Bonjour tout le monde, me voici avec le chapitre 6. Aller, c'est partit pour le blabla.

Disclaimer : Rien n'est à moi (tout à la merveilleuse JK Rowling) sauf cette histoire donc no spoilers.

Résumé : Lors de l'été avant sa cinquième année à Poudlard, Hermoine Granger reçoit une lettre étrange et découvre quelque chose qui va changer sa vie.

Réponses aux reviews :

Mamy83 : Bonjour, merci pour ta review ! Je suis contente que ma fiction te plaise toujours autant, j'espère que ce chapitre te plaira ! )

Axelle03 : Bonjour, merci pour ta review ! Oui comme tu dis !

Lily : Bonjour, merci pour ta review ! Ne t'en fais pas haha.

Alors c'est partit pour le chapitre 6. J'espère que ce chapitre, qui est plus long que le précédent, vous plaira. Bonne lecture ! Bisous. (MODIFIÉ EN 2021)


Chapitre 6 :

Le 12 août, Hermione descendit dans la cuisine, des cernes visibles sous ses yeux. Elle salua Lupin, Arthur et Molly avant d'aller s'asseoir à côté de son petit frère.

« Comment vas-tu ? » Demanda-t-elle en essayant d'arranger les cheveux indomptables.

Elle le vit hausser les épaules et elle le serra contre elle avant de lui murmurer à l'oreille :

« Ça va bien se passer, d'accord ? Fais comme je t'ai expliqué et tout ira bien. Tu as confiance en moi ? »

« Oui mais Dumbledore… » Commença le brun.

« N'écoute pas Dumbledore Harry ! Fais seulement ce que je t'ai dit ! » Le coupa-t-elle, en parlant d'une voix encore plus basse.

« D'accord. »

Hermione le lâcha, attrapa fermement sa main, et le détailla longuement. Le brun semblait beaucoup plus reposé depuis que le Maître des Potions lui donnait un dérivé de la potion de sommeil sans rêve. L'aînée Potter lui avait demandé pourquoi il lui préférait utiliser un dérivé et pas la véritable potion, et son parrain lui avait expliqué qu'en plus d'être longue à préparer, le risque de dépendance était trop gros. Pour un cas comme celui d'Harry, il était plus approprié de donner un dérivé, même si ce dernier était moins efficace que la potion originale. La jeune femme lui avait également parlé du procès qui approchait. Il lui avait conseillé plusieurs choses, qu'elle avait bien évidement expliquées à Harry et elle espérait qu'il allait faire ce qu'elle lui avait dit.

Elle sursauta en voyant son petit frère se lever, prêt à partir au ministère. Elle en fit de même et passa affectueusement une main dans les mèches noires avant de l'embrasser sur la joue. Il lui fit un petit sourire triste et parti avec monsieur Weasley.

Après avoir utilisé une cabine téléphonique hors d'usage, Harry se retrouva dans le hall du ministère, d'après ce que le père de Ron lui avait dit. Il avala la boule d'angoisse qui s'était formée dans sa gorge et suivi monsieur Weasley avant de rentrer dans ce qui semblait être un ascenseur.

« On est en avance Harry. Je vais en profiter pour passer par mon bureau. » S'exclama monsieur Weasley en lui souriant.

« Hum… Ça va vous dérange si on y va tout de suite ? Hermione m'a dit qu'il valait mieux être trop en avance qu'en retard. » Demanda Harry avant d'appuyer sur un bouton.

« Très bien. » Répondit-il avant de sursauter en sentant un petit avion en papier se poser sur sa main. Il le prit avant de le déplier et de lire rapidement la note.

« Par Merlin ! » Fit-il d'un air outré en appuyant sur le numéro indiqué sur la note.

« Que se passe-t-il ? » Demanda Harry, inquiet.

« L'heure et le lieu de ton audience viennent d'être changer. » Expliqua monsieur Weasley en sortant de l'ascenseur presque en courant.

« Et c'est quand ? » Demanda-t-il en suivant l'homme roux.

