Bonjour, bonsoir à toi! Voici à présent un nouveau chapitre de KING's GAME

C'est, pour le moment, le plus long chapitre écrit jusqu'ici

J'espère que le chapitre te plaira

Bonne lecture!

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CHAPITRE 6

À COEUR OUVERT

Ce fut Dean qui le mit au courant, se précipitant dans le Road House pour l'avertir. Il n'avait même pas remarqué qu'il y avait eu un autre message, bien trop occupé à essayer de ramener vainement Helen à la vie avant d'appeler la clinique pour emmener le corps. Dean se jeta presque sur lui pour vérifier son état, ce qui le fit enfin s'inquiéter pour lui même. Il attrapa son téléphone et regarda le dernier message reçu.

Le Roi - reçu le 19/07/2006 à 00:05:

"Le participant n°3 John Winchester doit se tuer d'une balle dans la tête avant minuit. Si l'ordre n'est pas exécuté, le participant mourra d'arrêt cardiaque."

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Mary observa les quatre corps alignés avec tristesse et appréhension avant de quitter la salle de la morgue derrière Raphael.

"Et personne n'a rien pu faire pour Helen?

-Non. Elle est partie à peine une minute d'après Bobby et Jo s'est précipitée dans la réserve quand le message a été reçu. La cause du décès étant l'asphyxie, ça n'aurait pas pu se produire dans un aussi petit lapse de temps. Sans parler du cas de... d'Amara. Gabriel était juste là quand ça s'est produit. Depuis, il refuse de parler à qui que ce soit et il n'y a que votre fils qui peut l'approcher sans qu'il ne fasse une crise de panique.

-Il faudra que j'essaie de lui parler quand même. Il a été témoin de ce qu'il s'est passé chez Amara. Il va devoir me dire ce qu'il a vu.

-Pourquoi? Vous pensez qu'il est suspect? Vous pensez sérieusement qu'il est suspect?

-Ecoutez, je n'affirme rien mais ça fait deux fois qu'il est présent lors de trois accidents et on a déjà eu quatre morts et une blessée grave qui vient tout juste de se réveiller. On doit émettre toutes les hypothèses-...

-Et donc vous osez regarder le seul médecin de cette ville droit dans les yeux pour lui dire que son petit frère est peut-être à l'origine de tout ça?

-Vous me menacez?

-Je dis juste qu'on est tous en train de mourir et qu'il serait malvenu de se mettre à dos la seule personne qui pourrait potentiellement vous aider. Et puis même si je vous menaçais, vous allez faire quoi? M'arrêter? Me tuer? Mais allez-y. Sachez juste que je ne vous laisserai pas vous en prendre à mon petit frère. Gabriel est un farceur et peut s'en prendre à certains ou s'attirer de gros problèmes mais ce n'est pas un meurtrier. Si je vous vois l'approcher ou si j'entends que vous l'avez approché, je vous le ferai regretter. Enfin... Vous finirez par comprendre ce soir. Quand ce sera à votre tour de perdre quelqu'un."

Mary serra des dents et des poings à ces derniers mots.

"On trouvera ce "roi" et on l'arrêtera. Avant ce soir.

-Parce que vous croyez vraiment ce que vous dites." Ce n'était pas une question. "On va tous crever si vous voulez mon avis. Mais ne vous en faites pas. Je ferais tout mon possible pour garder mes frères et mon père en vie.

-Vous croyez être mieux que moi?

-En effet. Parce que je ne pense pas qu'un gamin de 23 ans puisse s'amuser à couper la main d'un type qu'il connaît à peine, de pousser son amie d'enfance du haut de son balcon, forcer son meilleur ami à se planter un couteau dans la cuisse, faire tuer deux personnes d'une même famille et faire pendre la mère d'une autre amie ainsi que sa propre tante avant de menacer l'époux d'une policière, tout ça en six jours. Il y en a peut-être qui existent, je ne suis pas policière après tout. Mais en tout cas, Gabriel n'est pas dans ce cas." Elle resta silencieuse un instant avant de sortir un enregistreur d'une de ses poches. "J'avais demandé à Gavin de me raconter toute la journée du 14. Vous pourrez réécouter si vous voulez mais il a passé une journée normale pour quelqu'un menacé par ce qui semblait à l'époque être un spam. Il a ignoré tout le monde, parlé par messages et appels à sa petite copine toute la journée, a rendu visite à sa grand-mère pour se faire bonne conscience et n'a parlé ni à Crowley ni à Gabriel. Il était chez lui, seul, la porte de chez lui barrée à clé et ses fenêtres fermées et il a vu son poignet se couper seul sous ses yeux.

