Oui j'y suis arriver! Voici la suite comme promis ! Bonne lecture !
Pov de Sasori, peu après l'accident
Des échos me parviennent au loin, comme si je me trouvais sous l'eau… Etrange sensation, je ne sens rien, même pas ma main que je tente de bouger. J'ouvre les yeux, et une douleur vive se fait connaitre. Chose qui m'indique que c'est peut-être un bon signe quand même. La pièce où je me trouvais est plongée dans le noir, seul un filet de lumière arrive à se glisser sous le pas de la porte. Des ombres passent devant et font vaciller ce léger réconfort. Où es-ce que je me trouve… Je n'arrive pas à rassembler les fragments manquants dans ma tête. L'impression pesante de ne rien savoir me ronge, mais la douleur devient de plus en plus présente au moindre effort que je fais. Je décide d'abandonner pour le moment, la douleur peut gagner cette bataille…
Je fini par replonger dans un demi sommeil. J'essaie d'associer les sons que j'entends à des souvenirs, mais rien ne me revient. La concentration m'échappe systématiquement. Un certain temps c'est déjà écouler depuis ma reprise de conscience, mais l'obscurité totale de la pièce m'empêche de me repérer dans le temps. Fait-il jour ou nuit ? Je ne saurais le dire.
Les sons au delà de la porte se font plus distincts et plus proche. J'ouvre à nouveaux les yeux, espérant de toutes mes forces que cette porte s'ouvre enfin. Comme par miracle mon souhait est exhaussé. La lumière jaillit dans la pièce et me rappelle l'existence de la douleur lancinante dans mon crâne.
Un homme s'avance vers moi, ou plutôt dit une ombre, je n'arrive pas a ajuster ma vue afin de distinguer ses trait. L'ombre se penche vers, ce qui me semble ressembler à une table de chevet. Une douce lumière vient rejoindre le halot émanant de la porte ouverte. Éclairant du coup cet homme penché vers moi, ses longs cheveux blonds cachant la moitié de son visage. Un sourire franc aux lèvres quand il croise mon regard interrogateur. Je ne le reconnaissais pas, j'eu beau tenter de me souvenir, mais la douleur vive revient me rappeler à l'ordre. Le néant total… L'incompréhension complète sur mon visage le fait réagir.
« Tu veux un verre d'eau ? Tu dois avoir soif j'en suis sur. »
Toujours empli de question j'acquiesce en tant que réponse.
« Cela fait exactement 5 jours que tu es inconscient. Tu as été heurté par un connard de chauffard, qui en plus de ça a commis un délit de fuite. Je ne sais pas qui tu es, mis à part que tu es venu dans mon magasin afin d'acheter quelques articles sensuels. »
Tellement d'informations, et si peu de réponse à toutes mes questions… Je ne m'étais même pas demandé qui j'étais… Aucune réponse à cette nouvelle question.
« Tu n'avais même pas de portefeuille sur toi, et évidemment ton portable a été exploser en mille morceau. Du coup je n'ai même pas pus contacter une de tes connaissances. »
Le trou noir dans ma mémoire reste toujours intact. Tous mes efforts me ramènent a une et même question… Qui suis-je… Mon regard divague vers mes bras, l'un d'eux est plâtré, l'autre a tant de pansements que je ne peux les compter. Une couverture cache le reste de mon corps, qui je devine ne doit pas être dans un meilleur état. La panique me saisi, j'ai peur, je suis perdu, et je n'ai rien pour m'accrocher. Mon souffle s'accélère et mon hôte me prend le verre des mains avant que je ne lâche prise.
« Je comprends ton désarroi mais tu dois te calmer chéri, tu n'es pas en état de faire une crise d'angoisse maintenant. Tu as reçu un sérieux choc sur la tête donc ne te force pas. »
Je le regarde à nouveau, tentant de me calmer, la blondeur de ses cheveux me rappelle le calme et m'aide à reprendre mon souffle.
« Hun, voila qui est mieux. Je me voyais déjà partir chercher un cachet pour te calmer. »
Cette personne m'a l'air aimable, son sourire plutôt contagieux.