« Dans dix minutes ! »

Harry sursauta presque, la partie du plan qui consistait à arriver en avance était fichue, pensa-t-il en passant devant une porte noire qui lui était vaguement familière.

« C'est ici Harry, bonne chance ! » Dit monsieur Weasley en s'arrêtant quelques minutes plus tard.

Harry prit une grande inspiration et entra dans la salle, ou plutôt le cachot, qu'il reconnu comme le tribunal qu'il avait vu dans la Pensine de Dumbledore l'année précédente. Il déglutit et alla s'asseoir sur le siège au centre de la pièce. Il constata avec soulagement que les chaînes ne s'enroulaient pas autour de lui et sursauta lorsqu'il entendit Dumbledore dire qu'il le défendrait, il n'avait même pas réalisé que le procès avait commencé.

« Les charges retenues contre le prévenu sont les suivantes : en parfaite connaissance de la gravité de ses actes, après avoir reçu un avertissement du ministère de la Magie pour une infraction similaire, monsieur Potter ici présent a jeté un sortilège de Patronus devant son cousin, un moldu, à la date du deux août à vingt et une heures vingt-trois. Vous êtes bien Harry James Potter, domicilié au 4, Privet Drive, Little Whinging, Surrey ? » Demanda Fudge.

« Oui. » Répondit Harry en mordant sa lèvre inférieure.

« Lors de l'été avant votre deuxième année, vous avez bien reçu un avertissement pour avoir fait un usage illégal de la magie ? » Demanda Fudge en fixant Harry d'un regard noir.

« Oui, mais ce n'était pas… »

« Et vous avez fait apparaître un Patronus dans la nuit du deux août ? » L'interrompit Fudge.

« Oui, mais il… »

« En sachant que vous étiez avec votre cousin, et que l'usage de la magie pour les sorciers de premier cycle est interdite en dehors de Poudlard ? » Continua Fudge.

« OUI, MAIS IL Y AVAIT DES DÉTRAQUEURS ! » Hurla Harry avec colère, installant le silence dans la pièce.

« Des Détraqueurs à Little Whinging ! Voyez-vous ça ! » Fit Fudge avec un sourire narquois.

« Je ne comprends pas… » Fit une femme aux court cheveux gris, et qui portait un monocle.

« Que ne comprenez-vous pas, Amélia ? » Ricana Fudge.

« Et bien, voici un nouveau mensonge, de notre cher Survivant ! » Continua-t-il.

« Je ne mens pas ! Je peux vous montrer mon souvenir ! » S'exclama Harry d'une voix forte.

« Baliverne ! Un souvenir truqué ! » S'exclama Fudge.

Harry vit la dénommée Amélia se lever et se diriger vers lui.

« Que faites-vous Amélia ? » Demanda une petite voix d'enfant criarde.

« Si ce garçon extrait ce souvenir devant nous, nous serons sûr qu'il n'est pas truqué et nous verrons s'il dit la vérité ! » Répondit Amélia en tendant sa baguette à Harry pendant que des murmures d'accords se faisaient entendre.

Harry prit la baguette, et la pointa sur sa tempe comme Hermione le lui avait appris. Il soupira en pensant que le plan de sa grande sœur était en marche et se concentra sur le souvenir du cimetière et fit le vide dans sa tête avant de se concentrer sur l'attaque des Détraqueurs. Il tira la baguette et un long filament argenté pendant au bout de celle-ci. Il vit la femme au cheveux gris faire apparaître une Pensine et il fit tomber le souvenir dedans, alors que la femme faisait s'amplifier le souvenir pour que toutes les personnes présentes dans la pièce puisse voir le souvenir, Harry sentit une chape de plomb lui tomber sur les épaules lorsqu'il vit que Dumbledore le regardait avec colère.

