Salut à toutes et à tous, ouais je sais, ça fait un bail ^^'

En espérant que je n'ai pas perdu tous mes lecteurs, je voudrais m'excuser platement devant eux, comme l'indique le titre, ce chapitre devait sortir à Noël, soit... il y a plus de cinq mois. Malheureusement, j'ai commencé par avoir de gros problèmes d'inspirations (en gros, j'ai écrit et réécrit plusieurs fois le Noël de Neville), puis de gros problèmes IRL qui ont complètement coupé toute envie d'écrire. Maintenant, ça va mieux, mais je suis en train de passer un concours très important pour moi, le CRPE pour devenir instituteur, donc le rythme sera peut-être encore un peu erratique d'ici Juin, vous êtes prévenus ^^

Bref, je ne suis pas là pour parler de ma vie privée, je voulais juste vous expliquer ce qu'il s'est passé, j'apprécie énormément vos reviews et je considère que je vous devais des explications et des excuses pour mon absence imprévue ^^

Pour revenir à ce qui nous intéresse, si vous vous rappelez de ce qu'il s'est passé auparavant (moi oui, puisque j'ai relu plusieurs fois mon histoire pour me motiver :p), Neville vient de découvrir que sa Tante Agathe est celle qui trahi sa mère et l'a condamnée à mort, et ça l'a plus ou moins dévasté. Dans ce chapitre, eh bien on va enfin retrouver notre Neville normal, parce que j'allais pas me traîner un dépressif pendant dix chapitres non plus XD

Et bien sûr, c'est Noël (faites semblant SVP XD), donc on fait un peu la fête quand même :D

Bref, on se retrouve en bas, bonne lecture ^^

Le lendemain matin, Neville se sentait barbouillé et confus, il avait passé une très mauvaise nuit à se tourner et se retourner dans son lit, et il ne savait plus quoi penser. Il descendit prendre son déjeuner seul, évitant délibérément ses amies, puis partit se promener sur les rives du lac. Vers midi, il regardait toujours la surface gelée du lac, cherchant ce qu'il devait faire quand il entendit des pas derrière lui, il se retourna et vit Eileen avec Susan, les sœurs Patil et Luna qui l'observaient.

« Vous êtes venues en force, dit-il d'un ton amer.

-On s'inquiète toutes pour toi Neville, lui dit Eileen en s'asseyant à côté de lui. On a passé la moitié de la matinée à te chercher, pourquoi tu te caches ?

-Je suis perdu, dit Neville sombrement. Ma Tante a trahi sa sœur, et je lui en veux terriblement. Et en même temps... je sais que c'est mal, que je devrais me relaxer, mais.. comment veux-tu oublier ça ?

-Personne ne te demande d'oublier, glissa Padma. Personne ne le pourrait. Mais tu ne peux pas vivre comme ça, rempli de haine.

-Tu as treize ans, ajouta Parvati. C'est impossible que tu maîtrises une sorcière aussi puissante, tu n'arriveras qu'à te faire tuer. Les Aurors vont l'attraper, et elle recevra le Baiser du Détraqueur, d'après la Gazette.

-C'est quand les Détraqueurs aspirent ton âme, expliqua Padma. Tu deviens une coquille vide et tu meurs de faim en quelques jours.

-Elle le mérite, réplique Neville.

-Personne ne le nie, dit doucement Eileen. Mais toi, tu dois vivre, c'est pour ça que ta mère s'est sacrifiée, non ?

-Je sais. Je sais. Et je sais que ma Tante n'aimerait pas me voir ainsi, elle... Elle me donnerait une tasse de thé, un cookie et me forcerait à tout lui dire, tout lui avouer, et une fois que ce serait fait, elle trouverait les mots qu'il faut, j'en suis sûr... Elle me manque. Je sais que vous êtes là pour moi, que vous êtes mes amies, mais... je veux juste retrouver ma mère...

-Neville, tu...

-Pas celle-là, ma mère adoptive. Elle a toujours refusé que je l'appelle comme ça, mais je n'ai pas d'autres mots pour le dire, c'est ma mère, ma deuxième maman. Et je veux ma maman...

-Ouuuuh, Londubat réclame sa maman ? Le grand héros du monde sorcier est un petit garçon pleurnichard ? »

Tout le monde sursauta et se retourna vers la voix traînante et arrogante qui venait de retentir, excepté Neville qui avait mis sa tête entre ses bras et pleurait silencieusement, complètement indifférent aux moqueries de Malefoy. Ce qui n'était pas le cas de Eileen qui dégaina sa baguette d'un mouvement rapide, menaçant le Serpentard d'une voix plus froide que ses amies ne l'avaient jamais entendues.

« Retire ça tout de suite Malefoy, ou je te jure que je te le ferais regretter.

-Essaie un peu Rogue ! »

Sans avertissement, Eileen lança alors un puissant sort qui fit décoller Malefoy de terre, l'envoyant voler dans les buissons derrière. Puis un autre qui le plaqua contre le mur en pierre du château avec un craquement sonore, et elle levait à nouveau la baguette quand quelqu'un la saisit par derrière, d'une poigne ferme. Elle tenta de se dégager, mais Susan la tenait solidement tandis que Padma la désarmait rapidement. Alors que les filles luttaient ainsi, Crabbe et Goyle vinrent relever Malefoy qui semblait mal en point. C'est à ce moment que le Professeur McGonagall sortit de l'école et vit toute la scène, elle se dirigea vers les élèves aussi rapidement que possible, totalement furieuse.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? Patil, Bones, lâchez Rogue tout de suite ! M Malefoy ? Est-ce que ça va ?