-Et vous l'avez cru? Vous avez bien du le mettre sous antidouleurs, il n'était peut-être pas au mieux de sa forme.

-Je n'ai pas encore pu faire parler Anna. Mais Castiel m'a bien fait comprendre qu'il était seul dans sa chambre quand il s'est planté le couteau dans la cuisse. Avant, Gabriel et lui ont longtemps parlé et... Et je ne sais pas ce que Gaby lui a dit mais Castiel m'a affirmé qu'il avait l'air suffisamment effrayé pour croire qu'il y avait une bonne raison de s'en faire. Castiel est quelqu'un de très lucide, je suis bien d'accord. Mais quand il s'agit de Jimmy, de Claire ou de Dean, il perd toute notion de logique. Et il a quelques... instabilités." Elle se détacha du mur contre lequel elle était adossée et se tourna vers la chambre qu'occupait encore Castiel une heure plus tôt. "Il s'est battu très violemment contre votre fils il y a six mois je vous rappelle. Ils étaient tous les deux biens amochés. Et Castiel a la fâcheuse manie de suivre les ordres dès qu'il lui semble qu'il y a une autorité supérieure qui lui dit ce qu'il doit faire. Je vous laisse imaginer ce qu'il a du penser quand il a vu ce qui est arrivé à Gavin et Anna. C'est un garçon très influençable malgré tous ses efforts pour ne plus l'être.

-Ce qui ne nous aide pas à savoir qui est ce roi.

-Peut importe qui fait tout ça. En tout cas, il a empêché l'ambulance d'arriver ce qui fait qu'on a perdu quatre personnes qu'on aurait probablement perdu de toute façon. Je ne m'attends pas que vous trouviez ce taré. Juste que vous arrêtiez de critiquer les victimes." Elle s'écarta pour aller dans la chambre d'Anna. Une fois à la porte, elle se retourna et observa une dernière fois Mary. "Vous devriez passer les quelques temps qui vous restent avec John. Il pourrait se tirer une balle avant. Ce serait moins douloureux de ce que j'en sais. Vous devriez lui dire, si vous l'aimez autant que vous le laissez paraître."

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Sam fixa le plateau de jeu comme si celui-ci l'avait insulté, les bras croisés autour de la poitrine.

"Je comprends pas.

-Le but du jeu est pourtant simple. Tu dois juste acheter toutes les rues et y placer des maisons et immeubles pour plumer les autres, Sammy. Tu connais pourtant ce jeu.

-C'est Sam. Et je ne parle pas de ça. Je ne comprends pas pourquoi on est en train de jouer en famille comme si c'était un foutu dimanche après-midi sous la pluie et que tout allait bien alors que papa est menacé!

-Maman a dit qu'on ne pouvait rien faire pour l'aider. Alors lance ces dés et joue.

-Castiel s'est planté un couteau dans la cuisse! Et parce qu'il y avait personne à la maison, j'ai du y rester pour tout garder en ordre comme si tout allait bien! Je n'ai même pas pu aller le voir! Parce que papa était trop bourré pour venir, maman trop occupée au travail et que toi tu étais au chevet de Castiel tout le temps! On ne peut pas continuer à faire semblant.

-Sam..." commença John. "Lance les dés.

-Non. Je ne veux pas jouer. Je veux qu'on cherche ce roi et qu'on s'en occupe. Je veux sauver papa. Et pas que lui, tout le monde! Sauf que là, on est juste en train de jouer comme ce roi veut qu'on fasse.

-Sam. Assieds-toi." ordonna John. "Je ne veux pas que tu cours partout pour chercher ce type. Ce que je veux, c'est que tu restes avec nous. Ta mère va trouver une solution.

-Et toi, tu vas attendre sans rien faire?

-Je me tue ou je meurs. L'équation est plutôt simple, si tu veux mon avis. J'ai confiance en votre mère. Et surtout, je sais que je ne peux rien faire. Si ta mère me voit sortir en ville et chercher ce type, elle va paniquer comme ce n'est pas permis parce que je serai visible aux yeux de ce roi qui pourrait très mal le prendre si je ne joue pas à son jeu.

