Salut à toutes et à tous, désolé du retard, vous connaissez déjà la routine, exams, concours, tout ça tout ça. Bon, comme j'ai raté les concours, ça va faire la même l'année prochaine, mais en attendant, vacances ! :D

Du coup, comme je suis en vacances, je devrais avoir beaucoup de temps pour écrire. Sauf si j'ai la flemme, bien entendu :p

Je plaisante. Bon, j'en ai marre de faire des promesses que je ne tiens pas, mais je vais essayer de poster une fois par semaine, peut-être toutes les deux semaines, et peut-être finir le tome 3 d'ici septembre ? Mais vu que je ne sais pas combien de chapitres il y aura, ça va être compliqué XD

Ah, et je vais aussi essayer de relire et corriger tous mes anciens chapitres, parce que j'ai laissé échapper beaucoup de fautes de syntaxe ou d'orthographe, et même de continuité. D'ailleurs, la dernière partie de ce chapitre n'a pas été relu, parce que je poste juste après l'avoir fini ^^'

Bref, bonne lecture, on se retrouve en bas :D

Le deuxième lundi de Janvier, tous les élèves de Poudlard se retrouvèrent pour prendre le Poudlard Express. Enfin presque tous, certains manquaient, des élèves sorciers dont les parents avaient jugé que Poudlard devenait trop dangereuse entre les Détraqueurs et Agathe Fawley. Parmi les Troisième Années, manquaient entre autres Seamus Finnigan et Hannah Abbot. Bien sûr, ce n'étaient que quelques absents, moins d'une dizaine sur toute l'école, mais cela rappelait que Poudlard n'était plus aussi sûre que sa réputation le prétendait et, comme preuve supplémentaire, les Détraqueurs revinrent fouiller le train, quelques kilomètres avant qu'il ne rentre en gare de Pré-au-Lard. Mais cette fois, Neville était préparé, et l'abeille qu'il appela fit fuir le Détraqueur qui avait osé s'aventurer dans leur compartiment, s'attirant les acclamations de ses amies.

Hormis l'incident des Détraqueurs, le voyage vers Poudlard se passa sans encombres, et les élèves se pressèrent rapidement autour des diligences, y compris les Premières Années puisqu'ils n'avaient plus besoin d'être isolés avant la Répartition. Encore une fois Neville aperçut un gros chien noir qui le surveillait, mais cette fois-ci il lui adressa un salut amical, s'attirant un regard surpris de la part de la bête hirsute. Une fois de plus, il se retrouva seul avec Luna devant la dernière diligence, car cette dernière s'était attardée pour donner des morceaux de viande crue aux chevaux invisibles.

C'était un étrange spectacle que de voir la fillette tendre des bouts de chair sanguinolents qui disparaissaient ensuite rapidement dans le vide, happés par une mâchoire invisible. Neville accepta d'essayer, et eût la surprise de sentir un souffle chaud contre sa paume, puis quelque chose tira sur le morceau de viande qu'il tenait à la main, qu'il lâcha aussitôt avant d'observer, fasciné, la viande disparaître par à-coups dans le gosier d'une bête invisible. Il tendit la main un peu au dessus du dernier bout visible et caressa ce qui ressemblait à un museau de cheval, si ce n'est qu'au lieu de sentir une douce peau hérissée de poils, il sentit un cuir épais et lisse. Mais il y avait en commun cette légère chaleur et le contact avec un animal doux et intelligent.

Finalement, ils partirent avec un peu de retard, mais les chevaux de trait, comme pour les remercier du petit repas, accélérèrent le pas pour rattraper la file des diligences. Ou simplement pour rejoindre leurs congénères, songea Neville qui connaissait bien la nature grégaire des chevaux. Quoi qu'il en soit, ils passèrent le portail avec les autres diligences, et Neville remarqua que deux Professeurs s'y trouvaient également, chacun avec un Patronus, pour protéger les élèves des Gardiens d'Azkaban, le corbeau du minuscule Flitwick et le chat de gouttière de la sévère McGonagall. Neville songea que Dumbledore était vraiment furieux contre les Détraqueurs après l'incident du dernier match.

Après le Banquet du Nouvel An, les élèves purent monter dans leurs dortoirs prendre une nuit de repos avant le début de leurs cours, mais alors que Neville entrait dans son dortoir, il eût la surprise de voir Hécate Papadopoulos s'avancer vers lui, une grande jeune fille grecque venue étudier à Poudlard car aucune école magique digne de ce nom n'existait dans son pays d'origine. Il la connaissait à peine, mais savait qu'elle était Préfète et craignit d'avoir des ennuis dès le premier jour.

« Londubat, dit-elle avec un léger accent. Il y a un cadeau qui est arrivé pour toi pendant les vacances, j'ai veillé à ce que personne n'y touche, il est toujours sous le sapin.