-Elle l'a attaqué, dit précipitamment Crabbe. Rogue l'a attaqué et je crois qu'il s'est cassé quelque chose en tombant contre le mur.

-Emmenez le à l'infirmerie. Vous, venez avec moi, je pense que Mme Chourave voudra entendre parler de ça ! »

Elle partit alors, emmenant les quatre sorcières, ne laissant que Luna et Neville assis au bord du lac.

« Neville, dit la blonde doucement. Je sais que ta mère te manque, je veux dire tes deux mères. Moi la mienne me manque terriblement, et souvent je suis triste quand je pense à elle. »

Neville ne répondit rien, continuant de sangloter doucement tandis que sa cadette parlait de sa voix rêveuse.

« C'est normal de ressentir de genre de choses. Et je sais que tu voudrais que ta tante soit ici pour te réconforter. Mais ce que je voulais dire, c'est que... quand j'ai ce genre de pensées, quand je suis triste, très triste. Je sais que tout le monde t'as dit que ta mère ne voudrait pas que tu sois triste ou en colère, et c'est ce que je me dis tout le temps. Mais je vais t'expliquer plutôt comment je fais pour ne pas être triste. »

Elle marqua une pause, prenant une grande inspiration et reprit son discours d'une voix plus normale, bien qu'elle semblât aux bords des larmes.

« Quand j'ai des pensées comme ça, je les imagine comme de petits animaux déplaisants. En fait toutes mes pensées sont des petits animaux, et les idées noires sont moches et noires et tout. Et quand je sens qu'elles volent dans ma tête, je les prends une par une, et je les regarde et je leur dis « J'ai compris ce que tu voulais me dire, tu as raison, mais je n'avancerais pas avec toi. Alors je vais te mettre dans une petite cage et tu y resteras jusqu'à ce que j'aie besoin de toi », et je l'enferme dans une petite cage avec un cadenas doré et je me sens mieux. Parce qu'une fois les pensées noires enfermées, il ne reste que les pensées heureuses, tu comprends ?

-Merci Luna, c'est gentil. Et.. je suis désolé, je me plains, alors que moi j'ai ma tante que je retrouverais dans deux jours, toi tu... Enfin je veux dire.

-Ne t'en fais pas. Moi j'ai mon père, Neville. Et des amies merveilleuses, amis maintenant avec toi. Je suis très heureuse, tu sais, même si je suis parfois... mélancolique. Et je suis sûr que tu le seras aussi lorsque tu auras digéré tout ça.

-Eh bien... disons que la mort de mes parents, je m'y suis fait, je suis pratiquement né avec, je n'ai aucun souvenir d'eux. Hormis ceux qui remontent quand les Détraqueurs... C'est surtout ma tante, Agathe je veux dire, ce qu'elle a fait... je ne m'en remets pas.

-Je sais, c'est une chose absolument horrible. Mais réfléchis, prends cette idée noire et regarde la bien, est-ce qu'elle t'es vraiment utile sur le moment ?

-Non, je ne crois pas... Elle m'empêche de faire beaucoup de choses, et... elle me rend triste.

-Voilà. Il ne faut pas s'occuper du passé Neville, on ne peut pas le changer. Il faut profiter du présent, tu as plein d'amis, tu as un oncle et une tante qui t'aiment, c'est bien, non ?

-Oui bien sûr. Et... si je me laisse abattre par ça, Agathe aura gagné encore un peu plus non ?

-Oui, c'est ça.

-Oui et je... Où est Eileen ? Et les autres ? Où ?

-Oh, euh... Eileen a attaqué Malefoy parce qu'il se moquait de toi. Et McGonagall l'a emmené chez Chourave. Les autres ont suivi, mais je voulais rester avec toi, parce que... je n'arrivais pas à dire tout ça devant elles.

-Viens, il faut qu'on aille voir, j'espère qu'elle n'aura pas d'ennuis à cause de moi. »

Ils allèrent au bureau du Professeur Chourave et attendirent quelques minutes devant. Finalement, les quatre filles en sortirent, Eileen avait un air décomposé qui inquiéta tout de suite Neville.

« Eileen ? Ça va ? Tu as eu une grave punition ?

-Une semaine de retenue, dit-elle calmement. Et... j'ai été interdit de sortie à Pré-au-Lard pour cette année. Apparemment Malefoy a eu très mal quand je l'ai balancé contre le mur, et il s'est cassé des os. Chourave m'en veut énormément, elle a enlevé cinquante points à Poufsouffle, aussi. Et elle a dit que la prochaine fois, elle pourrait me renvoyer de l'école.

-Je suis vraiment désolée Eileen, tu n'aurais pas dû me défendre. Tout ça c'est de ma faute !

-Mais non, Neville, c'est...

