- Bon anniversaire mon chéri.

Elle tendit une boite carrée à Ren. Ren prit la boite en murmurant merci, il était content qu'elle l'ait appelé mon chéri. Il ouvrit la boite et y trouva une jolie montre.

- Ta montre est cassée. Je sais qu'elle doit représenter un moment important pour toi. Mais il est temps que le temps reprenne son cours, lui dit'elle.

- C'était la montre de Rick. Elle s'est cassée lors de l'accident. Tu as raison je vais la garder précieusement mais je vais reprendre une vie normale. Merci.

Il échangea les montres.

- Elle est très belle cette montre.

- Elle peut aller sous l'eau et elle fait chronomètre, dit fièrement Kyoko.

Il se pencha pour l'embrasser et tomba de son transat ce qui fit rire Kyoko.

- Merci mon amour.

A genoux dans le sable, il tripota sa montre, cherchant le chronomètre.

- Je me demande combien de temps on peut s'embrasser...

Il actionna le chronomètre et l'embrassa goulûment. Kyoko devint rouge jusqu'aux oreilles, mais elle répondit à ses baisers avec autant de passion. Ren avait complètement oublié le chronomètre. Il caressait son visage et l'innondait de baisers. Kyoko s'accrochait à ses épaules.

- On est mal sur ses transats gémit Kyoko.

- Suis moi, lui dit Ren.

Il entra dans la maison de plage, et la conduisit au grand lit de la chambre. Il ouvrit les fenêtres pour faire entrer le bruit des vagues.

Là, seuls sur le grand lit à écouter l'océan ils avaient l'impression d'être sur un radeau. Ils se serraient dans les bras l'un de l'autre. Se fut Kyoko qui l'embrassa la première. Elle laissa ses mains explorer le corps de Ren. Ren la laissa faire appréciant le moment.

Leur étreinte se fit de plus en plus intime. Leurs bouches ne se séparaient que pour respirer comme deux âmes sur le point de se perdre. Les mains de ren plongèrent sous le débardeur de Kyoko. Kyoko s'en débarrassa prestement. Peau contre peau ils se découvraient l'un l'autre. Bercés par le bruit des vagues, leurs caresses suivaient le tempo de l'océan. Kyoko le débarrassa de son pantalon et enleva le sien. Ils étaient en sous vêtement, miraculeusement beaux tous les deux. Kyoko rit devant le caleçon lapin crétin de Ren, elle ne l'aurait jamais imaginé avec des sous-vetements rigolos. Il l'embrassa encore plus fort. Alors les caresses se firent plus tendres, plus légères et c'est avec une infinie douceur qu'ils se retrouvèrent nus sur le dessus de lit.

Kyoko se laissait aller sous les caresses de son amant. Elle aimait sentir ses grandes mains sur elle, dessinant des arabesques ensorcelantes. Elle aventura sa mains sur ses fesses pressant son sexe contre sa cuisse. Il était en érection et elle était un peu impressionnée.

Il se détacha d'elle et la regarda un moment. Elle etait belle, chamboulée par le désir. Il la regardait avec ses yeux couleur de mer tropical et elle s'oublia dans son regard, elle lui murmura :

- Je te veux.

Alors il l'embrassa, puis il posa des milliers de baisers le long de son corps comme la mer abandonne un peu d'écume sur la plage en se retirant. Il embrassa ses bras, ses jambes, son ventre. Quand il se rapprocha de son intimité elle se raidit.

- Je t'aime, lui murmura t'il

Il embrassa son sexe et commença à jouer avec son clitoris. Elle s'arqua et se laissa submerger par les vagues de plaisirs que la langue de Ren lui procurait. Elle cria son nom quand noyée de plaisir elle atteignit l'orgasme.

Ren lui sourit et lui murmura à l'oreille qu'il l'aimait, puis il chercha frénétiquement quelque chose dans la table de nuit. Il en sortit un préservatif qu'il déroula sur sa verge. Il se positiona entre ses jambes et hésita.

- Tu es sure Kyoko, ça risque de faire un peu mal...

- Oui je suis sure. Je t'aime.

Il la pénétra d'un seul coup. Le corps de Kyoko se raidit sous la douleur. Immobile, ancré en elle il l'embrassa doucement. Des larmes perlaient à ses paupières. Il but ces perles salées.

- Kyoko je t'aime.

La douleur se retirait lentement, tel un océan qui se retire pour ne laisser que le plaisir. Kyoko se détendit, alors Ren commença à faire des mouvements de va et vient, très lents. Il suivait le rythme de l'océan. Kyoko découvrait de nouvelles sensations, elle le caressait, ses épaules, son dos, ses fesses. Elle s'était à présent habituée à sa présence en elle, le plaisir faisait suite à la douleur. Elle gémit, ren accéléra le rythme. Elle commença elle aussi à donner des coups de rein pour le rejoindre. Ren accéléra encore. Elle sentit naitre en elle une boule de plaisir qui enfla et explosa. Elle fut submergée par le plaisir, elle n'eut même pas la force de dire son nom. Elle se cramponna à Ren comme à un rocher et se laissa engloutir par cette sensation nouvelle. Ren fut entraîné par le plaisir de Kyoko et vint peu après elle. Il n'avait jamais ressenti de plaisir aussi intense avec aucune autre femme. Il s'échoua à coté d'elle en lui embrassant les cheveux.

