Ce fut le coup de fils de Yashiro-san qui le réveilla. Il décrocha à la quatrième sonnerie, la voix grave de sommeil.
- Mochi mochi.
- Ren, on a un problème... Votre photo à toi et Kyoko fait la une des tabloïds.
- Zut ! Envoie moi une copie de la photo par mail puis va chercher Kyoko, demanda-t'il à son ami. Je serai là-bas dans 20 min.
Ren raccrocha et jeta un coup d'oeil aux news sur internet, la photo, une vue de lui tenant Kyoko dans ses bras, était floue mais on pouvait quand même les identifier clairement. Ren jura, il avait oublié toute prudence hier. Kyoko allait être contrariée. Personnellement il était prêt à vivre leur relation au grand jour mais il comprenait que Kyoko ne partage pas son avis. Ses fans allait être dures avec elle, il aurait du mal a leur faire accepter le fait qu'il soit amoureux .
Il arriva au Daruma-ya une vingtaine de minutes plus tard. Son manager était déjà là, il expliquait calmement à Kyoko la situation. Ren s'approcha malgré l'air farouche du cuisinier. Il le salua et dit bonjour à sa femme et à Kyoko. Cette dernière avait l'air assez calme, assise sur une chaise au bout du comptoir elle souriait doucement à son petit ami.
- On a qu'à mentir un peu dit elle. J'ai une interview cet après midi pour ce magazine de mode. Je leur dirait qu'on est juste amis. Qu'en penses tu Ren-san ?
- Je dirai la même chose de mon côté mais les gens vont finir par ne plus nous croire si nous ne somme pas plus discret. Je suis désolé pour mon manque de jugement.
Elle sourit
- Tout va bien. Ça va marcher. Qui pourrait se douter que tu sors avec une fille simple comme moi.
- Tous ceux qui nous on vu ensemble savent. Il faut qu'on soit plus convainquant qu'eux...
- Ils ne diront rien. Tout va bien.
- C'est bizarre d'habitude c'est mon texte. Tu es très positive aujourd'hui, c'est bien.
- Après le cauchemar de ces derniers jours je revis. Bon je pars au travail avec Yashiro San. Bonne journée mon chéri.
Et elle partit, suivie de Yashiro-san. Ren eu juste de temps de demander son planning à son manager.
Il remonta dans sa voiture en grognant. Il avait un mauvais pressentiment, depuis ce matin il n'était pas à l'aise. Quelque chose clochait... Il prit la route en direction de la LME pour honorer son premier rendez-vous, un entretient avec le réalisateur Yoshiba pour un nouveau film. Yoshiba-san était réputé pour ses films originaux et décalés, Ren se réjouissait de jouer pour lui, il était curieux de savoir dans quel type de films Yoshiba-san allait se lancer.
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Kyoko tournait avec beaucoup d'énergie sa scène de BoxR. Elle avait réussit à rattraper le travail en retard en tournant ses scènes en une seule prise. Elle était contente d'elle-même. Ses collègues lui avait demandé pour sa mère mais personne n'avait osé aborder la question de Ren. Ce fut la manager de Chiori qui posa la question.
- Euh. Ren et moi sommes amis, il n'y a rien de plus que ça. Mais j'étais très contente qu'il ait été là hier soir. Ça a été une dure journée pour moi.
- Ta mère est un monstre
- Elle a été trahie par mon père. Je ne veux pas l'accabler plus que nécessaire.
- Quand même, elle était prête à te faire internée..
- Oui. Je ne pardonne pas mais je comprends. Elle est plus à plaindre que moi.
- Tu es très sage Kyoko-chan
-Bon au travail maintenant. Je dois être à l'heure pour mon interview de Chic.
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- Non je ne sors pas avec Mogami-san. Mais nous sommes très proches. Kyoko dit que nos rôles de Cain et Setsuka sont restés très presents dans nos vies. C'est un peu la petite soeur dont j'ai toujours rêvée.