-Si, c'est de ma faute. J'ai été... je n'étais plus moi-même depuis hier et à cause de ça tu as attaqué Malefoy. Je suis vraiment, vraiment désolé. Mais ça va mieux, Luna m'a aidé un peu, et j'ai finalement mis de l'ordre dans mes pensées.

-Alors, c'est tout ce qui compte, répondit Eileen avec un large sourire. Allez viens, on va manger, d'accord ? »

Neville passa une excellente après-midi avec ses amies, ils firent une gigantesque bataille de boules de neige dans le parc, puis construisirent des bonhommes de neige. Finalement peu après manger Neville se dirigea vers le bureau de Rémus et y arriva en même temps que Harry. Il assura au Professeur que tout allait mieux et qu'il se sentait prêt à une séance avec les Détraqueurs et ils purent commencer. Lupin ouvrit la malle et le Détraqueur en sortit, aspirant le bonheur des trois personnes présentes dans la pièce. Neville fut d'abord déstabilisé, puis il lança la formule, mais rien ne se passa. Pensant qu'il avait raté, il s'apprêtait à la relancer quand il remarqua qu'il ne sentait plus le Détraqueur.

Regardant autour de lui, il chercha le Patronus de Harry ou celui de Rémus mais ne vit rien. Il remarqua alors une forte lueur devant lui et se pencha pour voir une petite abeille argentée voleter devant lui, au niveau de sa baguette. Il eût alors un grand rire qui surprit les autres qui cherchaient aussi le patronus qui combattait le Détraqueur.

« Eh bien, c'est très inhabituel, dit Rémus après avoir vu l'abeille. Habituellement, les Patronus sont beaucoup plus... grands.

-Mais ça me correspond tout à fait Professeur, voyez-vous, l'abeille est l'insecte jardinier. Et moi je suis un jardinier, n'est-ce pas ? Alors quoi de mieux qu'une abeille pour moi ?

-Vu comme ça... En tout cas, je te félicite Neville, tu as magnifiquement réussi. Maintenant, veux-tu t'écarter ? Il faudrait que Harry puisse s'exercer.

-Vas-y Harry, dit Neville en interrompant le sort. Tu peux y arriver. »

Il ne fallut pas beaucoup plus longtemps à Harry pour maîtriser le sort, et il fit apparaître une grande forme qui sembla familière à Neville. En l'observant plus attentivement, il reconnut le grand chien noir que Susan appelait Sinistros et qui semblait le suivre depuis le début de l'année.

« Dis Harry. Ce... ce chien, il a quelque chose à voir avec toi ?

-Eh bien... Mon Parrain est un Animagus, il peut se transformer en ce chien là. Il l'avait appris à l'école en même temps que mon père et un troisième ami. Et quand il est devenu Auror, il a choisi de se faire enregistrer... enfin sans leur dire depuis combien de temps il l'avait appris.

-Parce qu'un chien exactement semblable... je l'ai vu à la rentrée et la deuxième fois qu'on est allé à Pré-au-Lard.

-Oh, tu l'as vu ? Eh bien, l'un des avantages de cette forme est qu'elle permet de passer inaperçu dans une filature, n'est-ce pas ? Et il fait partie de l'équipe qui veille sur le château et pré-au-Lard, du coup on lui a dit de te suivre quand tu t'éloignais du château.

-C'est pour ça qu'il a été si rapide à intervenir quand Agathe m'a attaqué ?

-Je suppose, oui.

-Eh bien au moins ça rassurera Susan, je n'ai jamais vu de Sinistros. »

Les deux garçons éclatèrent alors de rire, tandis que Rémus leur passait du chocolat et rangeait la malle. Il les renvoya ensuite dans leurs salles communes, en leur disant de faire leurs valises pour le lendemain. Il retint cependant Neville un tout petit peu.

« Je voulais juste savoir Neville, qu'est-ce que vous avez choisi comme souvenir ?

-Oh, c'était... ce n'était pas un souvenir heureux en fait, pas vraiment.

-Ah oui ?

-Oui, c'était... j'ai repensé à un jour, je... j'avais été brutalisé à mon école, et... Je me suis souvenu qu'en rentrant de l'école, j'étais au bord des larmes, dans un état... un peu comme hier. Et ma Tante m'a donné une tasse de thé et un cookie, et elle m'a écouté patiemment, me forçant même quand je voulais passer sur des choses, et... Elle m'a réconforté. Et c'est ce jour là que j'ai compris que même si elle le niait depuis toujours, c'était ma mère, ma mère adoptive.

-Je vois, c'est très bien Neville. Et c'est un souvenir très fort, vous pouvez en être fier. Allons, allez-y maintenant, il se fait tard. »

Le lendemain, le voyage dans le train se passa sans encombres, aucun arrêt avec des Détraqueurs, mais le train était particulièrement rempli pour de simples vacances, personne ne voulant rester à Poudlard avec Agathe Fawley qui traînait dans les parages. Au sortir du train, Neville fonça vers son Oncle et sa Tante qu'il étreignit de toutes ses forces. Dans la voiture, ils parlèrent de Noël, qu'ils allaient passer chez Augusta au Manoir Londubat cette fois-ci, ils en avaient convenu plus tôt par lettres, Anna voulait donner une nouvelle chance à la vieille femme et Neville était intéressé de revoir sa grand-mère en espérant qu'elle saurait mieux se contenir, notamment devant les Ketteridge.

