Hey salut à toutes et à tous, ouah, ça fait au moins un an qu'il y a eu un aussi faible écart entre deux chapitres, non ? XD

J'ai été pris d'une frénésie d'écriture il y a peu et c'est pour ça que je poste aussi rapidement. Et pas que, je peux l'annoncer officiellement, le Tome 3 est terminé, je viens de finir le chapitre 14 qui sera le dernier et je le posterais dans une semaine. Entre Noël et le jour de l'An, parfaite période mdr

Voilà, voilà, bonne lecture :D

Ils se dirigèrent tous les trois vers le trou qui, bien que presque invisible tant qu'on n'était pas à deux pas du tronc, était assez grand pour qu'un adulte s'y tienne debout. Pattenrond les y précéda, sa longue queue touffue dressée comme un signal dans la pénombre du tunnel. Eileen alluma sa baguette, suivie des deux autres et ils commencèrent à s'enfoncer dans le long tunnel. Il avait clairement été fait par magie, rien n'étayait le plafond et pourtant le tunnel vaguement rond était parfaitement solide et presque lisse. Au bout de quelques minutes de marche, ils débouchèrent dans une maison en bois à l'aspect délabré, tout y était poussiéreux, les fenêtres étaient barrées, les meubles brisés et des traces de griffures violentes apparaissaient sur le papier peint.

« Qu... murmura Susan.

-C'est bien la Cabane Hurlante, dit Neville. Mais pourquoi un passage de Poudlard mène à cet endroit ? Et qui a fait tout ça ? Pas des fantômes !

-C'était Remus, expliqua brièvement Eileen. Je connais l'histoire, c'est comme ça qu'il a pu étudier à Poudlard, tous les mois il venait ici pour se cacher, aidé par Mme Pomfresh et il se transformait dans la Cabane. C'est pour ça qu'elle hurlait les nuits de pleine-lune...

-Et où est Glouton ? Et cet énorme Aigle ? Ils n'ont pas pu aller bien loin !

-Regarde Susan, dit Neville. Une porte ouverte là, ils doivent être passés par là ! »

Alors qu'ils se dirigèrent vers la porte, un grincement se fit entendre au dessus, et ils se précipitèrent pour voir ce que c'était. Ils empruntèrent un couloir sombre, puis des escaliers qui tombaient en ruine avant de déboucher sur un autre couloir, où seule une porte était entre-ouverte. Neville la poussa doucement, tandis que les autres se tenaient derrière lui, prêts à bombarder la bête de sorts si elle les attaquait. Mais ce n'était pas un aigle qui les attendaient dans la pièce mais une femme aux traits émaciés, aux longs cheveux blonds et sales qui tenait Glouton par la queue et brandissait un couteau.
« Vous ! hurla Neville. » Sans réfléchir, il se rua vers sa Tante, qui jeta alors le couteau à terre pour lutter contre lui. Elle le désarma rapidement, tout en tenant fermement le rat, puis lança un Expelliarmus vers les deux jeunes filles, qui étaient restées tétanisées. Elle se tourna ensuite vers Neville qui tenta de lui reprendre sa baguette, mais elle l'envoya bouler dans un coin.

« Vous êtes venus, murmura-t-elle d'une voix éraillée, comme quelqu'un qui n'a plus parlé depuis longtemps. C'est bien, je voulais juste le rat, mais si je peux t'avoir toi, Neville, c'est encore mieux.

-Ne le tuez pas ! supplia Susan.

-Sinon, vous serez obligés de nous tuer aussi, dit Eileen férocement, cherchant des yeux un moyen d'attaquer la criminelle maintenant qu'elle était désarmée.

-Il n'y aura qu'un seul meurtre ce soir, dit lentement Agathe Fawley. Et ce ne...

-Pourquoi ça ?! Vous avez tué douze Moldus pour tuer votre cible ! Vous avez tué mes parents ! Vous avez tué votre propre sœur ! Pourquoi deux de plus feraient une différence ?! »

Et il se rua en avant, échappant à Eileen qui tenta de le retenir. Il bondit sur la femme décharnée qui, prise de court, ne leva même pas sa baguette qui vola dans un coin. Neville, fou de rage, la frappa à coups de poings, plusieurs fois avant qu'elle ne puisse se dégager en l'envoyant au loin. Glouton en profita pour s'enfuir, mais Susan le rattrapa avant qu'il ne sorte de la pièce. Neville attrapa alors sa baguette et la pointa vers sa Tante.

« Restez à terre ! Restez là, ou... ou...

-Ou tu me tues ?

-Oui ! Vous avez tués mes parents, répéta-t-il, les yeux brouillés de larmes.

-Je sais. Mais Neville, je t'assure, pas directement, si tu savais ce qu'il s'était passé...

-Non ! Non, non, non ! Je la connais l'histoire ! Vous les avez livrés à Voldemort, tous les deux, même votre propre sœur ! Vous n'avez pas lancé le sort, mais c'est vous qui les avez tués ! JE VOUS HAIS !

-Neville, tu dois comprendre...

-Comprendre quoi ? Je les entends quand des Détraqueurs apparaissent, ma mère qui se sacrifie pour moi, mon père qui essaie de combattre Voldemort. Vous ne les avez jamais entendus, vous, comment vous pouvez savoir, comment vous pouvez comprendre ce que c'est ? »

Alors qu'il parlait, sa main tremblait encore plus et le bout de sa baguette commençait à rougeoyer, comme s'il s'apprêtait à lancer un sortilège, bien qu'il n'ait aucune idée de ce qu'il pourrait lancer. Il ne pouvait pas faire mal avec de simples Expelliarmus. Mais avant que Agathe n'ait pu répliquer, Pattenrond se rapprocha d'elle et s'installa confortablement sur son ventre puis tourna ses yeux jaunes vers Neville, le regardant fixement comme s'il le défiait de le faire.