-Avant, tu aurais tout fait pour résoudre ce problème.

-Sauf que votre mère ne veut pas que j'aille hors de la maison. Avant quoi que ce soit, j'essaie de respecter les demandes de votre mère.

-Comme arrêter de boire?

-Sam! Ce n'est pas le moment.

-Oh, parce que c'est vraiment le bon moment pour jouer à des jeux de société et faire mine d'être une famille modèle!"

Dean s'enfonça dans son siège en regardant son frère et son père se disputer pour la énième fois avant de se redresser à nouveau et de taper du poing sur la table.

"C'est si important que ça pour vous? De vous disputer à ce moment? Comme si on n'avait que ça à faire! Fermez-la un peu, et Sam, lance ces satanés dés! Je m'en fous de ce qui peut arriver ensuite ou de ce que vous pouvez penser l'un ou l'autre! Est-ce qu'on pourrait tous suivre la marche en cours pour une fois? Maman nous a demandé un seul et unique truc, c'est de rester ici et de faire comme si tout allait bien, le temps qu'elle gère le problème.

-Ce sera sans moi!"

Sur ces mots, il se leva et quitta le salon, puis la maison. Suite à cela, Dean se tourna vers son père qui s'apprêtait à faire de même et l'interpella.

"Sam a raison. Pourquoi tu ne fais rien?"

John resta silencieux un instant avant de regarder son fils d'un air triste.

"Je suis malade. Il ne me reste plus longtemps, quelques mois tout au plus.

-Et c'est maintenant que tu me l'apprends? Qui d'autre est au courant?

-Ta mère et la doctoresse Shurley.

-Tu comptais nous prévenir?

-C'est ce que je suis en train de faire." Dean se leva en faisant crisser la chaise sur le sol. "Dean, attends...

-Non! Je vais sortir et voir comment va Jo avec la perte de sa mère. Donc si tu me cherches, tu sauras où me trouver."

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Meg posa le plateau-repas sur les cuisses de Castiel et s'assit à côté de lui, volant une frite. Elle jeta un coup d'oeil à la cuisse découverte, bandée avant d'adresser un sourire à son colocataire.

"Tu te rends compte de la chance que tu as eu Cassandre? Je suis même surprise que tu n'aies pas un fauteuil roulant. Tu aurais pu mourir, ma licorne." Face au regard étonné de son ami, elle continua. "Il y a une artère dans ta cuisse, je ne sais plus son nom. Si tu l'avais coupée, tu étais fini, ma licorne. En aussi peu de temps qu'il en faut pour dire ton nom. Cassandre.

-Castiel.

-C'est ce que j'ai dis." Elle vola une nouvelle frite. "Et donc, on ne peut pas fuir?

-Tu es inquiète.

-Bien sûr que non.

-Ce n'était pas une question.

-Je ne suis pas inquiète parce que je crois en nos forces de police.

-Tu ne crois pas un mot de ce que tu viens de dire."

Meg resta silencieuse un instant avant de grimacer.

"Je suis vraiment inquiète. J'ai passé la journée avec Charlie, hier. Elle n'a pas arrêté de faire les cent pas en essayant d'invoquer Hermione Granger. De toute façon, elle invoque toujours Hermione Granger quand il y a un problème.

-Tu parles beaucoup quand tu stresses.

-C'est John Winchester qui est visé cette fois. Je devrais aller voir ses fils pour leur témoigner mon soutien.

-Tu les détestes.

-Je déteste Dean. Je peux supporter Sam.

-Pourtant, tu t'es plus souvent prise la tête avec Sam. Tu l'as rendu bourré et lui a fait prendre le volant. Il a failli écraser Jo cette fois-là.

-On s'était bien amusés sur le coup. Après, Dean m'a frappé. Puis Jo l'a fait aussi. Et Sam m'ignore depuis. Je suis presque sûre que c'est Gabriel qui a crevé les pneus de ma voiture. Et je n'ai plus le droit d'entrer au Road House.

-Et les flics t'ont à l'oeil, Crowley en a profité pour t'humilier publiquement, Raphael t'a demandé de prendre un rendez-vous chez son collègue...

-Un psy! Comme si j'avais besoin de voir un psy!

-Tu as incité quelqu'un à conduire en état d'ivresse et failli être l'auteure indirecte d'un accident mortel. Et avant cela, tu as égorgé un gars qui était de passage.

