Il se jetta dans le vide. Son père hurla son nom et tomba à genoux. Il pleurait et vomissait sous le coup du chagrin qu'il venait d'éprouver. "Coupez" dit le réalisateur.

Kuu était encore secoué de sanglots, il se précipita pour voir son fils. Les gars de la sécurité ramenaient Ren sur la terre ferme, il était blême et échangea un regard avec son père. Tout va bien. Kuu poussa un long soupir et avec quelques cheveux blancs en plus regagna sa loge. Il fallait que cette prise soit la bonne !

- Elle est bonne ! Cria le réalisateur. "Merci mon Dieu", pensa Ren. Il avait encore de l'adrénaline plein les veines. Il avait besoin de se poser un peu.

- 1/4 d'heure de pause déclara le réalisateur. Ren rejoint Kuu dans sa loge, il lui offrit une bière, il était 9h du matin mais Ren l'accepta volontier.

- Ça va fils? Demanda Kuu.

- Oui, mais c'est impressionnant, dire qu'il y a des gens qui font ça pour le plaisir...

- Tu as reçu des nouvelles de Kyoko-chan.

- Oui un selfie chez elle. Regarde.

- Elle est très belle tu as bien choisi, le complimenta son pére.

- Oui, dit simplement Ren.

Le tournage reprit et ils tournèrent toutes les scènes du deserts en même pas trois semaines. Ren s'était lié d'amitié avec Enrique qui jouait le mec qui voulait le tuer dans le film. Il y avait vraiment une bonne ambiance. Le soir ils dormaient tous dans le même hôtel ce qui avait resserré les liens au sein de l'équipe. Ils avaient baptisé Ren "el Pequeño" à cause de son jeune âge et ils s'amusaient à le voir regarder son téléphone toutes les deux minutes pour avoir des nouvelles de sa petite amie.

Kyoko devait arriver dans 2 jours, Ren aurait un break d'une semaine, Kuu n'avait que 3 jours.

Ren était impatient de la voir. Ces trois dernières semaines elle lui avait laissé voir des petits moments de sa vie. Sa chambre où queen rosa, Corn et Corn-fée étaient entreposés. Sa vie au Daruma-ya, ses logeurs. La salle de la love me section avec Kanae et Chiori. Bridge rock. BoxR. The lotus in the mire. Le lycée. Ses repas aussi comme pour lui montrer le bon exemple. Mais elle lui manquait il avait envie de la serrer dans ses bras et de l'embrasser.

2 jours ! Kyoko était tendue, elle allait rencontrer ses parents c'était officiel ! Elle adorait déjà son père mais avait un peu peur de sa mère.

Enfin le jour du départ arriva et elle s'envola vers les USA. C'est Ren qui vint la chercher avec la jaguar de sa mère. Il l'embrassa comme si c'était la fin du monde et elle rougit jusqu'aux oreilles. Les gens autour d'eux semblaient indifférents ce qui la rassura. On n'était plus au japon. Elle fut choquée par la taille des autoroutes, des voitures, des buildings. C'est un pays adapté à sa taille pensa-t'elle en regardant Ren.

En arrivant chez lui, Kyoko fut réellement troublée, sa famille etait visiblement très riche, elle ne sentit pas à sa place. Soudain la porte s'ouvrir et Julie Hizuri courut jusqu'à elle et la prit dans ses bras.

- Merci mille fois Kyoko-chan d'avoir sauvé mon Kuon. Je te suis à jamais reconnaissante.

- Laisse la respirer cette pauvre petite. Comment vas tu Kyoko-chan. Je suis vraiment heureux de te revoir.

- Bonjour je suis très heureuse de vous rencontrer. Je vous en prie appelez-moi Kyoko.

Avant de rentrer dans la maison Kyoko remarqua une statue de cygne noir dans le gazon. Elle demanda à Julie :

- vous aussi vous aimez cette marque, moi je l'appelle Odette.

Julie rit ce qui fit trembler sa belle chevelure dorée.

- Oui Kyoko, je suis à la tête de cette marque et j'ai créé ce produit en hommage à ma mère qui était danseuse étoile au ballet du Bolchoï à Moscou. C'est notre produit phare.

