Bonjour à tous mes (anciens et nouveaux) lecteurs !
Comme vous l'avez peut-être remarqué, un certain temps sépare la sortie de ce chapitre de la mise à jour précédente de l'histoire !

Je considérais cette histoire comme abandonnée depuis quelques années, et j'ai souvent pensé à poster un dernier "chapitre" avec mes notes sur la suite et fin de l'histoire, sans jamais le faire.
Mais suite à la notification d'une review (par mail), je suis revenue dessus, je l'ai relue, et j'ai commencé à prendre des notes sur les choses à changer/corriger/améliorer. Le premier épisode (en maintenant 15 chapitres, au lieu de 14) a été mis à jour. C'est dur de lire ce que j'écrivais quand j'avais 6 ans de moins !
J'ai corrigé le reste des chapitres qui ont été écrits, et j'ai fini le chapitre et un supplément qui étaient en cours depuis 6 ans.
Je ne promet RIEN concernant la suite. Je continuerai peut-être un peu l'histoire, peut-être pas.


Le jeune parrain

La perspective de revoir Sirius et de lui parler ravit le cœur de Harry pendant les quinze jours qui suivirent. Il ne se faisait aucun souci concernant la première tâche, il était certain qu'il finirait l'épreuve haut la main, mais la pression imposée par les autres élèves ne manquait pas de se reporter sur lui, et le réconfort que lui apportait l'idée d'enfin revoir à son parrain ne le desservirait pas, deux jours avant la première tâche.

L'article que la Gazette du Sorcier avait bricolé sur les Champions malgré le manque de contenu livré par leur reporter n'avait pas réussi à remuer le château comme l'avait fait celui de ses malheureux souvenirs. Grâce à cela, les élèves de Serdaigle se montraient progressivement de plus en plus sympathiques à l'égard des Gryffondor, n'ayant pas la rivalité perpétuelle des Serpentard ni la rancœur récente mais compréhensible des Poufsouffle.

La situation à Poudlard s'améliorait ainsi peu à peu. Il y avait des hauts et des bas mais en général, dans les couloirs, on le laissait tranquille. La période qui le séparait de la première tâche en devint presque ennuyeuse. Il savait déjà à quoi s'attendre, son Éclair de feu (celui que Sirius lui avait offert) était prêt à partir et ses sortilèges d'Attraction ne s'étaient jamais portés aussi bien. Le seul événement qui l'avait distrait était une rumeur de cambriolage dans le bureau de Rogue. Elle ne fut étayée par aucun professeur, ni même par Rogue lui-même - pas en public du moins. Harry attribua l'événement à une maladresse de l'imposteur, Croupton Junior.

Le samedi qui précédait la première tâche, une sortie à Pré-au-Lard fut autorisée par Dumbledore. Harry, Ron et Hermione décidèrent sans hésiter qu'une escapade hors du château leur ferait le plus grand bien.

Harry était ravi de retrouver le petit village, qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Sa dernière visite remontait à un anniversaire de Neville qu'ils avaient fêté en petit comité aux Trois Balais, il y avait presque une dizaine d'années. Retrouver Honeydukes après tant d'années l'amusa comme un enfant.

En ressortant du magasin, Harry eut la désagréable surprise d'apercevoir Rita Skeeter et son photographe sortir des Trois Balais. Il se détourna en hâte et se mêla à un groupe d'élèves plus grands qui ne lui prêtèrent pas la moindre attention. De là, il l'observa avec Ron et Hermione.

— Elle s'est installée au village, dit Ron.

— Je suis sûre que c'est pour assister à la première tâche, ajouta Hermione.

— Bon, dit Ron après qu'elle eut passé le coin d'une rue, si on allait boire une Bièraubeurre ? Il fait froid, vous ne trouvez pas ?

Harry acquiesça et ils se détachèrent du groupe.

Harry fut réellement ravi de retrouver l'ambiance des Trois Balais. Le bar était rempli de monde, des élèves pour la plupart. Ils se trouvèrent une table libre in extremis. Harry s'installa confortablement et regarda autour de lui. À une table voisine, Fred, George et Lee Jordan discutaient fiévreusement. Ils développaient leur projet des Farces pour Sorciers Facétieux, à n'en pas douter. Juste à côté, Ernie MacMillan et Hannah Abbot échangeaient des cartes de Chocogrenouille. Harry espéra que les deux Poufsouffle ne tourneraient pas les yeux dans sa direction. Il grimaça en apercevant Cho Chang et ses amies de Serdaigle, près de la porte. Il détourna le regard et tomba sur Hagrid, penché pour parler à l'imposteur. Harry fronça les sourcils, et il lui sembla que la température avait chuté de plusieurs degrés dans la salle. Il les vit se lever et les laissa partir, se gardant bien d'attirer leur attention. Il se souvenait que c'était le moment où Hagrid allait l'inviter pour lui montrer les dragons de la première tâche. Il n'en avait pas besoin.

