Après une longue absence j'ai enfin pu poursuivre cette histoire qui approche petit à petit à son dénouement final. Un nouveau chapitre emplis d'amour et de surprises. Je vous laisse découvrir la suite ! Bonne lecture !
Chapitre 19
Je joue les dernières notes, j'expire et dépose ma guitare. Le silence revient dans le studio et je profite de cet instant précis. Ma chanson continue à résonner dans ma tête tel un écho. Lorsque je suis seul, l'inspiration me vient sans le moindre efforts. L'acoustique de ce studio est vraiment parfaite, rien ne vient perturber ma transe musicale. Je reprend mon souffle tout en replaçant ma guitare contre moi pour recommencer à jouer. Mes doigts glissent sur les cordes et les notes se suivent harmonieusement. Je pourrais me perdre à l'infini au milieu de cet univers coloré et envoûtant qu'est la musique.
Je ne remarque pas immédiatement que la porte insonorisée vient de s'ouvrir sur le directeur de la boîte. Il est discret et ce n'est qu'en levant les yeux de ma guitare que je le vois debout contre la porte qu'il vient de fermer silencieusement. Il me regarde attentivement et je rougi de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. J'interromp mes mouvements, taisant ainsi la mélodie naissante. Au dessus de lui se trouve une horloge qui jusqu'ici m'avait complètement échappée. Je réalise l'heure qu'il était. Le temps s'est écoulé tellement vite, que je ne me suis pas rendu compte qu'il était déjà si tard. Probablement que je suis le dernier à traîner dans l'immeuble mis à part lui bien sûr.
Je m'empresse de ranger ma guitare dans son étuis gêner d'avoir dépasser ainsi les horaires d'ouverture de l'entreprise.
Gaara se racle la gorge et je m'arrête net pour lever une nouvelle fois le regard sur lui.
" Ne te dépêche pas comme ça, je pensais seulement venir te dire bonjour, mais ta musique m'a captivé encore une fois de plus. Donc si tu le souhaites tu peux rester plus longtemps, cela ne me gène pas. Tant que tu referme bien la porte derrière toi lorsque tu t'en vas."
Sur ses mot il me tend une clef électronique avec un sourir complice. J'hésite un bref instant avant d'accepter l'objet. Cet endroit me donne une bouffé d'aire, et pouvoir en profiter ne serait-ce qu'un peu plus longtemps me ravi.
Je range précieusement la clef dans ma valise avant de ressortir ma guitare pour reprendre où j'en étais.
Je souris lorsque le jeune directeur s'assied sur un des tabouret derrière la batterie, attendant silencieusement que je reprenne le cours de mes notes sur le manche de mon instrument.
Au bout de quelques chansons Gaara se lève doucement et d'un signe de la main, il me souhaite une bonne soirée. Ainsi je me retrouve seul dans la pièce. Je savoure un instant le silence avant de me remettre à jouer.
L'horloge affiche 23 heures au moment où je referme l'étui de ma guitare. Je prends soins d'éteindre toutes les lumières avant de refermer la porte derrière moi.
Satisfait de ma journée je me promène le long de la route pour rejoindre l'hôtel où Deïdara m'attend sûrement. Le développement entre nous me plait, même si je ne me débarrasserais probablement jamais de mes doutes.
Je m'arrête brièvement au magasin de nuit pour assouvir ma faim grandissante. Au long de la journée je n'avais presque rien mangé, pas étonnant que mon ventre commence à réclamer. Mon choix se porte sur deux pains au chocolat et une part de tarte au Cerises. Rien de tel pour se ravigorer.
Je règle la note avec le caissier et sors du magasin avec un des pains au chocolat enfouit dans la bouche. J'avais juste trop faim! Le reste de mes gourmandises sont posées sur mes genoux, un des seuls avantages à se trouver en fauteuil roulant.
Comme prévu Deïdara est assis dans le fauteuil, endormi à force de m'attendre. C'est plutôt touchant !