-Merci Papadopoulos, répondit-il avec un sourire. Qui peut m'envoyer ça ? Tout le monde savait que je rentrais chez moi... »

Il alla chercher le petit paquet carré sous le sapin, où il y avait une dizaine d'autres cadeaux qui avaient atteint la mauvaise adresse. Il chercha un nom ou une carte, mais il n'y avait pas la moindre signature, simplement ce mot énigmatique « Pour Neville Londubat, à qui ça aurait dû revenir depuis longtemps ». Il déchira l'emballage et découvrit une petite boîte carrée comme celle où l'on rangeait des bijoux. Intrigué, il l'ouvrit et y découvrit une grosse bague, de celles qu'on appelait une chevalière.

La bague en elle-même était large, faite en argent elle pesait lourd dans sa main, mais la partie la plus remarquable était le large chaton au sommet de la bague : un cercle d'or enserrait une pierre de la taille d'une Mornille, d'un violet profond, on y avait taillé un corbeau dont les yeux étaient fait d'une pointe d'or. L'anneau était large et épais et sculpté de formes végétales rappelant des boules de gui et du muguet. Enfin, on pouvait lire sur la pierre en lettres d'or « Nihil sine sapientia ». Neville examina la bague sous toutes les coutures, se demandant qui pouvait lui envoyer un aussi précieux bijou.

« Alors, tu as reçu quoi ? demanda Eileen en s'approchant. Ouah, elle est magnifique !

-Eh mais, je connais ce symbole, dit Susan. Un corbeau sur fond violet, c'est les armoiries des Fawley, et c'est bien leur devise, Nihil sine sapientia, Rien sans la sagesse.

-Tu veux dire que c'est une bague de la famille de ma mère ? Cool, dit Neville avec ravissement. Je vais la mettre alors.

-Attends ! s'écria Eileen. Je crois pas que tu devrais la mettre !

-Pourquoi ? »

Mais avant que Eileen ne puisse répondre, Pattenrond, qui s'était approché doucement d'eux, bondit soudain sur Susan la renversant par terre en feulant violemment. La pauvre jeune fille hurla, tentant de repousser le gros chat qui s'accrochait fermement, griffant pour ouvrir la poche de poitrine du chemiser où se terrait Glouton. Aussitôt, Neville et Eileen se ruèrent sur Pattenrond, tentant de le tirer en arrière, mais il refusa de lâcher prise malgré les cris de sa maîtresse.

Finalement, Neville parvint à l'arracher avec violence, déchirant de larges bandes sur le tissu du chemisier de son amie. Glouton en profita pour s'échapper, courant en couinant, il alla se coucher sous une des tables de la Salle Commune, Susan le suivant de près. Eileen saisit Pattenrond et l'éjecta de la Salle Commune en le grondant, puis s'approcha de son amie qui avait récupéré son rat. Elle répara le chemisier de Susan en s'excusant platement.

« Il est taré ton chat ! Il aurait pu m'écorcher !

-Mais il ne t'as même pas touché, protesta Eileen. Il n'en veut qu'à Glouton, je pense, même si je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle il lui en veut autant.

-Eh bien il ferait mieux d'arrêter, Glouton était là avant lui ! »

Tandis qu'elles se disputaient, Mme Chourave entra soudain dans la Salle Commune, alertée par Helga Poufsouffle qu'il y avait du grabuge. Elle demanda d'une voix forte ce qu'il se passait et Neville lui expliqua la situation, tâchant de rester le plus possible neutre envers Glouton et Pattenrond. Constatant que la situation était réglée, Chourave allait faire demi-tour quand Eileen s'approcha d'elle et lui chuchota quelque chose en montrant Neville. La Directrice des Poufsouffle fronça les sourcils et s'approcha rapidement du garçon.

« Neville, est-ce qu'il est vrai que vous avez reçu une chevalière enchantée ?

-Euh... oui, Professeur. Pourquoi ?

-Puis-je la voir ?

-Tenez. »

Neville prit la chevalière qui était tombée par terre et la lui tendit. La Professeure de Botanique l'étudia attentivement, puis referma la main dessus.

« Je suis désolée Neville, je vais devoir vous la prendre. Il y a de fortes chances qu'elle soit maudite, je ne m'y connais pas moi-même, mais je suis certaine que les Professeurs Lupin et Rogue devraient pouvoir s'assurer de son innocuité en quelques jours.

-Mais... »

Avant qu'il n'ait pu finir sa phrase, Mme Chourave était repartie de la Salle Commune. Neville se tourna alors vers Eileen, furieux contre elle à son tour.

« Pourquoi est-ce que tu as tout balancé à Chourave ?! C'était le seul héritage que j'aie de ma mère !

-Parce que je crois qu'elle peut être maudite, dit Eileen d'une voix tremblante. Je pense, et le Professeur Chourave est d'accord avec moi, que cette bague a été envoyée par ta Tante, Neville, Agathe Fawley. »

L'annonce fit l'effet d'un coup de tonnerre, Neville perdit une bonne partie de sa colère et s'arrêta pour réfléchir. Il dut convenir que c'était en effet probable, mais était trop furieux contre son amie pour l'admettre et partit rapidement vers son dortoir où il s'effondra sur son lit. Il eût alors l'idée d'écrire une lettre à sa Tante, après tout elle avait dû entendre parler de cette chevalière, si c'était une bague de la famille Fawley. Il prit sa plus belle plume, une magnifique plume d'aigle qui lui avait été offerte à Noël par Susan. Il la trempa dans l'encre bleue qu'il utilisait pour correspondre avec sa famille car c'était celle qui ressemblait le plus à l'encre des stylos moldus.