- Vous avez créé Odette. Kyoko avait des étoiles dans les yeux.

- Si tu veux, je t'emmènerai visiter notre boutique. Tu prendras les produits que tu veux. C'est d'accord on se fait un après-midi filles ?

- Oui Madame Hizuri.

- Julie, Madame Hizuri c'est la mère de mon mari.

- Merci Julie-san.

Kuu leur avait préparé un repas léger pour que Kyoko puisse se coucher tôt. Puis ren la conduisit à sa chambre, non sans lui montrer la sienne et sa photo qui tronait sur le mur. Sur le seuil il l'embrassa mais remarqua qu'elle n'était pas à l'aise. Il lui murmura "passe une bonne nuit mon amour" et lui embrassa les cheveux.

- Elle est vraiment belle lui dit sa mère et son anglais est impeccable.

- C'est une élève studieuse, répondit son fils. Elle a de très bonnes notes.

- Et c'est une bonne actrice renchérit Kuu. Elle m'a impressionnée par son rôle de Kuon là-bas au japon, dit Kuu.

- Oui elle est impressionnante je pense qu'elle deviendra une des plus grandes actrices du japon, conclue Ren. Je l'aime vraiment beaucoup. Je suis heureux qu'elle vous plaise. Bonne nuit.

Ren embrassa ses parents et monta se coucher.

- On ne peut pas prendre tout ça déclara Kyoko devant le panier plein de produit de beauté de luxe que tenait Julie

- Bien sûr que si ! Veux tu prendre quelque chose pour tes amies ?

- Je peux leur prendre Odette?

Julie rajouta 2 flacons de crème en forme de cygne, puis se dirigea vers la caisse.

- Bonjour Madame Hizuri dit la vendeuse.

Elle scanna tous les articles et demanda.

- Je vous mets tout ça sur une note de frais.

- Oui merci, répondit Julie. Et maintenant on se fait un spa ! Déclara-t'elle enthousiaste.

Serviettes autour du corps Kyoko et Julie étaient dans le hammam. Kyoko eut du mal à se faire à la chaleur humide puis elle commença à se détendre. La mère de Ren était adorable. Kyoko était touchée par toutes ses attentions.

Tout en discutant Kyoko lui avoua ses problèmes avec sa propre mère. Le fait que cette dernière ne l'aimait pas car elle avait été trahie par le père de Kyoko. Elle lui raconta sa déception sentimentale quand elle croyait aimer son ami d'enfance Shotaro. Elle raconta comment il s'était servi d'elle pour réaliser son rêve, devenir chanteur, puis comment il l'avait laissé tombée un fois célèbre. Mais elle ne lui en voulait plus, grace à lui elle avait pu rencontrer des gens merveilleux tels que Kanae, Yashiro-san, le président,Chiori, Maria-chan et surtout grace à lui elle avait retrouvé Ren.

Julie écoutait bienveillante, cette jeune fille avait beaucoup souffert, comme son fils. Elle lui posait de temps en temps des questions pour mieux comprendre. Elle appris avec surprise que Ren et elle s'étaient rencontrés à Kyoto, il y a 10 ans. Comme quoi ils étaient déstinés à se revoir. Leur histioire d'amour était adorable.

Après le hammam elles eurent droit à un gommage au savon noir, Kyoko adora. Quand elles sortirent du spa elle trouvèrent un restaurant et mangèrent en parlant de Ren. Julie était folle de son fils, il lui avait tellement manqué. Elle et Ren étaient très complices, ils avaient fait beaucoup de bêtises ensemble dans le dos de Kuu. Elle lui raconta, en riant, ce weekend à Las Vegas où Kuon s'était battu car elle se faisait draguer lourdement...

Après manger Julie entraina Kyoko sur Rodeo drive... Kyoko était émerveillée.

- S'il te plait laisse moi t'acheter une robe et des chaussures, on va dire que la robe c'est pour Kuon...