Sa longue mèche de cheveux blonds cache la moitié de son visage qui repose sur l'une de ses épaules. Cette chambre d'hôtel n'est pas réellement conçu pour y accueillir des chaises roulantes, et j'ai un peu de mal à me déplacer correctement. J'attrape une des béquilles qui est placé contre le bar américain et je dépose par la même occasion ma guitare et mon sachet contenant le dernier pain au chocolat que je n'avais pas encore mangé. J'avance jusqu'au bord du canapé où s'est assoupie le blond. Une fois plus ou moins sûr de ma position, je replie les deux marches à mes pieds pour avoir la place afin de pouvoir poser mes pieds au sol. Cette fois-ci je le sens bien, je vais arriver à m'installer dans le fauteuil sans trop de difficultés, et surtout sans coup de main. Je ne supporte plus d'être handicapé à ce point-là!Manque de chance pour moi, une fois debout ma béquille dérape sur le parquet trop lisse et je tombe sur le canapé, heurtant Deidara au passage. Je me retrouve étalée sur ses genoux dans une position peu probable. Le blond s'est réveillé en sursaut en criant " Ne me tuez pas!"
Malgré ma position peu flatteuse, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire ! Deidara reprend ses esprits il sort de sa torpeur. Il analyse la situation et me regarde avec des yeux incrédules. Il ouvre une première fois la bouche avant de la refermer. Il réfléchit un instant et se décide finalement à parler.
" Mais qu'est-ce que tu fous sur moi... Tu as encore essayé de te lever tout seul c'est ça ? Tu aurais pu me réveiller pour me demander !"
" Hum, oui, mais cette fois-ci j'y étais presque, c'est juste que ma canne à déraper dernier moment, et j'ai chuté..."
Je rougis sous son regard insistant. J'avais voulu m'installer silencieusement pouvoir le regarder dormir, et encore une fois de plus j'ai échoué vulgairement. J'essaie de me redresser mais les bras de Deï m'en empêche je commence à me débattre un peu plus fort. Bien évidemment mes efforts sont en vain.
" Et bien pour m'avoir réveillé de la sorte, je trouve que tu es bien installé comme ça... C'est idéal pour te donner une petite punition hun..."
En finissant sa phrase le blond resserre son emprise sur moi afin de m'immobiliser un peu plus et d'un élan souple sa main s'abat sur mes fesses. Une plainte m'échappe et je me débats de plus belle tentant désespérément de m'extirper de ses bras. Deidara ne contrôle plus ses rire et continue son petit manège.
Je m'étonne à penser que cette situation m'excite et j'en rougis de plus belle. Son rire est enivrant et la chaleur de son corps traverse mes vêtements sans peine. Les frissons que j'ai ressenti l'autre fois m'envahissent à nouveau. Grâce à un coup de reins j'arrive à me retourner pour pouvoir faire face à son sourire immense. Il me fixe de ses yeux bleu et mon coeur rate un battement. Mes lèvres brûlent d'envie.
" Deï, …, je veux que tu m'embrasses…"
Son regard reprend du sérieux, et il se penche vers moi pour s'emparer de me lèvres. Comparer à la dernière fois, cette fois ci, je sais ce que je veux. Je n'hésite pas à répondre ardemment à son baiser, en demandant ainsi encore plus. Mon corp est électriser par notre contacte.
Nos mains s'entrelacent, nos bouche se cherchent et la chaleur ne cesse d'augmenter. Nous avons vite fait d'enlever nos vêtements et Deï me transporte dans notre chambre. Je me délecte de sa peau contre la mienne. Je peux sentir son coeur battre contre moi et une vague de chaleur m'envahit à nouveau tel un nuage de papillons au fond de mon bas ventre. Depuis le temps que j'aurais dû m'avouer que j'aimais cet homme. Il m'allonge délicatement sur le dos, et vient me recouvrir de son corp.