Neville attendit qu'ils soient rentrés à la maison pour aborder le sujet délicat de Agathe avec on Oncle et sa Tante.

« Tata, Tonton, il y a quelques jours, je suis allé à Pré-au-Lard, et... j'ai été attaqué par Agathe Fawley.

-Quoi ? s'exclama Richard. Et personne ne nous a rien dit ?! »

Pendant que son Oncle tempêtait, Neville vit sa Tante pâlir de manière significative, ne sachant si c'était parce qu'on parlait de sa sœur ou si c'est parce qu'elle s'inquiétait pour lui.

« C'est arrivé il y a quelques jours, dit Neville. Mais tu peux être fier de moi Tonton, j'ai fui sans m'arrêter, malgré ce que j'avais appris juste avant. »

A ces mots, Anna pâlit encore plus et dût s'asseoir, tandis que Richard se calmait et prit une mine inquiète.

« Alors tu sais ? demanda Anna d'une voix blanche. Tu sais tout, c'est ça ?

-Oui, dit simplement Neville.

-Mon pauvre chéri, soupira Anna. J'aurais tellement voulu te préserver de tout ça, vraiment. Tu ne m'en veux pas ? De t'avoir caché la vérité ?

-Bien sûr que non, Tata, tu as fait ce que tu pensais être le mieux. Je sais très bien que tu fais toujours ce que tu penses être le mieux pour moi, n'est-ce pas ?

-Je vais vous laisser, les interrompit alors Richard. Je sais que vous avez des choses à vous dire. »

Il sortit tandis que Anna s'activa un peu dans la cuisine, faisant chauffer de l'eau avant de sortir la grande jarre à cookies qu'elle gardait dans un placard. Neville adorait les cookies de sa tante, qu'elle faisait presque toujours elle-même, le week-end avant de les conserver dans cette jarre pour le reste de la semaine. Elle ouvrit le bocal et le tendit à son neveu qui en prit deux en souriant. Elle en prit un également, puis leur servit une tasse de thé chacun, laissant la théière à moitié vide au milieu de la table.

« Alors, dit-elle finalement. Est-ce que ça va ? De quoi veux-tu me parler ?

-De tellement de choses, je ne sais pas par où commencer. J'ai... j'ai tellement de colère en moi, Tata, tellement de fureur. J'arrive à les contrôler, à les cacher, mais j'ai l'impression qu'elles ne partiront jamais. Mais... malgré tout, ce qui domine c'est

-L'incompréhension, compléta sa Tante, une larme à l'œil. Ça fait treize ans, et je n'ai toujours pas compris non plus, Neville. Le jour où l'on t'as accueilli, je suis allé voir Agathe, et elle n'était pas chez elle, mais il y avait deux Aurors, c'est James Potter qui m'a dit que ma sœur était à Azkaban pour le meurtre d'un sorcier et de douze Moldus, et qu'elle était également accusée d'avoir vendu les Londubat à Tu-Sais-Qui. Je ne l'ai pas cru, d'abord, puis Lily Rogue me l'a confirmé. C'est en partie pour ça que je me suis coupé du monde sorcier, parce que je suis une Cracmole, et parce que sans mes deux sœurs, sans mes parents, rien ne me retenait plus dans ce monde, tu comprends ?

-Tu as revu Agathe depuis ? Tu lui as parlé ?

-Non, jamais. Tu me vois prendre un week-end pour aller à Azkaban ? Avec tous ces Détraqueurs ?

-Il n'y a vraiment personne qui puisse me parler d'Agathe ? Qui ait vu à quel moment elle est passée du mauvais côté ?

-Eh bien, peut-être que son petit-ami l'a remarqué, mais je ne le connais pas, elle était très secrète à son propos. Je ne peux pas vraiment te dire grand chose, on ne se voyait plus, on échangeait juste des lettres. La dernière fois que je l'ai vu, c'était au mariage d'Alice.

-Je ne comprends pas, ça n'a aucun sens, soupira Neville. Tout le monde me dit que Agathe et Maman étaient totalement fusionnelles, presque la même personne... Et pourtant elle aurait tué sa sœur ? Enfin, elle l'aurait dénoncée à Voldemort, ça revient au même.

-Je suppose que Tu-Sais-Qui a des pouvoirs terribles, dit Anna en frissonnant. Je ne sais pas comment j'aurais réagi moi-même.

-Moi je sais, dit Neville avec défi. Je ne céderais jamais devant Voldemort, c'est hors de question ! Surtout pas pour trahir mes amis.

-C'est ce que disait toujours ta mère, répondit tristement Anna. Et ta Tante aussi le disait, et pourtant... Tu-Sais-Qui a des pouvoirs terrifiants, Neville, que tu ne peux même pas imaginer, personne ne peut être vraiment sûr de...

-Si, moi je le sais, l'interrompit Neville. J'ai affronté Voldemort deux fois et je l'ai battu deux fois ! Je ne dirais pas que c'était sans aide, mais je n'ai jamais été tenté de le rejoindre. Il a tué mes parents, et lorsque je serais plus grand, plus expérimenté, quand je serais un meilleur sorcier, je le tuerais lui. Et je tuerais ma Tante aussi, Tata !

