Chapitre suivant, petit Flashback du coté de Naruto au moment de la disparition de Sasori! Bonne lecture à tous!

J'ai raccrocher le téléphone, la main tremblante. Tout avait pourtant l'air de se passer bien hier soir… D'accord peut-être ont-ils trop bus, mais de la à disparaître sans rien dire j'avais du mal a y croire. Sasori ne serait pas partit comme ça. Il ne répond pas au appels d'Ino, peut-être qu'ils se sont pris la tête et que de mon coté j'arrive à le joindre. Oui c'est sûrement une embrouille entre eux.

Je tente de me rassurer en tapotant sur mon portable à la recherche du numéro favoris. Je reprend mon souffle, j'inspire profondément et j'appuie sur le bouton vert. J'attends…. Le temps me semble étrangement long. Mon regard se fige lorsque j'entends la voix de Sasori.

« Oui bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Sasori, veuillez laisser un message après le bip, au passage si vous avez l'intention de m'inviter pour un rancard, raccrochez de suite, je suis un homme comblé ! A plus ! »

Je m'effondre sur le sol, fixant le portable qui entre temps est tombé au sol, les minutes de l'appel marqué en grand sur l'écran. Le temps passe, 2:00, 5:24, 8:54,… Je commence à réaliser que peut-être il est vraiment temps de paniqué. Et si jamais il lui est arrivé quelque chose de grave ? Mon coeur me serre dans la poitrine, j'ai mal, j'ai peur. Je m'attends au pire. Il faut que j'aille sur place au plus vite !

Je me ressaisi, je ramasse mon portable et met fin à l'appel. Je recherche vite fait l'adresse de l'hôtel où se trouve Ino et Sai pour pouvoir les rejoindre. Chaque minutes compte, et l'angoisse ne fait que monter.

Je sors de chez moi d'un pas pressé et hèle un taxi. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, j'ouvre la portière du véhicule qui ralentit pour s'arrêter à ma hauteur, et me retrouve assis sur la banquette arrière J'indique avec empressement l'adresse au chauffeur, au plus vite je serais arriver au plus vite je commence les recherches.

Je recontacte Ino afin de lui annoncer ma venue, et savoir si jamais elle avait une idée de où pouvait bien se trouver Sasori. C'est tellement étrange qu'il n'ai même pas pris la peine de prendre son portefeuille avec lui, Ino est sure qu'il est rentrer avec eux le soir précédent. Un peu ivre mais de la à ressortir juste après… C'est a peine si il tenait debout, donc imaginer qu'il ai encore trouver l'énergie et la conscience de ressortir la nuit même me parait louche. Il a du se lever avant tout le monde, mais pour faire quoi…

Je fais claquer ma langue d'énervement. J'essaie de me mettre dans la peau du rouquin afin d'essayer de comprendre où il avait bien pu aller, mais rien ne me vient à l'idée.

Le paysage défile dehors et après une route trop longue à mon goût, j'arrive enfin à destination. Ino m'attends déjà impatiemment devant l'hôtel. Elle tape du pied et me regarde les larmes au yeux. Si je n'avais pas encore compris à quel point la situation était grave, le regard d'Ino en disait suffisamment.

J'ai à peine le temps de sortir du véhicule et de remercier le chauffeur qu'elle agrippe mon bras. Elle me tire vers l'intérieure du bâtiment et ne m'adresse la parole qu'une fois les portes de l'ascenseur se referme sur la réceptionniste de l'hôtel qui nous lance un regard suspect.

« Je t'en prie Naruto, dis-moi que tu as une idée d'où est cet imbécile ! »

Ino avait beau le traiter de tout les noms, l'insulter à la tonne, elle tenait énormément à Sasori. Oui il est parfois inconscient et procrastinateur, mais il est attachant.

Malheureusement je ne peux que secoué la tête en négation avec un air abattu. Mon monde vient de s'écrouler et je ne sais pas comment les événements vont évolués. Si jamais nous le retrouvions pas, je ne m'en remettrais jamais. Il fait partie de moi, et je n'envisage pas ma vie sans lui. En peu de temps il est devenu mon monde. Sans lui je ne suis plus qu'une ombre, un fantôme qui aire sans but ni raison.

Ino me secoue doucement l'épaule, cela change de sa brutalité habituelle.

« Bon Naruto, il faut se ressaisir et vite ! Sai va nous aider dans nos recherches, on vas diviser les tâches pour aller au plus vite. »

Sa motivation me redonne espoir, oui elle a tout à fait raison, il faut se battre et ne pas baisser les bras. Si cela se trouve il s'est perdu et trouvera un moyen de retourner à l'hôtel. J'ai bien conscience que si c'était vraiment le cas, il nous aurais contacter. Ino l'a tellement rabâcher avec nos numéros de portable, que autant Sasori que moi, connaissions par coeur le numéro d'Ino.