" Encore, j'en veux plus Deï… je te veux…"
Il n'en faut pas plus au blond pour s'emparer de mes lèvres furieusement. Nos souffle s'harmonisent lorsque nos corps s'unissent dans une série de gémissements profonds. Peu après nous nous retrouvons haletant, allongé l'un à côté de l'autre emplit d'un bonheur sans faille. Je souris, heureux de ne faire qu'un avec Deïdara. C'est dans cette béatitude que je ferme les yeux et je me laisse bercer par ses douce caresses.
Chaque nouveau matin devient de plus en plus langoureux et j'ai du mal à quitter notre lit tellement j'ai envie de rester allonger dans ses bras. D'un autre côté j'avais envie de poursuivre l'enrigistrement de mes morceaux de musique au studio de l'agence. C'est en quelque sorte devenu ma routine à présent. Tous les jours je me rends au studio, et tous les soirs, Gaara s'arrêtait pour m'écouter jouer et pour me donner le double de la clef. Encore deux semaines et je devrais avoir terminé mon premier album. J'ai réellement hâte de voir le résultat final.
Vers la fin de la deuxième semaine, je décide de finir plus tôt et de sortir en même temps que Gaara. J'avais promis à Deï de le rejoindre dans un petit restaurant pour fêter l'avancement de mon album. J'en avais informé le directeur et il m'attendait patiemment à l'accueil de l'agence pour fermer l'immeuble avec moi. Je me dépêche de faire avancer mon fauteuil roulant pour arriver enfin à sa hauteur. Il est au téléphone et je lui fait signe de terminer tranquillement sa conversation. Je n'étais pas à une minute près non plus. J'essaie de garder une certaine distance afin de lui laisser un peu d'espace privé, mais des bribes de sa communication me parviennent malgré moi.
" Oui, j'ai bientôt terminer…. Non….. Ca te dis de sortir ce soir?... Je ne sais pas tu as envie de quelque chose en particulier?... Au pire je peux préparer quelque chose."
Je le vois blêmir à un certain moment. Il pianote nerveusement sur le comptoir de l'accueil de sa main libre. Il me lance un regard inquiet avant de répondre à son interlocuteur.
" Non ce n'est pas la peine que tu me rejoigne mon coeur, j'arrive !"
Je commence à me sentir un peu mal à l'aise, cette discussion est un peu trop privée, et je ne veux pas être perçu comme un intru. Je décide de me diriger vers la sortie, histoire de ne pas le gêner plus que nécessaire. Les portes coulissantes s'ouvrent à mon arrivé et j'accueille l'air frais du dehors.
J'attends tranquillement que Gaara me rejoigne pour ne pas partir comme un voleur. Je profite de l'attente pour envoyer un message à Deï. Lorsque je range mon portable dans son étui, mon regard se pose sur la seule personne présente sur le trottoir devant l'immeuble. Je ne réalise pas immédiatement ce qu'il se passe, mais une sensation étrange m'envahit.
J'observe cet homme qui marche vers moi, ou plutôt vers l'entrée de l'immeuble. Il à l'aire plongé dans une discussion téléphonique et ne me calcul pas encore.
Il s'arrête brusquement lorsque nos regards se croisent enfin. Son téléphone lui glisse des mains, et je sens au fond de moi une déchirure immense. Mon esprit se brise tel un miroir qui volerait en éclat.
Je ne remarque même pas Gaara qui venait de sortir en catastrophe de l'agence. Je ne voyais plus rien à vrai dire, mise à part cet homme en face de moi. Les éclats de miroir me transpercent un à un, chargé de douleur et de fragments que je n'arrive pas à placer.
Gaara cours vers cette silhouette en criant son nom.
" Naruto…"
Il tente de le prendre dans ses bras mais le blond le repousse furieusement.