« Oh, mais excuse-moi, je ne me suis pas présenter du coup. Mon nom c'est Deïdara, mais tu peux m'appeler Deï, au choix. Je suis le proprio d'un sex-shop et de quelques appartements dans cette ville. J'ai 29 ans, et suis célibataire, hun, oublie ce dernier détails ce n'est pas important, hihi. »
29 ans, et moi j'ai quel âge… Une question de plus qui reste sans réponse. Depuis le début Deïdara fait la discussion tout seul. Cela n'a pas l'air de le déranger plus que ça… Je ne sais même pas par ou commencer. Deïdara se redresse et se rend vers la porte, juste avant de sortir de la pièce il me regarde avec un regard enjoué.
« Ne panique pas je reviens dans deux secondes, je vais juste chercher quelque chose qui pourrais t'apaiser un peu. »
Suite à ses dires, il revient vite avec sur son dos un grand sac en forme de guitare. Il s'assoit à coté de moi sur mon lit, déballant l'instrument à son aise. Il laisse le sac par terre, n'y portant pas plus d'attention que cela. L'instrument attire instantanément mon regard. Il s'agit d'une petite guitare noire, probablement une ¾ d'après son format. Pour une raison qui m'est encore inconnue, je reconnu la marque de l'instrument, et je ne peux m'empêcher de sourire à cette découverte ! Enfin quelque chose qui me semble familier.
Deïdara ne m'avait pas quitté du regard, et me voyant sourire, il approche l'instrument pour que je puisse le toucher. Le contacte sous mes doigts m'arrache un soupir de satisfaction. Le bois doux semble faire partie de moi, la rugosité des cordes me renvoie des fragments de souvenirs où les accords défilent sous mes doigts.
« Je vois que cela te fait de l'effet, hun, bien alors écoute et profite du sons qu'elle sort ! »
En finissant sa phrase Deïdara prend l'instrument en main, et se mets à jouer. Je ferme les yeux et profite comme il me l'a invité, un sourire de bien-être sur les lèvres. Un mélange d'émotion m'envahit, des couleurs plus vives les unes que les autres forment un concert dans mon esprit. Apres une série d'accords, Deïdara commence à chanter doucement.
There are no streets to walk on
No maps you can rely on
Faith and guts to guide you
Wander til you find you
Only raw desire
A match to give you fire
You have to trust your heart
You dont believe in oceans
You, you were a sailor
Who burn your ship and walked on
Far away you walked on
You keep turning inland
Where no man is an island
It's where you're supposed to be
Woah oh oh-oh-oh
Woah oh oh-oh-oh …..
Deïdara continue de chanter, le son de sa voix douce me balade dans sa chanson.
Everything you once knew
Everyone that knew you
Remove the shoes you came on
Feel the earth you're made from
Pack up all your questions
Just keep heading inland
Come on home to me
Yeah come on home to me
D'une certaine façon les paroles de cette chanson, s'appliquent bien à mon cas. Je me pose peut-être trop de questions, je dois me donner le temps de me rétablir de mes blessures en premier lieux. Il ne sert à rien de forcer ma mémoire de me revenir, je me fais seulement du mal.
« Merci, Deïdara… »
Un sourire illumine son visage lorsqu'il entend ma voix. Il continue à gratter quelques arpèges sur la guitare tout en me parlant. Cela me fait du bien.
« Au moins je sais que tu peux encore parler, hun. »
« Oui, je pense que c'est la seule chose que j'arrive encore à faire plus ou moins. »
Un rire amer m'échappe à l'idée de ne plus pouvoir bougé, ou encore pire ne pas pouvoir essayer cette magnifique guitare. J'avais tellement envie de juste laisser mes doigts glisser sur les notes. Mais pour le moment, aucun de mes membres ne veut entendre raison.
« Ne t'en fais pas, tu es encore sous antidouleurs, qui ont pour effet de te rendre encore moins mobile. Selon le médecin tu devrais pouvoir sortir du lit d'ici trois semaines. C'est que le con qui t'a percuté ne t'a pas loupé. »
Trois semaines ! Mais je vais faire quoi moi pendant trois semaines… Même pas un souvenir à ressasser pour passer le temps. Cela va me sembler une éternité.
« Je vois ce que tu pense, hun, mais tu n'es pas seul, je vais essayer de te tenir compagnie au maximum. J'ai mis un larbin dans mon magasin qui ne travaille pas trop mal. »
Je me vois encore une fois dans l'obligation de le remercier. Il en fait beaucoup pour moi, hors que l'on ne se connait même pas.