-Neville ! s'emporta cette dernière. Je ne veux pas que tu lances des paroles en l'air ! Et ne parle pas de vengeance comme ça, je ne t'ai pas élevé ainsi, que je sache !

-C'est vrai Tata, excuse-moi. Mais ce n'était pas des paroles en l'air, je ne sais pas comment je ferais, mais j'arrêterais Voldemort, ou j'essayerais en tout cas. Et j'arrêterais aussi ma Tante, parce qu'elle le mérite. Mes parents étaient Aurors, n'est-ce pas ? C'est les policiers des sorciers ?

-Ils étaient des chasseurs de mages noirs, oui, l'élite des forces de l'ordre des sorciers.

-Eh bien je le serais aussi alors...

-Neville, je...

-Je le dois Tata. Je le sens en moi, c'est ma mission.

-Bien, bien, je ne t'en empêcherais pas. Mais... ça m'inquiète beaucoup Neville, Tu-Sais-Qui est loin à présent, je préférerais que tu fasses des occupations moins... dangereuses. Je ne veux pas te perdre.

-Je ferais attention Tata, promis. Et puis je suis à Poudlard, la meilleure école de sorcellerie du Monde et l'endroit le plus sûr d'Angleterre, ne t'inquiète pas, il ne m'arrivera rien. »

A la Chaumine, les retrouvailles entre Eileen et ses parents étaient beaucoup moins chaleureuses. Severus avait parlé avec Mme Chourave peu avant de partir de Poudlard, et il sommait désormais Eileen de s'expliquer, qui n'en menait pas large devant la mine sévère de ses parents. Contrairement à Neville, elle avait été loin d'être une image pendant son enfance, mais elle savait qu'elle n'avait presque jamais été allé aussi loin dans les bêtises.

« Je suis vraiment désolée Papa, Maman, dit-elle doucement. Je sais que je me suis beaucoup trop emportée contre Malefoy, je n'aurais jamais dû l'attaquer aussi violemment... »

Elle s'interrompit en voyant son père froncer les sourcils encore plus, hésita un instant puis reprit d'une voix encore plus faible.

« Je n'aurais pas dû attaquer Malefoy du tout, corrigea-t-elle.

-Alors pourquoi est-ce que tu l'as fait ? demanda Lily doucement.

-Pour Neville, dit-elle calmement. Papa, tu as vu comment il était ces derniers jours, et Parrain l'a vu aussi, mais nous on était avec lui presque tout le temps. Et hier, il est resté toute la matinée à regarder le lac et... il a pleuré en disant qu'il voulait sa maman, c'est sa Tante, précisa-t-elle. Ça m'a brisé le cœur, Papa, vraiment, parce que je ne savais plus quoi dire pour le rassurer, pour l'aider à aller mieux, je me sentais totalement inutile. Et puis Malefoy est arrivé et s'est moqué de lui, en le traitant de pleurnichard, et ça m'a mise hors de moi. Et je l'ai attaqué, ce qui est une mauvaise manière de réagir, et en plus très violemment, ce qui n'était pas mon intention, je t'assure.

-Est-ce que tu comprends que Mme Chourave t'ait punie ? demanda Severus.

-Oui, bien sûr, répondit Eileen. J'ai mal agi et j'ai enfreint le règlement pour de mauvaises raisons, j'ai agressé Malefoy lors que j'aurais pu me contenter de répliquer verbalement comme d'habitude, je voulais juste me défouler. Mais... je crois que si je devais le refaire, je le referais.

-Vraiment ? siffla Severus. Tu ne regrettes pas ton geste ?

-Si, si, je regrette Papa, vraiment. Mais l'arrivée de McGonagall a permis de laisser Luna et Neville ensemble, et Luna a dit des choses à neville qu'elle n'arrivait pas à dire en notre présence. Je ne sais pas comment ça s'est fait, mais Neville est redevenu presque comme avant, et ça vaut les quelques os cassés de Malefoy et ma semaine de retenue.

-Ce n'est pas vraiment ce que j'aurais aimé t'entendre dire, soupira Severus. Mais je comprends que tu raisonnes comme ça. Ta mère et moi pensons que tu as été suffisamment punie par Mme Chourave et à t'écouter, tu as bien retenu la leçon, alors tu ne seras pas punie en plus ici. Mais sache que je désapprouve totalement ta façon de faire, Eileen, tu m'entends ? Il n'y a qu'une sorte de sorciers qui se défoulent sur d'autres personnes quand ils sont énervés, Eileen, ça s'appelle des Mages Noirs, j'en ai côtoyé toute ma vie et je n'ai aucune envie d'en élever une, est-ce que c'est bien compris ?

-Oui Papa, dit piteusement Eileen. Je... Je ne veux pas être une Mage Noire, Papa, je ne suis pas une Mangemorte.