« Va t'en, dit doucement Neville qui aimait beaucoup le chat. Pattenrond, viens, ce n'est pas une gentille. Elle a tué ton ancienne maîtresse, tu le sais, non ? Tu as dû l'entendre beaucoup cette année... »

Le chat continua à le fixer tranquillement, même quand Eileen tenta de l'écarter.

« Ce chat est vraiment intelligent, murmura Agathe. C'est le seul qui m'ait cru cette année, Alice l'a vraiment bien choisi...

-NE DITES PAS SON NOM ! hurla Neville. »

C'est alors qu'ils entendirent un bruit à l'étage du dessous, comme des pas étouffés par la poussière. « Par ici ! hurla Susan. On est là, en haut ! Avec Fawley ! A l'aide ! » Aussitôt les pas s'accélérèrent et quelques instants plus tard, le Professeur Lupin déboula dans la salle. Il embrassa la scène des yeux, Agathe Fawley à terre, à la merci de Neville et brandit sa baguette aussitôt, désarmant rapidement Neville.

« Parrain, non ! cria Eileen. C'est Fawley, c'est elle ! Il faut l'arrêter, appeler les Détraqueurs !

-Eileen, dit Remus doucement. Je t'assure, tu ne sais pas tout, fais-moi confiance.

-Vous êtes avec elle ? s'étonna Neville.

-Où est-il ? demanda Remus à Agathe, toujours à terre.

-C'est elle qui l'a, répondit celle-ci en se relevant, montrant Susan. Oh Remus, ça fait si longtemps ! Tu me fais confiance ? Vraiment ?

-Vous êtes avec elle ?! répéta Neville.

-Cela fait douze ans que je te déteste, répondit Remus. Mais cette nuit, j'ai vu une chose qui m'a fait changé d'avis. Il est toujours en vie, n'est-ce pas ? C'est lui qui l'a fait ?!

-C'est lui, répondit Agathe.

-Qui, lui ?! s'énerva Eileen. Parrain, réponds-moi ! Pourquoi tu fais confiance à une meurtrière !

-Eileen, je sais que c'est difficile à croire, mais Agathe n'est pas plus une meurtrière que moi. Et Susan en a la preuve !

-Arrêtez ! s'énerva Neville. Vous racontez n'importe quoi ! Quelle preuve ?

-Neville, il faut que tu m'écoutes. C'est important. Tu sais que tu peux me faire confiance ? Toi aussi Eileen ? Et même toi Susan. Tenez, reprenez vos baguettes, vous êtes armés, nous non. Écoutez-nous, s'il vous plaît.

-Je... balbutia Neville. Je vous faisais confiance, oui...

-Parrain, je... Vas-y, dit Eileen. On t'écoute, mais si tu es avec elle, alors... Alors on devra te livrer aux Détraqueurs, avec elle. »

Tandis qu'elle disait ça, elle pleurait, certaine de voir une partie de son monde s'effondrer devant elle. Susan tenta de la réconforter mais ce faisant, elle faillit laisser échapper Glouton, faisant hurler Fawley.

« Ne le lâche pas ! Il doit rester, il est la clef ! La preuve !

-Quoi ?

-Laissez-moi vous expliquer, dit Lupin. Ce soir, j'étais en train de regarder la Carte du Maraudeur, je savais que vous alliez vouloir aller voir Hagrid tous les trois, et je voulais vérifier que personne de dangereux ne s'approcherait de vous. Même si je dois avouer, je suis agréablement surpris que vous ayez attendu le dernier soir pour y aller, tu sais être raisonnable, finalement Eileen.

Enfin, je regardais la Carte et, comme je m'y attendais, je vous ai vu chez Hagrid. Et je vous en ai vu ressortir, mais vous étiez quatre !

-Trois ! On était trois, dit Neville. N'essayez pas de nous embrouiller, Professeur Lupin !

-Appelle-moi Remus, Neville, je t'en prie. Vous étiez quatre, la Carte ne ment pas, elle ne ment jamais. Je trouvais déjà ça incroyable, mais une nouvelle personne est apparue, Agathe Fawley et elle a emporté la quatrième personne avec elle, droit vers le Saule Cogneur.

-La quatr... La Carte ne montre pas les animaux Parrain ! C'est Glouton qui a été emporté par Agathe !

-Non, Eileen, car Glouton est bel et bien une personne. Susan, donne-le moi, s'il te plaît.

-Je... dit-elle. »

Profitant de son hésitation, Glouton la mordit profondément et s'enfuit. Hurlant de rage, Agathe se rua à sa poursuite, mais Pattenrond fut plus rapide, en trois bonds il était sur le rat et, réussissant enfin ce qu'il avait tenté toute cette année, il le prit dans sa gueule... puis l'apporta tranquillement à Agathe Fawley qui le prit fermement.

« Enfin, dit-elle avec un rictus sadique. Enfin, je te tiens, je vais pouvoir faire ce pour quoi on m'a condamné il y a si longtemps.

-Agathe, arrête, lui intima Remus. Ils n'ont pas compris ! Il faut leur montrer, ou ils ne nous feront jamais confiance. Eileen, ce rat est un animagus, c'est Peter Pettigrow !

-N'importe quoi, dit Susan. Vous vous foutez de nous ?!

-C'est tout ce que tu as trouvé pour te défendre ? demanda une voix sarcastique derrière eux. »

Tous se tournèrent vers l'entrée et virent le Professeur Vector qui s'y trouvait, une baguette brandie vers eux. Neville fit un mouvement, mais pour la troisième fois il se fit désarmer, ainsi que les deux autres.