Chère Tante Anna,

aujourd'hui, j'ai reçu un dernier cadeau de Noël. Il est arrivé à Poudlard le jour de Noël, c'est une bague que tu connaîtras peut-être, elle est grande et en argent, avec une pierre violette décorée de ce que Susan a identifié comme les armoiries des Fawley et leur devise Nihil sine sapientias.

J'aimerais savoir ce que tu sais sur cette bague. Et notamment qui l'a possédé pour la dernière fois. Eileen pense que c'est Agathe qui me l'a envoyé et Chourave aussi, elles me l'ont pris pour que Severus et Lupin l'examinent.

Bisous, Neville.

Il cacheta la lettre, puis la donna à Hedwige qui allait partir en chasse par le trou qui communiquait avec l'extérieur. Il finit par aller se coucher, lessivé.

Le lendemain, lorsque les Poufsouffles allèrent à leur cours de Soins aux Créatures Magiques, ils eurent la surprise de trouver un Hagrid aux yeux rouges, qui avait perdu toute envie d'enseigner et leur demanda simplement de s'occuper d'une demi-douzaine de Veracrasses, alors qu'ils avaient toujours vu des animaux intéressants jusqu'à maintenant. Inquiets, Eileen, Susan et Neville s'approchèrent du Garde-Chasse qui s'éloigna d'eux sous prétexte de vérifier si les Veracrasses des Serpentards allaient bien. Cependant, à l'heure du déjeuner, ils se rendirent à sa cabane et y trouvèrent Harry qui frappait à la porte avec insistance. Finalement Hagrid les laissa entrer tous les quatre et fondit en pleurs en s'asseyant à la table de bois.

Tandis que Susan tentait de le réconforter, sans trop savoir quoi dire, Neville gêné, vint caresser le bec de Buck qui était allongé dans un coin de la cabane. Enfin Harry repéra une enveloppe de Poudlard sur la table et en sortit une lettre officielle du conseil d'administration de l'école. Il la lut alors à haute voix :

Cher M Hagrid

A la suite de notre enquête concernant l'attaque d'un élève de votre classe par un hippogriffe, nous nous sommes rangés à l'avis du professeur Dumbledore qui nous a assuré que vous ne portiez aucune responsabilité dans ce regrettable incident.

Nous devons cependant vous faire part de nos préoccupations relatives à l'hippogriffe en question. Nous avons en effet décidé de retenir la plainte de M Lucius Malefoy et de porter l'affaire devant la Commission d'Examen des Créatures Dangereuses. L'audience se tiendra le 20 avril et nous vous demandons de vous présenter à cette date, accompagné de votre hippogriffe, au bureau londonien de la Commission. Dans l'intervalle, l'hippogriffe devra être isolé dans un enclos et soigneusement attaché.

Avec nos salutations confraternelles.

« Oh, Hagrid ! s'écria Susan. Je suis désolée !

-Mais vous allez vous en sortir, ajouta Harry avec conviction. Buck est innocent, tout le monde le sait, ils ne peuvent pas le condamner !

-On a tout vu, ajouta Neville. Tous les Poufsouffles peuvent témoigner que vous nous avez donné toutes les consignes de sécurité requises et que aucun élève n'a jamais été en danger. J'ai monté Buck, je sais de quoi je parle, il n'est pas dangereux tant qu'on le respecte !

-Allons Hagrid, ça ne peut pas mal se passer, ajouta Eileen compatissante. Si on devait porter plainte contre mon père chaque fois qu'une potion blessait un élève, il passerait plus de temps au tribunal qu'à Poudlard. Tout le monde sait que la magie est dangereuse et que les cours de Poudlard ne sont pas sans danger, c'est ridicule d'accuser ainsi Buck.

-Tout à fait, approuva Susan. Je me suis fait mordre par une des plantes de Chourave avant les vacances, personne n'a songé à la détruire...

-Vous ne connaissez pas ces gargouilles de la commission, sanglota Hagrid. Ils s'en prennent toujours aux créatures intéressantes... Mais merci de votre soutien...

-En tout cas, il faut que vous vous repreniez Hagrid, dit Eileen en souriant. Ce n'est pas en arrêtant d'enseigner que vous allez améliorer les choses. Vous aviez promis qu'on continuerait les cours sur les salamandres, non ?

-Très bien, très bien, dit Hagrid en reniflant bruyamment. Vous avez raison, il ne faut pas que je me laisse abattre par les vieilles harpies du Ministère...

-Et puis on vous aidera, ajouta Neville. Si vous voulez, on fera des recherches à la bibliothèque pour vous trouver des informations utiles pour votre procès ! Vous verrez, avec tout ce qu'on trouvera, vous ne pourrez pas perdre, Hagrid !