-Les Mangemorts sont loin d'être les seuls mages noirs, dit doucement Lily. Eileen, tu sais que j'ai été Auror et que ton père a infiltré les Mangemorts et a fait des actes dignes d'un Mage Noir ? Tu as énormément de qualités, mais tu as aussi de gros défauts, et l'un d'eux, ton arrogance, c'est le principal défaut des Mages Noirs. Même si tu veux être du côté du Bien, même si tu rejette toute magie noire, ce que tu as fait hier, c'est un comportement digne d'un Mage Noir, même si tu n'as utilisé que des sorts basiques. On t'aime de tout notre cœur, Eileen, même si tu allais à Azkaban, on continuerais à t'aimer, et c'est pour cette raison qu'on veut t'avertir avant que ce ne soit trop tard.

-J'ai compris Papa, Maman. Je tâcherais d'être plus humble à l'avenir et de ne pas me défouler sur les autres, même ceux qui le méritent comme Malefoy.

-Je ne veux pas que des promesses, Eileen, je veux des actes, termina son père d'une voix grave. Et je te garderais à l'œil à l'avenir, sois en certaine. Ne crois pas que ça veut dire que je te fliquerais en permanence, ajouta-t-il avec un léger sourire. Je suis toujours d'accord pour que tu fasses quelques entorses au règlement pour t'amuser, mais je vais veiller à ce que tu fasses bien la distinction entre l'amusement et la cruauté, puisque tu ne semble pas savoir faire la différence toi-même. »

Après cette discussion sérieuse, l'atmosphère se détendit et les Rogue partirent en excursion en forêt pour savourer ce rare moment en famille, mais il serait faux de dire que tout fut oublié, Eileen ne savait que trop bien que son père était on ne peut plus sérieux et qu'elle devrait faire attention à ce qu'elle faisait à l'avenir.

Le 24 décembre, au matin, les Ketteridge prirent la cheminée pour aller au Manoir Londubat où ils furent accueillis par Jilly l'Elfe de Maison. Neville n'en crût pas ses yeux en découvrant la maison, elle semblait avoir été totalement métamorphosée, comme si elle avait rajeunie d'un siècle. Les rideaux étaient tirés, laissant entrer toute la lumière du jour, et ils étaient d'un bleu profond qui répondait au violet clair des murs, les meubles avaient étés dépoussiérées et réparées et semblaient être repartis pour un siècle de vie et les tapisseries étaient maintenant visibles. Même le tapis persan était reprisé. Cependant, Neville constata que ce n'était qu'une façade, en réalité les murs restaient moisis, les rideaux étaient vieux et fatigués, le tapis usé jusqu'à la trame et les meubles avaient juste étés vernis. Mais ça suffisait à rendre la pièce chaleureuse et accueillante.

« Bonjour Jilly, dit-il d'une voix joyeuse après avoir dévisagé la pièce. Comment vas-tu ?

-Très bien Maître Neville, dit Jilly d'une voix couinante. Bienvenue à la maison ! Bienvenue M et Mme Ketteridge, laissez moi prendre vos manteaux je vous prie. Maîtresse Augusta se trouve dans le petit salon, j'ai préparé une petite collation pour dix heures. Si vous voulez vous donner la peine de me suivre. »

Ils suivirent la petite créature qui parvenait à les distancer largement malgré les trois lourds manteaux qu'elle portait à bout de bras. Elle étendit les manteaux dans une vieille penderie d'un claquement de doigts, puis les laissa dans le salon en compagnie d'Augusta le temps d'aller chercher son plateau dans la cuisine. Neville, un peu gêné en compagnie de sa grand-mère lui fit rapidement la bise avant de prendre la place la plus éloignée d'elle à table. L'inconvénient étant qu'il se retrouvait de fait juste en face d'elle. Son oncle et sa tante saluèrent aussi la vieille dame et s'assirent à leur tour, tandis que Jilly revenait, faisant léviter deux lourds plateaux chargés de sandwichs, de petits-fours et de petits gâteaux, ainsi que du service à thé qui se posa en douceur sur la table. Neville remarqua qu'il reçut la même tasse que lors de sa dernière visite, bien qu'il ne l'ait utilisée qu'une seule fois, les initiales N L s'étaient inscrites en élégantes arabesques noires sur le côté de la tasse.

« Merci beaucoup Jilly, tu peux disposer, dit Augusta. Nous ferons le service nous-même.

-Bien Maîtresse, dit Jilly en s'inclinant profondément. Bon appétit Maîtresse, Maître Neville, M et Mme Ketteridge.

-Merci d'être venus, dit alors Augusta d'une voix aimable. Je sais que ta première visite a été un désastre Neville, mais elle nous a été très bénéfique à Jilly et moi. Comme tu peux le constater, ajouta-t-elle en désignant le Manoir nettoyé.

-Vous avez engagé des gens pour nettoyer ? demanda Neville poliment.

-Oh non, Jilly a tout fait. Ta venue l'a rajeunie d'un demi-siècle, elle a retrouvé toutes ses capacités magiques.

-Elle les avait perdues ?

-Eh bien, disons simplement qu'une Elfe qui reste trop longtemps sans rien faire, sans occupations, perd petit à petit ses pouvoirs. Pas pour toujours, ils reviennent dès qu'il y a du changement, mais les Elfes n'aiment pas vraiment la routine. Et je suis fautive aussi, j'ai laissé le Manoir tomber en décrépitude, presque en ruines. C'est intolérable, dit-elle d'un ton sévère que Neville reconnût aisément. A partir de maintenant, je ferais tout ce qui est possible pour que le Manoir Londubat soit aussi fringant qu'au temps de mon beau-père.