Kyoko compris qu'il ne servait à rien de résister, dans la boutique Dior Julie lui dénicha une jolie robe noire. Et elle lui acheta une paire de Louboutin avec des strass et un gros cristal sur le devant. C'était les chaussures de Cendrillon pensa Kyoko, émerveillée. Julie la prevint quand même :

- Ces chaussures sont une véritable torture mais c'est un must have dans le dressing d'une actrice. Julia acheta la pochette assortie et elles rentrèrent à la maison.

Sur la route Julie s'exclama :

- Et si toi et Kuon aviez une date ce soir, juste tout les deux, on fait la surprise à Kuon ? Ok ?

- Mais... tenta Kyoko

- En rentrant je réserve un resto et on se prépare. Tu vas être superbe, déclara Julie.

- Ok... Mais un resto simple alors je ne sais pas encore comment me comporter en public.

En rentrant à la maison ce soir là, Ren trouva sa mère seule dans le salon.

- Où est Kyoko, demanda Kuu

- Oh elle arrive. Tu peux descendre ma chérie.

Ren ne buta même pas sur le "ma chérie", son cerveau venait d'être court-cicuité par l'apparition de SA chérie. Elle etait vêtue d'une robe noire en dentelle qui lui arrivait aux genoux. La robe laissait voir ses belles épaules rondes. Sa mère avait maquillé ses beaux yeux de noir soulignant leur couleur ambre, elle l'avait coiffée de barettes pleines de strass assorties à la pochette et aux chaussures vertigineuses. Elle était magnifique. Il s'approcha et lui baisa la main.

- Tu es belle ma Kyoko, ne laisse personne te dire le contraire. He ! Tu es presque plus grande que moi ! Finit'il en riant.

- Kuon veux tu sortir avec moi ce soir ? Demanda Kyoko.

- Si tu me laisse le temps de me rendre présentable, pas de souci. Répondit'il .

Il fila dans sa chambre, prit une douche et enfila un pantalon noir et une chemise anthracite. Il sécha ses cheveux et mis un peu de gel. Il etait prêt. Avant de partir il donna son téléphone à son père pour qu'il les prenne en photo. Cette photo irait directement sur le mur de sa chambre. Ils posèrent devant la maison et sourirent à la caméra.

- Tu me l'enverras je la transfèrerai à Moko-san, dit Kyoko.

- Bien sur. Où est-ce qu'on va ? S'enquit Ren.

- Au "dos hermanos", répodit Kyoko.

- Super c'est mon restau préféré ! Ils ont des margarita géantes. Et leur deco est d'enfer, sur le thème de la révolution mexicaine. Viva Zapata! Caramba !

Il se gara devant le restaurant, donna ses clefs et un billet au vallet de parking et entra au bras de sa petite amie dans le restaurant. Elle était trop habillée pour ce retaurant, mais elle s'en moquait, elle était heureuse d'être avec Ren. Ils s'assirent à une table et commandèrent une grosse margarita avec deux pailles même si Kyoko n'avait pas l'âge de boire, personne ne fit de commantaires. Kyoko trouva le cocktail très bon. Ils commandèrent un plat de carne asada pour ren et des tamales pour Kyoko. Ils mangèrent leurs plats en discutant de leurs amis. Yashiro-san sortait de nouveau avec Yuriko-san depuis il vivait sur un petit nuage. Et Kanae etait en couple avec Murasame-san. Ils avaient tous l'air heureux.

A la fin du repas, que ren n'avait pas fini, Ren s'appercut que Kyoko avait bu presque toute la margarita à elle toute seule.

- Chérie, il y a pas mal d'alcool dans ce cocktail.

- C'est toi qui conduit, dit elle dans un clin d'oeil.

Après avoir payé ils sortirent du restaurant, Kyoko dansait sur ses talons hauts en chantonnant :

- Je t'aime ren. Je t'aine Corn. Je t'aime Kuon.

Ren était content de cette démonstration d'affection. Mais il avait peur pour elle... Sa première cuite ! Sa mère allait le tuer. Quand il sa gara devant la maison elle voulut aller sur la plage pour regarder les étoiles. Une fois sur place elle quitta ses chaussures et ses collants et entra dans l'eau froide.