-Merci, c'est très gentil de votre part, répondit Hagrid en tapotant la tête de Neville avec une force qui le plaqua à moitié sur la table. Je suis désolé de vous avoir offert ce spectacle, je suis le Professeur le plus lamentable de cette école...

-Mais non Hagrid, dit Harry en essayant de lui taper amicalement sur l'épaule. Vous n'êtes pas lamentable, c'est les Malefoy qui sont pathétiques de s'en prendre à un animal comme Buck juste pour pour pouvoir parader... »

Les quatre amis restèrent pour déjeuner chez Hagrid, d'un épais ragoût de patates et d'une viande qu'ils ne tenaient pas à identifier, accompagné de morceaux d'une miche de pain qu'il fallait laisser tremper cinq minutes dans la sauce du ragoût pour qu'ils deviennent mangeables. Ils rentrèrent ensuite au Château pour leurs cours de l'après-midi. En fin de journée, Neville alla au bureau de Chourave pour lui demander des nouvelles de sa chevalière, mais le Professeur de Botanique venait de la confier au Professeur Rogue et ne pouvait rien lui dire de plus. Il resta un peu pour discuter d'une variété de tentacula vénéneuse australienne qu'elle venait de recevoir, puis rentra dans la Salle Commune, presque déserte puisqu'ils avaient fini deux heures plus tôt aujourd'hui. Malgré le faible nombre d'élèves, la Salle Commune était remplie de cris, Neville s'approcha et vit avec stupeur que c'était Eileen et Susan qui se faisaient face, la première tenait son énorme chat orange dans les bras tandis que la seconde lui montrait un drap tâché de sang.

« Regarde ce que ton chat à fait ! hurla Susan. Il a mangé Glouton !

-Mais je t'assure que c'est pas lui ! Il n'est pas rentré dans le dortoir des filles depuis Halloween ! Ça ne peut pas être lui !

-Et ça c'est quoi ?! Des poils orange qui sont restés sur mon oreiller !

-Ils ont dû s'accrocher à ma robe ! Susan, je t'assure que j'ai fait très attention, ce n'est pas Pattenrond !

-Il y a combien d'autres chats oranges qui veulent le bouffer ici ?! Est-ce que tu peux admettre que tu as tort au moins une fois dans ta vie ?!

-Je ne vais pas accuser Pattenrond alors que je sais que ce n'est pas lui ! Ce serait ridicule !

-Hé les filles, calmez-vous, intervint Neville. Ça sert à rien de crier, s'il vous plaît, ne vous disputez pas pour ça... Qu'est-ce qu'il s'est passé Susan ?

-Pattenrond a réussi à croquer Glouton !

-Non, qu'est-ce qui te fait croire ça ? demanda Neville avec calme. Tu l'as vu faire ?

-Non, sinon je l'aurais empêché. Mais j'ai trouvé du sang sur mon drap, avec des poils oranges à côté...

-Et toi Eileen, comment est-ce que tu peux être sûre que ce n'est pas Pattenrond ?

-Parce qu'il ne rentre jamais dans le dortoir des filles, dit Eileen avec mépris. J'ai fait attention, Pattenrond ne rentre plus dans la Salle Commune si je ne suis pas là pour le surveiller, il s'occupe dans le reste du château. Si Glouton s'était fait tuer dans un couloir, je veux bien, mais dans le dortoir des filles, c'est impossible.

-Tu es sûre qu'il n'a pas pu y avoir une erreur ? demanda doucement Neville. Peut-être qu'une fille a laissé entrer Pattenrond ce midi quand on était pas là et qu'il en a profité ?

-Très bien, j'ai compris ! s'écria Eileen avec fureur. Puisque vous vous liguez tous contre moi, je m'en vais ! De toute façon, j'ai du travail, je vais à la Bibliothèque, au moins Mme Pince n'invente pas des histoires pour m'accuser. Viens Pattenrond, personne ne nous fait confiance ici ! »

Et elle s'en fut suivie de son chat sous le regard consterné de Neville. Celui-ci se tourna vers son autre amie.

« Tu ne crois pas qu'on y est allé un peu fort ?

-C'est elle qui prend la mouche, répliqua Susan. Tu ne la connais pas depuis longtemps, mais c'est une vraie tête de mule, elle n'avouera jamais qu'elle a tort.

-Eh Susan, c'est ton amie, sois un peu plus douce avec elle ! la morigéna Neville. Et puis tu dois bien admettre qu'elle a pris toutes les précautions nécessaires pour que ça n'arrive pas, non ? Elle sait que Glouton est important pour toi...

-Mais elle est toujours comme ça, plaida Susan. C'était pareil quand on était plus petites, elle n'admettait jamais qu'elle était en tort auprès de nous, il n'y a que ses parents qui arrivaient à lui faire admettre ses fautes. C'est une vraie pimbêche quand elle veut !