« Tu es pathétique, Remus. Mais cette nuit, je pourrais prouver au Directeur que j'avais raison, tu es de mèche avec elle. Comme toujours, n'est-ce pas ?

-Septima, tu es ridicule, ricana Agathe. Toujours cramponnée à tes espoirs déçus d'élève ? Pas étonnant que tu aies fini par revenir ici pour enseigner !

-Tais-toi Agathe, ou je ne laisserais même pas les Détraqueurs se charger de toi !

-Septima, commença Remus, doucement. Tu ne penses pas ce que tu dis, écoute-moi. Elle est innocente, elle n'a pas tué Peter Pettigrow.

-Mais bien sûr ! Et Peter est un animagus, c'est ça ? Ainsi que les douze Moldus qu'elle a trucidé et les Londubat ? C'est pour ça que toutes ces victimes se cachent depuis douze ans ?

-Ne parlez pas de mes parents comme ça, dit Neville en grinçant des dents.

-Tu lui pardonnes tout, n'est-ce pas ? Même qu'elle soit une Mangemorte. Tout ça parce que tu l'aimes. Mais c'est fini, je vous emmène tous aux Détraqueurs ! Qui sait, peut-être qu'ils auront aussi un baiser pour toi, Remus... »

BANG ! Dans un éclair, le Professeur Vector vola à l'autre bout de la pièce, sa baguette partant à l'opposé pour être rattrapée par Severus, qui se tenait dans l'encadrement de la porte, le visage blême.

« Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ici ? Septima a l'air d'avoir perdu l'esprit, et je vous retrouve encore tous les trois dans les ennuis jusqu'au coup. Et toi, Remus, tu n'es pas mieux !

-Severus, fit Remus avec un soulagement palpable. Merci, maintenant, on va tout expliquer. Comme je le disais, Peter est un rat. Il est un animagus depuis la cinquième année. On formait une bande à quatre, lui, moi, Sirius Black et James Potter. Et les trois étaient des animagi, ils ont appris la transformation pour pouvoir m'accompagner dans mes transformations la nuit.

-T'accompagner ! s'exclama sortiez dans le Parc la nuit ?!

-Oui, je n'en suis honnêtement pas fier, répondit Remus gêné. Tellement de choses auraient pu mal tourner, mais... heureusement, le seul incident grave n'a pas tourné au pire grâce à James.

-Quand... quand tu as failli tuer Papa ?

-Oui, dit Severus en se abrège, qu'est-ce qui te fait dire que ce rat est Peter ? Il y a des tas de rats dans la nature !

-Je l'ai vu suffisamment pour le reconnaître, dit Remus. Et surtout, il a un doigt manquant, n'est-ce pas Susan ? A la patte avant droite, n'est-ce pas ? Et c'est tout ce qu'on a retrouvé de Peter Pettigrow, le petit doigt. »

La rage de Neville se calmait petit à petit tandis qu'il essayait de comprendre ce qu'il se passait. Peut-être que sa Tante n'était pas une meurtrière, cette personne qu'il craignait et détestait depuis qu'il en avait entendu parler serait une innocente ?

« Mais, dit-il doucement. Le Professeur Vector avait raison, mes parents ne sont pas des animagi, ils sont morts. Et c'est elle qui les a vendus, elle était leur Gardien du Secret. Comme toi Remus l'était pour les Rogue, non ? Elle n'est pas innocente ! Elle me l'a dit, c'est elle qui les a tués !

-Oui, c'est moi, dit lentement Agathe, baissant la tête comme si elle avait honte. Mais je n'étais pas leur Gardien, ce n'était pas moi qui les ai trahis. Je ne sais pas ce qu'on t'as expliqué, mais c'était Alistair McKinnon qui était le Gardien du Secret d'Alice et Frank au début. Et puis il est mort, toute la famille a été massacrée par les Mangemorts. Alors, naturellement, Alice s'est tournée vers moi, elle voulait que je le remplace, mais j'ai eu une autre idée. Il... Il y avait des rumeurs d'une taupe parmi nous, Severus avait entendu parler d'un espion dans l'Ordre qui lui était inconnu. Alors, j'ai décidé de prétendre être leur Gardien du Secret, mais de donner le rôle à quelqu'un de plus discret, qu'on ne soupçonnerait pas, une sorte de Gardien secret. Et Frank a pensé à son cousin, Peter Pettigrow, un des quatre Maraudeurs, un ami de Remus, il nous semblait sûr et digne de confiance.

Mais il nous a tous trompé ! Deux jours après le rituel, je suis allé voir chez lui, il se cachait dans une des planques de l'Ordre, ce n'était pas aussi sûr qu'un Fidelitas, mais c'était tout de même une cache sûre. Aucune trace de Peter, alors qu'il n'avait pas de mission pour l'Ordre. Pris d'un doute, je me suis rendue à Helga's Dwelling, et c'est là que j'ai trouvé la maison détruite, en ruines, et ma sœur gisait à terre à côté de ton berceau, Neville. Maintenant, je me rends compte que j'aurais dû agir plus posément, avertir Dumbledore, quelqu'un, même à lui nous avions caché l'échange de Gardien. Mais j'étais bouleversée, emplie de rage, et je me suis lancée à la poursuite de Peter. Je n'ai même pas pris le temps de m'occuper de toi, Neville, heureusement Hagrid est arrivé peu après.

J'ai retrouvé Peter dans une rue moldue et je l'ai attaqué presque aussitôt, mais il a crié que j'avais trahi les Londubat, puis il a lancé un sort pour faire exploser la rue et en a profité pour s'enfuir, se transformant en rat. J'ai essayé de le tuer, mais je n'ai réussi qu'à exploser quelques pavés et à passer pour une folle aux yeux du Ministère. J'ai été rapidement arrêtée et envoyée en prison sans procès. Mais aujourd'hui, tout va se finir, aujourd'hui je vais commettre le meurtre pour lequel j'ai passé douze ans à Azkaban ! »

Neville resta bouche bée après le récit, tout semblait juste, il avait envie d'y croire, vraiment. Derrière lui, Severus s'avança, la baguette levée.

