Un petit truc débile écrit tard le soir, mais ça fait du bien de se défouler ! XD

Le texte est surtout composé d'échanges de dialogues, un peu comme un sketch, afin de mettre en avant le côté comique et dynamique des scènes^^

DES TRUCS D'HOMMES

Eren se tenait devant la porte du bureau du major Erwin et s'apprêtait à frapper avec discrétion, sa liasse de rapports à la main. Il se rendait bien compte de l'heure tardive mais Auruo l'avait chargé de remettre ces papiers au major en mains propres et il n'avait pas pu refuser. Il aurait préféré filer se mettre au lit mais la satisfaction du devoir accompli le ferait mieux dormir.

Ses doigts effleurèrent le bois verni quand une secousse sur son épaule le fit se retourner.

E - "Jean ! Qu'est-ce que tu fous là ?!"

J - "Et toi alors !? C'est l'heure du dodo pour les mioches !"

E - "File à l'écurie au lieu de dire des conneries ! Je dois remettre ces rapports au major Erwin ! Je suis pas n'importe qui, hein !"

J - "Tu parles ! Arrête de te faire mousser parce que t'es soudainement devenu intéressant !"

E - "Et toi, pourquoi t'es là ?"

J - "Parce que depuis que t'as obtenu la permission de plus croupir dans le sous-sol du QG, je dois me taper ta présence toutes les nuits. J'en dors plus ! Tu ronfles et lâches des caisses à tour de bras ! Ca peut plus durer !"

E - "Je lâche des caisses, moi ?! Ca va pas bien dans ta tête ?! Tu sais bien que c'est Bertholt qui a des gaz !"

J - "Va renifler tes draps et on en reparlera ! Je viens demander au major la permission de changer de dortoir pour plus te subir !"

E - "T'as pas fini tes gamineries ?! Y a des titans dehors qui veulent nous bouffer et toi..."

J - "On doit aussi en parler, de ça !... C'est à cause de toi tout ce mer..."

La porte s'ouvrit soudainement devant eux et les deux garçons se mirent au garde-à-vous, préparés à saluer le major Erwin. Mais ce fut le caporal Livaï qu'ils découvrirent devant eux. En chemise, un peu débraillé, comme soudainement tiré de son sommeil. Et le visage barré d'une expression de mécontentement... Les deux adolescents ne surent que dire devant cette apparition tout à fait inattendue.

L - "Pourquoi vous gueulez devant la porte, les mômes ? Vous devriez pas aller vous pieuter ?"

E - "C'est que... heu, hum... voilà, j'ai ces rapports pour le major..."

L - "File-moi ça, Jaeger, j'lui donnerai plus tard, il a autre chose à faire, là... Et toi, Kirschtein ?...

J - "Oh, euh... ah ! Ca peut attendre demain, sans l'ombre d'un doute !"

L - "Puisque c'est comme ça, bonsoir. Et plus un bruit ou j'vous envoie tous les deux aux cachots."

E & J - "Compris, caporal !"

La porte se referma vivement au nez des deux jeunes soldats qui restèrent deux minutes sur place sans rien dire. Puis, Jean se décida à murmurer :

J - "Qu'est-ce qu'il faisait là ?...

E - "T'imagines ce que j'imagine ?..."

J - "J'espère que non, t'es tellement tordu..."

E - "T'as vu sa dégaine ?! Dans le bureau du major..."

J - "C'est qu'un bureau..."

E - "C'est aussi sa chambre !"

J - "Argh, tais-toi, me mets pas ces images mentales en tête !"

E - "Tu crois que c'est vrai, ces rumeurs qui courent sur eux ?"

J - "De quoi tu parles ?"

E - "Des trucs que j'ai lus dans les journaux...

J - "Par sainte Maria, tu lis quoi, comme journaux ?!"

E - "Et si on regardait par la serrure ?"

J - "Arrête ça, abruti !"

E - "Ah, on voit rien, la clef doit être dedans ! Et si on écoutait un peu ?"

J - "T'es malade ? Ils ont des yeux et des oreilles partout, ils vont nous choper !"

E - "J'veux savoir !"

J - "T'es vraiment qu'un pervers, ça nous regarde pas ce qu'ils font là-dedans !"

Mais Eren avait déjà l'oreille collée contre le mur du bureau.

E - "On entend rien... Ils doivent parler bas..."

J - "S'ils font que parler, ça me va ! Allez, on se tire !"

E - "Attends, encore un peu..."

...

De l'autre côté du mur, dans le bureau du major Erwin, un étrange rituel avait déjà commencé.