Ils passèrent presque une heure à se détendre et à siroter de la Bièraubeurre avant de rentrer au château, les joues rougies et les pensées bien plus légères qu'à leur départ. Harry savourait ces moments passés avec Ron, qui lui avaient manqué pendant sa première scolarité.

À onze heures et demie, ce soir-là, Harry, qui était remonté dans son dortoir, descendit l'escalier de la salle commune. Se préparant à attendre confortablement, il s'installa dans un bon fauteuil devant l'âtre de la cheminée. Il ne savait pas exactement à quelle heure Sirius allait arriver. Pour s'occuper, il dessina des volutes de fumée du bout de sa baguette magique. Il se rappela ce qui était censé se passer ce soir-là : Hagrid devait l'emmener voir le Magyar à Pointes dans la forêt, trichant pour le prévenir de l'épreuve qui l'attendait pour la Première Tâche. Maintenant, Olympe Maxime devait avoir été mise au courant, et – il s'en souvint soudain – Karkaroff aussi, se faufilant dans la forêt, prêts l'un comme l'autre à tout raconter à Fleur et Viktor. Restait à savoir si Harry devait mettre Cédric au courant, étant le seul des quatre Champions à ne pas être au courant. Le choix n'était pas difficile à faire : il avait déjà indirectement causé sa mort une fois, à la fin de son premier Tournoi des Trois Sorciers, et il lui devait bien ça. Si ça pouvait lui permettre de ne pas se blesser pendant la Première Tâche, alors ça valait déjà la peine de le prévenir. Harry rangea cet objectif dans un coin de sa tête, et se promit d'y penser quand il aurait l'occasion de prévenir Cédric.

Il resta à somnoler quelque temps, le regard perdu dans le feu, en regardant la salle commune se vider progressivement. Enfin, à peine cinq minutes après que le dernier Gryffondor soit parti se coucher, il vit quelque chose se matérialiser dans la cheminée : la tête de Sirius. Bondissant de son fauteuil, il s'accroupit devant l'âtre et chuchota :

— Sirius ! Ça a l'air d'aller mieux que la dernière fois !

Il paraissait en effet en bien meilleure forme que quand il l'avait aperçu pendant son évasion de Poudlard l'année précédente : son visage creusé, émacié, avait perdu sa maigreur, ses cheveux avaient été coupés courts. Dans l'ensemble, il paraissait encore plus jeune qu'il ne l'était réellement - Harry s'était souvenu que son parrain n'avait à cette époque que trente-cinq ans, alors que lui-même avait trente-sept ans en âge réel !

— Moi, ça n'a pas d'importance, mais toi, comment vas-tu ? répondit Sirius d'un ton grave.

Harry resta muet. Il avait envie de lui dire que rien ne comptait plus pour lui en ce moment que la vie de Sirius, et que sa vie à lui n'était que chaos. Mais pour l'un comme pour l'autre, l'obligation du secret lui fit tenir sa langue.

— Je vais… Ça pourrait aller mieux. Le Tournoi, tout ça… Enfin, je suis très content de te voir.

Sirius eut un bref sourire.

— Moi aussi, Harry, moi aussi. Écoute, je ne peux pas rester longtemps… Je me suis introduit dans une maison de sorciers pour utiliser la cheminée, mais ils peuvent revenir à tout moment. Il faut que je te prévienne de certaines choses.

— Lesquelles ? demanda Harry.

— Karkaroff, répondit Sirius. Harry, il faut que tu le saches, c'était un Mangemort. Tu sais qui sont les Mangemorts ?

— Oui, bien sûr.

— Il s'est fait prendre. Il était à Azkaban avec moi mais ils l'ont relâché. Je parie ce que tu voudras que c'est la raison pour laquelle Dumbledore a voulu qu'il y ait un Auror à Poudlard, cette année – pour l'avoir à l'œil. C'est Maugrey qui a capturé Karkaroff. Lui qui l'a envoyé à Azkaban.

