9 ½
Repos, avant le départ

Hermione faisait semblant de s'intéresser au Livre des sorts et enchantements, niveau 4, le nouveau livre de sortilèges qu'ils allaient utiliser cette année-là. Elle tenait le livre devant elle, et tournait les pages régulièrement, les yeux posés sur les lignes de texte, mais elle ne lisait pas, elle réfléchissait.

Elle pensait Ginny et à Harry. Elle pensait aux sentiments qu'ils avaient l'un pour l'autre, et aux sentiments qu'elle avait pour eux.

Elle leva les yeux sur Harry qui, lui, ne cherchait pas à cacher qu'il réfléchissait.

Hermione se fit la remarque que depuis la fin de l'année précédente, il passait beaucoup plus de temps plongé dans ses pensées qu'auparavant.

— Qu'est-ce que vous fabriquez, tous les deux ? dit sèchement Mrs Weasley, en fixant les Fred et George.

Le début de dispute des Weasley mère et fils tira Hermione de ses pensées. Elle s'en désintéressa bien vite et fit mine de se replonger dans son livre pour reprendre ses réflexions.

Quelques minutes plus tard, elle leva le nez de son livre quand elle aperçut Ginny, qui avait entrebâillé la porte du cellier, et la regardait.

Hermione regarda rapidement autour d'elle : dans la pièce, personne ne l'avait vue.

Ginny lui fit discrètement signe de la rejoindre. Hermione se mordit la lèvre, ne voyant pas comment elle pouvait faire sans attirer l'attention de toutes les personnes présentes dans la pièce.

Soudain, alors qu'elle en était là de ses réflexions et que Ginny s'impatientait, l'horloge majestueuse des Weasley tinta et elle entendit Mr Weasley dire bonjour depuis la cuisine.

Profitant du détournement d'attention général que ça avait produit, elle referma son livre, le posa sur la table, et, rapide comme l'éclair, se faufila dans le cellier. Ginny referma la porte derrière elle, plongeant la pièce dans l'obscurité.

— Qu'est-ce qu'il y a, Ginny ? demanda-t'elle.

Elle sentit, plus qu'elle ne vit, Ginny la prendre par la taille et poser ses lèvres sur les siennes. Hermione s'empressa de répondre à ce baiser et, lui passant les mains derrière le dos, elle lui souleva la jupe et lui agrippa les fesses. Ginny grogna de désir. Hermione glissa sa main sous sa culotte.

Victime de cet assaut soudain, Ginny poussa un petit cri de plaisir. Elle déboutonna le décolleté d'Hermione et lui prit les seins entre ses mains, y déposant des baisers. Elle sentit les tétons d'Hermione se durcir petit à petit, au fur et à mesure qu'elle les titillait du bout de la langue.

Hermione sentit une douce chaleur l'envahir, en même temps qu'elle sentait l'humidité gagner le vagin de Ginny. Elle mit la tête en arrière, pour lui laisser le champ libre, tout en avançant sa main plus loin dans les sous-vêtements de Ginny, jusqu'à rentrer sa première phalange dans son vagin.

La rousse se cambra, gémissant de plaisir, et mordit le téton d'Hermione, qui fit un petit cri de douleur étouffé.

Soudain, les deux filles se figèrent. Un craquement avait retenti, juste derrière la porte. Elles tournèrent la tête l'une vers l'autre, si brusquement que leurs nez se touchèrent. Quelqu'un allait rentrer !

Hermione déposa un baiser rapide sur les lèvres de Ginny, ouvrit la porte qui donnait sur le jardin de derrière, et l'y poussa de sa main libre. Ginny, déséquilibrée, fit quelque pas avant de s'étaler dans l'herbe de tout son long. Hermione referma la porte juste à temps. Elle vérifia en posant son oreille contre le battant que personne dans le cellier n'avait rien vu ni entendu de compromettant, puis elle s'accroupit aux côtés de Ginny.

— Tout va bien ? Tu ne t'es pas fait mal ?

Ginny hocha la tête en gloussant. Hermione sourit et, la prenant dans ses bras, la releva et l'attira contre elle. Elle passa un bras sous ses fesses pour la soulever. Ginny gloussa à nouveau, et passa les bras autour de son cou et les cuisses autour de son ventre, pour raffermir sa prise. Elle embrassa Hermione passionnément.

Elles restèrent dans cette position, Hermione, embrassant et portant Ginny, sentait l'excitation remonter progressivement, leurs langues se touchaient, les deux filles s'embrassaient avec de plus en plus de passion, jusqu'à ce qu'Hermione n'en puisse plus et finisse par plaquer Ginny contre le mur, l'obligeant à reposer les pieds par terre.

— Qu'est-ce que tu fais ? demanda Ginny, décontenancée, pendant qu'Hermione la lâchait et s'accroupissait devant elle.

Hermione lui sourit, et fit monter ses mains le long des cuisses de Ginny, qui se mordit la lèvre de désir en comprenant ce qu'Hermione avait en tête. Elle lui retira sa culotte, et vérifia du bout du doigt que Ginny était encore humide. Satisfaite, elle y introduisit son index, tout en titillant son clitoris du bout du pouce. Ginny gémit de plaisir, une nouvelle fois. Sauf que cette fois, Hermione ne s'arrêta pas là.

Hermione releva la jupe. Elle s'approcha du vagin de Ginny et y déposa un baiser. Sans quitter Ginny des yeux, elle lécha son vagin, sentant le corps de Ginny frissonner quand elle touchait un point plus sensible qu'un autre. Elle changea d'approche et utilisa l'extrémité de sa langue qu'elle fit frétiller contre le clitoris de Ginny.

Ginny agrippa la tête d'Hermione, les mains tremblantes et fébriles, et lui passa à plusieurs reprises la main dans les cheveux. Hermione prolongea le contact, sentant s'intensifier les spasmes qui agitaient les cuisses de Ginny, qui frottaient contre ses joues.

Hermione releva les yeux pour regarder Ginny en face. Elle lui rendit son regard, en gémissant et en se mordant la lèvre de plaisir. Hermione accéléra le mouvement.

Ginny ouvrit grand la bouche, puis ses yeux se révulsèrent et sa tête partit en arrière. Son corps trembla plus fort que jamais, entre les mains d'Hermione.

Soudain, du coin de l'œil, Hermione vit une fenêtre de l'étage s'ouvrir. La tête de Harry en sortit. Avant qu'elle n'ait le temps de faire un geste, il avait ouvert les yeux, les avait vues et était replié dans sa chambre.

Hermione continua ses mouvements avec ardeur. Harry l'excitait, et peu lui importait qu'il soit maintenant au courant de leur liaison.

C'est à ce moment-là que Ginny manifesta son orgasme. Elle produisit un gémissement continu, et ses cuisses tremblantes n'arrivaient plus à la porter. Son dos glissa contre le mur, et elle finit assise par terre, les fesses nues posées sur l'herbe, les mains passées au cou d'Hermione, à qui elle donna un long baiser.