'a pas eu, il n'aurait pas été le Survivant bien longtemps, notre pauvre Neville.
-Je suis bien d'accord, pépia Flitwick. Mais pourquoi n'est-elle pas venu le chercher ?
-Je ne sais pas. Quand on appris pour les Londubat, je suis aussitôt parti pour leur maison, sur les ordres de Dumbledore. J'ai recueilli le petit, mais aucune trace d'elle ou de quiconque d'ailleurs. Alors j'ai emmené Neville à Dumbledore, en me disant qu'il saurait où trouver Agathe, qu'elle devait être en mission ou quelque chose.
-En mission pour Vous-Savez-Qui, oui, persifla le Ministre. Elle est allé directement pourchasser Peter Pettigrew, vous vous rappelez tous de lui ?
-Oui, c'était un ami de Black et Potter. Il s'est engagé comme eux dans la guerre, d'ailleurs.
-Pas seulement, rappela McGonagall. Il connaissait bien Frank aussi, il était un de ses cousins.
-Ça n'avait pas dû plaire à Fawley, parce qu'elle est allé le coincer dans une ruelle, continua Fudge de sa voix la plus sombre. Et là elle l'a fait explosé, lui et une douzaine de Moldus. On a retrouvé un doigt, seulement ça. Et après elle est devenue démente, elle a commencé à mitrailler les alentours de sorts, les témoins disent qu'ils ont dû s'abriter mais qu'ils l'ont vu défoncer les trottoirs comme si elle avait une dent contre eux.
-Elle était folle, dit McGonagall. Mais ce n'est pas le pire, elle...
-Oui ? demanda Mme Rosmerta, avide.
-Quand elle a coincé Pettigrew, dit lentement Fudge. Il a dit qu'elle les avait trahi, qu'elle avait trahi les Londubat. »
A ces mots, Neville sentit son cœur se glacer, et il se laissa aller en arrière, trop faible pour se tenir droit.
« Neville ne le sait pas, bien entendu, dit le professeur McGonagall en baissant la voix. Ça lui ferait un choc. En fait les Londubat étaient au courant que Voldemort les pourchassaient, peu de monde le sait. Il en avait après trois familles à cette époque ou plutôt trois femmes l'intéressaient. Alice Londubat, Mary Potter et Lily Evans, dont il ne savait pas qu'elle s'appelait Rogue.
-Alors qu'est-ce qu'elles ont fait ?
-Un sortilège très complexe que nous avons mis au point pendant cette Guerre, dit Flitwick. Cela s'appelle le Fidelitas, une création de Dumbledore et moi, en grande partie. En fait on protège un lieu ou un objet en enfouissant le secret au cœur d'un être unique, celui qu'on appelle le Gardien du Secret. Une fois ce sort lancé, toutes les personnes qui connaissaient ce lieu, ici la Maison des Londubat, l'oublient. Elle devient invisible, ainsi si Vous-Savez-Qui était passé par Helga's Dwelling, il aurait pu marcher devant la clôture des Londubat avec toute la famille dans le jardin, il ne les aurait pas vu. Malheureusement, il y a deux limites, le gardien du Secret peut livrer l'information à n'importe qui, ce qui permet à cette personne d'accéder au lieu choisi, même si elle ne peut y amener personne d'extérieur au secret. Et si le gardien meurt, il vaut mieux relancer le sort car toutes les personnes au courant deviennent des Gardiens du Secret.
-D'accord, donc ce sort protégeait les trois familles, c'est ça ?
-Oui, reprit McGonagall. Elles avaient toutes les trois pris des personnes de confiance, les Potter se sont reposés sur Sirius Black.
-Bien entendu, c'était le meilleur ami de James.
-Et un excellent Auror, quelqu'un d'aussi loyal qu'un chien, dit Fudge d'un ton satisfait. Aucun danger avec lui. Lily a fait confiance à Remus Lupin, un de ses plus proches amis à elle et son mari. Et Les Londubat se sont confié à Thésée McKinnon.