« Il n'y a qu'un seul moyen de savoir si tu dis vrai, Agathe. Donne moi ce rat. »

La femme le lui tendit à contre-cœur et le Professeur de Potions le tint à bout de bras avant de lancer un sort émettant une lumière bleue-blanche. Il lâcha aussitôt l'animal qui chuta à terre, se tordant dans tous les sens, puis dans un flash bleu, il se transforma, très rapidement, une tête émergea, des membres surgirent et un homme se tenait là, recroquevillé sur le plancher comme s'il essayait de disparaître entre les lattes, comme s'il était encore un rat. Il était très petit, à peine plus grand que Eileen, avait dû être plutôt enveloppé, autrefois, même s'il ne semblait maintenant avoir que la peau sur les os. Il avait des cheveux sales, de petits yeux fouineurs et un nez de rat. Il se redressa timidement, observant les différentes personnes qui l'entouraient, mais Neville remarqua qu'il observait surtout la porte de sortie. Remus dut le voir aussi car il se plaça délibérément entre Glouton et la porte, le regard dur.

« Peter, dit posément Remus. Cela fait longtemps.

-Remus, couina l'homme. Mon vieil ami... Quel plaisir de te revoir.

-Tu as dû nous entendre Peter, parler de ce qu'il est arrivé à Alice et Frank. Tu voudrais bien nous éclairer ?

-Ne crois pas ce qu'elle dit, Remus, je t'en prie ! C'est une Mangemorte, une fidèle de Tu-Sais-Qui ! Elle a voulu me tuer !

-C'est ce qu'on a entendu dire, en effet. Mais j'aimerais clarifier quelques points avec toi.

-Clarifier quelques points ?! hurla Peter. Il avait une voix aiguë et haut-perchée, qui rappelait plus des cris de rats qu'une voix humaine. Elle a essayé de me tuer et maintenant, elle s'est évadée pour m'achever ! Je le sais, je l'ai toujours su, c'est pour ça que je me suis caché.

-Tu savais que Agathe s'évaderait d'Azkaban alors que c'est un exploit que personne n'a jamais fait jusqu'à cette année ? s'étonna Severus, dubitatif.

-C'est une Mage Noire, Vous-Savez-Qui lui a appris ses tours ! »

Agathe eût un ricanement éraillé, qui fit sursauter tout le monde.

« Voldemort ? M'apprendre des tours à moi ? »

Peter sursauta une fois de plus et s'écarta vivement d'Agathe qui le remarqua et eût un sourire sardonique.

« Alors, monsieur le Mangemort, on a peur d'entendre le nom de son maître ? Comment t'en vouloir, tu n'es pas très populaire parmi les tiens, maintenant, hein, petit rat ?

-J'vois pas de quoi tu parles, dit Peter en tremblant.

-Oh, mais j'ai entendu des choses à Azkaban, pendant ces douze dernières années, dit Agathe d'une voix mielleuse. J'ai entendu les Mangemorts parler pendant leur sommeil, hurler, maudire le traître qui les avait tous condamnés. Comment c'était déjà, les mots de notre chère Bellatrix ? « Saigner le rat, l'immonde traître ! Son sang ramènera le Maître ! Saigner le rat ! ». Après tout, qui pourrait leur en vouloir de te croire un traître, toi qui en es déjà un, toi qui as mené Voldemort vers la maison des Londubat, l'a poussé à attaquer Neville Londubat, le garçon qui l'a détruit ? Même un Mangemort sait faire deux et deux, après tout. Et tu sais, Raton, il y a même des Mangemorts qui traînent encore en dehors, ceux qui ont eu l'intelligence de se cacher ou l'argent pour acheter les juges. C'est eux que tu crains, n'est-ce pas ? C'est de eux dont tu te caches depuis si longtemps ?

-J... Je... vous pas de... quoi... t.. tu parles, bredouilla Peter, visiblement terrifié. Rem.. Remus, tu ne la crois pas n'est-ce pas ?

-Je dois avouer, j'ai du mal à voir pourquoi un innocent se cacherait pendant douze ans, répondit Remus.

-Innocent, mais effrayé, se récria Peter. Les Mangemorts m'en veulent, oui, j'ai mis l'un des lieutenants de leur maître derrière les barreaux ! C'est elle, Remus, c'est elle l'espionne !

-Comment ose-tu ?! s'emporta Agathe. Une espionne, moi ? Quand est-ce que l'on m'a vu ramper près de gens plus puissants pour quérir leurs faveurs ? Quand est-ce qu'on m'a vu en quête de puissance ou de pouvoir ? Que pourrait m'apporter Lord Voldemort que je désire ? C'est toi Peter, c'est toi qui a toujours cherché les faveurs des plus puissants, que ce soient celles de tes aînés quand on était petits, celles des Maraudeurs au temps de Poudlard et finalement celles des Mangemorts quand on est sortis de Poudlard et que l'Ordre semblait une cause perdue. Car tu n'as jamais aimé être du côté des perdants, n'est-ce pas Peter ?

-Moi un espion ? s'étrangla Peter. Je ne vois pas de quoi tu parles, tu divagues, ou tu essayes de sauver ta peau, plutôt. »

Il s'agitait, de plus en plus nerveux, il transpirait abondamment dans la petite pièce à peine tiède et semblait de plus en plus pâle. Neville remarqua qu'il regardait de façon de plus en plus insistante vers la porte, toujours bloquée par Remus. Agathe se rapprocha de lui, le faisant reculer.