Ren en avait marre, il avait renié sa relation avec Kyoko au moins 10 fois ce matin. C'était lourd à la fin. Un sourire parfait aux lèvres il s'eclipsa discrètement vers son rendez-vous. Yoshiba-san lui sourit et déclara :
- La vie de mes acteurs ne me regarde pas. J'espère que votre amie va bien.
- Elle va bien au vu des événements. Merci pour votre sollicitude.
- venez vous assoir à coté de moi. Voyez ce globe, je veux faire un film international en partenariat avec un réalisateur Islandais. Le film s'appelle "watashimo kazannoshimani sundeimasu (Moi aussi j'habite une ile volcanique)". Je veux raconter l'épopée de trois mecs en voyage en Islande de son côté Bjorkson-sensei décrira l'épopée de trois jeunes Islandaises au Japon. Nos héros vont juste se croiser à Narita.
Je veux des personnages tranchés, Seigo-san est le sage de la bande. Il est posé et réfléchit. Yassu-kun est l'intello il essaye de trouver des explications à tout. Tamiki-kun est le playboy aucune fille ne résiste à son charme, au Japon comme en Islande. Mon casting idéal serait Murasame-san dans le rôle de Seigo, Kijima-san dans le rôle de Yassu et vous dans le rôle de Tamiki.
- Je ne suis pas un playboy ne put s'empêcher de dire Ren mais je veux bien essayer.
- Ce rôle vous ira à ravir. Voulez vous bien m'aider à convaincre Murasame-san et Kijima-san
- Je ne garantie pas le résultat mais on peut essayer, fit Ren septique, je ne sais pas si Murasame-san m'a pardonné mon attitude lors du tournage de tragic maker.
Néanmoins, le réalisateur satisfait exultait, il montrait à un Ren médusé des photos de repérage qu'il avait fait pour ce film. Ren n'avait guère envie d'aller en Islande loin de sa Kyoko mais il ne pouvait refuser une offre de Yoshiba-sensei, et pour être honnête, il devait avouer que les paysages en photo étaient superbes.
Quand il prit congé du grand homme il se posa 5 minutes dans sa voiture et écrivit à Kyoko.
" Je t'aime mon amour j'ai besoin de te voir ce soir. Ren "
" Ton interview c'est mal passée, je suis désolée. Je serais chez toi vers 19h ça ira ?"
" Mon interview c'est trés bien passé. J'ai juste très envie de te voir. Je ne voulais pas t'affoler. Pardon. Ren "
" Alors à ce soir 19h... Bisous"
Lorsqu'elle arriva chez Ren la porte était ouverte.
- Entre et ferme la porte cria t'il depuis la cuisine
Oh mon dieu ! faites qu'il n'ait pas préparé le repas pria Kyoko. Elle le rejoignit dans la cuisine après s'être déchaussée. Il était en train de regarder quelque chose dans le four. Devant son air apeuré il déclara :
- Ne t'en fait pas je l'ai juste fait réchauffer. Ça devrait être mangeable.
- je ne m'en fait pas. Tu m'offres quelque chose à boire?
- Je peux te faire une Margarita, ça t'a mis dans de bonne disposition la dernière fois, dit il avec un sourire malicieux.
- Très drôle... Va pour une Margarita.
Elle le regardait tandis qu'il préparait les cocktails. Il avait l'air fatigué.
- J'ai passé la journée à te renier, c'était horrible ! Dit'il tristement. Et toi tu n'as été trop embêtée?
- Non, mais les filles de boxR sont de bonnes copines, je pense que ce sera plus dur au lycée, demain.
- fais attention. Certaines de mes fans sont "no limit".
- Ne t'inquiète pas, grace à mes roles de méchantes je peux faire face. Et ton nouveau film?
- Je suis un peu déçu c'est un rôle de playboy... J'ai juste à être beau, bouda Ren.
- Je ne suis pas d'accord. Il va falloir que tu sois agaçant et attachant en même temps. C'est un rôle qui ne sera pas facile.