-McKinnon, ça me dit quelque chose. Un grand escogriffe brun, non ? Toujours en train de traîner avec Frank Londubat, il me semble.
-Exactement, dit McGonagall. Tout allait bien jusqu'à la nuit où la famille McKinnon a été massacrée, il n'y a eu aucun survivant... et donc les Londubat n'étaient plus protégés. Ils ont appelé Dumbledore en vitesse pour qu'il relance le sortilège, et il s'est proposé comme Gardien du Secret, mais Alice a refusé. Elle a dit que sa sœur le ferait, qu'elle lui confiait sa vie sans hésitation.
-Et une semaine plus tard, j'allais chercher Neville dans les ruines de leur maison, dit Hagrid d'un air sombre. Si je tenais cette traîtresse, je la briserais, comme ça ! »
On entendit un grand bruit et un cri de Mme Rosmerta, suivie par des excuses de Hagrid. Apparemment il avait brisé une des chaises en abattant son poing dessus, au grand effroi de la tenancière. Il se leva et lança un sort pour réparer la chaise en s'excusant à nouveau.
« Ne soyez pas ridicule, Hagrid, dit le Ministre. Seuls les meilleurs Aurors peuvent venir à bout d'elle, elle est dangereuse, très dangereuse. C'était une des fidèles les plus redoutables de Vous-Savez-Qui. Sinon, comment expliquer qu'elle ait caché son jeu aussi longtemps ?
-Oh, je suis résistant, je n'aurais pas besoin de ma baguette, marmonna Hagrid.
-Il se fait tard, dit McGonagall. Si vous voulez dîner avec le Directeur, Cornélius, c'est le moment. »
Les Professeurs se levèrent, et Mme Rosmerta repartit vers son bar. Derrière le sapin, les deux jeunes filles se tournèrent vers leur ami et virent des larmes couler sur ses joues, les épaules secouées de sanglots silencieux. Puis quand tout le monde semble parti, il laissa échapper une plainte déchirante. Doucement, Eileen passa son bras autour de l'épaule de son ami et tenta de le consoler, sans grand succès. Il finit par se relever et décida de partir, d'une voix si glaciale que ses amies lui obéirent sans broncher.
Neville ne dit pas un mot sur le chemin du retour, mais il marcha d'un pas vif vers le château, toute idée de joie de Noël semblant avoir disparu. Eileen chercha des mots pour l'aborder, mais n'en trouva aucun. Quand à lui, il réfléchissait à toute vitesse, il comprenait maintenant exactement ce que voulaient lui cacher son Oncle et sa Tante et pourquoi il avait dû leur promettre de ne pas chercher à retrouver sa Marraine, quoi qu'on lui dise. Bien entendu que sa Tante avait eu la même réaction que lui en entendant ça, chercher Agathe et lui faire payer. Mais elle était trop dangereuse, bien sûr, une Mangemort, après tout.
Tandis qu'il ruminait ces pensées, ils entendirent un bruit derrière eux. Neville ne se retourna pas, mais soudain Eileen hurla et le poussa, lui criant de courir. Surpris, il se retourna et vit une jeune femme sortir des buissons, elle avait un visage creusé, des yeux fous qui roulaient dans leurs orbites profondes, des cheveux blonds, du même blond que les siens, mais emmêlés et sales comme s'ils n'avaient jamais été lavés. Il hésita un instant, et tira sa baguette, exactement ce qu'il désirait le plus, pouvoir se venger, venger ses parents. Mais il entendit soudain une voix dans sa tête, celle de sa tante qui lui dit « Quoi qu'on te dise, jure-moi de ne pas rejoindre Agathe ». Aussitôt, il fit demi-tour et courut vers le château, aussi vite qu'il le pouvait.