-D'accord, d'accord, tu la connais mieux que moi, capitula Neville. »

Malgré tout il n'en pensait pas moins, et il espérait fortement que cette histoire finirait par s'arranger sans problèmes, il n'avait aucune envie de jouer l'arbitre dans une dispute entre les deux jeunes filles.

Quelques couloirs plus loin, Eileen furieuse parlait à son chat qui la regardait avec un air complice, comme s'il comprenait tout ce qu'elle disait

« Ah elle m'énerve Susan, depuis la rentrée elle te remet tout sur le dos, mon pauvre minou ! Alors que son rat avait l'air malade avant même que je t'adopte ! Si ça se trouve il a perdu la boule et s'est lui-même mordu et elle le retrouvera dans quelques jours, confortablement pelotonné dans ses affaires ! J'espère qu'elle acceptera au moins de s'excuser !

-Tu parles à ton chat, Eileen ? l'interpella une voix familière. C'est le premier pas vers la folie, non ?

-Salut Elen, répondit Eileen en se déridant. Mon chat a une meilleure conversation que la plupart des élèves de cette école.

-C'est pas faux, approuva Elen en se rapprochant de sa coéquipière. Tu m'as l'air de mauvaise humeur, qu'est-ce qu'il y a ?

-Susan, souffla Eileen. Son rat a disparu, et elle accuse Pattenrond. Toi tu as bien vu que j'ai tout fait pour empêcher mon chat de lui bouffer son rat ?

-Oh oui, tu dois être la seule de l'école à tout faire pour empêcher ton animal de venir dormir avec toi, la plupart essaient de convaincre leur chat de venir dans leur lit, s'esclaffa Elen.

-Et pourtant, c'est moi qu'on accuse ! Enfin Pattenrond ! Parce qu'il y a ses poils sur le lit de Susan...

-Allez viens, lui dit doucement Elen. Allons voler un peu, rien que toutes les deux, ça nous fera du bien.

-Tu as raison, approuva Eileen. Est-ce que tu peux aller chercher mon balai ? Je n'ai pas envie de croiser Susan tout de suite.

-Bien sûr, répondit sa coéquipière en souriant. Mais d'abord, va chercher quelques trucs à grignoter dans les Cuisines, on aura envie d'un goûter après l'exercice. »

Hochant la tête, Eileen s'approcha du tableau représentant une coupe de fruit et chatouilla la poire comme leur avaient appris leurs aînés en Première Année. Il était bien sûr totalement interdit aux élèves d'entrer dans les cuisines, mais comme la plupart des règlements de l'école, tant qu'on n'était pas surpris en train de l'enfreindre, cela ne comptait pas. Elle salua joyeusement les Elfes et repartit avec un panier plein de pâtisseries et de sandwichs ainsi que d'une théière de thé sur laquelle on avait jeté un sort de stase, de deux tasses et d'une petite bouteille de lait.

Elle retrouva Elen dans le couloir, qui sortait de la Salle Commune en portant deux balais sous le bras, le Brossdur 10 d'Eileen et son propre Comète 720. Elles sortirent sur la pelouse qui était encore givrée et se dirigèrent vers le Terrain de Quidditch, vide à cette heure de la journée. Là, elles s'élancèrent d'un même élan, frappant fortement le sol durci par la température glaciale et commencèrent à tourner dans l'air glacial. Cela faisait longtemps qu'elles n'avaient pas volé avec autant de liberté, sans les commentaires de Cédric, sans le poids mort de Fawcett ni la sensation pesante de porter le destin de l'équipe sur leurs épaules. Bien que Eileen apprécie toujours de voler, d'être dans l'équipe et de jouer au Quidditch, elle ne pouvait s'empêcher de comparer cette expérience à celle de sa première année, les ordres hurlés de Cédric avec les directives à peine esquissées de Liva, et elle regrettait de n'avoir pas pu entrer dans l'équipe en même temps que cette dernière.

C'était donc un soulagement réel de pouvoir voler simplement dans les airs, les deux filles enchaînèrent les figures, elles ne jouaient pas, n'ayant même pas pris le Souaffle, mais se contentaient de voler comme elles n'avaient pas pu le faire depuis le début de l'année, chacune essayant d'impressionner l'autre avec des cabrioles de plus en plus audacieuses, et Eileen se dit que son père ferait une crise cardiaque en la voyant évoluer dans les airs de façon aussi téméraire, mais c'est ce qu'elle aimait dans le vol, sentir le vent fouette son visage, cette sensation de liberté quasi-absolue, voler si vite, si imprudemment, qu'elle pouvait presque croire évoluer dans les airs sans l'aide de son balai, simplement par sa pensée.

Elle appréciait même la douleur, les picotements de ses yeux, irrités par la poussière et le vent, les élancements de sa tête après que le sang ait monté à la tête plusieurs fois avec force au cours de ses acrobaties, les courbatures de ses muscles, mis à rude épreuve par ses voltiges et le bois dur de son balai, et surtout la douleur de sa cage thoracique dans laquelle ses organes dansaient la valse, bringuebalés de toute part par les plongeons, roulades, tonneaux et autres remontées en chandelles. Elle aimait toutes ces petites douleurs car elle se sentait plus vivante que jamais, elle se sentait exister pour de bon. Et elle pressentait que Elen était elle aussi grisée par la vitesse et le risque, qu'elles se comprenaient sans se parler, sans même vraiment se regarder, elles sentaient la présence de l'autre par habitude, car l'autre serait toujours là, toujours présente au bon moment pour aider.