-Il a essayé de me violer, c'était de la légitime défense!

-Je ne dis pas le contraire." Après un silence: "Quand on y pense, c'est étonnant qu'ils ne croient toujours pas que tu puisses être le Roi.

-J'aurai eu la décence de m'appeler Reine.

-Ou tu te serais faite appelée Roi pour faire accuser Crowley.

-Ce qui aurait été une bonne idée. Tu crois que je suis le Roi?

-Si tu étais le Roi, tu te serais attaquée à Crowley tout de suite et tu aurais ensuite ordonné à Dean de se poignarder plusieurs fois pour faire la forme d'un coeur sur sa poitrine. Donc, non, je ne crois pas que c'est toi.

-Merci ma licorne. Qui d'autre que toi me connait aussi bien?

-Tu te sens mieux? Moins inquiète?

-Je ne suis pas inquiète. C'est Charlie qui l'est."

Castiel hocha la tête mais il était bien évidemment sûr que Meg n'était pas aussi rassurée qu'elle essayait de le faire croire. Il attrapa son hamburger et commença à le manger.

"J'aurai pu mourir alors?

-Je le dirai bien à Dean pour éveiller ses sentiments amoureux qu'il a enfoui tout au fond de lui mais je crois qu'il le sait déjà. Il a du interroger Raphael s'il n'est pas trop idiot. Et ouais. L'artère, la mort... Cinq minutes, peut-être sept avec un peu de chance, et tu aurais succombé. C'est très long cinq minutes, apparemment, quand on est en train de mourir.

-Tu crois que ça fait mal un arrêt cardiaque? Ce serait plus rapide et moins douloureux de se tirer une balle.

-Tu veux convaincre John Winchester de se tirer une balle avant minuit?

-Bien sûr que non. Je me demande juste ce qu'il va choisir.

-Il a confiance en sa femme.

-Mais quatre personnes sont déjà mortes. Tout le monde peut faire comme si tout allait bien mais ce n'est pas le cas. Tu as bien du remarquer qu'on était tous en train de mourir.

-On ne va pas mourir.

-Tu en es sûre?"

Meg ne répondit rien, se contentant de l'ignorer et de lui manger ses frites.

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Victor se tint droit face à la foule effrayée, installé sur une petite estrade montée en vitesse, attendant d'être sûr que tous soient là. Ce n'était qu'un petit village donc il était plus que nécessaire que tous soient au courant le plus rapidement possible. Il fit un rapide compte des habitants. Ils étaient tous là. Tous les civils qui avaient survécu jusqu'à présent. Au moins, ils avaient écouté les premières demandes et n'avaient pas encore tenté de partir. Il n'y avait que Raphael et Anna qui manquaient à l'appel, l'une veillant à la santé de l'autre.

Il tourna le regard vers les emplacements où auraient du être Mary et Jody. Ses collègues étaient à la recherche de n'importe quel indice pouvant prouver que l'un des habitants était le roi.

Il commença son discours.

"Je vous remercie tous d'être venus." Il tourna le regard vers Jo puis vers la famille Shurley et enfin vers Rowena qui était seule dans son coin. "Même ceux qui ont récemment perdu des proches.

-On n'aurait perdu personne si vous aviez agi plus tôt!"

Il reconnut la voix de Jo, pleine de reproches.

-Nous avons agi dès la première attaque. Seulement, nous tentions d'être discrets afin de ne pas vous affoler.

-C'est pour ça que ma mère et Amara sont mortes et n'ont pas eu de garde rapprochée?

-Nous ne sommes que trois policiers. Nous avons donc besoin de tous nos effectifs pour enquêter sur cette affaire.

-Il se passe quoi au juste? Comment se fait-il que tout le monde soit en train de mourir? Et comment le Roi s'y prend-il?"

Victor observa à présent Bobby Singer.

"Nous n'en savons rien. Nous pouvons seulement affirmer qu'il, ou elle, n'agit pas seul. Les morts d'Ellen Harvelle et Amara Shurley ont eu lieu au même moment."

La petite foule s'agita à cette nouvelle, angoissée.

"Nous faisons tout notre possible pour trouver les coupables.

-Est-ce qu'il est vrai que mon petit frère fait parti de vos suspects? S'il n'est pas le seul."