Alors qu'ils couraient, ils entendirent la respiration rapide de la femme se rapprocher, et soudain Susan poussa un cri, Agathe l'avait percutée et jetée à terre. Elle sortit un couteau, mais il y eut à nouveau du bruit derrière et un homme paraît, il avait de longs cheveux noirs et dégaina aussitôt sa baguette, lançant deux Stupéfix sur la femme qui s'enfuit. Elle les évita tous les deux et se réfugia dans les buissons qui bordaient le chemin, Sirius Black se lança à sa poursuite, et ils l'entendirent chercher de longues minutes dans les fourrés mais il revint bredouille.
Il se dirigea alors vers les enfants avec un sourire rassurant.
« Ça va les enfants ? Vous allez bien ?
-Oui, ça va M Black, dit Susan en se relevant. »
Tandis que Black s'en assurait, Severus et Remus qui remontaient le chemin les virent. Aussitôt Severus s'avança, lançant d'une voix sèche.
« Écarte-toi de ma fille, Black !
-Bien sûr, Rogue, dit ce dernier avec un sourire narquois.
-Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ? Vous allez bien ?
-Agathe Fawley nous a attaqué Papa, dit Eileen. Elle est sortie de ces buissons, alors on s'est enfuis. Mais elle a plaqué Susan, heureusement Black est arrivé et l'a fait fuir et elle a disparu dans ces fourrés-là. »
Pendant qu'elle s'expliquait, Remus se rua vers les fourrés en question, et passa plusieurs minutes à les fouiller, mais il revint bredouille également. Ils décidèrent alors d'emmener les enfants au château, où ils arrivèrent rapidement. Neville se fit aussitôt alpagué par Chourave, qui avait l'air au bord de la crise de nerfs, le chapeau de travers et la robe en désordre elle se rua sur le jeune homme et l'attrapa, l'examinant sous toutes les coutures tout en demandant d'une voix affolée :
« Neville, vous allez bien ? Elle ne vous a pas fait de mal ?
-Non Professeur, dit Neville le plus calmement possible.
-Merlin soit loué. Je.. il va sans dire qu'à la lumière de cet incident, vous ne pourrez plus aller à Pré-au-Lard, Neville, même avec l'autorisation. Pour votre propre sécurité, je...
-Professeur, je... Je n'en ai honnêtement aucune envie. Je vais rester au château, merci.
-Oh, je pensais que vous feriez des difficultés, mais... je suppose que vous êtes un peu conscient du danger, finalement.
-Oui, Professeur. Maintenant, je... je voudrais rentrer dans ma Salle Commune, je...
-Oui bien sûr, allez-y. Je suis ravie de savoir que vous allez bien Neville, j'aurais été dévastée s'il vous était arrivé quelque chose. Et pas seulement parce que j'aurais dû l'annoncer à vos tuteurs, Neville.
-Merci Professeur. Au-revoir. »
Neville rentra à la Salle Commune et alla s'enfermer dans son dortoir vide à l'exception de Susan et Eileen qui l'attendaient. Il souffla un grand coup, puis donna un grand coup dans son sac de cours, envoyant valser parchemins et manuels dans toute la salle. Susan poussa un petit cri de frayeur, mais Eileen se contenta de sortir sa baguette et de rassembler les affaires d'un coup de baguette.
Neville continua son manège destructeur, il balaya son bureau d'une main, envoyant l'encrier se briser sur son lit, que Eileen sauva en aspirant l'encre avec sa baguette. Il s'acharna sur le lit en en déchirant les rideaux d'une poigne rageuse, puis détruisit l'oreiller en le déchirant en deux. Il frappa à nouveau son sac à coup de pieds, piétinant certains des livres puis donna de grands coups de poings sur son bureau, faisant tomber les cadres photos un peu partout, faisant fuir les personnes qui s'y trouvaient dans tous les sens tandis que les écrans de verre se brisaient dans la chute.