Harry sursauta en voyant Cédric et lui prendre le trophée avant de disparaître et de réapparaître dans le cimetière. Il entendit des murmures outrés, mais il n'y prêta guère attention et vit le rayon mortel toucher Cédric, le faisant tomber au sol, mort. Il ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler et lorsqu'il les rouvrit, il sentit la rage monter en lui lorsqu'il vit Pettigrow tendre son bras marqué à Voldemort. Il referma les yeux en se forçant à penser à autre chose. Le plan d'Hermione avait l'air de fonctionner, et il espérait qu'elle aurait raison jusqu'au bout. Il ouvrit de nouveau les yeux en voyant que toutes les personnes présentes dans la pièce le regardait, le choc peint sur leur visage.

« Ce garçon a raison depuis le début ! » S'exclama un homme.

« Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est revenu ! » S'écria une femme.

« Il disait la vérité ! » S'exclama une autre voix.

« Il a véritablement été attaqué par des Détraqueurs ! » S'exclama Percy, qu'Harry n'avait pas remarqué jusqu'ici.

« Je pense qu'après avoir disculpé ce garçon, vous nous devrez des explications monsieur le Ministre ! » S'exclama Amélia d'une voix forte. Cette phrase fut suivit d'un silence complet alors que tous les regards étaient tournés vers Fudge.

« Heu… O… Oui L'accusé est disculpé de toutes les accusations… » Bafouilla Fudge.

Sans attendre, Harry se leva et quitta le cachots. Lorsqu'il ouvrit la porte, il fut surpris de voir Tonks qui semblait l'attendre et il secoua la tête en pensant qu'il fallait bien que quelqu'un le ramène au Square.

« Bonjour Harry, je vais te ramener. » S'exclama la jeune auror qui avait les cheveux violets, et qui portait une tenue moldue.

« D'accord. » Fit simplement Harry, après tout, il n'était pas censé connaître la jeune femme.

« Tu sais pourquoi Dumbledore était en colère tout à l'heure ? » Demanda Tonks lorsqu'ils furent arrivés dans la rue de la maison de Sirius avec un Portoloin.

« Non. » Répondit Harry, alors qu'il rentrait dans la maison, même s'il avait tout de même une explication possible pour expliquer la colère du Directeur.

« Harry ! » Cria Hermione avant d'attraper la main du brun et de l'emmener à l'étage.

« Mione, tu avais… »

« Chut ! Pas ici ! » Fit la jeune femme en l'emmenant dans la bibliothèque, avant de verrouiller la porte et de jeter un sortilèges d'insonorisation.

« Alors ? Ça a marché ? Tu as réussis ? Tu n'es pas renvoyé, n'est-ce pas ? De toute façon, ils ne peuvent pas te renvoyer ! Je te l'ai déjà… »

« Mione ! Si tu veux des réponses, laisse moi parler ! » Rit-il.

« Oui… Désolée… » S'excusa-t-elle en rougissant.

« Ce n'est rien. » Fit-il en souriant avant de prendre une mine grave.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Ça n'a pas marché ? » Demanda la jeune femme avec inquiétude.

Elle l'attrapa par les épaules, lorsqu'elle le vit fermer les yeux et passer une main sur son visage.

« Oh Harry ! Je suis désolée… Je… Je pensais que ça allait marcher… »

Harry, n'y tenant plus, éclata de rire et la serra contre lui avec force.

« Tu es un génie, Hermione Potter ! Bien sûr que ça a marché ! » Cria-t-il en riant, plus de soulagement que d'amusement.

« QUOI ?! C'est vrai ? » Demanda Hermione étonnée.

« Oui ! » Cria le brun.

« Tu m'as eu… » Soupira-t-elle en souriant avant de lui donner une tape sur l'arrière du crâne.

« Et oui p'tite sœur. »

« Hé ! Je suis plus grande que toi ! » S'exclama-t-elle d'un air faussement outré.

Harry secoua la tête avant de soupirer, reprenant son sérieux.

« Maintenant qu'ils savent la vérité et surtout qu'ils me croient, qu'est-ce qu'ils vont faire ? » Demanda-t-il anxieux.

« Nous verrons, Harry. Nous verrons… »

Elle prit la main du brun et ils descendirent à la cuisine pour déjeuner.