- Je t'aime Kyoko.

- Je t'aime Kuon.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Elle se sentait étrangement calme. Ren respirait calmement à coté d'elle, elle se demandait si il dormait. Elle garda le silence et écouta la mer. Que dire après ça, ils avaient fait l'amour et ça avait était parfait. Elle se tourna vers lui, il la regardait en souriant un air un peu absent dans les yeux. Quand elle se tourna vers lui, il lui dit simplement :

- Attends moi là, ma chérie.

Elle le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il entre dans la petite salle de bain attenante à la chambre. Elle entendit couler l'eau. Il revint et posa un baiser sur son front. Dans la salle de bain l'eau continuait de couler. Il l'aida à se lever, elle fut horrifiée de la tache de sang brune laissée sur le couvre lit et voulu le nettoyer de suite. Ren lui dit de ne pas s'inquiéter qu'ils feraient tourner une machine dans la buanderie. Elle le suivit jusqu'à la baignoire et s'y immergea avec lui. Elle avait du mal à réaliser qu'elle était devenue l'amante de Ren Tsuruga. Tout ça lui paraissait un peu fou, il était si beau, si gentil, si parfait... Elle avait du mal à réaliser sa chance. Elle lui dit

- Tu es trop bien pour moi.

- Non ! Ne redis jamais ça Kyoko, tu m'as sauvé de moi-même. Tu es tout ce que j'ai toujours rêvé chez une femme. Pour être honnête c'est moi qui ne te mérite pas.

- Ok. Ne t'énerve pas. Je ne le dirai plus. Mais bon tu as du coucher avec des tonnes de filles... Ça me rend jalouse.

- J'ai effectivement couché avec des tonnes de filles mais tu es la seule femme que j'ai jamais aimé et faire l'amour avec toi etait la meilleure fois de toute. Je t'aime Kyoko.

Ils étaient face à face dans la baignoire. Il semblait dire la vérité... C'était dur à croire mais elle n'en dit rien. Il se leva et se lava des pieds à la tête. Il etait beau luisant de mousse. Il se rinça, sortit de la baignoire et la lava à son tour. Il fit mousser le savon dans ses mains puis les fit se balader sur son corps. Il fut très doux, effaçant les traces de la perte de sa virginité.

- Tu n'as pas trop mal ?

- Non. Ça va.

- Merci Kyoko c'est le plus beau cadeau d'anniversaire qu'on ne m'ait jamais offert.

Elle l'embrassa et il l'enveloppa dans une grande serviettes décorées de poissons. Ils rirent, complices, en défaisant le lit. Lui en caleçon et elle en drap de bain. Ils se rhabillèrent en s'observant, se montrant sciemment l'un à l'autre. Kyoko remarqua que Ren était de nouveau en erection et rougit.

- Ne t'en fait pas dès que je te vois je suis dans cet état là. Faire l'amour avec toi ne va rien arranger...

- Sempai pervers ! Elle lui tira la langue.

Il remontèrent à la maison où Kuu et Julie les attendaient. Devant le sourire béa de leur fils et le tein écarlate de Kyoko ils eurent une petite idée de ce qu'il s'était passé dans la maison de plage. Néanmoins ils ne firent aucun commentaire et proposèrent d'aller manger en ville. Julie avait réservé une table au vieux figuier, un restaurant français réputé de Los Angeles.

Ren et Kyoko, toujours écarlate, partirent se changer pour aller au restaurant. Kuu et Julie explosèrent de rire.

- S'il lui fait du mal je le tue déclara Kuu.

- Ils s'aiment, ça devait arriver. Tu as déjà vu une fille résister à Kuon ?

- Il n'a jamais eu l'air si heureux. Merci Kyoko-chan. Je vais envoyer un mail à Lory...

- Pour lui dire quoi le coupa Ren, un sourire démoniaque aux lèvres.

- Euh non rien... Ne fais pas le con avec elle Kuon, ok.

- Promis.

Kyoko, toujours rouge les rejoint dans le séjour et il partirent diner en ville. Kyoko trouva tout les plats délicieux et même Ren mangea avec appétit. Kyoko oublia sa gêne devant les mets sophistiqués qu'on leur apportait. L'intérêt soudain de Ren pour la nourriture la laissa perplexe. Elle nota mentalement de trouver des recettes françaises.

Quand il rentrèrent le soir Ren dit bonne nuit à sa Kyoko en l'embrassant tendrement. Kyoko repensa à l'après-midi et rougit de nouveau ce qui fit rire Ren. Il lui dit bonne nuit et se retira dans sa chambre.

Une fois seule Kyoko regarda son portable, elle avait un message de Kanae. Elle brûlait de dire son secret à son amie mais avait peur que celle ci la juge mal.

"Salut Moko-san, tu avais raison pour la pilule."

"Salut Kyoko-chan, j'ai toujours raison. C'était comment ?"

"Parfait. Il est parfait. Je l'aime tellement Moko San!"

"C'est bien. Il t'aime aussi. Tu reviens quand ?"

"Je prends l'avion demain soir. Je serai au travail après demain."

"Ok on se fait un karaoké et tu me racontes tout."

"Bonne nuit Moko san"

"Ici c'est le matin... Bonne nuit Kyoko."