- Oui tu as raison. Je devrais travailler avec Kijima-san et Murasame-san et le tournage aura lieu en Islande.
- En Islande... C'est loin.
- On commencerait en Octobre après la fashion week à Paris. Je vais me geler là bas !
- Je te tricoterai une belle écharpe !
- Grosse maline, dit il en l'embrassant.
- Je t'aime, ajouta t'elle en lui retournant son baiser.
Le baiser devint plus profond, leur étreinte se fit plus intime, leurs mains exploraient le corps de l'autre se frayant un passage sous les habits. Leurs corps étaient brûlants et c'est avec soulagement qu'ils jetèrent leur habits au travers de la pièce.
Ils s'unirent sur le canapé en une étreinte animale. La passion les dévorait, plus rien ne comptait que le plaisir de l'autre. Ils se consumèrent jusqu'à s'éteindre dans les bras l'un de l'autre. Ils étaient bien, heureux, en paix avec le monde quand une fumée noire activa le détecteur. Une horrible sonnerie retentit alors dans l'appartement.
- merde, jura Ren, le gratin.
Kyoko rit tandis que Ren ouvrait les baies vitrées après avoir éteint le four. La sonnerie retentissait toujours et Ren s'évertuait à essayer de l'arrêter en appuyant sur le bouton à l'aide d'un manche à balais. Kyoko n'avait jamais rien vu d'aussi drôle, Ren Tsuruga nu comme un vers et essayant de toucher le détecteur de fumée avec son balais, c'était juste trop pour elle. Elle se tenait sur le canapé pliée en deux à cause de son fou rire. Après une dizaine de minutes bruyantes d'essais infructueux, Ren parvint à stopper le bruit infernal. Dans le silence assourdissant qui suivit, le rire de Kyoko s'élevait clair et pur. Ren d'abord mécontent ne put que se joindre à Kyoko. Il la prit dans ses bras et rit dans son cou avant d'y déposer des baisers légers préambules à une autre union.
Quand ils se séparèrent, en sueur et le soufle court, Kyoko riait encore.
- Du coup je te propose de manger au Daruma-ya, dit Ren.
- Ça me va. Répondit elle et elle fila dans la salle de bain pour se doucher et se rendre présentable.
Il était 21h35 quand Ren se gara devant le restaurant. Il suivit Kyoko a l'intérieur et salua les propriétaires des lieus.
- J'aimerais voir ta chambre s'il te plait, implora Ren.
- Euh non c'est mal rangé, une autre fois peut être.
Elle venait de visualiser son mur avec la grande photo de Shotaro.
- C'est une bonne idée dit l'okami je vous appelle quand c'est prêt.
Ren suivit sa petite ami dans l'escalier, il dut se courber pour entrer dans la chambre. Tout était parfaitement rangé. Sur une commode trônait ses bijoux. Sur le mur en face de son lit était placardée une grande photo de Sho Fuwa à coté d'une vielle photo de lui. Un peu jaloux, il lui demanda pourquoi elle avait afficher Shotaro dans sa chambre. En regardant ses pieds elle déclara.
- j'ai affiché ces posters il y a quasi deux ans. A l'époque mon désir de vengeance était très grand, je ne pensais qu'à ça. Je te détestais aussi, tu n'étais pas très gentil avec moi. Si bien que j'ai collé ces affiches, dont la taille était proportionnelle à ma haine. Depuis je suis tombée amoureuse de toi et j'ai laissé tomber ma vengeance mais j'ai gardé les affiches en souvenir du chemin parcouru.
- pfff pouffa Ren, c'est vrai que c'était plutôt mal parti nous deux. Mais je n'aime pas cette photo de moi, je t'en donnerai une autre. Une de mes cousine est photographe elle a pris de jolies photos de moi au naturel.
- Merci. Maintenant allons manger.
Et ils descendirent dans le restaurant pour manger les délicieuses soupes du chef.