- Pouf ça fait du bien, ta mère avait raison c'est une torture ces chaussures... Mais elles sont tellement belles !

- Kyoko on devrait rentrer, tu vas prendre froid.

- Non tout va bien, mais elle fut déstabilisée par une grosse vague et disparue dans l'eau.

- Kyoko !

Ren se précipitait déjà. Kyoko sortie de l'océan en toussant et grelotant. Dégrisée d'un coup. Ren la fit entrer dans le pavillon de plage et l'aida à enlever la robe trempée. Elle était nue, les bras sur sa poitrine, il lui tendit une serviette pour qu'elle se sèche. Enroulée dans sa serviette Kyoko tremblait encore. Ren ouvrit le lit, enleva ses chaussures et se glissa sous les couvertures.

- Viens, dit-il doucement.

Kyoko vint se blottir contre lui. Il était chaud et il sentait bon, une odeur de réglisse et de cèdre et son odeur à lui, enivrante. Ren referma ses bras et Kyoko sut qu'il était son refuge. Il l'embrassa et elle sut qu'il la menerait à sa perte. Il embrassait bien, elle pouvait le savoir malgré son peu d'expérience. Ses grandes mains massaient ses épaules puis s'aventurèrent dans son dos sous la serviette, elles caressaient le creux de ses reins. Elle eut un frisson de plaisir, croyant qu'elle avait froid il remonta le couvre lit. A sa surprise, elle l'embrassa et se colla encore plus à lui. La chaleur de son corps la réchauffait rapidement. Alors timidement elle défit les boutons de sa chemise, l'entrouvrit et baisa sa peau mise à nue. Même si il tentait de rester calme en surface, Ren était sérieusement troublé. Il ne savait pas trop comment réagir et la laissa explorer son corps à sa guise. Elle fit glisser sa chemise dans son dos, les manches emprisonnant ses mains dans son dos. Elle se mit à le caresser plus hardiment puis les baisers firent suite aux caresses et enfin elle s'appliqua pour lui faire un suçon sous la clavicule gauche

- Tu es à moi, lui dit'elle en le regardant dans les yeux

- Tout à toi. Il libéra ses mains et prit son beau visage, son mascara avait coulé et elle avait les cheveux en bataille.

- Je t'aime Kyoko

Et il l'embrassa passionnément, ses mains s'aventurant sur ses fesses. Il la plaqua contre lui mais mécontent, il se débarrassa de la serviette mouillée. Ils étaient nus l'un contre l'autre. Ren embrassait le cou de Kyoko, puis il descendit jusqu'à la limites de ses seins. Elle etait salée. Quand elle s'arqua contre lui il prit ceci comme le signe qu'il pouvait continuer. Il massa sa poitrine et continua son chemin de baiser jusqu'à son ventre. Elle palpitait sous lui, des soupirs lui échappaient. Elle mit ses main sur son visage et lui leva la tête pour le regarder. Ses yeux verts brillaient de désir et elle avait ébouriffé ses yeux en s'y accrochant. Il était une incitation à l'amour.

- Je t'aime kyoko. Laisse moi te montrer comme je t'aime.

Il la prit dans ses bras. Elle s'abandonnait totalement, alanguie par le plaisir qu'elle decouvrait. Alors doucement ren lui enleva sa culotte et plus doucement encore il caressa l'intérieur de ses cuisses, puis plus haut. Kyoko eut un sursaut quand il toucha son endroit le plus intime, mais c'était agréable donc elle le laissa faire. Il était habile et l'emmena à l'orgasme rapidement elle gémit son nom puis tout son corps se détendit sous l'effet du plaisir. Elle se blottit dans ses bras, lui murmura un "je t'aime" fatigué et s'endormit.

Je n'ai plus qu'à sauter dans l'océan moi aussi, pensa amérement Ren. Je lui ai donné son premier orgasme, songait il fièrement. Bon pensons à autre chose maintenant, un truc horrible comme des petits chiots écrasés ou le dernier discours de Donald Trump. Voilà ça va mieux...

Sur ce il lui embrassa les cheveux et la serra dans ses bras.