On sort de l'ascenseur et on débarque dans la chambre d'hôtel. Il va sans dire que la chambre est un grand bordel sans nom, Ino a du se laisser aller et a passé sa rage sur le pauvre Sai et sur l'immobilier. Ce dernier tente tant bien que mal de ramasser les papiers qui continuaient de voler dans les aires au rythme du ventilateur.

« C'est bon Sai tu vas pas passer ton temps a ranger cette pièce, on a d'autre choses à foutre. Et puis on casque assez comme ça pour pas devoir faire le ménage ! Allé bouge toi de la ! »

Visiblement Ino ne s'est pas encore calmer et Sai en pâti encore. Je prends soins de me taire, connaissant la blonde, il n'en faut pas beaucoup pour qu'elle change de cible.

Une fois installer sur le canapé en face de moi, Ino prend les choses en main. Elle se saisit d'un des papiers que Sai tenait encore dans ses mains, le plaque sur la table basse et sort son stylo plume de son sac à main trop brillant.

« Bon, Naruto, tu fait le tour des hôpitaux du coin. Vu que nous avons le portefeuille de Sasori, partons du principes qu'il est inconscient et qu'ils ne savent pas qui est le patient sur leur table. Prends un photo, ça t'éviteras de devoir le décrire. »

Sur ses mots elle me jette une paire de clefs dans les mains.

« Prend la voiture, tu gagneras du temps. »

Sans perdre de temps elle se tourne vers Sai, et lui ordonne d'une voix sec :

« T'attends quoi ? Que je te prennes par la main pour te montrer ce que tu dois faire ? Tu compte rester planté la à rien foutre pendant que nous on se casse le cul à trouver cet autre imbécile ?! Si tu avais un tant soit peu été éveille quand il a quitté la pièce on en serait pas la maintenant ! »

Sai s'empresse de quitté la chambre, laissant la démone blonde seul avec sa colère. Je le rejoint vite dans le couloir, histoire de le rassurer un peu. Je l'attrape par l'épaule et on se glisse ensemble dans l'ascenseur. Ce dernier m'a l'air bien sollicité ces dernier temps !

« Te fais pas trop de souci, elle est méchante avec toi, mais au fond elle t'aime bien ! »

Je connais Ino depuis longtemps, et je sais qu'elle refoule ses sentiments derrière une barrière de remarque acerbes. Au fond d'elle, elle meurt d'envie de pourvoir dire à Sai qu'elle l'aime, mais c'est plus fort qu'elle, elle doit le martyriser.

Je souris à Sai, essayant de le motiver un peu et de le réconforter. Ou peut-être pour me donner de la force également.

« Je fais les hôpitaux, et si tu veux bien, tu t'occupe des commissariats ? C'est plus simple à pieds je pense. »

D'un commun accord on sort de l'ascenseur et on part chacun son chemin, moi vers la voiture de luxe d'Ino et Sai se tape un sprint pour rejoindre le premier commissariat sur le coin de la rue.

C'est étrange de conduire ce bolide pour une fois. J'ai intérêt a faire gaffe de pas la salir et encore moins de la griffer. Elle me tuerait ! Et le pauvre Sai me rejoindrait dans la tombe. C'est beau l'amour, mais je serais content le jour où ces deux la finirons ensemble.

C'est la peur nouée au ventre que j'entre dans le premier hôpital. La dame à l'accueil me sourit et me demande avec une douce voix ce qu'elle peut faire pour moi. Je lui explique la situation, et lui présente la photo de ma moitié. Elle fait tourner la photo parmi les urgentistes et les infirmières, mais tous nie avoir vue la personne.

Quelque part cela me rassure de savoir qu'il n'a pas été accidenter, mais l'énigme sur sa disparition persiste. Les pieds lourds je sors de l'établissement. J'ai besoin d'y croire, sinon personne ne le fera. Je reprends la route, l'air décidé de retrouver ma raison de vivre.

J'ai fait 8 hôpitaux différents, fait jusqu'à 25 médecins qui était de gardes cette nuit la, mais en vains. Personne ne reconnaît le rouquin sur la photo. Je perds espoir… Pourtant une part au fond de moi ne veut pas abandonner si vite. Je rejoint Ino et Sai à l'hôtel, ils ont tout deux l'air défait… La question ne se pose même pas… Ils n'ont rien trouver, ni trace ni rien…

Je me pose dans le canapé, le regard vide. Réfléchir me fais mal, et toutes les routes que j'emprunte dans ma tête ne mènent nulle part. J'ai beau imaginer tout les scénarios possibles, je ne trouve pas de réponses.