-C'est pour ça que vous vouliez nous voir, Augusta ? demanda Anna en se servant une tasse de thé. Vous vouliez du monde dans le Manoir ?

-Je n'avais pas envie de passer un douzième Noël seule, confessa Augusta avec une grimace. Et j'avais vraiment envie de revoir Neville et de lui laisser... une meilleure impression. »

Neville releva la tête à ce moment là, qu'il avait gardé baissée sur son assiette de cookies jusque là, et regarda sa grand-mère, la détaillant pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés. Il n'avait pas remarqué à quel point elle avait changé, elle s'était légèrement remplumée, sa robe ne flottait plus sur elle comme sur un fantôme, et ses mains ressemblaient plus à des mains humaines qu'à des serres de vautour. Son visage s'était légèrement arrondi, et l'étole de renard qui lui ceignait le cou avait reçu un coup de neuf, elle avait désormais le poil luisant et bouffait, au lieu d'être mitée et moisie. Et il était prêt à parier que le vautour de son chapeau avait également été rénové.

« Eh bien c'est réussi Grand-Mère, dit-il avec un grand sourire. Je suis vraiment désolé pour la dernière fois, je ne voulais pas te faire du mal, et j'ai honnêtement apprécié la journée ici. J'ai réagi beaucoup trop violemment.

-Je suis en faute, répondit Augusta avec un geste d'excuse. Je n'aurais pas dû faire des remarques sur tes tuteurs, Anna, Richard, je vous prie de m'excuser.

-Je vous pardonne facilement Augusta, répondit Anna. Moi aussi j'aurais été aigrie si on m'avait caché mon petit-fils pendant douze ans. S'il vous plaît, oublions toute cette histoire, vous êtes entièrement pardonnée. »

Le soir, Jilly servit un magnifique repas de Noël qui n'avait rien à envier aux banquets de Poudlard, hormis le fait qu'il était pour cinq personnes. En entrée, ils eurent des médaillons de foie gras accompagnés d'une farandole de fruits de mers et d'une bisque de homard. Puis suivit la traditionnelle Oie de Noël, farcie de marrons, elle était accompagnée de légumes rôtis et de pommes de terre nouvelles, ainsi que d'une épaisse purée de panais, le tout arrosé d'une bouteille de vin rouge, auquel même Neville eût le droit de goûter. Enfin, Jilly apporta une gigantesque bûche à la crème au beurre, et Neville la força à s'asseoir avec eux à table pour manger une part de la bûche. Rougissant de honte, la petite Elfe accepta d'obéir à son jeune maître et mangea avec la famille.

Augusta paraissait assez mal à l'aise de la présence d'une servante à la même table qu'elle, mais elle parvint à le cacher, comprenant que cela faisait partie du tempérament de son petit-fils et qu'elle ne pourrait rien y changer. Les Ketteridge s'en accommodèrent bien plus facilement, bien qu'elle soit elle aussi issue d'une vieille famille de sorciers, Anna s'était toujours sentie proche des Elfes de Maison, d'autant plus que son statut de Cracmolle la mettait comme eux en dessous des sorciers. Enfin, Richard était plus curieux que méprisant envers l'étrange créature, et il passa la plus grande partie du dessert à parler avec elle comme avec n'importe qui, à la grande surprise de la vieille Elfe.

Finalement, minuit sonna à la grande horloge de la Salle à Manger où ils étaient et ils se souhaitèrent un Joyeux Noël. Neville surprit encore Jilly, au lieu de simplement lui souhaiter un Joyeux Noël comme sa grand-mère, il la souleva de terre et lui embrassa les deux joues en s'exclamant « Joyeux Noël, Jilly ! ». Pour cacher son trouble, la vieille servante se retira sous prétexte de débarrasser la table. Les humains restèrent un moment à discuter, mais ils allèrent se coucher tôt, vers minuit et demi. Neville retrouva la chambre de son père, tandis que les Ketteridge eurent le droit à une des innombrables chambres d'amies, fraîchement nettoyée.

Le lendemain, Neville fut le premier levé, après Jilly bien entendu qui s'affairait aux fourneaux pour préparer le petit-déjeuner après avoir épousseté les pièces à vivre et allumé un feu ronflant dans le Petit Salon pour le réchauffer. Elle sursauta en entendant quelqu'un entrer dans la Cuisine.

« Maître Neville ! s'écria-t-elle de sa voix aiguë. Vous n'avez rien à faire ici aussi tôt, tout sera prêt dans cinq minutes, je vous assure ! Et si vous désirez être servi plus tôt, il vous suffira de me le dire, je vous assure, je peux me lever plus tôt si besoin.

-Non, non, Jilly, ce n'est pas pour le petit-déjeuner que je suis là, dit Neville en souriant. Je voulais te donner ton cadeau de Noël.

-Mon cadeau ? Je ne reçois jamais de cadeaux, Maître Neville, je suis une Elfe de Maison, je ne possède rien, Maître Neville. S'il vous plaît, ne m'offrez pas de vêtements, je ne serais pas une Elfe libre, Maître Neville, jamais, jamais, jamais !