Cette présence, cette confiance absolue dans l'autre, elle s'était développée sur le terrain d'abord, bien entendu, mais elle était devenue bien plus, la connexion qui liait les trois Poursuiveuses de Poufsouffle les avait suivies hors du terrain, tissant des liens plus forts que ceux qu'elle avait jamais ressentie envers ses amies d'enfance. Eileen savait que Elen serait toujours présente au bon moment, que ce soit à ses côtés pour marquer un but, derrière elle pour faire une passe décisive, mais aussi en cas de dispute avec une amie chère, en cas de perte d'un être cher, car elle était également toujours là pour elle, la plus indéfectible amie, il le fallait car elles seraient incapables de jouer si la moindre faille se faisait entre elles.

Après plusieurs heures d'acrobaties aériennes, les deux jeunes filles redescendirent au sol, les joues rougies de froid, les yeux en pleurs, les cuisses endolories par les manches en bois des balais, mais le sourire aux lèvres et un rire dans les yeux. Elles allèrent se changer dans les vestiaires, parlant de tout et de rien, comme d'habitude, mais Eileen prit le temps, avant de sortir des vestiaires son balai à la main d'étreindre fermement sa coéquipière.

« Merci, dit-elle simplement. Merci d'être là pour moi.

-Toujours, dit simplement la galloise en l'étreignant aussi. Comme tu seras toujours là pour moi, je le sais. »

Elles partirent ensuite vers le château, rapidement rejointes par Pattenrond qui se frotta contre les jambes de sa maîtresse en miaulant jusqu'à ce qu'elle le prenne dans ses bras pour le porter jusqu'au château, grattant le haut de sa tête tandis qu'il ronronnait de satisfaction. Au dîner, elle s'assit avec Elen et son frère Dai, ignorant résolument la place vide à côté de Neville et le petit signe qu'il lui avait lancé. Elle ne vit pas le regard triste de son ami tandis qu'il se tournait vers Susan en soupirant, cédant avec mauvaise grâce la place libre à un Ernie McMillan affamé.

Le lendemain, durant le cours de Potions, Eileen reçut un regard de surprise à peine dissimulé quand elle s'assit à côté de Morag McDougal plutôt que de rejoindre son siège habituel à côté de Neville. Le cours se passa sans un bruit, comme d'ordinaire, hormis quelques légers chuchotements des élèves demandant un peu d'aide à leurs voisins. Eileen constata rapidement que Morag n'était beaucoup plus douée que Neville, si elle était moins maladroite pour ce qui était de préparer les ingrédients, elle manquait de rigueur et s'emmêlait souvent les pinceaux dans ses instructions.

« Non, non, Morag, souffla Eileen entre ses dents. Il faut ajouter la poudre d'yeux de coléoptères après ta chenille, pas en même temps.

-Mais c'est la même chose, protesta la jeune fille en retenant son geste. Tout va se mélanger, non ?

-Si tu mélanges tout sans faire attention, répondit Eileen avec un froncement de sourcils typiquement Roguien. Alors, tu obtiendras juste une mixture infâme et complètement inutile, il faut suivre chaque étape scrupuleusement pour que les essences magiques puissent se mê... »

Elle fut interrompu par une violente explosion soulevant un nuage de fumée violette au premier rang de la classe, suivi d'un hurlement de rage d'un Professeur Rogue prêt à étriper celui qui avait si bruyamment fait capoté sa potion. Avec un pincement de cœur, Eileen remarqua que c'était Neville qui se tenait au dessus du chaudron fautif, la tête entièrement recouverte d'une poudre violette.

Toujours couper finement les racines de lilas avant de les incorporer à une solution acide, Neville, pensa tristement Eileen, je te l'ais répété cent fois. Tes tronçons ne réagissent pas de façon homogène et ne peuvent qu'amener à une instabilité de la potion. « Londubat ! hurlait quand à lui son père. J'en ai assez de vous voir échouer la moindre potion, qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans couper finement vos racines ?!

-Je... je suis désolé, Professeur, balbutia Neville. Je vais nettoyer...

-Non, allez à l'Infirmerie avant que cette horreur ne vous fasse Merlin sait quoi ! Mais je vous veux ici à dix-sept heures précises, vous allez me récurer cette classe du sol au plafond puisque vous semblez incapables de comprendre qu'une classe de Potions doit rester propre ! »

Honteux, Neville s'enfuit par la porte la plus proche, et Eileen espéra être la seule à remarquer les sillons de peau claire qui striaient ses joues quand il était sorti de la pièce. Elle se retourna vers sa camarade de classe, tentant de chasser son sentiment de culpabilité à l'idée qu'elle aurait pu corriger la taille des tronçons de Neville si elle s'était mise avec lui.