— D'accord… dit Harry lentement, faisant comme si il intégrait la nouvelle. Et il se retrouve directeur d'une école de magie ?

— Oui… Depuis qu'il est sorti de prison en dénonçant aux autorités tous ses anciens complices, il enseigne la magie noire à tous les élèves qui passent par son école. Il faudra aussi te méfier du champion de Durmstrang.

— Et tu penses que c'est lui qui a voulu m'entrainer dans le Tournoi ? En m'inscrivant dans mon dos ?

— C'est très possible. J'imagine qu'il a dû s'offusquer et s'y opposer, mais il a toujours été très bon acteur. Il a bien réussi à se faire libérer par le ministère de la Magie… D'ailleurs, en parlant de Maugrey, j'ai entendu dire qu'il avait été attaqué peu avant la rentrée. La version officielle conclut à une fausse alerte, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Je pense que quelqu'un a voulu l'empêcher d'aller à Poudlard. Quelqu'un qui savait que ses projets seraient beaucoup plus difficiles à mener à bien avec Maugrey dans les parages. Mais personne n'ira enquêter de trop près, Fol Œil a tendance à se croire attaqué un peu trop souvent. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit incapable de reconnaître une véritable attaque quand elle a lieu. Maugrey était le meilleur Auror que le ministère ait jamais eu. Justement, la sorcière du ministère de la Magie qui a disparu, Bertha Jorkins, tu en as entendu parler ?

— Oui… J'ai eu affaire à Verpey, son directeur de département.

— Hmm… Eh bien, elle a disparu en Albanie et c'est précisément là que Voldemort est réputé s'être caché… et elle savait forcément que le Tournoi des Trois Sorciers aurait lieu, non ? Et juste après ça, les Mangemorts deviennent de plus en plus actifs, depuis leur attaque à la Coupe du Monde de Quidditch où la Marque des Ténèbres est apparue.

— Tu penses qu'il y a un lien ? Que les Mangemorts préparent quelque chose contre moi, et que Karkaroff serait l'exécutant ?

— Je ne sais pas, répondit Sirius avec lenteur. Voir Karkaroff dans un plan entre Mangemorts est assez peu probable, vu comment il les a trahis… ou alors c'est que Voldemort lui a accordé sa protection, en regagnant suffisamment de pouvoir. Dans tous les cas, on a bien déposé ton nom dans la coupe dans ton dos, et avec des raisons de le faire. Le tournoi est une occasion bien pratique d'organiser un combat contre toi en faisant croire à un accident.

— C'est bien pratique de leur part, comme technique…

— Tu as une idée de ce qui t'attend, comme épreuves ?

— Je ne suis pas censé le savoir, mais… oui. Pour la première tâche, j'aurai un dragon contre moi.

— Un dragon ? s'étonna Sirius. Ils y vont fort ! Hmm… laisse-moi réfléchir. Les dragons, on peut les affronter. N'essaye pas de les stupéfixer, ils sont trop forts pour ça, ils ont trop de pouvoir magique. Il faut une dizaine de sorciers qui lancent le sortilège en même temps pour obtenir un résultat. Mais tu peux quand même t'en sortir tout seul. Il suffit de s'attaquer à leurs yeux. Un sortilège de Conjonctivite réussi, et le tour est joué.

Harry savait que c'était ce que Krum tenterait, et qu'il ne pouvait pas faire exactement la même chose sans révéler que le secret des dragons avait été éventé.

— Merci, j'y penserai, dit Harry. J'avais déjà une piste de mon côté, je verrai ce que j'en ferai. Mais assez parlé de moi, comment tu vas, toi ?

— Je fais comme j'ai toujours fait, en cavale. Je trouve des endroits où me cacher, des maisons abandonnées, des cavernes… mon déguisement m'est bien pratique, ajouta-t'il avec un clin d'œil.

— Patmol est de la partie ? demanda Harry en souriant.

— Oui, il m'aide beaucoup. Pour trouver à manger, surtout.

— J'aurais dû penser à te prendre quelque chose à manger, dit Harry.

— Je dois avouer que j'aurais apprécié, répondit Sirius. Mais ne t'en fais pas, je me débrouille. De toute façon…

Harry entendit un bruit dans l'escalier.

— Va-t'en ! murmura-t-il à Sirius. Quelqu'un vient, vite, allez !