« Excusez-moi, intervint Neville. Je ne comprends pas, j'ai côtoyé Glouton souvent, il n'avait que quelques pas pour aller du dortoir des filles à celui où je dormais. S'il a vendu mes parents, pourquoi est-ce qu'il n'a pas fini le travail ? Personne ne l'aurait soupçonné et il aurait pu s'enfuir en toute impunité, non ?

-Exactement, s'écria Peter, reprenant un peu de couleurs. Merci mon garçon, exactement ce que je voulais dire !

-Je vais te le dire pourquoi, dit Remus calmement mais avec une pointe de mépris dans la voix. Peter n'a jamais rien fait de désintéressé de sa vie, pas une fois depuis que je le connais. Oh non, Peter n'est pas comme ça, il agit dans son intérêt propre, quel que soit le vernis sous lequel il camoufle ses actes. Tuer un jeune garçon au risque de s'attirer les foudres du plus grand sorcier d'Angleterre ? Pourquoi faire si personne ne lui demande ? Mieux vaut attendre, tapi dans l'ombre, se prélasser aux frais d'une famille de sorciers et si jamais Lord Voldemort semble reprendre son pouvoir, alors, il aurait été tout disposé à lui amener ta tête sur un plateau d'argent, Neville. Mais pas avant d'être sûr que ça en vaille le coup, n'est-ce pas Peter ? »

Peter blêmit encore plus et ouvrit la bouche, puis la referma. Il resta ainsi un moment avant de se recroqueviller en un tas pathétique par terre. Neville lui avait une autre question à présent.

« Mais dites-moi... Agathe... Tante ?

-Appelle-moi Agathe, Neville, ne te force pas.

-Agathe, répéta Neville. Si vous n'avez pas utilisé la magie noire... comment vous avez pu vous enfuir d'Azkaban ? Les Détraqueurs sont horribles, ils ne vous auraient pas laissé partir facilement...

-Je ne sais pas, exactement, murmura Agathe dont le visage s'était fermé à la mention de la prison, elle était maintenant presque aussi pâle que Peter. Quand j'ai été enfermée, il ne me restait qu'une pensée en tête, j'étais innocente. Ce n'était pas une pensée heureuse, vois-tu, donc ils ne pouvaient pas me l'enlever. Mais c'était une pensée d'espoir que je conservais et je crois qu'elle m'a permis de ne pas devenir totalement folle. Et j'ai gardé mes pouvoirs, un peu. Je ne pouvais évidemment pas créer de Patronus, je ne sais pas si j'arriverais jamais à en refaire un. Mais je suis une animagus, moi aussi, et quand tout devenait trop... trop, je me transformais. Les Détraqueurs sont aveugles, ils ne voient que les pensées et ils me voyaient perdre tout sentiment humain, de temps en temps, ils ont dû en conclure que j'étais comme les autres, folle.

Et puis un jour, le Ministre est venu en visite et je lui ai demandé son journal. Il a été gentil et me l'a donné, peut-être par pitié. Et c'est là que j'ai reconnu Peter, sur une des photos, et je me suis rendu compte qu'il était à Poudlard, il était perché sur l'épaule d'une jeune sorcière. A Poudlard, où je savais que mon neveu était rentré depuis trois ans. C'est comme ça que j'ai gardé le fil des années, en m'imaginant ta vie dehors, chez Anna, Neville. Et j'ai eu peur, peur pour ta sécurité, et c'est alors que j'ai décidé de m'échapper. Un jour, ils ont ouvert ma cellule alors que j'étais transformé et je me suis envolé au dessus de leurs têtes, puis je suis sorti d'Azkaban. La prison n'est pas très sécurisée, les Détraqueurs sont des gardiens suffisamment efficaces.

J'ai volé longtemps, très longtemps dans la nuit, au dessus de la mer, j'étais si faible, j'ai failli me noyer, mais j'ai atteint les terres. A partir de là, je n'avais plus qu'un objectif, te retrouver, te surveiller, te protéger. Je ne savais pas où Anna habitait chez les Moldus, alors je suis allé au lieu que je connaissais et où tu étais le plus susceptible de passer tes vacances, au Manoir Londubat.

-L'aigle ! C'était vous ce soir-là !

-Oui, c'était moi, dit Agathe en souriant. Je t'ai vu, seul, chargé comme tout au milieu de la rue, et j'ai eu peur pour toi. Alors je me suis approché, et je t'ai fait tomber pour appeler le Magicobus. Puis j'ai repris mes recherches, et j'ai découvert en écoutant la Brigade Magique venue aider Augusta que tu étais sur le Chemin de Traverse. Tu ne m'as sûrement pas vu, mais à partir de ce jour-là, j'ai guetté tous les jours sur le Chemin, ça aide d'être un aigle, les gens me prenaient pour un animal de la ménagerie. C'est là que j'ai retrouvé Pattenrond et j'ai pu communiquer avec ce cher chat, il a mis du temps à me faire confiance. Mais il m'a cru le jour où Susan est venu à la boutique avec Peter.

Après ça, je suis allé à Poudlard, et j'ai essayé de pénétrer dans la Salle des Poufsouffle, à des moments où Peter serait dans le dortoir sans personne.

-Comment ? demanda soudain Susan. Comment vous pénétriez dans le château quand il était gardé de partout ?

-Le trou des hiboux postiers, répondit Agathe. Le petit conduit qui mène à l'extérieur et permet aux hiboux de venir délivrer du courrier dans la Salle Commune. La première fois, Helga m'a vue, heureusement, elle ne m'a pas vu me transformer. Et la deuxième fois, elle était endormie, mais quand j'ai voulu attaquer Peter, il n'était plus là. Plus tard, Pattenrond m'a dit qu'il s'était à nouveau enfui, à nouveau il avait feinté sa mort. Alors j'ai attendu et cette nuit, j'ai réussi à l'attraper, grâce à votre aide. S'il te plaît, Neville, crois-moi. Alice était ma sœur, ma moitié, je n'étais rien sans elle, je serais morte plutôt que de toucher à un seul de ses cheveux ! Même Remus ne comptait pas autant pour moi qu'elle !