« Sinon, tu ne te souviens vraiment pas de ton nom, hun ? »
Un nouveau pincement au cœur, mon nom est sur le bout de ma langue, mais pas moyens de me rappeler…
« Non, je ne me souviens de rien… »
Deïdara a l'air désolé, mais se reprend vite et me sourit à nouveau.
« Ne te fais pas trop de mourrons pour cela, au pire imagine toi un nouveau nom en attendant que tu te souviennes de qui tu es réellement. »
Il n'a pas vraiment tord, si je veux m'en sortir, il va falloir que je fasse un effort, et un nom me sera utile pour aller de l'avant. Mais lequel choisir…
« Tu ne dois pas te dépêcher non plus à trouver un nom fictif, prend le temps de te réveiller, hun. »
Encore une fois cet homme a raison de moi. Comment fait-il pour rester si calme ?
« Hmm, tu dois avoir raison, je te remercie pour tout, sans toi je ne sais pas où je serais… »
Je serais peut-être mort, qui sait.
Les jours passent, et mes questions se multiplient sans pour autant avoir de réponses. C'est très frustrant je dois dire. Ma convalescence se passe bien pour le reste, au moins quelque chose qui avance. Selon le médecin, qui en passant croit que je me nomme Kakuzu ( Oui sur ce coup la Deï a été très créatif pour ne pas éveiller les soupçons du docteur… Un petit effort sur le nom aurait été appréciable Deï, je te remercie…) Enfin je disais donc que ce cher docteur m'a annoncer que le plâtre sera retirer dans deux jours. Mes mains ont l'air de bien fonctionner depuis que je ne suis plus doper aux antidouleurs. Ma journée commence donc super bien ! Avec évidement en perspective d'enfin pouvoir jouer cette guitare que Deï joue tout les jours pour moi. J'avais hâte !
Deï ne jouais pas que de la guitare, il s'avère avoir un talent monstre au piano. Il m'épate de jour en jour, un vrai musicien le gars ! A défaut de pouvoir jouer, il m'avait offert son mp3 pour que je puisse au moins écouter les douces musiques présentes sur le petit appareil.
Enfin le jour arrive ! Je ne tiens plus en place, l'attente que ce foutu docteur arrive commence à être intenable ! Il reste où bordel, il s'est perdu en chemin ?!
Deïdara qui remarque mon mécontentement rigole à haute voix, il est carrément plié de rire. Chose qui me fait râler de plus belle ! Il faut croire que je sais bien râler en fin de compte. Il reprend son sérieux quand il entend la sonnette de la porte d'entrée. Si j'avais pus marcher, j'aurais galopé jusqu'à la porte et offert mon bras pour qu'on me retire ce poids mort à la seconde même. Mais comme la chance n'est pas de mon coté je suis piégé dans se lit de merde… enfin je n'ai pas le droit de me plaindre de la sorte, Deï fait vraiment de son mieux pour s'occuper de moi.
Le médecin entre enfin dans la pièce. Il est vieux, c'est pour ça qu'il doit être lent… Ce n'est pas possible d'être si lent bon sang ! Deïdara, qui attend dans l'embouchure de la porte tente tant bien que mal de retenir son rire à la vue de ma tête d'hyper pressé. C'est seulement après une demi-heure que mon bras est enfin libérer. Je remue mes doigts les uns après les autres, faisant ainsi rouler les articulations. Quand on est coincé pendant si longtemps, on n'a pas idée du bien fou que cela peut faire, juste de bouger ses doigts comme ça.
Bon maintenant que ce plâtre de merde est retirer, ce docteur est gentil, mais cela m'arrangerais si lui aussi se casse. J'ai trop envie de prendre cette guitare en main ! Il lui faut au moins encore un quart d'heure de plus avant de prendre ses affaire et de quitter la pièce. Grand soulagement ! Je compte les secondes qui me séparent de l'instrument.
Le blond accompagne le docteur jusqu'à l'entrée et je l'entends s'éloigné vers ce qui me semblais être l'étage. Je l'entends au dessus de moi faire un remue ménage pas possible, avant de l'entendre descendre les escaliers. Quelques instants plus tard il fut a coté de moi, avec un sac à guitare dans les bras.