Un coup plus violent fit tomber son album-photos par terre et plusieurs photos s'en échappèrent, dont une qui vint atterrir au dessus, où l'on voyait Agathe et Alice rire ensemble, les mains jointes et cachées par leurs deux longues chevelures qui s'emmêlaient à l'endroit où elles se rejoignent. Saisi d'une rage immense, Neville déchira la photo en mille morceaux, les jeta à terre et les piétina avec rage. Une fois calmé, il tomba à genoux et éclata à nouveau en sanglots, laissant échapper toutes les larmes qu'il avait retenu dans le bar.
Tandis que Eileen s'affairait, réparant toutes les affaires qu'il aurait pu abîmer, Susan se rapprocha de lui et le laissa pleurer sur son épaule, chuchotant des mots réconfortants à voix basse. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes jusqu'à ce que Neville se calme, atteignant le point où il était tellement triste qu'il n'arrivait plus à pleurer.
« Elle les a trahi, dit-il alors.
-Oui, je sais, chuchota Susan.
-C'était sa sœur. Sa sœur jumelle, elles étaient... elles étaient... deux moitiés. Deux moitiés de la même personne, comment ? »
Susan prit un moment avant de répondre d'une voix douce et compréhensive :
« Tu as entendu Fudge ? Une sorcière qui bascule dans le Royaume du Mal... la famille ne veut plus rien dire pour elle. Tu ne comptes plus pour elle.
-J'aurais dû la tuer, dit alors Neville. J'ai hésité tout à l'heure, mais... j'aurais dû la tuer, elle n'avait même pas de baguette !
-Neville, tu n'es pas un meurtrier ! dit Eileen horrifiée. »
Elle termine son ménage et vient se placer de l'autre côté de son ami, lui enveloppant les épaules de ses bras.
« Tu n'es pas comme ta Tante, je veux dire Agathe Fawley. Tu vaux mille fois plus qu'elle, ne t'abaisse pas à ton niveau, je t'en prie Même si tu étais sûr de gagner, ce qui n'est même pas le cas, ne deviens pas comme ça. C'est le premier pas vers les Mangemorts, je t'assure. Les Aurors vont s'en charger, d'accord ?
-Est-ce que... est-ce que vous pourriez me laisser seul ? Vous m'avez été d'une grande aide, toutes les deux, merci les amies. Mais vraiment, je veux être seul.
-D'accord, dit Eileen lentement. Mais rappelle-toi que tu as rendez-vous avec Parrain dans quelques heures pour le Patronus. Ça te changera les idées.
-Oui, merci Eileen. »
Neville s'étendit sur son lit tandis que ses amies s'éclipsaient doucement. Il regrettait à ce moment là de n'avoir pas de téléphone pour pouvoir joindre sa Tante. Il pensa un moment lui écrire une lettre, mais se dit que cela ne servirait à rien, le temps que Hedwige fasse l'aller-retour, il serait retourné à Londres pour les vacances. Il fallait simplement attendre deux jours. Il resta de longues heures sur son lit, puis se leva pour aller à la séance avec Remus, convaincu qu'il ne pourrait rien faire aujourd'hui. Tout bonheur l'avait quitté, il n'y avait plus que cette haine, ce désir de vengeance.
Il arriva un peu en retard à la séance, ce qui agaça Harry, car ils ne pouvaient pas commencer sans son Épouvantard Détraqueur. Neville s'excusa et se mit en place, cherchant un souvenir heureux. Lupin ouvrit la malle, et il entendit la voix presque familière de sa mère résonner à ses oreilles. Mais cette fois-ci, il ne cessait de penser que tout ça était la faute de sa Tante, et son sort fut totalement inefficace, même pas une petite brume argentée. Il sentit cependant la sensation de terreur refouler, et vit une forme indistincte repousser le Détraqueur, le ramenant dans la malle. Lupin la referma et sourit largement à Harry.
« Très bien Harry, bravo ! C'était presque un Patronus complet encore un peu d'entraînement et tu connaîtras sa forme.
-Et moi je n'ai rien, dit Neville en donnant un coup de pied dans la malle, ce qu'il regretta en sentant une vive douleur à son orteil.