-Remus ? s'étonna Eileen.

-Ah oui, je devrais peut-être vous raconter ça aussi, dit Remus en se grattant la tête gêné. Je crois que c'est pour ça que Septima était aussi... vindicative à mon égard. En fait, Severus n'est pas le seul à avoir découvert mon... mon petit problème de fourrure à Poudlard. La même année, en Cinquième Année, Agathe a commencé à flirter avec moi. Je n'ai jamais répondu à ses avances, j'avais trop honte de ce que j'étais même avec des amis qui m'acceptaient, mais elle a insisté. Et elle a tellement insisté qu'elle s'est vite rendu compte que je disparaissais toutes les pleines lunes et ça ne lui a pas pris longtemps de comprendre que j'étais un loup-garou. Alors elle m'a prise à part et elle m'a dit qu'elle savait ce que j'étais, qu'elle ne le dirait à personne, mais qu'elle voulait toujours sortir avec moi.

Moi, j'ai refusé, je n'aurais jamais accepté de mettre en danger quiconque. Mais elle a tellement insisté que j'ai fini par accepter en dernière année, mais on est resté discrets, presque personne ne le savait, même pas James ou Sirius.

-Moi, je ne l'ai dit qu'à Alice, et je lui ai même caché que Remus était un loup-garou. C'était la première fois que je cachais quelque chose à ma sœur, poursuivit Agathe. Et un jour, Septima nous a surpris en train de nous embrasser dans un couloir vide, elle suivait Remus parce qu'elle aussi avait craquée sur lui et bien sûr, ça l'a rendu malade de me voir avec lui. Elle ne l'a pas raconté à tout le monde, elle n'est pas comme ça, mais elle m'en a toujours voulu depuis, et sans doute aussi à Remus. Et puis on a quitté l'école et on s'est engagés tous les deux dans l'Ordre et c'est là que je suis devenue une Animagus, pour pouvoir rester avec Remus les nuits de pleine lune, maintenant que les Maraudeurs étaient séparés, il était souvent seul dans ces moments là. J'ai mis deux ans à appréhender la transformation, et quand je l'ai réussi, je n'ai jamais eu le temps de le signaler au Ministère. Après tout, on savait que le Ministère était infiltré, je voulais attendre la chute de Voldemort. Mais bien sûr, quand elle est arrivée, je n'ai pas vraiment eu le temps de me signaler...

-Et moi, j'étais effondré, dit Remus tristement. J'avais perdu une excellente amie et la compagne de ma vie en une nuit, et il ne m'a pas fallu longtemps pour en conclure que j'étais maudit et que je ne méritais pas l'amour. Mais maintenant, reprit-il d'un ton plus grave. Nous avons le vrai coupable, et nous allons pouvoir nous occuper de lui.

-Non, Remus, cria Peter, se tordant par terre. Non, mon ami, mon vieil ami, tu ne peux pas me faire ça ! N'ai-je pas été loyal ? Ne t'ai-je pas soutenu toutes ces nuits de pleine-lune ? Alors que j'étais effrayé par ta transformation, je restais toujours avec toi, toujours.

-Et tu as tué ton cousin et sa femme parce que tu étais effrayé par Voldemort.

-Remus, ne crois pas ce qu'elle dit ! C'était elle la Gardienne, pourquoi ne t'aurait-elle pas dit qu'elle avait changé ?

-Je traînais avec les loup-garous de Voldemort, répondit Remus d'un air dégoûté. J'étais la dernière personne à qui confier des informations importantes. Et puis, si je pouvais laisser échapper à Greyback que la Gardienne des Londubat était bien Agathe Fawley, ça aurait détourné les regards de toi, n'est-ce pas ?

-Agathe, on se connaît depuis l'enfance, dit Peter en pleurant. Tu ne peux pas me tuer, laisse-moi partir, s'il te plaît. Je disparaîtrai de l'Angleterre, pour toujours, je te promets.

-Même pas en rêve, siffla Agathe une expression de haine sur le visage. Tu as tué Alice et tu veux que je te pardonne ?!

-Susan, douce maîtresse, n'ai-je pas été un bon rat ? Tu aimais ma compagnie n'est-ce pas ?

-J'ai laissé ça dormir dans mon lit ? fit Susan avec une moue de dégoût.

-Neville, Neville, sanglota Peter à genoux. Tu ressembles tant à ta mère, elle était si gentille, elle...

-COMMENT OSE-TU PARLER A NEVILLE ?! s'écria Agathe en s'élançant vers l'homme, l'écartant d'un geste de colère. COMMENT OSE-TU LUI PARLER DE ALICE EN FACE DE LUI ?!

-Neville, continua Peter en gémissant. Alice n'aurait pas voulu, elle m'aurait compris.

-TU LES AS VENDUS ! hurla Agathe en le frappant au visage. TU LES A VENDUS, AVOUE LE !

-Qu'est-ce que j'aurais pu faire, gémit Peter, protégeant son visage tuméfié. Le Seigneur des Ténèbres, il était... il était si puissant. Comment aurais-je pu résister ? Tout le monde mourrait ou se soumettait, tout le monde.

-NE MENS PAS, cria Agathe, le frappant une nouvelle fois. TU ETAIS SON ESPION !

-Oui, oui, avoua Peter en se recroquevillant. J'étais un espion, il m'aurait tué sinon, il nous aurait tous tués !