Mes yeux étincelaient d'anticipation. Il déballe l'instrument tranquillement, et me pose cette magnificence sur mes genoux. Elle était simple, mais d'une telle beauté… également une guitare ¾, celle-ci arborais des couleurs chatoyantes, des tintes de rouges, ors et noir. Le manche lui était Rouge foncé avec une ombre noir sur les bords. Les clefs elles étaient blanche ivoire. Je n'arrive pas à décrocher le regard de cet instrument, analysant chaque miroitement de couleur, chaque détail. Elle était parfaite. Sur le haut du corps, était inscrit un simple mot. ''Heart''.
Deïdara se racle la gorge, histoire de capter mon attention.
« Elle est pour toi… C'est un exemplaire unique en son genre, et je l'ai faite graver avec le nom qui me semblait t'aller le mieux… Je ne sais pas si elle te plait, mais c'est en quelque sorte mon cadeau pour fêter l'occasion. »
Je reste sans voix, cette guitare était de loin la plus belle à mes yeux. Ainsi que le nom graver dessus, il me semblait tellement naturel que cela me plaisais.
« Je ne sais pas comment te remercier… Deï, elle est juste magnifique… »
Il me sourit, satisfait que son cadeau me plaise.
« Et bien si tu me jouais un morceau de musique pour me remercier, Heart ? »
Ouais, ça je pouvais essayer, aucune idée si mes doigts sont vraiment doué…Mon nouveau nom me plais, particulièrement quand c'est Deï qui le prononce...
« Te moques pas de moi si en fin de compte cela ne ressemble à rien, et que les fragments de souvenirs n'étaient que des mensonges. »
Il lève un sourcil et d'un regard impatient me dit en riant :
« Si tu ne sais pas joué et bien tu apprendras, hun ! »
Je réfléchis un instant avant de prendre l'instrument en main, et je savais à ce moment même que la musique faisait belle et bien partie de moi. Mes doigts se baladaient sur le manche comme si je l'avais toujours fait.
C'est au tour de Deïdara d'ouvrir grand les yeux, et les oreilles par la même occasion. Il est juste abasourdi par la sonorité qui sortait de la guitare. Il me regarde jouer sans dire un mot.
J'ai choisis une chanson bien particulière qui se trouve sur l'MP3 qu'il m'avait offert. Une chanson d'un groupe Japonais que j'ai particulièrement aimé.
Just give me a reason
To keep my heart beating
Don't worry, it's safe right here in my arms
As the world falls apart around us
All we can do is hold on, hold on
Take my hand
And bring me back
I'll risk everything if it's for you
A whisper into the night
Telling me it's not my time and don't give up
I've never stood up before this time…
Il me regarde joué jusqu'au dernier mot, jusqu'à la dernière note, les larmes presque aux yeux. Quand le silence se fait dans la pièce, il se lève, se tourne vers moi et applaudis. Il essuie une larme qui a fini par couler sur sa joue.
« C'est … C'est juste époustouflant… Ta voix, ton jeu, tout… Je n'en reviens pas… Je suis sans voix… »
Je n'ai pas vraiment conscience de mon talent, oui apparemment je chante bien et je joue bien, mais à ce point la ? Au point de faire pleurer un autre musicien ?
« Tu n'as pas idée de ton talent n'est-ce pas ? Je me demande si dans ton passé tu étais connu… Probablement pas au niveau national, autrement il y aurait eu des affiches et annonces télévisé pour te retrouver. »
Je n'ai aucune idée si le moi du passé était aussi doué que maintenant, ni quel métier je pratiquais. L'énigme reste un brouillard immense qui ne fait que grossir.
Deïdara fini par me supplier de continuer a joué pour lui, la maintenant de suite. C'est avec un plaisir non dissimulé que j'obtempère à sa demande, non sans me demander si quelqu'un se souvenait de ma voix… Quelque part peut-être…
Et voila la fin de ce Chapitre ! J'espère qu'il vous a plus !
Les questions commencent à s'entasser, comment Sasori ou Heart va-t-il gérer la suite des événements?
Ps: les chansons, pour les curieux, la première est un très vieux groupe, Jars of Clay avec la chanson Inland. La deuxième chanson appartient au groupe One Ok Rock ; The Beginning.
A bientôt !