Sirius hésita encore une seconde, puis disparut avec une petite détonation. Harry se releva d'un bond, regardant vers l'escalier du dortoir des filles d'où provenait le bruit de pas qu'il avait entendu.

C'était Hermione. Vêtue de son pyjama, elle s'avança vers Harry.

— Je t'ai surpris ? demanda-t'elle. J'ai essayé de ne pas faire de bruit, je venais voir Sirius.

— Trop tard, il est parti, répondit Harry un peu sèchement. J'ai cru que quelqu'un venait, donc forcément…

— Ah ! s'écria Hermione en écarquillant les yeux. Désolée, je n'ai pas fait exprès.

Elle hésita un instant, puis un sourire se dessina sur son visage.

— Enfin, si j'avais su que tu serais tout seul, je ne me serais pas autant habillée, dit-elle en déboutonnant son chemisier.

Harry rougit et eut un mouvement de recul. Hermione s'avança vers lui.

— Allez, ne fais pas comme si tu n'en avais pas envie.

Elle écarta sa chemise, lui offrant sa poitrine. Il décida de se laisser tenter, et posa sa main sur son sein. Le sourire d'Hermione s'élargit. Elle roula sa chemise en boule et la jeta sur un fauteuil. Elle s'agenouilla pour défaire son pantalon. Harry sentait son excitation monter.

Hermione baissa son pantalon et révéla son sexe durci. Elle se redressa et l'embrassa soudainement, tout en prenant son sexe dans sa main et en le caressant. Il soupira. Le contact de sa main était doux, il lui faisait du bien. Elle se défit de lui, et le poussa en arrière dans un fauteuil rembourré. En le dévorant du regard, elle défit son propre bas de pyjama et baissa sa culotte. Elle s'assit à califourchon sur lui, et en fermant les yeux, elle fit progressivement rentrer son sexe en elle. Il gémit et posa à nouveau une main sur son sein pour guider son mouvement. Le confort du fauteuil et la douceur des mouvements d'Hermione l'envoûtaient. Il sentait monter le plaisir en lui, mais il attendit, sachant qu'il devait lui faire avoir un orgasme pour pouvoir communiquer avec l'autre Hermione, celle de son monde d'origine. Il prit donc ses fesses à deux mains, et accompagna et accéléra son mouvement. Hermione haleta. Il l'embrassa dans le cou, ce qui fit redoubler ses gémissements. Il la sentait en train de perdre ses moyens, et sur le point de jouir. Il serra ses fesses entre ses mains, sentant son sexe aller plus loin en elle.

Soudain, elle se mit à soupirer profondément, en l'enlaçant et en nichant sa tête dans le cou de Harry. Il sentit les muscles d'Hermione se raidir par à-coups, puis se relâcher. Après avoir joui, elle l'embrassa et le regarda dans les yeux en souriant. Harry, surpris, ne savait pas comment réagir. Pourquoi est-ce que Hermione de son monde n'était pas là ?

Elle se releva, visiblement contente d'elle, prit ses vêtements roulés en boule sous son bras, puis planta un nouveau baiser sur ses lèvres.

— Un vrai champion, dis donc ! lui chuchota-t-elle avec un clin d'œil.

Et elle tourna les talons et repartit dans l'escalier menant à son dortoir.

Harry secoua la tête, tentant de mettre de l'ordre dans ses idées tout en se rhabillant. Hermione était décidément le facteur imprévisible de sa nouvelle vie. Pourquoi était-elle restée consciente cette fois-ci ? Est-ce que l'Hermione de son monde ne s'était simplement pas "connectée" au bon moment ? Est-ce que le contact était rompu ?

Il remonta les escaliers, la tête pleine d'interrogations. Au moment de se coucher, Ron, qui l'attendait, demanda :

— Alors ? Sirius ?

Harry fut un peu pris de court.

— Heu… il m'a donné quelques conseils pour la première tâche… savoir comment improviser face à un obstacle inattendu.

Harry réalisa l'erreur qu'il avait faite à donner à Sirius une information qu'il devait normalement ignorer. Si Sirius mentionnait sa connaissance des dragons à Ron ou Hermione, ils verraient qu'il avait menti.

— Il m'a aussi dit des trucs sur Karkaroff, continua-t-il. Mais je te raconterai ça demain, avec Hermione.

Ron acquiesça et se retourna. Sous la couette, Harry continua à retourner dans sa tête le problème du contact avec son monde d'origine. L'inquiétude le tenailla encore tard dans la nuit.