« Bien, dit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. Tu as compris ? Alors réserve la poudre de coléoptère et incorpore ta chenille dès maintenant. »

Elle passa à l'étape suivante, consistant à écraser une figue de Barbarie pour en récupérer le jus. Elle préleva machinalement le jus obtenu en l'écrasant avec un couteau d'argent comme elle en avait l'habitude et parvint à se recentrer sur son cours. C'est cinq minutes plus tard, lorsque la voix de son père, calmé, demanda que chacun vienne apporter un échantillon à sa place qu'elle s'aperçut que sa Potion de Fumigation censée repousser les insectes volants, ressemblait plutôt à une Potion d'Infection, dégageant une odeur d'ail et de soufre.

Honteuse, elle en mit un échantillon en tube et le porta à son père, se noyant tant bien que mal dans la foule des élèves pour ne pas qu'il la remarque. Elle nettoya ensuite rapidement son chaudron et sortit de la salle en courant presque, furieuse contre Neville pour l'avoir distraite, mais surtout contre elle-même. Elle s'éloigna de ses camarades et s'engouffra dans une salle vide en pleurant. Elle resta prostrée ainsi plusieurs minutes quand des bras osseux familiers l'entourèrent et une voix familière lui murmura :

« Là, ma chérie, ce n'est rien, ça va passer. Qu'est-ce que tu as ? Il ne faut pas te mettre dans des états pareils pour une potion ratée...

-Oh Papa, ce n'est pas ça ! Enfin, pas seulement... C'est...

-Tu t'es disputée avec Neville ma chouette ?

-Oui. Enfin, surtout avec Susan, hier, parce que elle a accusé Pattenrond d'avoir mangé son rat. Mais c'est pas lui Papa, je le sais ! Je l'ai toujours gardé hors du dortoir, voire de la Salle Commune. Mais elle veut pas me croire !

-Là, là, ne t'en fais pas, ce n'est rien. Ça arrive à tout le monde de se disputer. Tu crois que je ne me suis jamais disputé avec ta mère ?

-Mais tout à l'heure, si je m'étais assis avec lui, Neville n'aurait pas raté sa potion. C'est ma faute s'il est en retenue !

-Ce n'est pas ta faute, Eileen, c'est la sienne. J'aime beaucoup Neville, mais tu ne peux pas le protéger en permanence, ma chérie, il doit faire ses propres erreurs. Peut-être qu'il retiendra mieux qu'il ne faut pas négliger le finement des instructions maintenant que sa potion a explosé ? C'est comme ça que ta mère fait des découvertes, tu sais, elle rate chaque potion qu'elle essaie, jusqu'à trouver la bonne.

-Et moi, je ne sais même pas comment j'ai pu rater ma potion ! J'ai suivi toutes les instructions, j'ai même écrasé ma figue de Barbarie comme tu m'as montré.

-Une figue ? Il n'y avait pas de figue de Barbarie dans la recette...

-Mais si, entre l'incorporation de la poudre d'yeux de coléoptères et les trois gouttes de bave de Veracrasse. J'en étais là quand Neville est sorti.

-Ma chérie, c'était un oignon de Roumanie qu'il fallait hacher, pas presser. Pas étonnant que ta potion ait tournée, dit-il avec un léger sourire.

-Oh non, dit Eileen en éclatant encore en sanglots. Je suis nulle, nulle, nulle !

-Allons, ce n'est rien, c'est juste une faute d'inattention.

-Mais on le droit à aucune inattention, Papa, s'écria Eileen. C'est toi et Maman qui me l'avez répété sans cesse, en Potions, il faut être entièrement focalisé sur ce qu'on fait.

-Et ton erreur en est une preuve de plus, dit son père en souriant encore plus. Mais tu sais, personne n'est parfait. J'ai déjà vu ta mère commettre des erreurs de débutante parce qu'elle était distraite. Et même moi j'ai déjà raté des potions dans cette salle, parce que je pensais à autre chose. Tu es humaine, Eileen, être la fille de deux excellents potionnistes ne veut pas dire que tu n'as pas le droit à l'erreur, juste que l'on a le droit d'attendre de toi que tu en commettes le moins possible. Compris ?

-Oui Papa. Merci Papa.

-Et c'est pareil pour tout le reste, ajouta-t-il en lui caressant les cheveux. Tu as le droit de faire des erreurs, avec tes amies, avec ta famille, avec tout le monde. Tout le monde fait des erreurs, c'est comme ça qu'on progresse, tu ne peux pas être parfaite, d'accord ? Allez, maintenant va en cours, tu vas être en retard. »

Eileen se leva, reprit son sac et partit vers la sortie. Elle s'arrêta juste avant de passer la porte.

« Si j'ai le droit à l'erreur, tu peux me donner la note maximale pour cette potion ? demanda-t-elle avec un grand sourire innocent.