E - "Qui était-ce ?"

L - "Jaeger et Kirschtein. Encore en train d'se bouffer le nez."

E - "Aah, cette jeunesse est pleine d'énergie ! Nous devons nous faire trop vieux pour comprendre ces chamailleries..."

L - "Parle pour toi. Ils avaient l'air choqués. T'aurais peut-être dû aller ouvrir toi-même."

E - "Je ne pouvais pas, je devais chauffer cette merveille... Que crois-tu qu'ils aient pu penser ?"

L - "Ch'sais pas. Qu'on faisait des trucs d'hommes, je suppose. Nan, ils en sont pas encore à imaginer des choses de ce genre..."

E - "Tu les penses trop jeunes pour y arriver ?"

L - "Et comment ! Ils doivent même pas encore avoir de poils aux pattes."

Livaï prit place dans le canapé et retira son pantalon pour se retrouver en slip. Tout à fait à son aise, il regardait son supérieur besogner de son côté, affalé sur le divan, les jambes croisées. Il espérait une agréable soirée...

L - "C'est pas tout ça, Erwin, mais si on commençait ? Viens t'occuper d'moi."

E - "Tu es impatient ?"

L - "Un peu, ouais. Je voudrais tester ce nouveau truc que t'as trouvé à Mitras."

E - "C'est un de nos mécènes qui la fabrique."

L - "Ah ? Je savais pas que l'un de nos donateurs faisait "ça"... C'est d'la qualité, j'espère ?"

E - "Attends, je lis l'emballage... "Pour une glisse parfaite, confort et plaisir garantis." C'est très prisé chez les nobles, il paraît..."

L - "Génial. Au moins j'peux espérer que tu me feras pas mal ce soir..."

E - "Cela arrive si souvent ?"

L - "Et comment ! La dernière fois, c'est à peine si j'pouvais tenir debout ! J'ai dû inventer des bobards pour que Mike et la bigleuse se doutent de rien. Tu devrais apprendre à y aller mollo !"

E - "Désolé ! Je vais essayer d'être très doux cette fois..."

L - "T'as intérêt. Si tu foires, tu le paieras quand ce sera ton tour..."

E - "Oooh ! tu pourrais me faire très mal ?"

L - "Très. Applique-toi. Prépare bien ton truc."

E - "Je crois que ça y est, j'ai atteint la bonne consistance. Caporal, en position !"

Livaï s'allongea sur le divan et tendit sa jambe nue à Erwin, qui en posa le talon sur son épaule. Le major jaugea d'un coup d'oeil les poils noirs de longueur moyenne qui recouvraient la surface de peau que lui présentait son subordonné.

E - "Ils repoussent à une vitesse..."

L - "Pas d'commentaire, du concret, major."

E - "Ok, tu es prêt ? J'y vais !"

Erwin passa la spatule recouverte de cire chaude sur la jambe de Livaï et commença à compter les secondes...

...

AAAAAHAAAHAAAAAAAH ! PUTAIINN ERWIIIIIIIINN !

Eren et Jean sursautèrent en arrière, se prirent dans les bras et restèrent collés au mur, haletants, de l'autre côté du couloir.

J - "T'as entendu ça ?!"

E - "Bon dieu, entendre le caporal souffrir comme ça, c'est absolument terrifiant !"

J - "Ils font quoi, là ?!"

E - "Cherche pas à comprendre, c'était une mauvaise idée !"

J - "Evidemment, je te l'avais dit ! T'écoutes jamais ! Je vais faire des cauchemars pour le restant de mes jours maintenant !"

E - "Imagine qu'ils sont... qu'ils font..."

J - "Aaah, tais-toi, abruti ! Je préfère sentir tes pets foireux toutes les nuits plutôt que de penser à ça encore une seconde !"

E - "C'est pas moi, je te dis, c'est Bertholt !"

J - "Sûrement pas, tout ce qui est foireux, ça vient de toi ! J'me casse !"

E - "Espèce de lâche ! En plus tu m'accuses sans preuve !"

J - "Continue à couiner comme ça et je raconte à tout le monde que t'as espionné le major et le caporal pendant qu'ils faisaient des cochonneries !"

E - "T'étais là aussi, tête de cheval !"

J - "Tu m'as forcé à rester, gros naze !"

Le bruit d'un pas énervé se fit entendre dans le bureau, se dirigeant dangereusement vers la porte. Eren et Jean prirent leurs jambes à leur cou, unis dans l'effort face à l'adversité cette fois.