Pendant cinq jours, nous avons contacter les hôpitaux, les commissariats, des magasins, mais aucune trace. Tout simplement rien.

J'ai besoin d'un espoir, juste un signe… Nous sommes aujourd'hui six jours après sa disparition, Ino commence à baisser les bras, et Sai tente du lui remonter le moral. Ce qui résulte à encaisser des coups et une volées d'objets non identifiés à la gueule. Suite à une décision difficile, nous avons quitté l'hôtel pour rentrer chez nous. Évidement nous avons laissé nos données afin que l'accueil de l'hôtel puisse nous contacter au cas où par miracle, Sasori passe par la.

J'allume la lumière dans mon appartement, vide, silencieux et déprimant. Mes yeux ballaient la pièce, trop grande pour moi seul. Même pas l'ombre d'un signe de vie. Il faut que je me change, j'ai fini par garder les mêmes vêtements toute la semaine, bien trop têtu pour s'offrir le luxe d'acheter des vêtements hors que Sasori doit m'attendre quelque part.

Je laisse l'amas de tissu par terre à coté de mon lit. Après avoir pris la peine de mettre un nouveau boxer, je m'étale sur le lit. Ce même lit que je partageais toutes les nuits avec lui. Son odeur encore présente sur les draps m'arrache un premier sanglot. Le barrage que je m'étais construit fini par céder pour la première fois depuis le début de nos recherches. Pas une fois je ne m'étais permis de craquer. Je n'avais pas le droit, je devais me tenir droit et fort. Même si je faisais semblant de l'être, c'était important pour montrer le bon exemple, pour motiver tout le monde. Pour cacher au monde la peine immense qui me ronge. Ils ont eux aussi suffisamment de mal à tenir bon, pas besoin d'ajouter du tracas supplémentaire.

Je me relève et ouvre l'armoire de Sasori, tout y est comme si ne rien était arriver, comme si il reviendrait ce soir, ouvrant la porte d'entrée avec son sourire charmeur et attendrissant. Son sweater préférer y est encore également, d'une main tremblante je le prends, et le serre contre moi. Mes genoux fléchissent et je me retrouve là devant le miroir de notre armoire… notre armoire, nos habitudes, nos affaires…. Tout me fais penser à sa présence. Mais rien n'y fait, Sasori n'est plus la.

Les larmes déroulent les unes après les autres, je ne me soucie plus de paraître fort, mon corps est pris de tremblements et de sanglots. Je donnerais tellement pour juste entendre sa voix, ne serait-ce que pour me rassurer un tant soit peu. J'ai tellement besoin de toi…. Mon reflet dans le miroir me prouve que la solitude est ma seule compagnie, je suis seul et dans un sale état. Les yeux ternes et cernés de noir, les joues rouges et le nez qui coule tellement je pleur. Mon reflet me fais peur. Je n'aime pas ce que je vois…

Je me relève et ouvre la porte de l'armoire portant le miroir, ma main parcours les pilles de vêtements entreposé sur les différents niveaux. Mon visage s'aigrit et mes larmes se transforment en colère. Pourquoi tu me laisse seule comme ça, où es-tu parti ! A ses pensées, ma main qui à l'instant caressait presque ses précieux tas de souvenirs, jetait frénétiquement les bout de tissus dans tout les sens. La rage ne fait pas long feu et fait vite à nouveau place aux sanglots et aux cris de désespoirs.

C'est Shikamaru qui me retrouve le lendemain matin, au beau milieu du bordel de vêtements, par terre. Sans un mot il me soulève et me pose sur le lit. Il s'affaire ensuite a ranger le chaos environnant. Mes rêves ne me donne pas de répis, Sasori me sourit puis comme un écran de fumé disparaît au moindre touché. Je ne comprends pas pourquoi, ni comment tout cela avait bien pu se passer. A partir de quel moment est-ce que tout a viré de bord ? Qu'ai-je fais … Pourquoi tu n'es plus à mes coté ?

De nouvelles larmes parcourent mes joues, et c'est ainsi que je me réveille. Shikamaru, toujours présent me prend dans ses bras et je recommence à sangloter.

« Dis-moi que ce n'est qu'un rêve Shika, je t'en prie…. »

Shikamaru, prend une grande bouffée d'air et me regarde droit dans les yeux.

« Je suis désolé Naruto, mais je pense que tu dois faire ton deuil. J'ai bien peur qu'il ne reviendra pas… Je suis tellement désolé... »

Une nouvelle fois encore mon monde vole en éclats.

Et voici la fin de ce chapitre, dans l'espoir qu'il vous plaît bien entendu!

A bientôt !