-ALORS TU AURAIS DU MOURIR ! hurla Agathe dont le troisième coup provoqua un crac retentissant. COMME NOUS SERIONS TOUS MORTS ICI POUR PROTEGER CEUX QUI NOUS ETAIENT CHERS ! »

Elle éleva sa baguette, suivie par Lupin. Severus, qui regardait la scène sans émotions détourna la tête de manière ostentatoire, montrant qu'il se dédouanait complètement de ce qu'il se passait dans la pièce. Peter, le visage tuméfié et couvert de sang, couvrait son nez cassé en sanglotant.

« Tu aurais dû comprendre, Peter, que si Voldemort ne te tuais pas, c'est nous qui le ferions, dit calmement Lupin. Et si James et Sirius étaient là, c'est eux qui auraient leurs baguettes braquées sur toi. »

Susan se couvrit les yeux et se détourna également, tandis que Eileen fermait les yeux. Mais Neville se rua en avant en criant.

« NON ! hurla-t-il en se plaçant entre Peter et le couple de sorciers. Non, vous ne pouvez pas le tuer, Tata, arrête, je t'en prie.

-Neville, dit celle-ci d'une voix douce. Il a tué tes parents, il a assassiné douze Moldus simplement pour couvrir sa fuite. Il tient plus à sa peau qu'à toute sa famille.

-Je sais, dit Neville calmement. Je sais, mais ce n'est pas à nous de le tuer. Il faut le livrer au Ministère.

-Berci Neville, gémit Peter, le visage couvert de sang. Berci, du be sauves la vie.

-Ce n'est pas pour vous, répliqua Neville avec mépris. Si ma Tante vous tue ici, elle ne pourra plus jamais être innocentée. Et... Je ne pense pas que Maman aurait voulu que sa sœur devienne une tueuse.

-Tu es la seule personne qui puisse décider de ça, j'imagine, dit Agathe à contre-cœur. Mais songe à ce qu'il a fait...

-Il ira à Azkaban. Ou peut-être sera embrassé par les Détraqueurs. Dans les deux cas, s'il y a une personne qui le mérite, c'est lui. »

Peter laissa échapper un sanglot, puis Lupin s'avança.

« Très bien, Neville, laisse moi passer.

-Pourquoi ?

-Je veux simplement l'attacher, lui répondit Lupin. »

Neville s'écarta alors et Lupin lança un sort, aussitôt des cordes s'enroulèrent autour de Peter, s'il avait toujours les jambes libres, ses bras étaient serrés près de son corps, l'empêchant d'essuyer le sang qui coulait de son nez. Agathe l'attira alors près d'elle pour ajouter.

« Par contre, si tu te transformes pour t'échapper, Peter, je te tue. Tu acceptes ça, Neville ? »

Neville hocha la tête, la gorge nouée. Eileen quand à elle s'approcha du Professeur Vector.

« Et pour le Professeur Vector ? Questionna-t-elle.

-Septima n'a rien, elle est juste assommée, assura Remus. On va l'amener à l'Infirmerie et tout se passera bien pour elle. Mobilicorpus.

-Et il faudrait s'enchaîner à cette chose, ajouta Agathe en montrant Peter. Deux d'entre nous, pour être sûr.

-Je le ferais, proposa Remus. Severus, peux-tu guider Septima ?

-Et moi, ajouta Susan d'une voix blanche. »

Agathe invoqua deux paires de lourdes menottes et attacha son compagnon et la jeune fille au petit homme qui pleurnichait doucement. Il avait vraiment l'air pitoyable à présent, attaché et enchaîné, le visage tuméfié, couvert de sang et de larmes. Pattenrond prit alors la tête du cortège, sa queue touffue dressée haut. Il y eût quelques difficultés pour que les trois sorciers enchaînés descendent les escaliers puis négocient le virage menant au trou du passage, mais ils finirent par se retrouver dans le tunnel. Ils étaient suivi par Rogue menant Septima à la baguette, s'assurant qu'elle ne souffre pas pendant le voyage, puis Neville et sa Tante suivis de Eileen.

« Tu sais ce que ça veut dire, si on livre Peter ? demanda soudain Agathe.

-Oui, répondit doucement Neville. Tu seras libre.

-C'est ça. Et... je ne sais pas si on te l'as dit, mais Alice voulait que je sois ta tutrice si... s'il lui arrivait quelque chose. »

Neville sourit, mais ne dit rien. Agathe continua après un instant de silence.

« Et, voilà, si tu veux bien... J'aimerais que tu viennes vivre avec moi, quand tout ça sera réglé.

-J'apprécie la proposition, dit lentement Neville. Vraiment Tata, mais... Tante Anna et Oncle Richard sont déjà mes parents, même s'ils ne veulent pas l'admettre. Ce sont eux qui m'ont élevés et je les aime énormément. Je ne saurais jamais si j'aurais eu une meilleure vie en vivant avec toi, mais honnêtement... Je ne peux pas imaginer de meilleure vie qu'avec Tante Anna et Oncle Richard.

-Je m'y attendais, sourit tristement Agathe. Je ne peux pas débarquer de prison après douze ans d'absence et m'attendre à être accueillie à bras ouverts.

-Mais si, Tata, je suis vraiment content que tu me proposes ça. Et même si je ne veux pas vivre chez toi, je suis sûr qu'Anna acceptera que tu viennes quelques fois à la maison. Après tout, tu dois lui manquer, même plus qu'à moi.

-C'est vrai que j'aimerais beaucoup revoir Anna, dit Agathe doucement, comme perdue dans des souvenirs. »

Ils se turent un moment et tout le monde sortit dans le Parc de l'école. Pattenrond avait stoppé le Saule Cogneur et faisait tranquillement sa toilette à côté du nœud de l'écorce. De son côté, Remus pointait sa baguette sur Peter, le menaçant d'un maléfice s'il tentait la moindre chose. Puis, tandis que Eileen sortait du trou, un nuage s'écarta dans le ciel et le Parc s'éclaira. Au même moment deux cris s'élevèrent, un cri de douleur de Remus et celui d'effroi de Severus

« Agathe, vite ! Il n'a pas pris sa Potion ce soir ! J'ai complètement oublié !