-Puisque tu as le droit à l'erreur, je en te demanderais pas de me faire une dissertation de cinquante centimètres sur cette Potion, répondit son père avec un sourire en coin. Ne pousse pas trop loin. »

Ils éclatèrent de rire, puis Eileen partit rapidement vers le cours suivant. Ses joues étaient encore humides de larmes, mais elle se sentait bien mieux que ce matin. Elle n'eût cependant pas le courage d'aller s'excuser auprès de Neville quand elle le vit revenir au milieu du cours de Métamorphose avec un mot de Mme Pomfresh pour expliquer son absence et qu'elle vit ses yeux rouges et la pointe de ses cheveux blonds encore teintés de violet. Et quand le soir arriva, elle allait se diriger vers Neville et Susan, penchés ensembles sur un livre de métamorphose au milieu de la Salle Commune, mais Susan dût la voir car elle regretta à voix haute.

« Je suis sûre que Glouton aurait adoré ces biscuits » en prenant un autre petit sablé dans une assiette. Eileen fit demi-tour, et remonta dans sa chambre en retenant ses pleurs cette fois-ci. Son père avait raison, elle avait droit à l'erreur, mais elle ne pardonnerait pas à Susan tant que celle-ci n'admettrait pas qu'elle s'était trompé elle aussi. Par contre, pensa-t-elle après avoir repensé à la scène du matin, elle devrait sans doute se réconcilier avec Neville, il n'y était pour rien là-dedans. Et elle s'endormit en regrettant l'absence de son chat, qu'elle ne laissait toujours pas entrer dans le dortoir, comme preuve de sa bonne foi envers son amie.

Et voilà, qu'est-ce que vous en pensez ? Du coup, pas d'Éclair de Feu pour Neville, logique, j'ai dû me creuser la tête pour trouver un truc qui conviendrait. Je ne sais pas encore si cette bague aura une valeur autre que sentimentale, normalement elle devrait avoir des pouvoirs magiques que vous découvrirez dans le chapitre suivant. Mais bien évidemment, sa valeur principale est sentimentale ^^

Ah oui, du coup on découvre aussi les armoiries et devise des Fawley. Du coup, je me demande s'ils ne sont pas de Serdaigle en fait. La devise en latin signifie donc « Rien sans la sagesse », je suis parti de la devise de la maison royale de Roumanie « Nihil sine Deo », rien sans Dieu, et en ai fait quelque chose de plus sorcier avec cette sagesse. Par ailleurs, si des latinistes pouvaient me dire si j'ai bien décliné sapientia, ce serait sympa, mes cours de latins datent d'il y a longtemps XD

Bref, pour revenir à l'histoire, je n'ai pas voulu donner une trop grande importance à la bague des Fawley non plus, d'où le fait que j'enchaîne rapidement avec la disparition de Glouton, pour que le conflit entamé atteigne son pinacle avec une raison plus réaliste. Ah et j'ai casé la visite à Hagrid parce que... ben dans le livre, ils y vont juste après avoir découvert la « vérité » sur Sirius, sauf que j'ai préféré développer l'impact de la révélation sur Neville, ce qui vous a beaucoup plu apparemment. Et comme personne n'est resté à Poudlard pendant les vacances... le hibou du Conseil d'Administration s'est perdu pendant deux semaines XD

Ah et enfin, la partie que je viens d'écrire... je l'aime beaucoup, même si je vais sûrement la retravailler après l'avoir posté, j'aime quand même beaucoup ce premier jet. Déjà, on se recentre enfin sur Eileen, qui devait être la base de tous les tomes à la base... Bon, j'ai dévié du sujet initial, mais je ne le regrette pas, j'essaierais simplement de ne pas oublier Eileen comme je l'ai un peu trop fait au début de ce tome-ci. Et elle reviendra en force dans les derniers tomes ^^

Sinon, la petite discussion avec Severus a débarqué de nulle part, honnêtement. Comme je l'ai dit, tout ce passage est sorti d'un seul jet, à partir du moment où elles ont récupéré les balais, je voulais juste écrire quelques scènes de vol, puis je me suis dit que je pouvais ajouter une scène de cours pour montrer la distance entre le trio d'amis. Et puis je me suis laissé emporter. Au point d'avoir fait la mini-scène dans la Salle Commune juste pour que Eileen reste fâchée avec ses amis même après sa discussion avec son père XD

Le prochain chapitre n'est pas encore écrit, mais normalement la réconciliation ne devrait pas être trop longue. Déjà, Neville va se réconcilier très vite, et avec Susan, peut-être le chapitre d'après. J'essaie de faire durer leur dispute assez longtemps pour qu'elle ait un intérêt, mais tout en restant plausible et pas totalement stupide.

Enfin si, elle est stupide, je dois l'admettre. C'est le choc entre deux personnes extrêmement têtues, qui se connaissent bien. C'est pas la première fois qu'elles font ça, simplement d'habitude quand elles se fâchent, chacune retourne chez elle, et elles oublient tout rapidement, là elles vivent dans le même dortoir, donc c'est plus compliqué d'admettre qu'on a tort :x

Bref, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me le dire, ou à dire ce qui ne va pas d'ailleurs. A la prochaine ou bien avant :D