-Neville, calme-toi, l'enjoignit son Professeur. Je te sens tendu, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu as toujours des problèmes avec tes souvenirs ?
-Non, je... »
Lupin lui fit signe de se taire et l'entraîna plus loin, à un endroit où Harry ne pouvait ni les voir ni les entendre.
« Alors, qu'est-ce qu'il y a ?
-Eh bien tout à l'heure à Pré-au-Lard, j'ai entendu une conversation que je n'aurais pas dû. Je n'espionnais pas, promis, mais les Professeurs parlaient juste devant nous et on était caché par le gros arbre de Mme Rosmerta, et du coup... Je sais comment mes parents sont morts, la sœur jumelle de ma mère l'a trahie.
-Oui, je sais. Neville, je sais ce que tu ressens, je comprends que tu aies cette rage, cette colère en toi. Mais pense à ta mère...
-Eh bien à cause de sa sœur, je n'ai jamais pu connaître ma mère ! Professeur !
-Oui, je le comprends, dit Lupin calmement, choisissant ses mots avec soin. Mais Neville, j'ai connu ta mère, et je peux t'assurer qu'elle était... c'était une des personnes les plus gentilles, les plus bonnes que je connaisse, elle n'aurait certainement pas voulu que qui que ce soit soit rempli de haine, et surtout pas son fils. »
Tout en disant ça, il prit délicatement Neville par les épaules, mais celui-ci se dégagea d'une bourrade.
« Donc il faudrait que je pardonne celle qui a tué mes parents ? Qui a trahi sa propre famille ?
-Pardonner, non, dit Lupin d'une voix teintée d'un soupçon de colère. Ce qu'elle a fait est impardonnable, j'en suis pleinement conscient. Je ne lui ai pas pardonné non plus Neville, crois-moi. Mais cette colère ne sert à rien, reprit-il d'une voix douce. Elle te déconcentre, elle te fait devenir quelqu'un que tu n'es pas, j'en suis sûr. Tu ne veux pas lui ressembler, n'est-ce pas ? »
Pendant plusieurs instants, personne ne parla tandis que Neville se plongeait dans de sombres pensées, fixant le mur d'un regard noir comme s'il pouvait le détruire grâce aux éclairs qu'envoyaient ses yeux. Il articula finalement d'une voix douce, presque inaudible.
« Je... je crois que je comprends, Professeur. Je... Je vais réfléchir à tout ça...
-Eh bien, disons que l'on reporte la séance à demain soir, veux-tu ? Comme-ça tu dormiras sur tout ça et je ne doute pas que demain, tu auras fait le bon choix et retrouvé la paix dans ton cœur.
-Oui. Merci Professeur Lupin. »
Alors sur ce coup-là, je m'éloigne pas mal du canon, n'est-ce pas ? Je vous préviens tout de suite, Neville va passer ce chapitre là et le suivant à pleurer. Parce que je ne vois pas comment réagir autrement, honnêtement. Après, chacun aime ou n'aime pas, personnellement j'ai toujours trouvé que pleurer faisait vachement du bien parfois ^^
Sinon, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Vous trouvez ma version crédible ? Qu'est-ce que vous avez pensé de l'arrivée d'Agathe sur le chemin de Pré-au-Lard ? Est-ce que Neville va vouloir retourner à Pré-au-Lard à l'avenir ?
Ah oui, au niveau changements mineurs, j'ai décidé que c'était Flitwick et Dumbledore qui avaient inventé le Fidelitas, j'ai rien trouvé le contredisant sur le wiki, et j'ai pas non plus trouvé de traces de ce sortilège à une époque plus ancienne, et ça permet d'expliquer pourquoi Flitwick s'y connaît autant et pourquoi seul l'Ordre semble utiliser ce sortilège. Et j'ai un peu changé la scène avec Rosmerta ^^
Voilà, voilà, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me donner vos impressions en reviews, et à la semaine prochaine, le chapitre 8 est bien avancé ;)