-Il faut détacher Susan ! hurla Neville.

-Je m'en occupe, Agathe, distrais-le ! Vous, écartez vous, vite. Eileen, tu t'occupes de Septima ! »

Aussitôt, Agathe se transforma, prenant son envol, elle piqua vers l'homme qui se transformait en loup, criant et le griffant pour attirer son attention. Severus lança un sort qui brisa la menotte de Susan, puis l'écarta rapidement de la scène de combat. Profitant de la cohue, Peter se changea en rat et se coula dans l'herbe. Neville le vit, mais il ne pouvait rien faire et seul Pattenrond se lança à sa poursuite avec un feulement de rage.

Après avoir mis Susan en sûreté, Severus sortit sa baguette et se dirigea vers Remus, maintenant totalement transformé.

« Papa, dit Eileen au bord des larmes. Ne... ne lui fais pas mal...

-Je vais essayer, ma chérie, dit Severus gravement. J'ai déjà fait ça avec ta mère quelques fois, ne t'en fais pas.

-D'accord. »

Severus s'avança alors vers le loup-garou, lui lançant des sorts qu'elle ne connaissait pas mais qui ne semblaient pas lui faire grand mal. Agathe se retransforma et se joignit à Severus et à eux deux, ils semblèrent avoir un effet puisque la bête humaine s'élança vers la Forêt Interdite. Agathe était légèrement blessée, un coup de griffe l'avait frappée sous sa forme d'aigle, mais à part ça les deux sorciers étaient indemnes. Neville s'élança alors vers eux en montrant le lac.

« Par là ! Peter s'est transformé ! Il s'enfuit ! »

Aussitôt, Agathe se transforma à nouveau et s'envola, cherchant sa cible des yeux, bien que la luminosité fut à peine suffisante pour qu'elle discernât les formes des arbres au loin. Severus, lui, se lança à la poursuite de Pattenrond qui semblait avoir repéré la trace du rat. Alors que les trois enfants tentaient de reprendre leurs esprits et que Neville suggérait de ramener le Professeur Vector au château, ils entendirent un long cri de rapace, puis le hurlement d'une femme. Puis le râle d'un homme, et ils foncèrent vers le lac.

Là, ils virent Agathe, retransformée en humaine, qui était recroquevillée à terre, se tenant la tête dans les mains en pleurant et en gémissant. A côté d'elle, Severus s'agitait, de sa baguette s'échappait des volutes de fumée blanche, mais rien ne semblait repousser la véritable marée de Détraqueurs qui glissaient sur le lac. A peine eurent-ils embrassés la scène des yeux qu'une familière et désagréable sensation de froid les envahit. Le voilà, entendit Neville dans sa tête.

« Vite, un souvenir heureux, dit-il précipitamment autant pour lui que pour les deux autres. Un souvenir heureux, Spero Patronum ! »

Une mince volute de fumée blanche s'éleva de sa baguette. Il tenta de se concentrer sur un souvenir heureux, le sourire de sa Tante, le rire de son Oncle, l'expression songeuse d'Agathe quand elle avait pensé à sa sœur. Mais les Détraqueurs étaient trop nombreux, trop puissants, il était pris au dépourvu. Spero Patronum ! Il ne vit même pas le résultat de son sort, sa vision se brouillait déjà. Alice, fuis ! Stupéfix ! Non, pensa Neville, pas ça. Je ne veux pas entendre mon père, il faut que je sauve Severus et Agathe ! Personne d'autre ne peut, pense au patinage sur glace. Non, pas Neville, prenez moi, mais pas lui ! Pas toi, Maman, Tante Anna, Maman, Maman Anna. Glacé, tout est glacé et noir. Pousse-toi idiote. Idiot, pense à quelque chose d'heureux. Allez !

Noir, tout est noir. Tout est noir, je vais mourir, nous allons tous mourir. Tous mourir et c'est de... ma... faute. Noir.

Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Je viens de le relire personnellement et j'aime moyennement le passage avec Vector, globalement, je pense que j'aurais juste dû supprimer cette sous-intrigue, elle n'apporte pas grand chose. Mais bon, ce qui est fait est fait, n'est-ce pas ? ^^'

Ceci mis à part, j'aime bien ce chapitre. Surtout la fin, j'aime beaucoup le paragraphe de fin et j'espère qu'il est juste assez confus pour retranscrire les sentiments de Neville sans perdre totalement le lecteur ^^

J'aime aussi la confrontation dans la Cabane Hurlante. Ok, Agathe est un peu plus violente que Sirius, mais je sais pas, je trouve ça juste plus logique. Ah et oui, Remus a une petite-amie en fait... J'espère que vous n'aimez pas trop le couple Remus-Tonks. Honnêtement, je l'aime beaucoup personnellement et il était même dans mon brouillon à la base, mais je préfère mettre Remus en couple avec son amour de lycée finalement ^^'

Et pour finir, on sait comment Agathe s'introduisait dans la Salle Commune ! Bon, comme on me l'a ait remarquer, c'est vrai que c'était compliqué de se rappeler tous les détails avec autant de temps entre les chapitres, vraiment désolé pour ça. Mais voilà, je tenais à l'expliquer parce que... Bah parce que c'est pas vraiment traité dans le livre de base, ils disent juste « Sirius est un animagus, donc il s'introduit dans le château comme il veut » XD

Bref, à la semaine prochaine pour le chapitre final ^^