" Naruto, laisse moi t'expliquer…"
A l'énonciation du nom une deuxième fois,une pointe de douleur plus aiguë que les autre résonne dans ma tête et les souvenirs m'envahissent de façon chaotique et brutal. Je me mets à crier tellement la douleur est insupportable. Je crie encore et encore.
Je n'y comprends plus rien, je me vois avec cet homme, je le connais et pourtant cela me fait mal. Son nom, ses cheveux, ses trait sur ses joues, sa voix, toute ces choses qu'on a fait ensemble, tout me revient. J'ai du mal à accepter ce lots de souvenirs, je n'en veux pas, j'étais enfin heureux. Pourquoi cela me fait tant de mal. Pourquoi je me souviens de lui, et pas de moi...
Les larmes dévalent de mes yeux et mes cris se perdent dans mes sanglots. L'origine de mes chansons devient claire à présent, je les connaissais déjà… Le flot de fragments est trop important, je veux que ca s'arrete, je n'en peux plus. Je me tiens la tête de mes deux mains pour essayer de faire disparaître cette douleur affreuse, mais rien n'y fait.
Je vois l'homme pousser Gaara une nouvelle fois et d'un pas hésitant et fébrile, il s'approche de moi la main tendue. Je ne veux pas le voir de plus près, j'ai tellement peur. J'appuie encore plus fort sur mon crâne, les larmes continuent malgré moi de couler.
" Sasori…"
Ces quelques syllabes bouleversent tout mon monde. Une nouvelle fissure vient de s'ouvrir en moi, et je n'ai qu'une envie. Je veux fuir, m'en aller le plus loin possible. Rejoindre Deïdara pour me réfugier dans ses bras protecteur.
Le jeune homme s'écroule à mes pieds, en larme lui aussi. Ces larmes me fendent le coeur, et je me souviens de l'amour que je lui ai porté. Je l'ai tellement aimé, comment ai-je pu oublier…La culpabilité me saisit à la gorge. Je recule mais ses mains se posent sur mes bras pour me retenir un peu plus longtemps.
" Sasori, c'est vraiment toi? …"
Ses mots ne sont que murmure, et j'ai beau me souvenir de lui, de son amour, de mon nom, je ne peux l'accepter comme ça. J'ai besoin d'aire, de temps, de respirer. Je ne veux pas être deux personnes à la fois, et pourtant à ce moment précis je me sens déchiré entre mon présent et mon passé.
J'arrive à prononcer quelques mots avant de me dégager de son emprise.
" Je ne sais pas… Je ne sais plus…"
Il faut que je parte, je ne peux plus supporter ses yeux empli de chagrin et de questions. Je me retourne et fait rouler les deux grandes roues du mieux que je peux. Après une centaine de mettre je me fait rattraper par Deïdara, essoufflé et tout aussi paniqué que moi. Je suis en état de choc, et au moment où il m'arrête pour me serrer dans ses bras, les larmes reviennent en force. Il me serre fort et dépose des baisers réconfortant sur mes cheveux.
" Ca va aller Heart.. Je suis là."
Je ferme les yeux et me laisse porter par sa voix rassurante. C'est à ce moment la que je perds conscience.
J'ai mis longtemps à écrire ce chapitre car c'est un peu le moment le plus important et le plus attendu de toute l'histoire. J'espère ne pas vous avoir déçu ! J'ai tenté de retranscrire un maximum les sentiments de Sasori.
Vous aurez droit au prochain chapitre avec le point de vue de Naruto, car évidemment de son coté les choses ne sont pas évidentes non plus et il a pas mal de chose à mettre au claire avec Gaara. Comment vont-ils réagir l'un envers l'autre?
Voila je vous laisse une nouvelle fois avec un peu de suspens dans l'aire, et encore un énorme merci pour vos avis dans les reviews ! Je ne le répéterais jamais assez, cela me fait réellement plaisir !
Assez de blababla pour ce soir, je vous dis à bientôt.