Tout le monde se tourna alors vers Lucifer Shurley qui attendait la réponse du lieutenant avec un sourire sur les lèvres qui avait clairement des allures de menace. À côté de lui, Gabriel Shurley sembla minuscule, clairement surpris par la nouvelle. Victor tenta de faire bonne mesure mais il savait qu'il s'enfonçait dans un terrain glissant en faisant face à la famille Shurley. Les enfants de Chuck étaient connus pour être sans pitié quand on s'en prenait à un des membres de leur famille.

"Ce n'est qu'une supposition.

-Pourquoi vous l'accusez? Mon petit frère n'a rien fait de mal.

-Nous ne pouvons être sûrs de rien.

-Moi j'en suis sûr. S'il y a quelqu'un que vous devriez accuser, ce n'est pas Gabriel. Posez-vous les bonnes questions. Vous êtes trois, dans un village qui abrite à présent 28 personnes en vous prenant en compte et vous n'avez pas l'ombre d'une piste en 6 jours déjà? Si ça ce n'est pas suspect."

Victor jura. S'il continuait ainsi, tous les membres de la police allaient se faire lapider avant la fin de la journée.

"Tout le monde est suspect dans une enquête. Pas seulement votre petit frère ou les membres de la police mais chaque habitant. Vous inclus.

-Même les enfants?"

Victor choisit d'ignorer cette question.

"Tout ça pour dire que nous enquêtons encore plus à présent. Toute aide peut être utile et nous vous conseillons de suivre les règles du Roi. Même si ça peut sembler idiot, il vaut mieux ne pas mettre en colère cette personne. Faites très attention à vous et vérifiez toujours que vos portes et fenêtres soient bien fermées.

-Et pour les ordres? Doit-on y obéir? C'est ce qu'ont fait Castiel et Anna après tout. Le Roi va-t-il continuer de nous demander de nous tuer?

-Nous pensons qu'il va de l'intérêt général d'obéir aux ordres tant qu'ils ne vous demandent pas clairement de vous tuer. Nous allons trouver ce Roi, alors ne vous en faites pas.

-Et que va-t-il se passer pour John Winchester?

-Il reste pour l'instant chez lui. Quelques tests médicaux du médecin prouvent que son coeur est en bonne santé. Donc si ce Roi veut s'en prendre à lui, il devra le faire en face à face. John Winchester restera chez lui jusqu'à minuit sous la protection de la police et on arrêtera ce Roi. Nous ferons tout notre possible pour vous protéger."

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John jeta un coup d'oeil à la petite horloge murale qui indiqua 23:58. Tout autour de lui se tenaient Victor Henriksen, Jody Mills et sa femme Mary. Il faisait mine de ne pas être au courant mais il savait que ses fils l'observaient du haut des escaliers du couloir, comme s'ils avaient à nouveau 20 ans de moins. Il attrapa la bouteille d'eau à ses pieds et en but plusieurs longues gorgées. Il ferma les yeux et pensa à son pistolet dans sa table de chevet, juste à côté de la lettre cachée depuis 16 ans dans une enveloppe. Il avait hésité à la poster mais s'était finalement désisté. Cette lettre causerait plus de problèmes qu'autre chose si elle venait à être découverte. Il intercepta un regard de sa femme et lui sourit pour lui montrer qu'il avait confiance en elle. Il aurait aussi aimé pouvoir lui avouer ce qui se cache dans cette lettre. Il en avait encore le temps, peut-être.

Les téléphones vibrèrent et sonnèrent tous à l'unisson.

Le Roi - reçu le 20/07/2006 à 00:00:

"L'ordre n'a pas été exécuté dans le temps imparti. Le participant n°3 John Winchester est donc condamné à mourir d'une crise cardiaque."

Il resta immobile quelques secondes, sentant l'agitation se faire autour de lui, avant de sentir son coeur se serrer brusquement dans sa poitrine. Il tenta de se lever mais ne pu que s'écrouler au sol minablement, essayant de sentir son coeur battre en vain. Il vu Mary se jeter sur lui pour lui asséner les premiers secours et entendit Victor Henriksen appeler la clinique tandis que Jody Mills tentait de retenir ses fils de voir ce qui se passait. Il jeta un dernier regard à sa femme et ouvrit la bouche pour lui dire qu'il l'aimait, qu'il les aimait tous. Il voulait vraiment leur dire. Il était nécessaire qu'ils le sachent.

Sa main, faiblement levée vers Mary, tomba mollement sur le sol.

Décès: 1

Survivants: 27