-Je sais que tu ne veux pas de vêtements, la rassura Neville. Alors je t'ai simplement acheté des chocolats de chez Honeydukes. Ce n'est pas grand chose, mais c'est important pour moi Jilly. J'accepte que tu sois ma servante, puisque c'est ce que tu veux, et tu es une merveilleuse servante, Jilly, mais tu n'es pas mon esclave. Avec moi, tu as le droit de dire ce que tu veux, tu as le droit de ne pas être d'accord avec moi, et moi je te traiterais toujours équitablement et je t'offrirais des cadeaux à Noël et à ton anniversaire, puisque tu refuses d'accepter un vrai salaire.

-Oh. D'accord Maître Neville, vous êtes un drôle de sorcier Maître Neville, vraiment très bizarre. Mais je sens que vous êtes généreux et aimable, et je suis fier de vous servir, car vous êtes le digne héritier de la Maison des Londubat. Maintenant, sortez de la Cuisine, il faut que je finisse de faire cuire le bacon ! »

Neville sortit de la cuisine en souriant et retrouva sa grand-mère devant le sapin, en compagnie de ses tuteurs. Ensemble, ils ouvrirent leurs cadeaux de Noël, tout en mangeant le solide petit-déjeuner qu'avait préparé Jilly. Finalement, les Ketteridge partirent du Manoir Londubat le cœur beaucoup plus léger qu'à leur arrivée, et le ventre bien rempli. Avant de partir, ils saluèrent une dernière fois Augusta et lui promirent que Neville passerait une semaine ou deux chez elle aux vacances d'été. Et tandis que ses tuteurs finissaient de saluer sa grand-mère, Neville sentit qu'on tirait sa manche et se pencha vers Jilly qui lui dit en souriant.

« Merci beaucoup pour les chocolats, Maître Neville, ils sont excellents. »

Et c'est satisfait d'avoir tissé une relation presque saine avec son Elfe de Maison que Neville revint chez lui.

Alors, est-ce que ça vous a plu ? Personnellement j'aime beaucoup ce chapitre... enfin les trois premiers quarts disons, vu que le dernier quart m'a posé énormément de problèmes, mais j'aime quand même la version finale XD

Ah au fait, je viens de rajouter la partie avec Eileen, juste en me relisant je me suis dit « Tiens, on ne parle pas beaucoup d'Eileen, et la transition est hyper mal foutue ici... bah, je vais insérer un passage chez les Rogue, ça ira ». Et au final, j'adore ce passage, en fait, parce que ça parle d'un truc que j'ai toujours ressenti quand on parle de magie, ce n'est pas la magie noire qui fait de vous un Mage Noir, c'est ce que vous faites de vos pouvoirs magiques. Je veux dire, si Severus Rogue (exemple totalement pris au hasard bien sûr :p) utilise la magie noire pour sauver toute sa classe d'une attaque de Mangemorts, perso je lui donne un Ordre de Merlin, même s'il a balancé des Avada. Par contre, quand je vois quelqu'un comme James Potter torturer un Serpentard « parce qu'il existe », il a beau ne pas utiliser de magie noire, j'aurais plus tendance à voir en lui un futur Mangemort qu'un futur membre de l'Ordre du Phénix ^^'

Bref, passons sur la moralité des sorciers, et revenons au sujet principal, Neville. C'est vraiment con que je n'ai pas publié les trois premiers quarts de ce chapitre en fait, j'aurais vraiment aimé que vous le voyiez... Bref, Neville redresse enfin la tête grâce à Luna... ah Luna, un de mes personnages préférés je pense, et la voix de la sagesse. Enfin, disons que c'est surtout la seule à avoir subi une perte comme celle de Neville, et récemment en plus (je rappelle que sa mère est morte il y a trois ans seulement ^^'), c'est pour ça que je trouve si naturelle que ce soit elle qui réconforte Neville, plutôt que des amis qui ont leurs deux parents ^^

Dans une dimension moins tragique, on a les Patronus de Potter et Neville, qu'est-ce que vous en pensez ? Et oui, pas de cerf pour Harry, j'ai tout de suite pensé à ça, honnêtement, ça a été un des premiers patronus que j'ai décidé (oui j'ai une partie de mon brouillon avec tous les patronus de mes personnages que j'ai découvert ^^), Harry Potter dans cette histoire est Sirius Black, pas James Potter. Avec bien sûr son propre tempérament en plus. Et l'abeille pour Neville, ça m'a paru juste évident, l'abeille est l'insecte-jardinier, mais aussi un symbole de travail acharné, une excellente travailleuse en équipe, bref beaucoup de qualités que je retrouve chez mon Neville Londubat.

PS : Je voudrais préciser que j'ai eu la chance de ne pas subir de perte dans ma famille proche, j'ai encore mes quatre grands-parents et mes deux parents, donc je m'excuse platement si des personnes ayant subi une perte réelle trouvent que je n'ai pas été très réaliste dans ma gestion de ces choses, j'ai essayé d'imaginer comment mes personnages se débrouilleraient avec cette situation, je ne veux offusquer personne ^^